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Une petite mousse ? Un petit jaune ? (Shure EA110 EAYLF1)

Faute de concerts ou de trajets pour me rendre à mon travail, l’usage de mes in-ears se limite pour l’instant à m’isoler du bruit du voisin qui cherche du pétrole dans son jardin ou du bruit des enfants qui cherchent les ennuis pendant que je télétravaille ou téléconférence. J’ai encore fait un essai pour remplacer les mousses par un moulage sur mesure pour mes Shure SE-215 avec de la pâte à modeler spéciale. Même avec l’assistance patiente de ma Lovely Roadie, ce fut un échec (cuisant). Un jour je ferai réaliser une empreinte chez un audiologiste. Mais en attendant je cherche encore l’embout idéal. Et pourquoi pas les mousses jaunes un peu plus old-school?

IEM : chemin du signal de l'ampli à mes oreilles

IEM : chemin du signal de l’ampli à mes oreilles

Silicone ou mousse ?

Le débat fait rage chez les utilisateurs. Certains ne jurent que par les embouts silicones légers et souples. Certains trouvent que le bord de l’embout est gênant et que le silicone fait transpirer à la longue. D’autres préfèrent la mousse à mémoire de forme (aka “les olives”) qui obture mieux le canal de l’oreille. Certains supportent mal là gêne occasionnée par la pression de la mousse dans l’oreille. D’autres affirment  que l’obturation plus efficace entraîne une perception accrue des basses. Comme j’écoute peu de musique dopée aux basses et rarement à fort volume ça ne me dérange pas.

Silicone ou mousse ?

Silicone ou mousse ?

Personnellement je préfère les embouts en mousse à mémoire de forme. Je les roule entre les doigts avant de les introduire dans le conduit auditif où ils reprennent leur forme. Selon certains, la durée de vie des embouts silicones serait nettement supérieure à celle des olives, mais pour moi il s’agit d’un consommable dont le remplacement est normal. Ma zone de confort se situe entre l’olive de taille moyenne et la grande et je change quand elles perdent leur forme ou leur aspect. Mais j’ai constaté que certaines semblaient reprendre vie dans l’emballage.

Quoi de mieux que le jaune pour aller avec les olives ?

(bon, pour ceux qui n’ont pas la réf, le jaune c’est aussi le petit nom du pastis, vala vala). Il me restait à tester cette version apparemment plus vintage dans son approche, qui est plébiscitée par les tenants de la théorie du “c’était mieux avant”. 

 Shure EAYLF1-10 aka mousse jaune

Shure EAYLF1-10 aka mousse jaune (image Shure)

Elles sont un peu chères (vendues 20€ par 10 sous blister, ou par 100, avec un petit outil pour nettoyer le conduit des oreillettes). Elles sont en plus réputées moins durables que les olives. On peut imaginer que la surface moins lisse les rend plus sujettes aux salissures. Des copies bon marché existent. Mais les copies n’ont pas de filtre anti-cérumen, de conduit en silicone et la mousse est moins dense.

Première surprise : je m’attendais à quelque chose de léger, comme une éponge. Au contraire, la mousse est dense et ferme, avec une impression très qualitative (Hey, c’est Shure quand même !). La mousse se roule entre les doigts, puis elle reprend sa forme, mais plus lentement et avec un peu moins de pression que les olives. 

L’embout s’avance moins loin dans l’oreille, ce qui donne une sensation plus respirante (même si évidemment on ne respire pas par les oreilles). L’obturation parfaite avec moins de pression est vraiment très agréable. La bonne isolation permet de baisser le volume global c’est qui est tout bénéfice pour l’audition sur le long terme. Le son me semble un chouïa plus clair. Aucun souci pour mon oreille gauche, mais la droite où je ressens une légère gêne/irritation depuis quelques jours chatouille un peu. Mais la mousse n’y est peut-être pour rien. C’est peut-être le moment de faire une pause avec les in-ears pour quelques jours.

J’aime beaucoup, peut-être simplement en raison de la nouveauté et du changement de sensation physique. Je leur donne un 7/10 sur mon échelle de piments en attendant de voir si mon oreille droite les aime autant que ma gauche. Pour moi, les mousses pourraient être vendues au même prix que les olives de remplacement, soit 15€. On est parfois plusieurs dans ma tête, alors pourquoi mes oreilles seraient d’accord entre elles ?

Liens partenaires

Pour info : J’ai acheté les produits sur fonds propres, sans lien commercial et en toute liberté éditoriale.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1, chanter ou chantier ?

Un jour une bonne chanteuse a qui je demandais des conseils pour mieux chanter m’a répondu : “oh, tu sais, le chant tu l’as ou tu ne l’as pas !”.  Merci, on n’est jamais trop aidé dans la vie. C’est sans doute pour cela que les gadgets à destination des chanteurs sont rares. Ca fait un moment que je suis conscient que pour ma part, je ne l’ai pas. Mais je me fais plaisir et me contente, comme dirait mon fils, de chanter des chansons qui ne sont pas chantées. Néanmoins je pense que mon non-chant peut encore être amélioré. Jetons un œil (une oreille ?) sur l’accordeur vocal Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Un coach électronique pour “the Voice” dans ma salle de bain

Le mot accordeur n’est évidemment pas à prendre au pied de la lettre. Il n’y a pas de mécanique subtile à tourner pour accorder les cordes vocales. D’ailleurs Korg parle d’un “Trainer”, pas d’un Tuner. La seule ambition de cet appareil est de donner un rétrocontrôle visuel et auditif de la justesse de la note chantée. Après tout, tous nos muscles peuvent s’éduquer. L’idée est par exemple d’atteindre la note juste au lieu de glisser jusqu’à elle. En quelques sorte en ajustant la note émise et la note perçue.

Prise en main du Vocal Pitch Trainer

Alimenté par deux piles AAA, l’appareil est léger. Malgré cette légèreté, les plastiques sont agréables à la main et donnent une sensation de qualité, même si j’ai peur de le faire chuter. L’appareil tient bien dans la main gauche, sans fatiguer. Les commandes tombent sous le pouce. Dans la main droite, les boutons restent accessibles mais le pouce passe devant l’écran ce qui est moins pratique. 

La notation du solfège convient bien à la voix humaine qui n’a pas d’autre système de tablature , c’est donc logique que l’écran présente deux portées superposées verticalement. Pour ceux qui ne maitrisent pas le solfège c’est aussi un bon moyen d’apprendre à lire les portées. Un rappel de la note en notation anglo-saxonne se trouve en bas de l’écran.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Trois leds se trouvent disposées à côté de l’écran :  ♯ en rouge, la note juste en bleu et ♭ en rouge. Elles indiquent si on est trop haut ou trop bas par rapport à la note de référence. L’appareil dispose de trois modes de difficulté qui le rendront plus ou moins tolérant aux écarts. Korg recommande de commencer en easy et d’augmenter la difficulté progressivement (pour éviter les frustrations, sans doute).

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Korg Vocal Pitch Trainer VPT-1.

Le mode d’apprentissage avec le Vocal Pitch Trainer est sans doute de travailler au casque. L’appareil va émettre la note juste la plus proche de la note chantée à une fréquence basse, ce qui va vous entraîner à le “rejoindre”.

Pour alimenter un peu ma soif d’amélioration, je me suis offert le livre “Voice” chez Hal Léonard. Il contient quelques chansons qui me tentent, même si vous les entendrez sans doute jamais chantées par moi. Il contient aussi des conseils sur comment trouver sa voix, l’échauffer et je l’espère pour la faire progresser.

Hal Leonard "Voice"

Hal Leonard “Voice”

Godzill’art, nouvel avatar d’il monstro (rack 19 pouces)

Depuis un (looong) moment je bosse sur l’idée de m’enregistrer, si possible loin de mon ordinateur qui a tendance à occuper l’espace mental situé entre moi et ma guitare. La qualité d’enregistrement de mes petits enregistreurs portables est insuffisante pour un résultat sérieux. Les préamplis sont trop vite poussés dans leur retranchements et s’essoufflent bruyamment. D’où l’idée d’un rack 19 pouces pour m’enregistrer.

Comme je n’ai pas besoin de beaucoup de pistes, je me suis procuré un enregistreur stéréo en rack. Malheureusement, mon premier enregistreur Tascam a “mangé” deux câbles XLR qu’il n’a jamais voulu rendre. Apparemment ce serait lié à une histoire de normes Neutrik pas tout à fait respectées. Incident rare, mais fâcheux. Mais le montage fut tout de même une belle aventure avec une fin tragique.

J’en ai donc racheté un autre, le Denon 500 R qui est arrivé avec un défaut esthétique qui s’est avéré être un défaut technique également.

J’ai mis un moment à me décider à faire réparer ce second enregistreur. J’étais un peu découragé. Après mon déménagement j’ai repris espoir. Je me voyais déjà devoir racheter une autre machine, mais la très bonne nouvelle c’est que la réparation de l’enregistreur a été couverte par le service après-vente de Bax. Merci à eux. 

Il monstro, la version I de mon rack 19 pouces

C’est ma Lovely Roadie qui trouvait mon rack “monstrueux”, le nom est resté. J’avais pour tenir compagnie à mon enregistreur un préampli hybride Art MPA II digital et le compresseur ART SCL2.

La dernière brique que je voulais ajouter c’est un eq paramétrique. Malheureusement on ne trouve pas grand chose (d’abordable) en rack 19 pouces. Finalement mon choix s’est porté sur un oiseau exotique, le Behringer Ultracurve Pro, un peu détourné de sa fonction initiale. C’est un outil de correction sonore et de mastering à la base, mais il regroupe des outils fort intéressants, à un prix sans concurrence. Un analyseur de spectre en temps réel, un eq graphique à 31 bandes, un eq paramétrique à 10 bandes, un eq dynamique à 3 bandes par canal, une fonction de gestion de la dynamique (compression et limiteur), un anti-larsen et un eq automatique avec générateur de bruit rose. Les deux derniers ne me serviront sans doute guère pour mon projet d’enregistrement. C’est un peu comme avoir une suite de plugins sous la main. Bonheur.

Avec ce dernier ajout, il monstro a vécu pour devenir “Godzill’art”

Je vous présente Godzill’art (Gro-dzil-lard ?)

Godzill'art, mon rack d'enregistrement 19 pouces

Godzill’art, mon rack d’enregistrement 19 pouces

Le signal entrant passe par le préampli, le compresseur est placé en insert avant de passer par le convertisseur digital du Art Pro MPA II. J’ai laissé un emplacement libre pour permettre à la chaleur des lampes du préampli de s’évacuer.

Art Pro MPA II Digital (19 pouces)

Art Pro MPA II Digital (19 pouces)

Art SCL2 (19 pouces)

Art SCL2 (19 pouces)

Pour éviter d’enchaîner les conversions successives ADDA, la suite du trajet est entièrement digitale (AES3 ou AES/EBU). En théorie, cela permet d’éviter la dégradation du son et l’ajout de souffle. Je pouvais doubler le trajet en analogique pour dire, mais c’était sans grand intérêt.

Le signal passe ensuite dans le processeur de signal (eq paramétrique et analyse de fréquences en temps réel et quelques autres outils bien pratiques).

Behringer Ultracurve Pro (19 pouces)

Behringer Ultracurve Pro (19 pouces)

Ensuite vers l’enregistreur, toujours en digital. Les sorties du processeur servent de monitoring via une table de mixage, l’enregistreur ayant une certaine latence dans les fréquences d’échantillonnage élevées.

Denon 500 R (19 pouces)

Denon 500 R (19 pouces)

Après le montage, en parlant “bêtement” dans le bazar pour vérifier si “tout clignote bien comme il faut”.

Un rack 19 pouces comme ça, c’est beau comme un sapin de Noël. J’ai fait quelques essais à sec, le ratio signal/bruit me semble bon et le son promet. Maintenant il n’y a plus qu’à mettre ma guitare devant un micro pour faire ces enregistrements.

A suivre.

Premier concert de Jacques Stotzem après déconfinement

Dans le viseur de mon appareil photo, zoom déployé au maximum, j’aperçois Jacques Stotzem, guitare en main, qui piaffe à la sortie de la sacristie qui lui sert de loge. Il a l’air impatient et arbore un petit sourire gourmand. C’est son tout premier concert depuis des mois. Depuis l’âge de 18 ans, il ne s’est jamais arrêté de tourner pendant aussi longtemps. Ça redémarre logiquement de l’endroit où tout a commencé, Verviers, sa ville natale, son public d’amis et de fidèles de longue date. Quand il monte sur scène, une longue salve d’applaudissements salue son retour sur scène. Welcome back !

Dans le viseur de mon appareil photo, zoom déployé au maximum, j’aperçois Jacques Stotzem, guitare en main qui piaffe à la sortie de la sacristie. Il a l'air impatient et un petit sourire gourmand.

Dans les starting-blocks pour le premier concert depuis le confinement.

J’y pense et puis j’oublie

Ce premier concert après déconfinement est organisé par le Comité culturel de Saint-Remacle Verviers qui s’occupe de valoriser la remarquable église Saint-Remacle. Pour que le concert puisse avoir lieu, les mesures anti-Covid sont évidemment de mise. Désinfection des mains à l’entrée, masque recommandé et l’inévitable distanciation physique marquée par l’écartement des chaises. Le nombre de place est réduit, la réservation et le paiement se font à l’avance. Malgré ces petites contraintes, le concert est sold-out et la salle est pleine. 

Un public présent en nombre grâce au respect des mesures de confinement

Limitation des déplacements pendant le concert, pas de bar, pas de regroupements de personne, pas de toilettes. Les mesures sont brièvement rappelées. Une fois tout le monde installé, on les oublie pour retrouver le plaisir de la musique. 

Bref rappel des "règles du jeu" et présentation de l'organisation de la soirée.

Bref rappel des “règles du jeu” et présentation de l’organisation de la soirée.

Je suis plutôt du genre à respecter les règles. Du coup je suis super-embêté – c’est comme embêté, mais avec une cape – de ne pas retrouver le masque que j’avais glissé dans ma poche. Il a dû tomber de ma poche entre la voiture et la place Saint-Remacle. Mais je suis garé loin (je vous épargne le couplet sur le stationnement à Verviers). Du coup j’enfonce ma tête dans mon sweat et je gagne ma place en rasant les murs, un peu penaud.

Sur mon siège, un petit flyers rappelle que faute d’une petite vente sur place, les CD sont en vente online et les albums sont disponibles sur iTunes. Je repenserai brièvement au Covid en me rendant compte qu’avant je faisais tout pour éviter de tousser pendant un morceau. Maintenant j’évite même de tousser pendant les applaudissements de peur qu’on me regarde de travers.

Un premier concert (décon)finement joué 

Si Jacques a arrêté de tourner, il n’a pas cessé de jouer de la guitare. Il a même mis ce temps à profit pour composer des nouveaux morceaux qui trouveront sans doute un jour leur place sur un CD.

S’il a interrompu ses voyages, il nous a fait voyager avec quelques live Facebook à thème dont il nous rappellera des extraits pendant le concert. Il avouera même qu’il avait encore des thèmes en réserve, comme les musiques de film. Mais je n’irai pas jusqu’à prétendre regretter d’avoir manqué ça à cause du déconfinement. Il  en a encore sous la pédale. Peut-être une autre fois, et on l’espère, pour d’autres raisons.

Jacques reconnaîtra que le contact avec le public et les applaudissement lui ont manqué. D’ailleurs, j’ai eu l’impression que chaque morceau était applaudi un peu plus. Comme un petit bonus, un peu de rab pour combler le manque de part et d’autre. Nous aussi, ça nous a manqué de vibrer tous ensemble pour la musique live. 

Si parfois en jouant Jacques a l’air concentré, voire parfois presque sévère, plus d’une fois je l’ai vu sourire pendant le concert. Peut-être plus souvent que d’habitude. Dans le viseur de mon appareil photo, je vois passer ces petits sourires fugaces sur son visage. “Il a bon” comme on dit à Liège (et nous aussi).

Dans le viseur de mon appareil photo, je vois passer les petits sourires fugaces sur son visage. "Il a bon" comme on dit à Liège (et nous aussi).

Le plaisir de retrouver la scène pour un premier concert se lit sur son visage.

Jouant à domicile, Jacques se fait plaisir. Il joue les classiques de ses concerts, mais aussi des morceaux qu’on n’entendra sans doute pas lors d’autres concerts, pour le plus grand plaisir de ses fans. Notamment les morceaux qu’il joue dans sa cuisine juste pour se faire plaisir. J’aurais aimé entendre un morceau qu’il avait joué pendant un live : “Do You Know What It Means To Miss New Orleans” – Louis Armstrong. J’aime bien l’arrangement qu’il en a fait. Une autre fois peut-être.

Premier concert comme spectateur aussi

Je n’ai pas souhaité filmer ce premier concert parce que je voulais vraiment en profiter comme spectateur. Je voulais chérir ce moment rare et précieux comme un souvenir. Ensuite, il me semble que diffuser une captation complète du concert est antinomique avec l’idée d’inviter les gens à sortir de chez eux pour retrouver l’émotion authentique (et les revenus pour les artistes) des vrais concerts.

Néanmoins, pour illustrer ce billet, il me fallait quelques photos. Là aussi, le confinement a laissé des traces sur mes réflexes de photographe. Mise au point, compensation de l’exposition, triangle ISO – ouverture – vitesse et surtout navigation dans les menus m’ont paru bien moins familiers tout à coup.

Plus d’une fois, je me dis que cette photo est déjà vue et revue. Même si Jacques va de la position debout au tabouret, ces poses ont été prises cent fois. La photo de Jungle avec la main par dessus le manche, ou celle où il est penché sur sa guitare pour un passage rock, ou celle où il a presque l’air en colère contre sa main gauche.

Que pourrais-je photographier qui serait différent cette fois ? Assez rapidement, je me focalise sur les petits sourires fugaces qui passent sur le visage de Jacques. Son bonheur est là, avec sa musique sur une scène. Notre bonheur de l’écouter est là aussi. C’est ça qu’il faut retenir de cette soirée.

Le plaisir de retrouver la scène pour un premier concert se lit sur son visage.

Le plaisir de retrouver la scène pour un premier concert se lit sur son visage.

Distanciation physique et distanciation sociale

Finalement la distanciation physique et les mesures sanitaires ne me pèsent pas tant. On y pense puis on oublie. Par contre, l’entracte, le bar et l’après-concert me manquent un peu. Ces moments où on peut saluer des vieilles connaissances et débriefer le concert. C’est là finalement que se trouve la vraie distanciation “sociale”.

On a reconnu très rapidement l’importance sociale des cafés et des restaurants en raison d’impératifs économiques sous-jacents. Mais par ma légère frustration, je prends conscience du formidable liant social qu’est la culture. Un lien social (mais aussi des impératifs économiques) qu’il ne faut certainement pas négliger dans le futur un peu flou qui se dessine entre avis d’experts et décisions politiques.

Et après

Le plus grand voyage commence par un seul pas. Si l’avenir est flou, une chose est certaine : pour l’éternel optimiste qu’est Jacques Stotzem, après ce premier concert, la suite se passera de toute façon avec une guitare dans la main. 

Un avenir flou, mais guitare en main.

Un avenir flou, mais guitare en main.

Note : en retournant à la voiture, j’ai bien retrouvé mon masque. Sur un trottoir sous la pluie, échoué là comme un vieux string de soûlarde.