fbpx

Talent : 10 choses qui n’en nécessitent pas

Je ne sais pas trop d’où sort cette liste des 10 choses qui ne nécessitent pas de talent, mais je suis tombé dessus quelques fois en surfant sur le net. J’ai même trouvé une image illustrant parfaitement le propos, c’est dire. J’enfonce sans doute des portes ouvertes, mais je vous en livre ma version, adaptée des versions en anglais que j’ai pu lire ici et là.

1. Soyez ponctuels

Bon, il est clair que si vous êtes à l’heure dans ce métier, il vous arrivera d’attendre ceux qui ne le sont pas. Mais être à l’heure, c’est anticiper certains problèmes et en prévenir d’autres. Il n’y a rien de pire que de manquer de temps pour prendre ses marques avant de jouer. Les minutes les plus proches du début du concert sont les plus précieuses pour la concentration et le confort, autant ne pas gaspiller votre talent avec des soucis … de dernière minute.

2. Ayez une bonne éthique de travail

Avoir une attitude positive et respectueuse vis-à-vis de vos partenaires d’un soir et du public. Soignez vos interactions et vos attitudes. Ne critiquez pas vos collègues ou les organisateurs gratuitement (ou alors faites vous payer, la critique est un métier). 

Quand je vois malgré tout la  “patience” de Pierre Bachelet avec François l’Embrouille qui le pousse à bout dans cette caméra cachée. Il continue à vouloir tirer le meilleur de la situation catastrophique. Avec pour objectif de faire son boulot du mieux possible, pour le public. Malgré la colère, il refuse de critiquer ouvertement l’artiste (un nouveau talent plutôt médiocre) qu’on lui inflige en première partie, regrettant de ne pas avoir été prévenu. 

3. Ne ménagez pas vos efforts

Il n’y a rien de pire pour un musicien que de se reposer sur une routine et de jouer sur des plans trop bien établis, enfoncé dans l’ornière. Beaucoup de grandes stars ont des shows immenses et tellement rodés que le public en est déçu. Et les artifices usés pour humaniser la chose sonnent parfois faux. Je pense me souvenir que Tommy Emmanuel par exemple ne décide jamais à l’avance de l’ordre des morceaux pour garder une certaine fraîcheur. Chaque date doit être spéciale à vos yeux. 

4. Roulez à l’énergie propre

Quoi de plus pénible qu’un concert où l’artiste se débat avec l’alcool ou la drogue. Je sais que le mythe du sex, drugs and rock’n’roll a la vie dure. Mais la plupart des grands noms du rock sortaient de cure de désintox pour aller en studio ou étaient derrière leur optimum créatif. Il suffit de voir le calvaire raconté par les musiciens et les techniciens vivant en studio ou sur scène avec une épave défoncée. Souvent, en dehors de quelques phénix, l’album de la décadence était aussi le dernier. Bon, ça peut arriver de ne pas être au top de la forme, mais évitez ceci :

5. Langage, langage du corps, hygiène

Ce qui restera de vous sera souvent la première impression que vous avez donné. Le respect des autres se marque dans mille petits détails. En ce y compris, être propre sur soi et ne pas sentir mauvais. Parlez correctement aux gens en toutes circonstances. Avoir une attitude bienveillante à l’égard des personnes que vous côtoyez, dans la mesure du possible. On peut être exigeant sans être hautain. L’humour et la vanne ou les petites blagues sont sans doute les bienvenues, mais avec modération et sens du timing. La communication est la clé.

6. Écouter est aussi un talent

Le corollaire du point précédent c’est d’apprendre à écouter. Vous avez vos certitudes et vos arguments (et je ne suis pas en reste). Soyez prêts à discuter des options techniques ou scéniques qui vous sont proposées. Donnez une chance aux idées. Si vous n’avez pas le temps ou l’envie, communiquez simplement votre opinion sur le sujet. Si un changement est inévitable, essayez de l’accepter avec grâce.

7. Gardez la passion intacte

Ce n’est pas toujours évident, mais avivez la passion en permanence. Défendez votre projet, votre univers. Gardez à l’esprit qu’on ne peut pas plaire à tout le monde (ce serait même plutôt un mauvais signe). Apprenez à analyser la critique:  qui, qui dit quoi, pourquoi et comment utiliser cette critique ? Gérez la dépression post-performance (post-coïtum).

8. Faites en plutôt plus

Soyez exigeant et généreux. Cette générosité peut se marquer de nombreuses façons. Un ou plusieurs rappels (si cela n’a pas d’impact sur le timing de la soirée), une demande spéciale du public, une annonce à faire passer. Se rendre disponible pendant le break et après le concert pour rencontrer les gens et répondre à leurs questions et écouter leurs critiques. Il suffit de lire ce que le public pense des artistes qui arrivent tard, écourtent leur concert avant de disparaître, cachet en poche.

9. Faites toujours de votre mieux !

Aujourd’hui, grâce à YouTube et aux smartphones, il n’y a pas de concerts sans importance. Chaque instant peut être mis en ligne. Vous pourriez être devant dix personnes dans une taverne dans le cul du monde, mais si vous faites quelque chose de grand ou de nul et que quelqu’un le filme, le monde entier peut le voir, et vous n’avez aucun contrôle sur ça.

10.  Soyez prêts !

C’est mon dada, mais il faut être prêt physiquement, mentalement et techniquement. Du musicien à l’instrument, tout concourt à un bon concert. J’ai toujours détesté jouer avec un collègue qui dénoue un écheveau de noeuds pour trouver le bon câble pendant le soundcheck. Ou devoir dépanner le chanteur qui a oublié son micro au local.

C’est tellement facile d’anticiper toutes ces choses, … et cela ne requiert aucun talent ! Et quand on y pense, cette liste est valable dans bien d’autres domaines que la musique.

No talent required

No talent required

 

AKG K702, nouveau casque audio

Mon casque AKG 240 MK II commence à être sérieusement fatigué à force de traîner sur mon bureau. J’ai déjà réparé l’arceau par le passé. Mais là, l’élasticité du bandeau de suspension est parti rejoindre le paradis des élasticités de bandeaux de suspension. Place à son remplaçant, le casque AKG K702.

AKG-K702

AKG-K702

Pourquoi AKG ?

Simple question de goût. J’aime bien les casques AKG : efficaces, propres et relativement neutres. Passé un certain prix, ce sont des casques avec une vocation “studio” ou “pro”. Leur design convient bien à ma grosse tête. J’aime bien leur look assez neutre. J’apprécie aussi le fait que le câble et les oreillettes puissent être remplacés, c’est toujours bon à prendre. Ils ne sont généralement pas trop chargés en basses, et le bas-médium reste propre. Ca convient plutôt bien au style de musique que j’écoute. Mais en contrepartie, ils ne flattent pas du tout la musique. Ils peuvent se révéler un peu fatiguant à la longue pour certains styles. Mais à choisir entre la fatigue occasionnée par un son sec et analytique et celle résultant d’un son trop fouillis avec des basses trop en avant, mon choix est fait.

Pourquoi le casque AKG K702 ?

Parce que c’est un upgrade vers le haut de gamme en termes de son, de design et de confort. Du moins sur le papier. Voyons ça de plus près.

Prise en main

Le packaging est sympa. Le casque est ultraléger. Le design est très classe. Les matériaux semblent qualitatifs. Le cuir et les petits rehauts en plastique gris sont de bon goût.

AKG K702

AKG K702

AKG K702

AKG K702

Une fois posé sur la tête, on sent à peine l’arceau. Les grandes oreillettes au toucher velours se posent délicatement autour des oreilles. Les branches de mes lunettes ne sont pas trop gênantes. Cette légèreté et cet appui délicat ont un prix : si je me mets à headbanger comme un fou, le casque finit par tomber de ma tête. Mais je ne compte pas secouer ma tête à longueur de journée.

AKG K702

AKG K702

Le casque est un casque ouvert, du coup l’isolation de et vers l’extérieur n’est pas optimale, mais ce n’est pas la vocation d’un tel casque.

Le son

Certains prétendent qu’il faut roder les casques pendant quelques heures. Pour les membranes … et le câble ! Je n’y crois pas, d’autant plus que, comme souvent avec les audiophiles, les argumentaires sont pour le moins ésotériques. Il y a un également un gros effet placébo d’habituation à une nouvelle image sonore et d’oubli de l’image mémorisée avec les casques antérieurs. Mais certains ont constaté des différences à la limite du mesurable.

La première chose qui m’a sauté aux … oreilles, c’est la spatialisation très vaste et confortable. Le confort physique s’accompagne d’un confort d’écoute avec pas mal d’air. La réponse dynamique est très bonne. L’ensemble du spectre sonore est rendu avec honnêteté et je découvre des détails dans certains morceaux pourtant écoutés des centaines de fois. Son de touches de piano, frottement d’archet, respiration, tous ces détails qui rendent la musique vivante et touchante sont rendus.

Je l’ai testé également avec le plugin Sonarworks True-Fi qui applique un profil spécifique à chaque casque avec une correction réglable pour compenser la perte d’audition liée à l’âge. Le résultat est très agréable et ramène un peu de basses dans le paysage sonore.

Le plus grand avantage de ce casque est aussi son défaut. Il est suffisamment précis pour rendre insupportable l’écoute d’albums mal mixés ou de mauvais MP3.

Allez c’est parti !

Forcément, un nouveau marteau cloue souvent mieux que l’ancien. Ce sentiment est d’autant plus vrai dans des domaines aussi subjectifs que l’écoute au casque. Mais le casque AKG K702 est beau, il est confortable et ce son bien spatialisé et détaillé est un pur bonheur.

AKG K702

AKG K702

Accords barrés, les doigtés alternatifs

Les accords barrés sont un gros cap à passer lors de l’apprentissage de la guitare. Ils sont une source de frustration et de découragement. Parfois ils sont la cause de l’abandon de l’instrument. J’avais déjà évoqué les bases du problème des barrés dans le billet “C’est mal barré !”. Je ne suis pas un adepte de la triche pour contourner l’obstacle, mais parfois ça fait du bien de reposer sa main dans un morceau avec beaucoup de barrés.

Je vais vous parler de techniques pour éviter le barré, mais aussi de doigtés alternatifs pour faire un barré traditionnel.

Les techniques pour se soulager la main et éviter les barrés

On peut varier les positions et les doigtés au cours d’un morceau pour ne pas trop souffrir et profiter de certains moment pour zapper les barrés. Les solutions à portée de main sont :

  • trouver un renversement d’accord pour faire un barré plus facile ou plus haut sur le manche, ou tout simplement pour soulager ses muscles en faisant un effort différent. De toute façon il est utile de connaitre toutes les variantes des barrés d’un accord sur le manche. C’est une bonne occasion pour se pencher sur un peu de théorie musicale (ou sur des outils comme le système CAGED).
D'autres barrés …
D’autres barrés …
  • jouer la basse (ou les basses) au pouce
  • laissser “tomber” la (ou les) corde(s) grave(s) pour ne barrer que le strict minimum nécessaire (Note : si la basse alternative diffère de la fondamentale de l’accord, elle sera souvent notée avec un “slash” par exemple F/C … soit un accord de Fa sur basse de Do. Attentions, cette notation est parfois confondue avec un changement rapide d’accord en cours de mesure)
  • laisser tomber la corde grave – et – la corde la plus aigue, pour se concentrer sur le coeur de l’accord
  • jouer des “accords” de puissance, qui ne contiennent que deux notes, la fondamentale et la quinte. Leur nom vient de leur sonorité puissante et carrée, mais un peu pauvre harmoniquement parfois.
Variations autour des accord de F sans barrés
Variations autour des accord de F sans barrés
Variations autour des accords de B sans barrés
Variations autour des accords de B sans barrés

La paresse c’est sympa, mais le son et la musique priment dans tous les cas. Il faudra absolument veiller à étouffer les cordes non frettées pour éviter d’ajouter des vibrations parasites qui risquent de donner un son sale ou mal maîtrisé à l’accord, surtout si on joue amplifié.

Certaines de ces techniques conviennent bien à l’accompagnement ou comme alternative dans un couplet ou un refrain. La couleur sonore de de ces accords est parfois très différente, il faut donc les utiliser à bon escient dans un morceau.

Les barrés traditionnels revisités

La difficulté pour faire des barrés ne provient pas toujours de la force et de la précision musculaire de l’index. Certains guitaristes éprouvent des difficultés à empiler tous leurs doigts dans des petits espaces. Là aussi des solutions existent. Elles ont l’avantage de moins soustraire de notes aux accords et donc de moins altérer la sonorité.

Pour les positions de type F, Bm ou assimilé

petit barré de deux cordes, inversion annulaire et petit doigt
petit barré de deux cordes, inversion annulaire et petit doigt
  • on peut simplement inverser l’empilement de l’annulaire et du petit doigt
  • on peut remplacer l’empilement de l’annulaire et du petit doigt par un barré de deux cordes,
mini-barré
mini-barré
  • ou en placant un seul doigt entre les deux cordes pour les fretter d’un seul doigt. Il faudra veiller soit à bien faire sonner la tierce de l’accord, soit veiller à bien l’étouffer
un doigt pour fretter deux cordes

Pour les positions de “type B”

Double barrés, doigté alternatif, double barré avec cordes étouffées
Double barrés, doigté alternatif, double barré avec cordes étouffées
  • on pourra barrer les 3 cordes de Re, Sol et Si avec un seul doigt, éventuellement en étouffant la corde la plus aigue si on peut se passer de cette note
Deux barrés pour le prix d'un
Deux barrés pour le prix d’un
  • on pourra utiliser un doigté alternatif en jouant dans l’ordre l’annulaire, majeur puis petit doigt. Ce doigté n’est pas si alternatif que ça, je connais des guitaristes, dont Jacques Stotzem je pense, qui jouent le La majeur comme ça.

Augmentez votre vocabulaire

Parfois un doigté sera plus favorable dans le contexte qui précède ou qui suit immédiatement. Il permettra de mieux lier une note ou de garder le son d’une corde plus longtemps.

Comme en toutes choses, il faut se montrer attentif à la musique avant tout. Le confort est important, mais il ne faut pas dénaturer un morceau pour le sacrifier sur l’autel du confort. Je fais souvent un parallèle entre les possibilités de doigtés et le choix de mots de vocabulaire dans un texte. On peut avoir des synonymes et préférer la sonorité d’un mot à celle d’un autre. Et tout comme pour le vocabulaire, je recommande de connaître plus d’une façon de faire les choses. Cela permet également d’élargir sa compréhension et la maitrise technique de l’instrument.

On ne sait jamais de quoi on peut avoir besoin ou ce qu’on peut découvrir de beau en empruntant d’autres chemins qui semblent plus étroits.

WD My Passport Wireless Pro – L’ultime workflow pour les fichiers numériques ?

Initialement, je comptais vous parler guitare et musique. Mais la grippe en a décidé autrement. Pour me remettre et mettre le nez dehors, je me suis dit que j’allais aller faire un peu de photo et peut-être faire un petit vlog en extérieur. Mais il pleut. Ce sera donc un article. Je vais vous parler d’un de mes gadgets, le WD My Passport Wireless Pro.

Ça fait un moment que je cherchais une solution pour vider mes cartes mémoires sans devoir prendre mon ordinateur partout avec moi. Une sorte de disque dur avec un lecteur de cartes mémoires. Le WD My Passport Wireless Pro c’est exactement “ça”, et plus encore.

WD My Passport Wireless Pro 2 Tb
WD My Passport Wireless Pro 2 Tb

Le WD My Passport Wireless Pro

WD est une branche de Western Digital, fabricant de disques durs. Pas étonnant de les trouver sur ce genre de produits. Physiquement, le My Passport Wireless Pro est un carré d’environ 12,6 cm de côté pour 2,5 cm de hauteur. Il pèse 450 grammes, ce qui n’est pas léger dans l’absolu. Mais cette densité inspire confiance sans être gênante. Il existe en 1,2,3 et 4 Tb. Il existe également un modèle avec disque SSD, plus onéreux et moins sensible aux chocs et aux chutes. Mais mes sorties parapente et VTT extrème se faisant plus rares (!), je me suis contenté du modèle avec un disque mécanique.

Le disque est entièrement en plastique de qualité. Je sais que ce genre de matériel fait parfois des mauvaises rencontres dans le fond des sacs. Je lui ai donc offert une housse de protection semi-rigide qui permet de ranger quelques cartes SD et le câble de chargement. En dehors de ce câble, il n’a besoin de rien d’autre. Il est auto-alimenté (pendant 8 heures environ) et communique par Wifi.

Les boutons et les connexions

Sur le boitier on trouve un bouton marche/arrêt, un port USB 3.0, un port USB 2.0, un lecteur de carte SD et un bouton permettant d’afficher l’état de la batterie. Des petites lumières bleues renseignent sur l’état de l’appareil (marche/arrêt, charge de la batterie, progression du transfert, Wifi).

WD My Passport Wireless Pro 2 Tb
WD My Passport Wireless Pro 2 Tb

La configuration initiale se fait en se connectant à l’appareil via le Wifi et une application pour définir les paramètres de base. La configuration n’est pas compliquée, mais il faudra sans doute y passer un peu de temps. J’ai lu quelques mauvaises critiques de personne ayant galéré avec le My Passport. La plupart ont commencé par le connecter à leur PC via le câble USB, ce qui donne accès aux fichiers du disque mais pas à l’interface d’administration.

Les fonctions de backup

Ce disque dur se distingue des autres par la présence d’un port USB et d’un lecteur de cartes SD permettant de sauvegarder automatiquement vos fichiers.

WD My Passport Wireless Pro 2 Tb
WD My Passport Wireless Pro 2 Tb

Avec un câble USB ou un lecteur de carte, vous pourrez sauvegarder d’autres formats de cartes que les SD. C’est d’une simplicité enfantine. Vous prenez votre carte mémoire, vous la glissez dans le lecteur et vous attendez que les 4 leds bleues soient allumées. C’est prêt. Les fichiers sont classés par date d’importation dans des dossiers séparés et l’appareil évite de copier les fichiers déjà importés. Vous pouvez le configurer pour copier votre carte ou pour la vider en effaçant les fichiers d’origine.

Si vous utilisez plusieurs caméras, vous pourrez centraliser tous vos fichiers en un seul endroit en vous épargnant la fastidieuse gestion des cartes mémoires multiples.

Une fois de retour à la maison, vous connectez le My Passport à votre ordinateur et toutes vos images et vidéo sont là, prêtes à être traitées.

Les autres fonctions

WD My Passport Wireless Pro 2 Tb
WD My Passport Wireless Pro 2 Tb

Le backup et le vidage de carte, c’est la fonction pour laquelle j’ai acheté ce disque. Mais il est capable de bien plus encore. Il est équipé d’un routeur Wifi à la norme 802.11 n. Ca lui permet d’être serveur de fichiers bidirectionnel et passerelle Wifi. Cela ouvre, entre autres, les possibilités suivantes :

  • visualisation de photos et de vidéos sur votre tablette et votre téléphone (y compris en raw si votre boitier est compatible)
  • modification et retouche de vos photos et vidéos sur votre tablette et votre téléphone
  • transfert de fichiers vers le disque pendant la prise de vue (si votre boitier le permet)
  • partage de vos photos et vidéos vers les plateformes Internet les plus courantes
  • streaming de films vers votre tablette (j’ai regardé un film sur mon iPad, ça fonctionne très bien)
  • connecter vos appareils à Internet via une passerelle vers le Wifi disponible.

La puissante batterie intégrée permet également de recharger votre tablette ou votre téléphone par USB, ce qui dans le cadre d’un travail d’édition mobile fait sens.

Il est possible de configurer des serveurs multimedias comme Plex sur l’appareil, mais je n’ai pas exploré encore cette possibilité.

L’application My Cloud

L’application pour accéder aux fichiers est un peu touffue, sans doute en raison du nombre de fonctions proposées par le disque. La configuration n’est pas compliquée en soi, mais nécessite de comprendre ce qu’est un NAS, un Wifi, un cloud, une structure de fichiers.

WD - application My Cloud
WD – application My Cloud

L’accès aux photos ou aux vidéos dépendra de votre smartphone et de vos applications, mais on finit toujours par trouver comment transférer, ouvrir, visualiser les images. J’ai pu prévisualiser les fichiers raw de mon appareil, tout comme les .jpg. Pour certains formats de fichier c’est moins évident.

WD - application My Cloud
WD – application My Cloud

L’application n’est pas exempte de défauts. Elle est parfois un peu lente (quand on oublie le volume des données en transit), mais je l’ai trouvée stable.

Le WD My Passport Wireless Pro – conclusion

Ce truc est une tuerie, il vient combler fort à propos des tas de petits soucis de logistique et de workflow. Après une période de découverte et de prise en main, les choses deviennent plus facile. Par exemple, pour cet article, j’ai pris quelques photos – mon boitier Panasonic Lumix FZ 300 était connecté en Wifi au disque. Les photos étaient automatiquement transférées vers l’espace de stockage au moment de la prise de vue. Je n’ai eu ensuite qu’à naviguer vers le disque avec mon ordinateur pour les importer. Sans devoir sortir la carte de l’appareil ou connecter quoi que ce soit. Fastoche.

Je lui donne un 9/10 sur l’échelle de piments. Pas loin du 10/10.