Recording rack : la suite des aventures – Denon DN-500R

Alors voilà, j’ai connu un petit souci assez inattendu avec l’enregistreur Tascam que je prévoyais de mettre dans mon recording rack aka « le monstre ». Lors du premier essai j’ai utilisé deux câbles de patch Planet-Waves dans les entrées en face avant. Et je n’ai jamais réussi à les ressortir des prises combo femelles à l’avant de l’appareil. Impossible de démonter les connecteurs moulés. Pas d’autre choix que de renvoyer l’enregistreur avec les câbles en service après-vente.

Tascam SD-20M : XLR coincés

Tascam SD-20M : XLR coincés

Recording rack, détour par le SAV

Je n’étais pas loin de perdre mon sang-froid et ma bonne humeur légendaire. Mais quand on pense depuis aussi longtemps à un projet, il faut savoir relativiser le temps perdu.

Je dois dire que l’expérience de SAV a été absolument parfaite, tant dans les contacts avec Tascam qui était déterminé à réparer/remplacer l’appareil et Bax-shop qui l’a repris en SAV sans discuter. Mais entre temps, un peu échaudé, malgré les qualités évidentes du Tascam, j’ai révisé mon choix et j’ai opté pour un autre enregistreur. Mieux, mais plus cher … mais mieux. Soit dit en passant, c’est des « fous » chez Bax, j’ai commandé hier, le colis arrive aujourd’hui. Efficace et impressionnant.

Note : Je n’avais jamais eu de souci avec mes câbles Planet-Waves, mais Tascam recommande d’utiliser de préférence des connecteurs Neutrik dans ses appareils pour éviter ce genre de problèmes. Je leur ai suggéré de le mentionner dans leur manuel ou sur un sticker collé sur l’appareil.

Denon DN-500R

Je vous présente le Denon DN-500R.  Denon jouit d’une bonne réputation et si les tests sont inexistants sur le web, les spécifications techniques ont l’air au top. 

Je perds la possibilité d’enregistrer 4 pistes, mais sur le Tascam, les entrées étaient en RCA, un format peu pratique pour moi. que j’allais sous-utiliser de toute manière. Par contre il est toujours possible de dupliquer une piste de sécurité à volume réduit pour éviter les crêtes.

Recording rack Denon DN 500 R

Recording rack Denon DN 500 R (image Denon)

Les critères qui ont dirigé mon choix :

  • les entrées situées à l’arrière de l’appareil qui élimine le problème du patching par l’avant
  • la possibilité de transférer les fichiers via une clé USB ou d’enregistrer sur la clé et une carte en parallèle
  • la possibilité de connecter un clavier USB pour nommer les fichiers
  • entrées et sorties digitales
Recording rack Denon DN 500 R (image : Denon)

Recording rack Denon DN 500 R (image : Denon)

Je vais utiliser les connecteurs XLR en façade de mon recording rack pour une sortie. Avec les entrées digitales, je vais également pouvoir tester un autre chemin pour mon signal. Le préampli Art MPA II digital permet d’utiliser un insert avant la sortie digitale. Je pourrais placer le compresseur en insert du préampli, puis aller directement via un coaxial dans l’enregistreur en utilisant une seule conversion AD-DA.

Je me réjouis de pouvoir jouer un peu moins du tournevis et un peu plus de ma guitare.

Le rack d’enregistrement, la suite et le montage en vidéo

Voilà, j’ai assemblé mon rack d’enregistrement et procédé à quelques tests. J’ai filmé le montage et posté la vidéo sur ma page Facebook, mais pas encore ici. Désolé pour ceux qui ont déjà vu. Je n’ai pas mis de son ou de musique sur la vidéo, les images parlent d’elles-mêmes.

J’ai été surpris par la facilité avec laquelle tout s’ajuste l’un dans l’autre. Les petites vis pour les connecteurs XLR m’auront bien causé un peu de soucis avec mes gros doigts, mais rien de grave. J’ai investi dans la plus mignonne des clés … pour des boulons de 5,5 mm.

Clé M3 (5,5 mm)

Clé M3 (5,5 mm)

Bardaff, c’est l’embardée …

Entretemps un des appareils est retourné en SAV pour un problème de connecteur. Indice, ce n’est pas un appareil ART. Je vous en dirai plus quand ce sera réglé, par souci de discrétion pour les marques et vendeurs impliqués, mais jusque-là tout le monde est plaisamment correct. On verra comment ça se passe. J’ai confiance. Je vous raconterai …

La suite ?

Récupérer l’appareil parti en SAV et ensuite peut-être le remplacer par un modèle plus évolué. Je pense encore investir dans l’un ou l’autre accessoire pour les finitions du rack. Mais je me demande si je vais laisser l’arrière ouvert ou le fermer avec une trappe d’accès.

Le concept m’a l’air très prometteur en tout cas et je me réjouis de me poser avec ma gratte, loin des distractions. Ensuite ce seront de longues séances de test pour tirer le meilleur de tout ça.

I AM EXCITED …

Un studio mobile pour s’éloigner du bruit … et des distractions ?

Malgré tous mes achats de matériel et de logiciels d’enregistrements, mon projet d’album n’en finit plus de stagner. Un de mes soucis est d’être en permanence coincé derrière mon PC, à côté de la buanderie et de la chaudière, à hauteur de la route et des ses vibrations. L’autre souci est la procrastination induite par le PC et Internet. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de « session d’enregistrement ». Pour commencer, je dois m’isoler un peu, me poser. Comme quand j’étudiais à l’unif. Peut-être prendre le large avec une sorte de home studio mobile est la bonne idée. 

Pourquoi pas d’ordinateur portable ?

Une solution possible aurait été d’investir dans un (Mac ?) portable. J’aurais dû racheter une carte son, ou retirer celle qui est connectée à demeure à mon PC. Ensuite il aurait fallu réinstaller tous les logiciels et plugins.  L’avantage aurait été de pouvoir éditer et mixer directement. Mais une fois connectée à Internet, le problème de la procrastination se serait à nouveau posé. 

Je ressens depuis longtemps l’envie de tourner des boutons physiques. J’ai du mal à manipuler clavier et souris avec une guitare dans les mains. La solution sera un rack dédié que je pourrai installer facilement là où je m’enregistre. Et si ça ne marche pas à la maison, j’élargirai mon horizon.

Le support d’enregistrement du studio mobile

Le temps du DAT est révolu, tout comme celui du minidisk. De nos jours, tout est numérique. En 2016, Tascam dévoilait une série d’enregistreurs sur carte SD. Il y a des machines complexes et d’une puissance inouïe, mais hors budget pour moi. Paradoxalement ces enregistreurs sont dédiés aux installations fixes et je veux en faire le coeur de mon studio mobile.

Je vais me « contenter » du Tascam SD-20M qui présente l’avantage de disposer d’entrées ligne et microphone directes. Il peut enregistrer 4 pistes (ou 2×2 pistes avec un niveau d’enregistrement de sécurité à volume réduit). Il fonctionne même sur piles si nécessaire. Mon grand regret est que le connecteur arrière soit en RCA (que je hais) et pas en XLR.  Mais je n’aurai que deux pistes à prendre.

Pour mon studio mobile : Tascam SD-20M (image Tascam)

Pour mon studio mobile : Tascam SD-20M (image Tascam)

La question des microphones

Un jour j’investirai dans une paire de Neumann KM 184. Mais pour l’instant, j’ai réglé la question des micros une fois pour toute. Ce seront mes Oktava Mk12, en configuration X/Y, ORTF ou en configuration M/S. Je ferai des tests pour choisir la meilleure option.

Oktava in MS setup

La chaîne du son

Pour tirer plus de jus des microphones et aussi parce que je méfie un peu de la qualité des préamplis du TASCAM, les microphones passeront par un préampli ART MPA II digital qui est déjà en ma possession. Cela devrait également donner un peu de chaleur et de mordant au son.

ART MPA II digital

ART MPA II digital (image : Art)

Ensuite le signal passera par un compresseur ART SCL2. Ce compresseur très discret visuellement et annoncé comme très transparent servira sans doute essentiellement comme gate et pour écrêter les pics le plus subtilement possible. Il pourrait également servir pour le live. Je sais que pour la compression, i l y a deux écoles. La majorité des gens ne compressent pas à l’enregistrement, mais je compte m’en servir pour la voix à l’occasion et aussi pour « jouer » avec la compression. Les gens s’obstinent à ne faire des tutos que pour la batterie, ou pour des guitares dans le mix, je dois faire mes propres essais et erreurs. Il dispose d’un bypass physique qui permet de le sortir de la chaîne sonore, même éteint.

ART SCL2 compresseur

ART SCL2 compresseur (image : ART)

Dans la boite

Pour commencer, je vais monter le tout dans un (gros)  rack case de 6u de hauteur, ce qui me laissera de l’aération et de la marge pour ramener les connections essentielles vers l’avant dans une plaque dédiée aux entrées et aux sorties.. 

Thomann Rack 6u

Mon studio mobile dans un Thomann Rack 6u (image : Thomann)

Évidemment, du micro au compresseur, chaque élément de cette chaîne pourrait nécessiter un plus gros investissement. Tout est critiquable. Mais au moins tous les éléments sont dans la même gamme, ce qui a le mérite d’être cohérent. 

Il reste à assembler et relier le tout pour fabriquer ce que j’appelle déjà « le monstre ».

Jaime Jones (cicinimo)

Jaime Jones (cicinimo)

Ensuite la carte SD ira dans l’ordinateur pour transférer les fichiers pour le travail d’édition et de mixage. J’aimerais dire que ceci est ma dernière tentative, et que si ça rate, je revends tout et j’arrête. Mais je sais que je continuerai à essayer. Et ça, comme l’idée du studio mobile, n’est pas un poisson d’avril.

UPDATE : voilà à quoi il devrait ressembler, en gros … 

Studio mobile en rack ...

Studio mobile en rack …

Un câble smartphone avec télécommande pour mes in-ears Shure SE215 ?

Finalement, je ne me sers pas exclusivement de mes in-ears Shure SE215 pour la scène. Pour m’habituer au son et au confort, je les ai d’abord emmené aussi dans les transports ou au bureau. Et j’ai fini par les adopter occasionnellement en raison de leur encombrement réduit. Si mes écouteurs Plantronics Backbeat Pro sont plus confortables de manière générale, je les préfère aussi pour une autre raison. J’aime laisser mon téléphone dans ma poche pour téléphoner et pouvoir commander lecture, arrêt et volume depuis mon casque. Et si je pouvais équiper mes in-ear Shure d’une télécommande sur le câble ?

Shure RMCE (Remote + Mic accessory cable)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

L’accessoire n’est pas donné, mais j’ai toujours un « ancien » iPhone 6s et l’ancien modèle avec un minijack est en promotion actuellement. Le nouveau modèle Shure RMCE-LTG avec un port lightning coûte environ le double et le Shure RMCE-BT1 en Bluetooth est au même prix (sans les écouteurs). On trouve évidemment des « knock-offs », le nom poli pour des copies de sous-marques à des tarifs plus avantageux. Difficile de les recommander tant la qualité peut varier sur ce genre de produits.

Si vous ne possédez pas encore d’écouteurs Shure, dans tous les cas, la meilleure option d’un point de vue financier sera sans doute d’acheter un kit complet avec les oreillettes.

Prise en main 

Le changement de câble s’opère sans anesthésie et sans souci. Chaque oreillette s’attache au câble grâce un petit connecteur doré qui se désolidarise par une petite traction. Le nouveau connecteur se met en place avec un click audible.

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Le câble fait bonne impression, il n’est pas trop rigide sans donner l’impression d’être fragile. Il est noir et me semble un peu plus court que le câble transparent que j’avais d’origine sur mes écouteurs. La longueur de 127 cm est suffisante pour glisser le téléphone dans la poche avant de pantalon, mais si j’étais un peu plus grand et si je voulais glisser le téléphone dans une poche latérale de pantalon cargo, ce serait sans doute un peu juste.

Comme pour le câble d’origine, les premiers centimètres des câbles au niveau des oreillettes sont rigides.  Ils peuvent être formés pour épouser le contour de l’oreille. J’ai commencé par placer les oreillettes comme d’habitude, avec le câble qui descend derrière mon dos. Je me suis rendu compte très vite qu’avoir une télécommande posée dans le dos, entre ma nuque et mes omoplates n’allait pas être pratique au quotidien 🙂 Que ce petit moment de solitude reste entre nous ! Après ce constat de ma popre étourderie, j’ai fait le tour de mes pavillons d’oreille pour faire revenir le câble devant, voi-là, c’est mieux.

Les contrôles sur la télécommande

Les contrôles ne se limitent à la lecture, ou l’arrêt. Un double click permet de passer au morceau suivant, un triple click (pas toujours facile à réussir) permet d’aller au morceau précédant. Un appui long permet de démarrer l’assistant vocal Siri. Le son n’a pas l’air affecté par le câble. J’ai passé quelques appels. Mes interlocuteurs m’entendaient haut et clair. La sensation d’oreille bouchée est un peu déroutante pour parler. Mais je ne suis pas un obsédé du téléphone en déplacement, je préfère généralement « clavarder ». 

Pour conclure

Pouvoir transformer mes in-ears en une solution nomade complète, ça vaut bien 8 piments.

Sinon, si vous préférez un casque circumaural en Bluetooth avec réduction de bruit, il y a toujours l’excellent Plantronics Backbeat Pro, qui en est à sa seconde édition, avec un look plus classe. Ce casque survole les tests et en plus maintenant il est beau !