fbpx

Zoom H5, défaut de conception ?

J’aime beaucoup mon enregistreur Zoom H5.  Il a un bon rapport qualité prix, il est compact et polyvalent. Je concède que pour des applications un peu exigeantes, les préamplis sont un peu bruyants. Il a des défauts acceptables dans sa gamme de prix. On en a pour son argent, comme on dit. Comme l’envie (le besoin) d’enregistrer ma musique se fait à nouveau sentir, maintenant que j’ai une pièce dédiée à la musique dans ma maison, j’avais mis sur pied une stratégie. Et là, c’est le drame ! 

ZOOM H5 : prise en main

ZOOM H5 : prise en main

L’idée était de simplifier au maximum pour me focaliser dans un premier temps sur la musique, le morceaux, la guitare, le placement du micro. En gros, me concentrer sur le travail en amont.

  • bosser les morceaux en situation d’enregistrement ✓
  • acheter un micro large membrane un peu plus qualitatif ✓
  • tester des configurations et des positions de micro ✓
  • acheter un casque fermé pour mettre un click et monitorer ✓
  • acheter des préamplis pour doper le signal pour améliorer le ration signal bruit des préamplis ✓
  • utiliser mon Zoom H5 ✗✗✗✗✗✗✗

Il y a un os !

Malheureusement, je me suis rendu compte que les entrées XLR de mon Zoom H5 ne fonctionnent plus. Plus de signal, pas d’alimentation fantôme. Ceci explique aussi les soucis que j’ai rencontré pour essayer de faire un live en utilisant le Zoom. Je pensais que si les micros du haut marchaient, forcément le reste aussi.

ZOOM H5 : combo-XLR

ZOOM H5 : combo-XLR

Un rapide tour sur Internet m’a permis de voir que j’étais loin d’être le seul. Apparemment le H5 souffre d’un défaut de conception lié à la position de l’embase pour trépied photo. Cette embase est ouverte !

ZoomH5 : face arrière

ZoomH5 : face arrière

Pile derrière l’embase se trouve un connecteur. Si on utilise une vis un peu trop longue, elle va déconnecter ou casser le connecteur en question. Ce connecteur n’est protégé que par un peu de mousse sous l’embase et un bout de tape qui tient les fiches en place. Pas de chance, le mien est cassé (mais le circuit n’est pas arraché).

le coupable pas idéal

le coupable pas idéal

Que faire de mon H5 ?

J’aime bien cet enregistreur, mais il n’est plus sous garantie. Acheté en mars 2017, soit à peine quelques mois après les trois ans de garantie de Thomann. J’ai lu de ci de là que la réparation est un forfait de 150 € pour un appareil d’environ 220 €. J’ai pas mal d’accessoires (télécommande, capsules de micro, etc.). Ces accessoires sont propriétaires. Sans le H5, ils ne valent plus rien. Ils sont heureusement compatibles avec ma caméra Zoom Q8 et mon enregistreur F1. Mais je me vois mal faire mes premiers test avec une caméra. Bien que, dans le pire des cas-cas, pourquoi pas. Après tout-tout, la base d’enregistreur audio est identique entre les deux appareils. Avec les mêmes préamplis qui soufflent un peu.

Il ne faisait pas du tout partie de mes plans d’en racheter un. Actuellement, si je devais acheter un enregistreur je ferai sans doute un saut de gamme pour me diriger vers un Zoom F6 ou un Sound device MixPre 3 (ou 6). Ils sont overkill pour mon usage, mais les préamplis sont bien meilleurs (incomparables ?) et les formats d’enregistrement sont oufs. Ils remplaceraient un ordinateur pour la prise de son dans mon studio, mais je n’ai pas le budget.

Je vais demander à un ami aux talents de soudure reconnus de jeter un œil. Et puis on avisera.

TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

C’est reparti pour quelques enregistrements. Histoire de commencer léger, je vais bosser mes morceaux et les détails de la prise de son en m’enregistrant avec mes micros Oktava via mon enregistreur Zoom H5. Celui-ci me donne pleine satisfaction pour le son de mes vidéos. Mais quand je l’utilise avec des microphones à condensateur qui ne sortent pas beaucoup de signal, les préamplis révèlent une certaine médiocrité, pardonnable au vu du prix de l’appareil. La solution est de les attaquer via un préampli en ligne comme le Fethead de chez TritonAudio pour plus de gain et une amélioration du ratio signal-bruit. 

Le FetHead, c’est quoi ?

Le FetHead est un préamplificateur de microphone en ligne. Il est fabriqué en Hollande. Il est réputé pour avoir un faible plancher de bruit et pour être de haute qualité. L’électronique est logée dans un châssis métallique robuste avec une entrée XLR femelle 3 pôles symétrique et une sortie XLR mâle 3 pôles symétrique. Quand je dis robuste, ce n’est pas une image, j’ai l’impression qu’on pourrait le tirer dans un canon et le récupérer entier après (ou presque).

Il arrive dans un petit tube en carton, avec un petit sac en tissu. Joli, simple et efficace.

TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

Ce préampli est disponible en quatre versions

  1. Fethead : Une version pour les microphones à ruban et les microphones dynamiques, il reçoit l’alimentation fantôme pour amplifier le signal, mais il la bloque
  2. Fethead Phantom : un FetHead pour les microphones à condensateur, qui laisse passer l’alimentation
  3. une variante, le Fethead Filter : un FetHead avec filtre passe-haut pour les micros à ruban et les micros dynamiques
  4. et le FetHead Germanium : un son dopé au germanium pour un peu plus de caractère

Certains prétendent que les FetHeads sont dangereux parce que si on confond la version Phantom et la normale, on risque de cramer son coûteux micro à ruban. Perso je n’ai pas de tel micro, et je sais lire.

TritonAudio FetHead Normal vs Phantom

TritonAudio FetHead Normal vs Phantom

Caractéristiques techniques 

  • Amplificateur JFet de classe A à faible bruit
  • Amplification 20db
  • double topologie d’amplificateur simple
  • 18-48 v alimentation fantôme
Fethead TritonAudio

Fethead TritonAudio

L’installation est un jeu d’enfant. Il suffit de mettre le préampli en ligne avec votre microphone et d’allumer votre alimentation fantôme pour donner du jus à l’appareil. Il existe d’autres appareils dans le style, notamment le Cloudlifter. Celui-ci promet un peu plus de gain, pour plus encombrement et la nécessité de câbles supplémentaires. Par contre, le TritonAudio Fethead peut être branché simplement soit à l’extrémité du microphone (recommandé),  soit à celle du câble (si il n’est pas trop long) selon ce qui convient à votre application.

En pratique

L’idée est de pouvoir mettre moins de gain du préampli qui vient après dans la chaîne. Cela permet d’effacer le préampli pour moins de coloration et moins de bruit. Les performances dépendent de l’appareil qui l’alimente, avec les variables suivantes: stabilité de l’alimentation, voltage et impédance. Certains ont mesuré jusqu’à 30 dB de gain. La moyenne se situant entre 20 ou 30 dB. Et une diminution du plancher de bruit comprise entre -6 dB et -10 dB. 

J’ai déjà un FetHead “normal” qui fait des miracles sur mon SM57.  Selon certains testeurs, il serait un peu sensible au rayonnement électromagnétique des smartphones et des ampoules économiques. Certains micros, dont les premières générations d’Oktavas MK012 et certains micros canons ont du mal avec les FetHead. Mes micros sont des versions modernisées, ça devrait bien se passer.

Strobo Pulse Solo Peterson – première impression

Le métronome a beaucoup à nous apprendre. Le Peterson Strobo Pulse Solo est peu documenté et testé. J’avoue que j’y ai un peu été au pif, emballé par mon nouvel accordeur. L’idée est de capter la sortie mini-jack d’un métronome, pas seulement celle du Peterson Strobo Plus HD pour la transformer en pulsation rythmique. La promesse est de pouvoir se focaliser sur l’écoute de la musique en ressentant le rythme physiquement. Il existe d’autres variantes du concept, comme une montre connectée qui se porte au poignet.

Une autre idée qui me trottait en tête était d’avoir un métronome silencieux qui ne risquerait pas de repisser hors du casque dans les microphones.

Peterson Strobo Pulse Solo

Peterson Strobo Pulse Solo

Pince-mi et pince-moi

Le Peterson Strobo Pulse Solo se présente comme une grosse pince au bout d’un fil munie d’un mini-jack et un port USB. Le port USB sert à charger le Strobo Pulse, le mini-jack se connecte à la sortie du métronome. La pince est bien finie, avec quelques petites imperfections dans le plastique. La charnière me semble un peu légère. Un petit curseur sur le côté permet de régler l’intensité des pulsations.

Peterson Strobo Pulse Solo

Peterson Strobo Pulse Solo

JE – SUIS – TRIPLEMENT – DÉÇU !

  1. Je m’attendais à une pince aplatie, au lieu de quoi, le dos porte un cylindre protubérant. Difficile de la glisser sur le côté de mon pantalon sans qu’elle n’occasionne de gène. J’aimerais avoir un décolleté pour l’y accrocher.
  2. Le câble est plutôt court, ce qui limite les possibilités de fixer la pince sur soi. Mais c’est un point qu’un câble d’extension pourra résoudre.
  3. La pulsation est nettement perceptible, mais elle est aussi audible (comme un vibreur de téléphone). L’option métronome silencieux pour les enregistrements était un vœu pieux. Tant pis.
Peterson Strobo Pulse Solo

Une grosse pince …

Le Peterson Strobo Pulse Solo, ça fonctionne ?

“Moui”. Après une seule séance de répétition, mon sentiment est un peu mitigé. Connecté au métronome et attaché à un vêtement, je ressens la pulsation. Nettement et clairement. Par manque de repères, je perds parfois le fil du rythme. Je me demande si c’est une question d’habitude ou de préférence physiologique. L’avantage (ou l’inconvénient) c’est qu’en cas de décalage, la gène occasionnée n’est pas trop importante. Alors qu’il m’est littéralement impossible de continuer à jouer avec un son de métronome désynchronisé.

Je vais encore faire quelques essais pour voir si je peux apprendre à écouter la pulsation avec mon corps. L’attacher près du centre de mon corps (ceinture, col), plutôt qu’à une extrémité (manche, chaussure) semble me faciliter la prise en compte de l’injonction rythmique.

Peterson Strobo Pulse Solo

Un câble court, mais standard

Couple pas possessif, ouvert à d’autres relations

Le point positif est que le Peterson Strobo Pulse Solo peut se connecter à la plupart des métronomes possédant une sortie minijack. Je l’ai testé sans aucun souci avec mon métronome Tama.

Peterson Strobo Pulse Solo

Le Strobo Pulse Solo s’accommode d’autres métronomes

Une application permet également de l’utiliser avec son smartphone. C’est sans doute un détail, mais je trouve l’interface très moche et pas trop raccord avec le design “utilitariste” des appareils.

image : Peterson

image : Peterson

Un pont trop loin ?

Je ne sais pas si c’est moi qui me suis trompé ou si c’est Peterson qui a eu une fausse bonne idée. Sans doute existe-t-il des gens pour lesquels ça fonctionne. Je ne suis pas encore persuadé que je fais partie de ce groupe béni. Si je ne m’habitue pas, j vais devoir en rester au click ou au repère visuel. Possible que je le retourne pour mettre mon bel argent dans un autre gadget.

Dernier live, mais au fait, pourquoi le dernier ?

Hier soir j’ai donné le dernier live Facebook d’une série de six. Pourquoi le dernier ? Voici les raisons qui m’ont amené à décider d’en finir avec les live.

La troisième va vous étonner !

Dernier live - End of the Road ?

Dernier live – End of the Road ?

  1. Je pense avoir fait le tour de la formule dans ce format, j’ai envie d’autre chose.
  2. Malgré tout, ces live sont une formule un peu bancale, un Ersatz de concert
  3. Je trouve que six est un bon chiffre. Même si mon chiffre porte-bonheur est le cinq. Mais je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur.
  4. J’ai la pression, du trac, mais sans l’adrénaline et le plaisir du concert. C’est comme sauter en parachute d’un premier étage… ça fait un peu peur, on peut se faire mal, mais sans le plaisir de la chute libre et du paysage.
  5. On déconfine progressivement et il me semblait important d’aller de l’avant sans admettre que le confinement devienne une nouvelle normalité.
  6. Mon répertoire n’est pas infini, je n’ai pas trop envie de me répéter. Je préfère prendre du temps pour proposer d’autres choses.
  7. J’ai envie de répartir mon temps pour un peu d’activité physique.
  8. J’ai envie de finir quelques compos, de bosser ma technique et d’apprendre de nouveaux morceaux.
  9. Je vais faire quelques travaux dans la maison et le bricolage ce n’est pas idéal pour les mains.
  10. Je fais ce que je veux. Na !

Un dernier live spécial “ballades”

Pour terminer cette série, j’ai opté pour un live à thème consacré à mes ballades. C’est un exercice plus difficile, pour diverses raisons. Je trouve que l’interprétation de ces morceaux consomme plus d’énergie émotionnelle que les morceaux dynamiques. Parce qu’ils sont techniques malgré tout et exigeants en terme d’interprétation. Alterner avec des morceaux plus techniques me permet en général de recharger les batteries. Ici je les enquillais à la queue leu leu ce qui bouscule un peu mes habitudes. C’est peut-être une erreur d’enchaîner mes morceaux dans un certain ordre, même en répétition, Je me suis créé une sorte de zone de confort qu’il va falloir casser. 

Le plus agaçant en live est de ne pas arriver à rester spect-acteur. Jouer et écouter dans l’instant présent devraient être mes seules préoccupation. Mais les pensées parasites font irruption dans ma tête comme les popups sur un site putaclic, c’est effrayant. Le bête environnement de mon studio, la tête que fait ou ne fait pas ma Lovely Roadie, mes interrogations à propos des commentaires. Penser à qui est là ou pas, même si je ne prends pas les présences. De ce que machin m’avait dit un jour à propos de ce morceau. Et je dois sans cesse me reprendre en main. Et penser de ne pas penser est une injonction paradoxale sans issue. Le seul moyen est de lâcher prise, ce que même Claude François a eu du mal à faire.

Changement de décor

Les plus observateurs l’auront remarqué, j’ai innové en changeant de décor. Je voulais une ambiance plus chaleureuse, en rapport avec le thème. J’ai fait un petit bricolage de la marque “Eigenbau” pour suspendre mes fonds de scène au mur du studio. Avec des pièces de récup trouvées dans la maison. Il y a encore de la marge d’amélioration. Je dois trouver une barre de 3m qui ne fait pas un ventre de quelques centimètres au centre pour réduire un peu les plis… c’est faisable.

Le dernier, der des der, vraiment ?

Je vois ces live comme une sorte de longue mise en place. Ces live m’auront tout de même permis d’explorer la question de la diffusion du son en direct. Ma solution à base d’un accessoire l’iRig Stream est certes relativement coûteuse, mais elle est extrêmement pratique et versatile.

Il y aura encore des live, différents, p-e moins réguliers. Parfois juste un morceau, je pense aussi parfois streamer un extrait de concert en public de temps en temps, si l’organisateur est d’accord. Est-ce que les gens viendraient quand même si ils peuvent assister de chez eux ? C’est aussi une forme de promo sympa pour annoncer un concert ou en sortie de soundcheck. Je dois aussi explorer des formes plus sophistiquées, sur d’autres plateformes. J’ai vu sur le live de Jacques Stotzem que l’image sur YouTube est meilleure à première vue que sur Facebook. J’aimerais aussi explorer la possibilité de streamer avec une meilleure caméra via un ordinateur. Et puis je vais peut-être faire du direct de temps en temps pour vous parler de matos ou de guitare, en complément du site.