Le Looper Digitech Jamman Express XT – premières impressions

Je me suis racheté un looper. Dans mes AMI (achats musicaux inutiles), j’avais acheté un looper Digitech Jamman Solo XT. Une très belle pièce de technologie, peut-être trop complexe pour ce que je voulais faire. J’ai revendu l’ancien il y a un moment déjà à la talentueuse (Valentine) Bini qui en aura fait meilleur usage que moi. Mes besoins sont simples : caler une boucle pour répéter des petites impros pour me les mettre dans les doigts, placer une boucle dans un morceau pour pouvoir y introduire un petit solo.

Petit craquage : le Looper Jamman Express XT

J’ai donc re-craqué, cette fois pour un Digitech Jamman Express. J’ai hésité avec le Ditto de chez TC Electronic, mais la possibilité d’effacer la boucle sans la démarrer (une fonction nommée “silent clear”) lui donnait un léger avantage.  Si je ne m’en sors pas , au pire je le revendrai à Bini, haha !

Looper Jamman Express

Looper Jamman Express

Boucler la boucle

Le mode de fonctionnement est d’une simplicité enfantine :

  • Un click du pied pour démarrer l’enregistrement (LOOP) – 10 minutes d’enregistrement max, ce qui est largement suffisant
  • Un click pour l’arrêter, et la boucle se met à jouer immédiatement (PLAY)
  • Un nouveau click permet de réenregistrer une nouvelle boucle qui s’ajoute à la première (OVERDUB)
  • Un nouveau click pour terminer la nouvelle boucle (STOP OVERDUB)
  • un appui long efface l’overdub (CLEAR OVERDUB)
  • enchaîner si nécessaire les overdubs en répétant les deux étapes précédentes 
  • terminer avec un double click, le looper s’arrête (STOP)
  • un appui long efface la boucle (CLEAR LOOP)

Évidemment le timing est essentiel. Le double click n’est pas toujours évident à placer (heureusement la pédale à l’air compréhensive à cet égard).

Trois Leds permettent de suivre les étapes les plus simples, parfois avec des combinaisons de couleur et de clignotements pour les fonctions plus avancées.  Le bouton de volume est au volume égal au son entrant à 12 heures, pour pousser un solo, il suffit de baisser d’un chouïa.

Looper Jamman Express (source : manuel Digitech)

Looper Jamman Express (source : manuel Digitech)

Les fonctions avancées

Il y en a peu vu qu’il sagit du looper le plus simple de la gamme. Le prix de la simplicité est qu’il n’est pas possible de garder les boucles qu’il faut les recommencer à chaque fois. Il y a une grosse prise de risque en live. L’exercice doit être bien rôdé. Ceci dit, les artistes sont des humains, pas des machines et il faut parfois pouvoir se donner le droit à l’erreur. Du moment que derrière on assume sans cafouiller pour retrouver ses marques et repartir. C’est évidemment plus facile en solo qu’en groupe. Pour un groupe justement, il est possible de synchroniser plusieurs loopers à l’aide d’un câble jack de 3,5 mm. Pour un soliste, il est possible de chaîner plusieurs loopers Digitech en les synchronisant.

Première impression

J’ai posté ma première demi-heure avec la pédale et mes premiers balbutiements (sans grand intérêt, je le reconnais) sur ma page Facebook. Je pense que c’est le bon produit pour moi. L’étape suivante sera de l’intégrer à mon pedalboard.

Je lui donne un petit 7/10 sur mon échelle de piments. Je ne suis pas encore convaincu à 100% de pouvoir m’en servir en live, notamment à cause du double click. mais ce sera un bon outil de travail.

La première de “Contes & Guitare : Brèves de comptoir”

Exceptionnellement, ce billet sur Contes & Guitare  sera épargné par les jeux de mots douteux et éculés portant sur l’homophonie entre “contes” et “comptes”. Voici donc mon Conte rendu de la soirée. Ah zut, encore raté …

Le retour du spectacle Contes & Guitare me réjouit, D’une part je retrouve mon camarade de bancs d’école Christophe Dadseux (aka “Rumelin le Conteur“) et d’autre part nous reprenons notre formule en roue libre alternant contes et guitare “à la carte”.

Les concerts-spectacles nécessitent en général un répertoire un peu plus étendu, mais aussi plus de matériel. Pour cette première date, j’étrenne la nouvelle configuration de mon pedalboard, et les cordes Martin Authentic. Au final, une seule de ces deux premières sera une réussite, mais laquelle ?

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare à la Toccata

Ce soir ma Lovely Roadie ne sera que chauffeur. On prend la direction de la Toccata. Elle trouve une place de parking miraculeuse et me dépose avec le matériel. Je me fais un petit camp de base devant l’entrée en attendant l’arrivée de Rumelin. Ce n’est pas que je ne veuille pas monter tout à l’étage, mais impossible de laisser une partie du matos “sur la rue” (liegeoiserie) pendant que je monte. Le vol serait inévitable.

Soundcheck

Pendant le montage, je m’aperçois que – catastrophe – j’ai oublié un second câble. Ma mini-pédale pour changer d’instrument d’un appui du pied ne servira pas. Je testerai la nouvelle configuration du pédalier une autre fois. Je n’ai d’autre choix que de revenir à mon ancienne habitude de débrancher-rebrancher l’instrument à chaque changement. Dans le contexte d’un Contes & Guitare ce n’est pas trop grave, le temps de présenter les morceaux, je peux faire le changement. Bonne nouvelle j’ai un câble circuit-breaker qui me permet de ne pas faire de gros “ploc-boum” dans l’ampli quand je me dé- puis rebranche. Pour le reste, le soundcheck se passe sans histoire, juste le temps d’ajuster la reverb au lieu.

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare à la Toccata

Le son de la guitare est très agréable. Les nouvelles cordes Martin sont vraiment plaisantes, elles ont une richesse tonale qui donne envie de jouer subtilement avec les notes et la dynamique. En plus, si je suis content de ma sono Yamaha Stagepass pour sonoriser les petits lieux, j’avoue préférer le son de mon ampli Fishman Loudboxque je trouve plus “juste” envers la guitare. C’est un vrai plaisir !

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare, c’est reparti

Une petite quinzaine de personnes a répondu à l’appel du conte. Un nombre parfait pour la jauge de la Toccata et pour ce spectacle intimiste et interactif. Le principe ne change pas. Sur chaque table se trouve un menu avec des contes et des morceaux de musique. De la guitare, des chansons et de l’ukulélé. Le spectacle devrait se nomme Contes & Guitare et Ukulélé pour être exact, mais ce serait un peu long.

Les contes en mode “Brèves de comptoir” sont un peu plus courts, ce qui donne un bon rythme au spectacle. Au début le public est un peu timide dans ses demandes, mais il finira par s’enhardir. Au point que l’un ou l’autre spectateur en viendra à (ra)conter lui-même une anecdote ou une blague. Le spectacle se passe en lâcher prise total, et on retrouve une véritable ambiance de veillée, bougies, bières et musique comprise. On ne peut rêver mieux.

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare à la Toccata

Si vous avez raté la première, il y aura encore deux autres dates, le 9 novembre et le 14 décembre, voyez dans l’agenda.

Contes & Guitare à la Toccata

Contes & Guitare à la Toccata

Acoustic Guitar magazine devient bimensuel

Acoustic Guitar Magazine

Acoustic Guitar Magazine

Triste nouvelle dans ma boite mail ce matin. Le magazine américain “Acoustic Guitar” devient bimensuel à partir du début de l’année 2019.

C’est la crise pour la presse magazine

Les magazines de niche ne sont pas épargnés par la crise de la presse papier. Moins de lecteurs, des nouvelles habitudes de lecture et une désaffection des annonceurs finissent par provoquer un manque de moyens financiers. Le prix de l’impression et du papier augmente également. Évidemment, il n’est pas possible de pousser le prix des abonnements vers le haut indéfinimment.

Le rythme mensuel répond plus difficilement à une demande d’information instantanée. De nos jours, le contenu original et les scoops se font plus rares. Pas mal d’infos sont déjà déflorées sur le net bien avant la parution du numéro suivant, parfois sur le site même du magazine. Malgré tout, il reste les articles de fond, les présentations de l’histoire de l’instrument et de ses interprètes passés et actuels, mais là aussi, au bout d’un moment, on a l’impression d’avoir fait le tour.

Acoustic Guitar Magazine logo

Acoustic Guitar Magazine logo

J’avais d’abord résilié mon abonnement après avoir vu le volume du magazine maigrir dramatiquement. Puis je me suis réabonné. Les articles de fond et les interviews qui me permettent de me cultiver à propos de la musique, de l’instrument et de ses pratiquants professionnels me manquaient. De plus, lire en anglais fait du bien … à mon anglais. 

Les éditeurs souhaitent aller de l’avant en s’adaptant, en lachant du lest. Il ne s’agit pas d’augmenter les marges bénéficiaires, mais de réaligner les ressources disponibles au mieux. Ils font le choix difficile de la qualité vs la quantité.

Que faire ?

Si ce magazine disparaît, c’est une somme de connaissances à propos de la guitare acoustique américaine qui serait archivée dans la poussière. 

Comment les aider ? Abonnez-vous ! C’est l’occasion de travailler l’instrument et votre anglais (le magazine est très bien écrit). Ils participent également à l’édition d’excellents livres, comme le Guitar Owner’s manual. N’hésitez pas à jeter un oeil à leurs vidéos, leurs cours et leurs tutos, ils sont aussi très bien réalisés. Allez faire un tour sur leur site, et forgez vous une opinion.

Acoustic Guitar Magazine logo

Acoustic Guitar Magazine logo

Un petit tour du matos vidéo en backstage (et le bêtisier)

Depuis quelques années, il est presque impossible de se passer de la vidéo pour un musicien. D’autre part, à la modeste échelle où je me produis, il m’est presque impossible de confier la vidéo à quelqu’un. Quoique, quand je mets bout à bout l’investissement en matos, ça puisse se discuter. Mais d’autre part, la débrouille, la technique, jouer avec le matos et la vidéo m’amusent. C’est mon petit (?) plaisir coupable.

Envoie-moi tout le monde. J’ai dit tout le monde !

Jacques Stotzem m’ayant fait parvenir un échantillon de la nouvelle gamme de cordes Martin, j’en ai profité pour sortir “tout”. Sans pouvoir m’empêcher de penser à cette scène mythique du film Leon :

Au fil du temps, le studio commence vraiment à être bien équipé : nouvelle caméra, télécommmande fiilaire, grand trépied, fond coloré, éclairage de studio, petit micro vidéo sur perche avec un C-stand et écran de contrôle.

Heureusement, le made in China commandé sur Internet a rendu ce matériel à la fois abordable et accessible. Franchement, il y a dix ans, je n’aurais pas eu la moindre idée de l’endroit où j’aurais pu trouver ce type de matos.

Évidemment, je ne suis pas dupe, les vis sont fragiles, le métal fin et les pièces en plastique ne survivraient pas à un tournage vidéo un peu rude. Si c’était mon métier, j’investirais plus sérieusement, mais ça fait le taf.

  • Panasonic LUMIX DMC FZ-2500
  • pied vidéo Viltrox
  • télécommande Fotga
  • écran de contrôle 7″ Feelworld 4K 
  • Rode Videomicro 
  • perche Rode + cable d’extension
  • C-stand Neewer (hors cadre)
  • Kit d’éclairage avec ampoules fluocompactes Neewer
  • backdrop Kate backdrop
  • structure pour fond photo de chez Neewer

Évidemment, monter et mettre en place tout cet attirail devient un boulot à part entière puisque, comme pour la musique, je n’ai pas de local dédié à la vidéo. Dans ma prochaine vie ou ma prochaine maison peut-être ?

Alors, quels sont les progrès ?

Le micro perché est vraiment la bonne découverte de cette session. C’est pratique, du moment qu’on reste dans la même zone, le son est très naturel (à mes oreilles) et bien équilibré, à part pour la prise de son guitare. Se passer du micro-cravate est un plaisir. Le cadrage n’est plus tributaire de la portée et de l’orientation du micro. Et je ne me suis pas préoccupé de parler vers le micro qui pointait en direction de mon visage. Cette solution est évidemment fixe et lourde (à moins de faire tenir la perche à quelqu’un). Percher ce petit micro est une idée piquée sur la chaîne Nowtech.

Ma nouvelle caméra me permet enfin d’utiliser le petit moniteur de contrôle de 7 pouces qui dormait dans un coin. La Panasonic LUMIX FZ-300 coupait la sortie HDMI pendant l’enregistrement. L’aide au cadrage était donc limitée. Avec la nouvelle FZ-2500, je contrôle la mise au point, le cadrage mais aussi les niveaux du son. En utilisant le focus peaking, les zones nettes sont surlignées. J’ai fait confiance à l’autofocus. Et en plaçant l’écran à côté de la caméra, j’améliore aussi mon “regard caméra”. Par contre, la durée de vie de la batterie du moniteur est un peu courte.

La petite télécommande filaire permet de zoomer ou dézoomer et de démarrer l’enregistrement sans risque de déplacer le cadre. Très utile.

La tenture noire qui me servait de fond (comme ici) a fait place à un fond texturé. J’ai hésité entre un décor de planches (trop champêtre), un décor de briques (vu et revu) et ce décor de rouille en gros plan dont j’aime la gamme de couleur et l’abstraction. Le fond noir mangeait toute la lumière et l’image en devenait sale. Ici la lumière disponible permet à la caméra de ne pas forcer. 

Et le bêtisier

Désolé pour ceux qui l’ont déjà vu sur Facebook. Finalement, il reste encore une grosse marge de progression sur le sujet principal qui a parfois du mal à aligner trois mots …

Je mets des liens Amazon en dessous de ce billet. Parfois ce sont des liens pour des produits équivalents, les modèles et les marques changent très vite et plusieurs marques ont les mêmes fabricants.Pour Amazon, je mets les articles sur des listes, ce qui me permet de surveiller les baisses de prix.

Il est indispensable de comparer les prix sur Amazon (parfois même entre marques et vendeurs), sur eBay et Ali-express. Pensez à profiter des offres Black Friday ou autres qui permettent de faire de substantielles économies, parfois jusqu’à 75% par rapport au premier prix aperçu.