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Zoom F1 enregistreur avec micro-cravate

Je suis un grand fan des produits Zoom. Le Zoom F1 Field Recorder avec micro cravate vient de s’ajouter à mon arsenal. J’ai eu la caméra Zoom Q3HD, qui m’a bien servi, elle est un peu à la retraite. Je possède la caméra Zoom Q8, l’enregistreur Zoom H5. Ces appareils ne sont pas toujours exempts de défauts, mais ils ont des tarifs agressifs et un design réfléchi par rapport aux besoins des utilisateurs amateurs un peu ambitieux. Avec les modules de microphones interchangeables chaque appareil peut être configuré au mieux pour chaque usage.

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder (image : Zoom corp.)

Si vous n’avez pas la patience de lire, voici mes premières impressions en vidéo :

Le problème

Pour enregistrer ma guitare une position de microphone fixe est parfaite. Par contre, quand je réalise une vidéo pour parler de matériel, je suis toujours tributaire de l’angle et de la distance, par rapport au microphone fixé sur la caméra. Avec un microphone directionnel comme le (très satisfaisant) Røde Videomicro je me sens un peu figé. Si je me tourne, ou si je penche la tête pour prendre un objet, le son de ma voix change. J’aimerais pouvoir dynamiser un peu tout ça. Et qui sait, de temps en temps pouvoir profiter d’une balade en extérieur pour réaliser une vidéo.

J’envisage pour mes tests de continuer à utiliser le Zoom H5 combiné au Røde Videomicro pour la prise de son de la guitare, tandis que le Zoom F1 se concentrera sur ma voix et me donnera un peu plus de liberté de mouvement.

Micro-cravate ou système sans fil ?

Depuis quelques temps je me débats avec la question de m’équiper d’un système sans fil pour micro-cravate comme le Røde Wireless Go ou un petit enregistreur comme le Zoom F1 Field recorder. Ce sont des solutions différentes, qui ne s’excluent pas forcément.

Le système sans fil a comme avantage une mise en place simplifiée et moins de postproduction puisque le son est déjà lié à la vidéo. Avec un enregistreur séparé il faut réimporter le son et le synchroniser. Ce qui n’est pas très compliqué en soi.

J’ai finalement opté pour l’enregistreur parce qu’il m’offre plus de possibilités d’utilisations. Contrairement à ses concurrents directs, le Zoom f1 s’intègre parfaitement avec l’écosystème de modules de microphones propriétaire de Zoom. Comme je possède déjà certains de ces modules, si je le souhaite, je peux le monter sur ma caméra avec un microphone XY stéréo, pour une prise d’ambiance. Ou avec un micro shotgun pour une prise de voix dans un environnement plus bruyant. Je peux lui ajouter un module avec deux entrées XLR pour faire une prise de son avec deux microphones dynamiques. 

Pour bénéficier de la meilleure prise de son possible,  je peux poser mon enregistreur loin de la caméra sans m’inquiéter de devoir câbler quoi que ce soit. Je peux tenir l’enregistreur en main avec le microphone de mon choix pour capturer du son. Je peux le glisser dans ma poche pour une prise de voix avec un microphone cravate. 

Et finalement, il peut servir de lecteur de carte micro-SD et même d’interface audio pour un ordinateur. Malheureusement le câble (standard) n’est pas fourni.

Quelle version ?                                                                  

Il existe deux versions du Zoom F1. C’est le même enregistreur, mais le Zoom F1 LP est vendue avec un micro-cravate et un clip de ceinture,

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

l’autre Zoom F1 LP est fournie avec un shotgun mono et un support pour caméra.

Zoom F1 SP Field Recorder

Zoom F1 SP Field Recorder

Comme je possède déjà le module shotgun stéréo, j’ai opté pour le modèle avec micro-cravate. Le support antichoc peut s’acheter séparément.

Le Zoom F1 Field Recorder, prise en main

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

L’enregistreur est petit, mais pas léger. Certaines parties extérieures sont en métal. Pour l’essentiel c’est du plastique qui fait bonne impression. Le Zoom F1 possède deux rails pour passer une ceinture et un clip pour l’accrocher à une poche. La prise propriétaire à dix pins pour les modules micro est protégée par un capot en plastique noir.

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

L’écran rétroéclairé est suffisamment lumineux pour être bien lisible. L’écran est entouré des boutons de commande hyper-intuitifs (je n’ai même pas ouvert le mode d’emploi).

Une diode rouge indique que l’appareil enregistre. Elle clignote en cas de saturation du signal. La trappe d’accès aux deux batteries AAA n’est pas la plus grande réussite de cet enregistreur, elle est un peu bancale à remettre en place. Elle jouxte le port USB et les boutons de volume pour le monitoring au casque. De l’autre côté se trouve le bouton de mise en marche. Ce bouton a une fonction “hold” qui empêche la modification accidentelle des paramètres en inactivant toutes les touches. A côté on trouve la trappe d’accès à la carte micro-SD. Là aussi, la trappe est un peu bancale. Il vaudra mieux laisser la carte en place le plus souvent et se connecter par USB pour transférer les fichiers audio.

Les trappes d’accès sont LE point sur lequel Zoom pourrait grandement s’améliorer.

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

Le micro cravate semble très correct, il se visse à l’enregistreur pour éviter une déconnexion accidentelle, ce qui est plutôt rassurant.

Le malentendu à propos de l’orientation de l’écran

J’ai lu certaines critiques à propos de l’architecture de l’appareil qui selon moi reflètent une incompréhension sur son utilisation. La prise microphone est “en bas” et l’écran est donc “inversé” et “illisible” de même que la led de contrôle de l’enregistrement qui est cachée. 

Si on fixe l’appareil avec le clip de ceinture, il suffit de l’incliner vers soi en soulevant le bas du boitier du bout des doigts pour pouvoir consulter l’écran. Le câble du microphone sortira sans stress par le haut de l’appareil et on apercevra la led de contrôle. Si vous êtes seul pour installer et configurer votre enregistreur, c’est la meilleure configuration possible. C’est à vous que cet appareil s’adresse.

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

Une fois  l’enregistreur attaché sur une caméra, le module de micro pointe vers l’avant et l’écran sera orienté correctement pour être consulté par la personne manipulant la caméra. 

Zoom F1 SP Field Recorder

Zoom F1 SP Field Recorder (image Zoom corp.)        

Parlons technique

Pour allumer l’enregistreur, il suffit de faire glisser le bouton et de le tenir une seconde en place. Il met un peu de temps à se mettre en marche. L’écran s’éclaire avec message de bienvenue. En glissant ce bouton en position HOLD, vous fixez tous les paramètres et inactivez les boutons.

Le premier bouton sous l’écran sert à définir le format d’enregistrement. Le Zoom F1 propose de nombreux formats d’enregistrements : • 96k 24bit (96 kHz/24-bit WAV) • 48k 24bit (48 kHz/24-bit WAV) • 48k 16bit (48 kHz/16-bit WAV) • 44.1k 16bit (44.1 kHz/16-bit WAV) • MP3 320k (320 kbps MP3) • MP3 256k (256 kbps MP3) • MP3 192k (192 kbps MP3) • MP3 128k (128 kbps MP3) • MP3 48k (48 kbps MP3) … vous êtes couverts pour toutes les situations.

Le second bouton définit le filtre coupe bas entre OFF, 80, 120 et 160 Hz.

Le bouton suivant donne accès à un limiteur. Je ne l’aime pas beaucoup. Il compresse le son pour se donner 10dB de headroom. Il augmente ensuite le gain pour pouvoir anticiper les pics et retirer instantanément 10dB. Ce mode de fonctionnement est très efficace, mais remonte le plancher de bruit du préampli de 10dB. Résultat : un léger souffle est audible et devra être nettoyé en post-production.

Le dernier bouton fixe le gain d’entrée. Au lieu d’une échelle de 0 à 10, Zoom a préféré utiliser des termes un peu moins naturels comme AUTO, LOW-, LOW, MID-, MID, MID+, HI-, HI, HI+, HI++. Mais la plupart du temps pour un placement de microphone et une voix, le réglage ne devra pas être modifié. Tant miuex parce que si on a dépassé le niveau souhaité, il faut refaire un tour. La bonne nouvelle c’est que l’appareil conserve vos réglages. Contrairement au limiteur, la fonction auto marche très bien. En combinant le limiteur et le gain automatique, on obtient une grande sécurité en sacrifiant un peu de qualité qui nécessitera plus de traitement en post-production.

Le bouton rond avec sa pastille rouge permet de démarrer et d’arrêter l’enregistrement.

Écoute et monitoring

Sur le côté de l’écran se trouvent encore deux boutons qui permettent de démarrer ou mettre en pause la lecture d’un enregistrement. Le second bouton permet d’arrêter la lecture et d’accéder aux réglages de l’appareil. Les boutons sous l’écran se transforment alors en bouton de navigation dans les menus. C’est très intuitif. On peut également poser des repères sur un enregistrement et naviguer au repère suivant ou précédant.

Il est évidemment possible de monitorer le son direct au casque et d’écouter ce qui a été enregistré. Le volume du casque se règle sur le côté.

Les fonctions cachées du Zoom F1

Le menu acessible via le bouton option “cache” des fonctions secondaires plutôt utiles:

  • vous pouvez générer un signal continu à -6dB pour calibrer le son de la caméra auquel l’enregistreur est connecté
  • il est possible d’enregistrer 2 secondes avant que le bouton REC ne soit activé, utile pour ne rien manquer
  • le Zoom F1 peut tirer son alimentation des piles AAA ou à la demande de son port USB.
  • le dernier bouton donner accès au menu de configuration de l’appareil

Conclusion

Zoom F1 LP Field Recorder

Zoom F1 LP Field Recorder

Les possibilités et les promesses techniques sont tout bonnement géniales. J’ai fait quelques tests en vitesse et le son est bluffant sans perdre son temps à tripoter les réglages. Certains réglages mériteront un peu de postproduction pour en tirer le maximum, mais rien de rédhibitoire. A mon avis on va être très copains le Zoom F1 et moi.

J’aime :

  • le format compact
  • la solidité et la conception
  • la modularité avec les microphones additionnels
  • la manipulation simple et intuitive, une bouton, une fonction

Après tout n’est pas parfait, j’aime moins :

  • les trappes d’accès sont un peu délicates à manipuler
  • le limiteur amène du souffle

Pour conclure, ma note sur l’échelle de piment est un bon 8/10

Pour vous informer en toute transparence :

  • Billet sponsorisé : non
  • Produit testé : achat personnel
  • liens vers site marchand : oui
  • Placement de produit : non

Wiretap Riff Recorder de chez TC Electronic

Encore un nouveau venu dans la famille des pédales gadget, voici le (la ?) TC Electronic Wiretap Riff Recorder. Il n’est pas si nouveau, je vous en avais déjà parlé sur ce site. Alors qu’est ce qui se cache sous ce joli (?) nom ? Une pédale, un enregistreur ultra-compact avec 8 heures d’enregistrement, synchronisable avec l’application WireTap sur smartphone (iOS et Android) pour l’écriture de chansons “sur le pouce”.

TC Electronic Wiretap Riff Recorder - le bloc-notes en format pédale

TC Electronic Wiretap Riff Recorder – le bloc-notes en format pédale

A quoi ça sert un Wiretap Riff Recorder ?

Alors il faut tout d’abord clarifier un point sur ce que le TC Electronic Wiretap Riff Recorder n’est pas. On pourrait penser que comme il s’agit d’un “enregistreur” c’est une sorte de looper. Pas du tout. D’ailleurs la plupart des déceptions concernant cette pédale viennent de cette confusion. 

Cette pédale enregistre le signal passant dans votre chaîne de signal pendant maximum 8 heures à 44,1 kHz en 24 bits sans compression. Ce ne sera pas une solution pour enregistrer votre futur album. C’est un bloc- notes pour des brouillons. Elle peut jouer un enregistrement en boucle, mais pas à la manière d’un looper. La durée d’enregistrement et les manipulations (à la main ou sur un smartphone !) à faire pour obtenir le play-back excluent son utilisation comme looper. Posée au sol, fixée sur votre pedalboard ou connectée sur votre table de mixage, elle vous permet de démarrer un enregistrement d’un appui du pied. Utile pour ces moments où une idée frappe sans crier gare.

Pour naviguer entre les enregistrements, deux boutons “Previous” et “Next”. Un appui long sur le bouton “Play” permet d’effacer un enregistrement. 

Ensuite, on peut facilement transférer les prises vers son smartphone pour les découper et les partager avec d’autres musiciens. C’est son utilisation première.

Quoi d’autre ?

Les musiciens n’ont pas tardé à lui trouver d’autres usages. Placée en début de chaîne (aka “avant les effets”), elle vous permet de faire jouer un extrait de morceau avec le son “dry” pour ajuster vos effets sans devoir  jouer en même temps.

Placée en fin de chaîne, vous pouvez écouter ce que vous envoyez vers l’ampli ou la console avec les effets. En tant que soliste, vous pouvez vous servir d’une prise propre pour donner une fondation sonore solide à une captation vidéo en sous-mixant avec le son caméra.

Vous pouvez également transférer une intro sonore sur la pédale, ou de la musique pour le break et les démarrer depuis votre smartphone ou depuis la pédale. Et comme c’est une pédale True Bypass, pas de crainte de dégrader votre signal.

The looks

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

J’adore le look vintage de cette pédale. Ce petit côté rétro avec une gamme de couleur très réussie est paradoxal vu que le Wiretap Riff Recorder embarque des fonctions de synchronisation Bluetooth. 

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

Pour la construction, elle adopte le format mini-pédale de chez TC Electronic. Un format solide et compact qui ne permet pas d’embarquer de pile et nécessite une alimentation externe (non fournie). Mais vue qu’elle est destinée aux pedalboards, ce choix semble logique.

Une pédale connectée avec le monde

Une fois la pédale fois branchée, on tient les boutons “next” et “previous” enfoncés pendant quelques secondes. La led se met à clignoter et il suffit de rechercher la Wiretap Riff Recorder avec le Bluetooth du smartphone. Facile.

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

L’app Wiretap permet également d’enregistrer des morceaux via le smartphone, et de les transférer vers la pédale. Elle affiche une forme d’onde qui facilite le découpage, si on souhaite isoler un extrait ou supprimer un blanc au début ou à la fin.

Les morceaux reçoivent automatiquement des noms générés aléatoirement, plus faciles à mémoriser que “untitled_1” ou “untitled_02”. Les noms sonnent parfois un peu “psyché” ou “prog-rock” et ne manquent pas de me faire sourire. Mais on peut les modifier facilement dans l’app. On peut également attribuer des “tags” comme “chords, riff, solo, etc.” aux morceaux enregistrés pour faciliter leur tri. Depuis le téléphone on peut supprimer les morceaux. La pédale fonctionne très bien sans être connectée.

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder et Wiretap app

La pédale peut se connecter à un ordinateur via un port USB (avec un connecteur standard, merci TC !). On a alors un accès direct aux fichiers stockés et on peut transférer des fichiers vers la pédale. Ce port USB permet également la mise à jour du firmware.

WireTap Riff Riff Recorder – pour 

  • Très facile à utiliser
  • 8 heures d’enregistrement sur une pédale
  • Pouvoir enregistrer des idées directement
  • L’application WireTap est simple et fonctionne bien
  • une seule fonctionnalité accomplie avec brio (avec qui ?)

WireTap Riff Riff Recorder – contre

  • “encore un gadget”
  • Impossible de lire des enregistrements avec votre pied
  • Les anciens appareils iOS et iPads ont (apparemment) du mal à se connecter à la pédale – pas de souci avec mon iPhone 6s

Utile pour qui ?

TC Electronic Wiretap Riff Recorder - le bloc-notes en format pédale

TC Electronic Wiretap Riff Recorder – le bloc-notes en format pédale

Si vous composez votre propre musique, vous trouverez le WireTap plutôt pratique.
 
Si vous jouez dans un groupe, le WireTap est un excellent moyen d’enregistrer vos jams, vos idées ou même d’écouter les parties sur lesquelles vous voulez travailler. La différence entre l’utilisation d’un téléphone pour enregistrer une répétition est qu’il enregistrera uniquement votre signal (ou le signal d’un autre, si vous avez besoin d’une prise pour travailler un morceau à la maison).
 
Si vous enseignez, c’est un moyen simple et rapide d’enregistrer un extrait ou un morceau pour l’envoyer à vos élèves (mais je sais qu’ils voudront une vidéo).
 
Si vous ne composez pas ou cherchez un looper, passez votre chemin, le WireTap Riff Riff Recorder n’est pas ce qu’il vous faut.
 

A l’époque, sur base de mes lectures, j’avais attribué un 7/10 au WireTap Riff Riff Recorder sur mon échelle de piments. Maintenant que je l’ai en main, je suis tout réjoui et je monte sa note à 8/10.

Note : cet article reflète mon opinion personnelle sur un produit que j’ai acheté pour mon usage personnel, je ne suis ni sponsorisé, ni rémunéré pour cet article.

Pedalboard : kit de câbles sans soudures d’Addario

Depuis que j’ai assemblé mon petit pedalboard, j’ai comme un goût d’inachevé. Certains endroits sont un peu encombrés par les câbles. Les alimentations partent dans tous les sens. Ce n’est pas aussi clean que j’aurais aimé. J’ai identifié quelques zones à problèmes. Du coup, je lorgnais depuis un moment du côté des câbles à couper et à monter soi-même, sans soudures.

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Malheureusement les kits d’Addario avaient des grosses prises coudées qui ne semblaient pas de nature à me faire gagner de la place. Mais voici le nouveau kit audio avec des mini-connecteurs.

NOTE : ce test n’est pas sponsorisé par d’Addario

Présentation en vidéo !

Pedalboard audio : DIY solderless cable kit with mini plugs

D'Addario - DIY solderless Kit Audio

D’Addario – DIY solderless Kit Audio

Le kit comprend :

  • 10 mini connecteurs sans soudures,
    de quoi faire 5 câbles pour ceux qui dormaient en math,
  • 3 m de câble, qui devraient suffire puisque les trajets entre pédales sont courts,
  • un outil pour couper le câble,
  • un tournevis.

Les jolis mini-connecteurs ont une encoche latérale qui promet un gain de place supplémentaire en cas de sortie de câble à 90°.

Pedalboard power : DIY solderless cable kit

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kit sans soudures

Le kit comprend :

  • 12 connecteurs sans soudures,
    de quoi alimenter 6 pédales, qui correspondent logiquement à nos 5 câbles audio, si si, faites le calcul,
  • 6 m de câble, logiquement plus long puisqu’il faut aller chaque fois jusqu’à l’alimentation,
  • un outil pour couper le câble,
  • un testeur de câble,
  • un tournevis.

Les connecteurs d’alimentation ont également une encoche latérale qui promet un gain de place supplémentaire en cas de sortie de câble à 90°. Le testeur de câble d’alimentation est le bienvenu pour ne pas risquer de détériorer une pédale en testant un câble qui aurait un court-circuit.

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kits sans soudures

Premières impressions

Même dans l’emballage, les kits ont l’air plutôt qualitatif. Dans leur segment de marché les câbles d’Addario et Planet Waves sont des valeurs sûres. Les câbles ne sont ni trop souples, ni trop raides et (me) font une bonne impression. Les câbles d’alimentation m’inspirent nettement plus confiance que les fins machins que j’ai actuellement sur mon pedalboard.

C’est un gros bonus d’avoir tous les outils nécessaires pour réaliser ses câbles. Ils sont peut-être un peu couteux, surtout si vous avez un grand pedalboard et qu’il vous faut plusieurs kits. Mais il me semble qu’il est possible d’acheter certains connecteurs à la pièce. 

Les jolis petits connecteurs du kit audio me paraissent bien. Par contre, la taille des connecteurs pour l’alimentation me semble moins convaincante par rapport à mes câbles en place. Un peu gros peut-être, même si l’encoche pour la sortie de câble à 90° promet également un gain de place. Le petit capuchon en silicone est un peu délicat à remettre en place. Heureusement il ne faut pas l’enfiler sur le câble avant de fixer la fiche, sinon j’aurais pu recommencer chaque câble deux fois, distrait comme je suis. 

Câbles moulés, soudés ou sans soudures ?

Chaque option à ses avantages et ses inconvénients.

Un câble moulé est très résistant à la traction, mais un défaut ou un dégât ne se verra pas forcément. Il n’aura pas une longueur sur mesure et il sera impossible à réparer. Ce genre de câble est bon pour la poubelle en cas de faux contact. Heureusement ils sont souvent garantis.

Un câble soudé sera tributaire de la qualité du travail de soudure pour garantir un bon contact. Il pourra être démonté et réparé. Ce sera souvent la solution la plus économique pour avoir des câbles sur mesure. Mais il faut se mettre à la soudure. Les points de soudure sont des points de fragilité à surveiller et à vérifier de temps en temps.

Les kits sans soudure sont rapides et faciles à mettre en oeuvre. Mais en cas de bourrinage sur le pedalboard, vous risquez de faire bouger les connecteurs. Au pire, un petit coup de sécateur à câble et on revisse pour repartir du bon pied. Et dorénavant le tournevis ou un petit câble de secours devront faire partie de votre trousse de secours.

Bricolage mystère

Alors j’ai chaque fois réussi mon premier câble (chance du débutant) et très fort galéré pour le suivant. Je devais démonter, recouper un morceau, remettre les fiches. Ensuite, l’expérience aidant, les suivants étaient réussis de plus en plus rapidement. Le testeur de câble (audio et alimentation) est parfait. Ses connecteurs sont très rapprochés et on peut tester des câbles très courts avec.

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kits sans soudures

Mes conseils :

  • Coincez bien le câble dans l’outil de découpe, en veillant à couper droit,
  • desserrez bien les vis pour qu’elles n’affleurent pas dans l’ouverture ou passe le câble,
  • entrez le câble bien droit dans le connecteur d’un geste ferme et rectiligne,
  • une fois au fond du trou, effectuez une légère rotation (genre entre 1/4 et 1/2 tour),
  • serrez les vis,
  • testez,
  • tirez et pliez votre câble
  • retestez
D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

Mon avis sur les kits de câbles sans soudures

Il faut s’armer de patience et de doigté pour faire ses câbles. Juste au moment où on commence à comprendre comment faire, on a fini. Heureusement on a largement de quoi s’y reprendre à plusieurs fois, les câbles fournis sont généreux vu les faibles distances à parcourir. Le bénéfice sur l’organisation de mon pedalboard est réel.

D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

Si j’étais du genre à bourriner sur mes pédales à longueur de concert, j’hésiterais sans doute à utiliser des câbles sous soudures vissés. Idem si je partais en tournée dans le monde hostile des backstages. Je prendrais du moulé ou du soudé pour assurer mes arrières. Je vais jouer un peu à la maison et voir si rien ne bouge. 

Pas un mot sur la qualité du son ? Avec la patate de signal que ma guitare envoie dans des câbles aussi court et les amplifications parfois hasardeuses que ma guitare subit dans des locaux à l’acoustique douteuse, je pense que mesurer la teneur en oxygène du cuivre dans les câbles serait du plus grand ridicule. C’est juste mon avis, et je suis prêt à en débattre devant une bière. Les connecteurs ont un branchement franc et rassurant et le câble fait bonne impression, et je n’ai pas constaté de défaut flagrant au niveau du son. Ce point sera à confirmer à l’usage.

Je trouve le kit “audio” avec ses mini-fiches très joli (si le look est un critère à prendre en compte) et satisfaisant et je le recommande. Le kit “power” a des trop gros connecteurs à mon goût et ne m’a pas convaincu à 100%, malgré un câble de bonne facture. Mais il a l’avantage d’être livré avec l’essentiel petit testeur de câbles. 

Première écoute : Places we have been – Jacques Stotzem

Un peu partout dans le monde, Jacques Stotzem fait vibrer le public avec sa guitare (ou fait-il vibrer sa guitare avec le public ?). Dans l’album “The way to go”, il nous parlait de cette vie nomade pleine de rencontres qu’il affectionne tant. Forcément, un grand voyageur a des valises pleines de souvenirs et d’émotions glanées sur le chemin. Comme sa guitare a laissé une empreinte dans le sable sur la pochette, chaque endroit où il se produit laisse une trace en lui. Avec “Places we have been” il continue son carnet de voyage. Il partage avec nous les cartes postales des ambiances contrastées qui le touchent au fil de ses pérégrinations.

Mes impressions à l’écoute de “Places we have been”

La plage titulaire de l’album “Places we have been” nous remet sur la route, avec cette nostalgie positive propre à Jacques.  “It could last forever” a cette élégante simplicité des ballades stotzemiennes, un moment suspendu dans le temps. Mais pas question de rester immobile bien longtemps, avec “Morgen geht’s weiter”. Un titre qu’on pourrait traduire librement par “demain, on s’y remet”.

Loin de tout on est face à soi-même, nous rappelle Jacques avec la “Nostalgie d’un soir”. La vie en voyage c’est aussi l’immersion dans d’autres cultures et la course poursuite avec le soleil avant de rentrer chez soi pour retrouver ses racines et célébrer le retour sous nos latitudes, “Back to the western sky”. 

Je ne sais plus qui a dit “Un artiste qui se trouve se perd, il faut parfois savoir se perdre pour se trouver” …  avec “In the middle of nowhere” (sans doute mon morceau préféré en raison de son thème au phrasé limpide et épuré), qui célèbre ces parenthèses bienvenues où on est perdu, pour une fois déconnecté. C’est la même joie de goûter la simplicité et la sérénité qui transpire dans “La tranquillité des jours simples”. Si possible avec une “Vue sur mer”. Délicieux apaisement.

Avec “See you again”, la fin de l’album prend une air d’adieu. “Maintenant nous sommes libres, et nous nous reverrons. Mais pas encore, pas encore” disait Juba sur la tombe de Maximus de dans le film Gladiator. 

J’ai eu le plaisir de filmer pour lui ce petit trailer pour annoncer la sortie de l’album. Je vous en ai raconté le making-of

Parlons technique … ou pas 

Quand on parle de la technique, c’est en général parce qu’il y a un problème (ou par passion pour le pinaillage). Ici, il n’y a rien à redire, la guitare est superbement servie par une production impeccable. Jacques Stotzem enregistre ses albums lui-même et là-aussi il est passé maître en la matière. C’est peut-être un détail pour vous, mais je trouve les basses très belles. La production s’efface au profit de la musique et de l’émotion et c’est bien ce qu’on attend d’un tel album.

"Places We Have Been" - Jacques Stotzem

“Places We Have Been” – Jacques Stotzem

Où trouver les albums de Jacques Stotzem ?

Vous pouvez évidemment l’acheter lors des concerts (l’agenda des concerts se trouve sur son site), mais l’album sera également disponible à partir du 13 septembre dans les magasins suivants :

  • MUSIC FRAIPONT VERVIERS
  • LIDO MUSIC NAMUR
  • JUKE BOX NAMUR
  • ART & MUSIC BASTOGNE
  • VIDEOSTAR PHILIPEVILLE
  • INITIALES CD ATH
  • VANSIPPE BINCHE
  • JUKEBOX MUSIC ETTERBEEK
  • PARC MUSIC ARLON
  • FNAC BELGIUM (City2/Toison d’Or/LLN/Liège/Charleroi/Gand/Antwerpen/Leuven/Wijnegem/Brugge)
  • CORA (Rocourt/Chatelineau/La Louvière/Hornu/Woluwé/Messancy)
  • TRAFIC (61 magasins en Wallonie)
  • MEDIAMARKT