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Podcast : faire le grand saut … dans l’eau froide

Voilà après avoir acheté le matériel et longuement disserté sur le fait de réaliser un genre de podcast, j’ai franchi le pas avec un premier épisode. Je vous invite à le découvrir ici :

J’ai fait le grand saut dans l’eau froide … et je vous livre mes impressions à chaud. Finalement, ce n’est pas si difficile de parler face caméra. Et j’avais une assez bonne idée de ce que je comptais raconter. 

J’ai quand même un peu reculé avant de sauter en ne passant pas en vrai « live » parce que je voulais valider une série de choix techniques. Notamment l’installation, l’image, le son et les changements de scènes avec l’iPad. 

Les retours, quels retours ?

Evidemment, il s’agit d’un processus qui va s’améliorer au fil du temps, au gré des commentaires. J’ai déjà un petit regret de ne pas avoir fait deux épisodes de ce podcast, un premier pour parler de « Contes & Guitare » avec Rumelin et un second pour évoquer les aspects techniques. Mélanger les deux dans un seul épisode est peut-être un peu confus. J’ai eu quelques commentaires encourageants. Evidemment il s’agit d’un sujet de niche, je ne m’attends pas à une explosion soudaine.

N’hésitez pas à me faire des retours également, en commentaire ou via ma page Facebook ou mon compte Twitter.

Mais ! Le podcast, pour qui et où ?

On ne va pas tirer de conclusions trop hâtives après un épisode. Mais je constate que Facebook garde la sale manie (ou le modèle économique, selon les points de vue) de réduire artificiellement la visibilité de contenus qu’il estime monnayable.

Comparé à d’autres contenus sur ma page, l’exposition est extrêmement faible. Alors qu’il s’agit d’un format jugé « idéal » pour un artiste pour toucher le public. Le but est évidemment d’inciter à payer pour la visibilité manquante. C’est le jeu.

Mais quand on n’est pas derrière un compte qui monnaye son contenu ou vend des produits directs ou dérivés, le jeu a parfois un goût un peu amer. Je peux flatter mon ego un peu en mettant quelques euros pour avoir des vues, mais combien vaut mon ego ? Je l’ai déjà fait par le passé, pour explorer le processus et ses résultats. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien.

A moi d’explorer d’autres plateformes dédiés à ce type de formats style podcast ou streaming live, comme Twitch, par exemple. Je peux également multistreamer sur plusieurs plateformes. Mais avant, je vais encore travailler la forme et le fond. 

Mais cette fois-ci, je me fixe une date de sortie pour ne plus attendre six mois !

Au potager avec mon vieux pote Rumelin

J’ai rendez-vous au potager avec mon vieux, mais néanmoins fringuant pote Rumelin, pour un bon « Contes & Guitare« . J’aime beaucoup cette formule parce qu’elle est sans cesse renouvellée et n’existe que dans le moment présent de la création. Rumelin au fil des animations et des balades contées est un habitué du fascinant petit monde liégeois des asbl qui tissent le lien social au sein des quartiers autour d’un jardin, d’un potager ou d’un petit théatre. Ce soir, le rendez-vous est donné au jardin partagé et potager communautaire de Saint-Nicolas.

Avec Rumelin, nous avons usé nos fonds de culotte dans la même école. Je faisais l’andouille et c’est lui qui était puni. C’est dire si on se connaît bien. Cette complicité n’est pas étrangère au fait que nos spectacles sont une sorte de désordre maitrisé. Tandis qu’il conte avec des mots, je peins avec avec des notes. Cette alternance donne de l’air à la soirée contée qui se construit en avançant. Nous tissons un fil d’Ariane entre mots et musique. 

C’était un petit jardin …

Le fond du jardin est joli et accueillant. Jean, jardinier-électricien nous installe un joli petit décor. Ca s’enguirlande et ça lampionne sous le regard impassible des poules. Je pose mes instruments sous le petit porche d’accès au poulailler. Dommage que ma roadie n’est pas là pour prendre des photos. Je devrai me contenter de quelques images décevantes prises avec mon téléphone. 

La scène au fond du potager

La scène au fond du potager

Après avoir découvert que mon ampli entrait pile poil dans un de mes flight-case, j’ai décide de l’emporter. Ca me fera une surface stable pour déposer l’ampli ou au pire pour m’asseoir. Excellente idée au final, malgré le poids supplémentaire.

J’ai également emporté mon micro-casque, pour ne pas m’encombrer d’un pied de micro, forcément instable dans l’herbe. Je l’avais acheté et m’en étais peu servi jusque là, mais je l’ai retrouvé pour les répétitions des derniers jours. Dans une formule alternant contes et musique, j’aurai le temps de changer d’instrument et de mettre ou de retirer le micro.

Bonsoir cher public, vous m’avez manqué

Le public arrive peu à peu et s’installe dans le jardinet. Il y a un bon petit gobelet de soupe du potager en guise de bienvenue pour tous. Tout le monde se connait et l’ambiance est rafraichissante. Les derniers mois les contacts sociaux m’ont manqué. Je me sens comme un cheval qu’on sort de son box après l’hiver pour le remettre au pré. J’aurais presque envie de me rouler dans l’herbe. Ca fait du bien de voir des gens s’ébrouer en liberté.

La veille au soir, j’ai eu un instant de panique. Plus de cordes neuves ! Avec les répétitions, les cordes étaient un peu limite-limite pour jouer, surtout amplifié. Et vu que les concerts se sont raréfiés, j’ai perdu de vue l’état de mon stock. Heureusement, il me restait un jeu oublié dans ma trousse de premiers secours, la bien nommée, celle qui sauve la vie. Tout est bien qui finit bien, je chausse ma guitare de neuf. Par contre, je n’ai pas intérêt à péter une corde, mais c’est un événement improbable vu le soin que j’apporte quand je les mets en place.

Au fil de la soirée, les contes se sont calqués sur les demandes du public. Pour le programme musical, j’ai fait des aller-retour entre mon répertoire de compos à la guitare et des chansons au ukulele, en augmentant la participation chantante du public au fil de la soirée. Petit moment de plaisir perso, j’ai pu jouer « Entre chien et loup » en plein air au crépuscule. Pile au moment où on passait du conteur de jour au conteur de nuit.

C’est aussi le moment où les moustiques s’invitent à la fête. Je n’ai subi aucune piqure mais j’en ai avalé deux ou trois en chantant, ça me fera des protéines. Et j’en ai sniffé un par le nez aussi. Le plus dur était de ne pas en rire, parce qu’après j’aurais dû expliquer les raisons peu glamour de mon hilarité.

J’ai vraiment passé un bon moment, le public semble content. Vivement la prochaine.

Guitare sèche, ça ne veut rien dire !

Si vous voulez m’agacer, dites « guitare sèche ». Cette dénomination ne veut strictement rien dire. Certains pensent que la dénomination viendrait du son « plus sec » de l’instrument. Vraiment ? Pour d’autres, ce serait le fait d’utiliser le signal sans effets, « dry » en anglais, qui aurait donné naissance à l’expression. Peu importe, puisqu’au final ce terme ne permet même pas de distinguer entre eux les différents types de guitare. Au mieux, une guitare sèche est une guitare souffrant du climat et nécessitant un humidificateur.

Une "guitare sèche", sérieusement ?

Une « guitare sèche », sérieusement ?

Pour faire court, ce sont des guitares acoustiques (éventuellement électro-acoustiques), par opposition aux guitares électriques. Il en existe plusieurs sortes avec des formes variées et avec des dénominations précises. Evidemment, l’inventivité des luthiers est infinie et on trouve des modèles plus rares qui naviguent en eaux troubles entre les cases du classement. On va prendre quelques raccourcis, les puristes me le pardonneront. Mais il n’existe rien qui soit une « guitare sèche ».

LA GUITARE CLASSIQUE, n’est pas une guitare sèche
la section lutherie de l'IFAPME

Une guitare classique, à la section lutherie de l’IFAPME

Une guitare dotée de cordes en nylon ou en matériau synthétiques, les trois cordes basses sont entourées d’un fin filage en métal. La construction de la guitare est généralement plus légère, ce qui rend l’usage de cordes métal à fort tirant déconseillé. Le risque de bomber la table, de tordre le manche ou d’arracher le chevalet est assez important. La tête est souvent ajourée, et la guitare est habituellement dépourvue d’un pickguard, à l’exception des guitares flamenco qui en sont une variante qui se joue « muy macho » ce qui justifie de protéger le bois.

LA GUITARE FOLK, n’est pas une guitare sèche

Martin OM21 custom

La guitare traditionnelle du folk américain, d’où le nom. Elle arbore fièrement six ou douze cordes en métal. Avec une construction plus solide et un son plus puissant. On trouve souvent un cordier à chevilles, un pickguard et le manche est renforcé par une barre de tension, le truss-rod qui permet à la guitare de résister à la tension élevée des cordes. Elle peut être électro-acoustique (comme la mienne) et présenter un pan coupé (comme la mienne) ou pas.

LA GUITARE MANOUCHE, n’est pas une guitare sèche

Plus imposante que la guitare Folk, la guitare manouche possède des cordes à fort tirant, souvent fixées via un cordier métallique flottant. Le plus souvent, la rosace est ovale. On distingue les modèles « petite bouche » des « grande bouche ». Illustration :

 

LA GUITARE À RÉSONATEUR, n’est pas une guitare sèche

Gretsch-Alligator

Initialement pensé pour amplifier le son de l’instrument, le son particulier du résonateur est devenu la signature de certains courants du blues et de la country. Elle peut être partiellement ou entièrement en métal.

LA GUITARE HAWAÏENNE, n’est pas une guitare sèche

Signe distinctif, elle se joue posée à plat sur les genoux.

LA GUITARE ÉLECTRO-ACOUSTIQUE, n’est pas une guitare sèche

Les guitares électro-acoustiques sont souvent des guitares de l’une des catégories ci-dessus auxquelles on ajoute un micro interne. Si j’en fais une catégorie à part c’est que d’autres modèles sont spécifiquement destinés à la scène et ont subi des transformations importantes dans ce but. Elles peuvent se jouer non amplifiées ce qui empêche de les ranger dans la catégorie des guitares électriques. Table plus fine, rosace fermée ou déportée, manche plus proche d’une électrique et électronique embarquée. Les modèles de divers fabricants peuplent la zone de transition trouble entre acoustique et électrique. On ne présente plus les guitares Ovation pour prendre un exemple.

LA GUITARE JAZZ ou ARCHTOP, n’est pas une guitare sèche non plus

La guitare jazz ou archtop possède comme caractéristique d’avoir une table de résonance bombée, parfois décorées avec des ouïes comme un violon. Le cordier et le pickguard sont suspendus au-dessus de la table de résonance. Elle possède souvent des micros magnétiques et se joue la plupart du temps amplifiée ce qui la situe sur la limite entre deux mondes.

Pour résumer et illustrer: de gauche à droite : une guitare hawaienne, une guitare électrique hollow-body, une archtop, une guitare électrique, une guitare folk, une électrique encore et une guitare classique pour finir. 

Un aperçu de divers types de guitare (IFAPME de Limal, section lutherie)

X-Touch One de Behringer, du bout des doigts

Quelques jours sans eau courante, quelques coupures de courant et 15 jours sans Internet. Les dégâts dus aux inondations sont restés anecdotiques en ce qui me concerne. Alors même que je vis sur les hauteurs d’une région qui a été entièrement sinistrée, au-delà de l’imaginable. J’ai un peu hésité à publier un nouvel article, sur l’arrivée de mon nouveau contrôleur X-Touch One de chez Behringer, par respect pour les personnes qui ont tout perdu. Je suis de tout coeur avec eux. Mais d’autre part mon petit moral a besoin de produire du contenu pour retrouver une sorte de normalité dans cette période un peu morose.

Peu de temps avant ces évènements, j’ai travaillé sur pas mal de nouvelles vidéos. Outre les vidéos réalisées pour Jacques Stotzem pour la sortie de l’album Handmade, j’ai bossé sur des vidéos plus corporate avec sous-titrage. Avoir un affichage du timing image par image, dans le projet et un Jog Wheel avec un contrôle plus fin du transport s’est avéré rapidement si pas indispensable, du moins nettement plus confortable. 

Presonus Faderport, clap de fin

Depuis quelques années déjà, j’utilise le Faderport de chez Presonus. Il me sert essentiellement pour les fonctions de transport pour naviguer dans mes projets. Un bon petit outil compact, rustique et solide. Mais avec les mises à jour successives de Windows, certaines fonctions marchaient mal ou plus du tout (par exemple le « Pan » qui n’a jamais vraiment fonctionné dans ProTools chez moi).

Presonus FaderPort (image Presonus)

J’ai hésité à remplacer mon Fadeport par la nouvelle version de chez Presonus, le Faderport V2. Mais comme expliqué plus haut, j’avais besoin de fonctions supplémentaires pour la vidéo. Et j’ai des souvenirs mitigés des mises à jour de drivers et de firmware avec cet appareil. L’une des mises à jour ne fonctionnait qu’avec une version anglophone de Windows à moins de remplacer manuellement une .dll à cause des accents dans « p*é*rip*é*rique USB audio ». Agaçant.

Une brève étude de marché sur la compatibilité avec les logiciels que j’utilise (principalement ProTools et Vegas Pro) m’a amené à me pencher sur le X-Touch One de Behringer

Behringer X-Touch One 

"Behringer

Dans les fonctions qui me facilitent clairement la vie lors du montage je citerais : 

  • un écran très lisible pour mon timecode
  • un grand Jog Wheel
  • une meilleure compatibilité HUI et Mackie Control
  • un zoom dans les pistes du projet

Evidemment, la place occupée sur le bureau est un peu plus importante que pour le Faderport. Il existe des modèles avec 8 faders motorisés, et une version compacte avec 8 faders sans écran, et des modules d’extensions pour 8 tranches supplémentaires, mais je n’avais ni la place, ni le besoin.

Behringer X-Touch One

Behringer X-Touch One

Le X-Touch One est fourni avec des petits cadres autocollants pré-imprimés à coller en fonction du logiciel utilisé, mais comme j’utilise deux logiciels, je me contente de les poser sur les boutons. Je m’en passe même, les fonctions principales étant assez intuitives à retenir.

"Behringer

Mon avis après quelques jours

Je suis ravi de l’affichage du temps qui me facilite grandement le travail pour caler les sous-titres. Je me demande comment j’ai pu vivre sans. Certaines fonctions, comme la sélection de pistes audio dans mon logiciel de montage vidéo ne fonctionnent pas. Mais je peux m’en passer, le travail audio étant traité à part du montage. Au pire, ma souris n’est pas loin. Je pourrais également passer un peu de temps à redéfinir l’assignation des touches via l’éditeur fourni.

La surface du Behringer X-Touch One plus grande est un plus, tout tombe sous les doigts. Je trouve la roulette un peu dure par moments, mais au moins on ne risque pas de la déplacer par accident. Le zoom/dé-zoom est également très utile pour naviguer dans les projets.

Ca vaut bien un 9/10 sur l’échelle de piments.

Note : je l’ai acheté et ne suis pas sponsorisé par Behringer pour en parler.