Polissoir, lime, crème, mon minimum pour les ongles

Mais tu joues aux onglets ?

Pourquoi entretenir ses ongles avec un bloc polissoir quand on joue avec des onglets en plastique ?

Tout simplement parce qu’il faut le faire. Pour commencer, à la main droite, c’est une question de confort. La pression de l’onglet en plastique ou en métal sur le bord des ongles peut être très désagréable et provoquer des blessures et des douleurs dans la zone d’insertion du bord de l’ongle sous la peau. Cette zone doit rester impeccable.

Ensuite, à la main gauche, c’est une question de toucher du manche. Un ongle trop long empêche de trouver le bon appui avec la pulpe du doigt. Un ongle plus court permet plus de propreté dans les hammer et les pulling-of (qu’on ne fait a priori pas à l’ongle).

Et pour finir, on dit que nos mains parlent de nous, autant qu’elles soient aussi soignées que notre vocabulaire. Quand on joue, les gens regardent nos mains, il faut proposer un spectacle agréable et soigné de ce côté-là aussi.

Bloc polissoir, lime droite, crème protectrice 

C’est mon minimum à moi. Évidemment, la pince à ongles permet de commencer le travail, mais j’ai tendance à préferer un ongle limé à un ongle coupé pour des questions de finition et de précision.

Je suis un grand fan du bloc polissoir de chez Body Shop (article non-sponsorisé). Le mien commençait à accuser son âge. Avec le temps, limer avec lui me semblait moins satisfaisant. Je le sentais moins impliqué qu’à nos débuts. 

Bloc polissoir (Body-shop)

Bloc polissoir (Body-shop)

J’ai donc profité de mon petit tour dans les magasins pour en racheter un, avec une grande lime droite que je compte utiliser pour le gros oeuvre. Le nouveau polissoir est rose bonbon, mais je pense que je survivrai.

Bloc polissoir, lime droite, crème au chanver (Body-shop)

Bloc polissoir, lime droite, crème au chanver (Body-shop)

Chacune des faces est dédiée à une utilisation spécifique : limer,  lisser, adoucir, faire briller. Le fait de lisser et d’adoucir est très important pour éviter d’accrocher les cordes avec des petites irrégularités de l’ongle. Attention, il ne faut pas abuser de la face qui fait briller sur la surface de l’ongle. Elle a tendance à affiner l’ongle ce qui a pour conséquence de le fragiliser. En pratique, un petit aller-retour suffit pour finir le travail proprement .

La crème de la crème

(Oui, ok, ce titre est pourri, je plaide coupable)

La crème au chanvre du même magasin est également un de mes produits fétiches à la mi-saison et en hiver. En plus, le format tout mini-mimi est parfait pour le sac ou le plumier. Mais si  elle est un peu trop grasse pour être appliquée avant de jouer, elle convient très bien pour le petit matin blême et froid. Appliquée avant de jouer, elle risque de graisser le manche et les cordes. Pour cet usage, je préfère des produits spécifiques, comme le PrePLAY. Mais la crème au chanvre assouplit et nourrit bien le contour de l’ongle, ce qui évite les soucis, tant à droite qu’à gauche. Le gros stick de dermophile indien est une alternative intéressante.

Voilà mon secret à moi, qui n’en est plus un maintenant. Et vous, vous faites quoi ?

Encore une nouvelle caméra vidéo ?

Voilà, les vacances finies, je prépare ma rentrée.  Les achats de rentrée ne sont pas très excitants. Des fournitures scolaires, un nouveau séchoir pour remplacer l’ancien qui fait autant de bruit qu’un hélicoptère en vol stationnaire, sans sècher. Une nouvelle imprimante, laser cette fois pour sortir du cycle infernal des cartouches jet d’encre de petite capacité. Ah oui, et aussi une nouvelle caméra, ça c’est excitant  … la Panasonic Lumix DMC-FZ2000, en complément de ma Panasonic Lumix DMC-FZ300. Ou plutôt l’inverse, la nouvelle devient ma caméra principale, l’ancienne devient ma caméra B.

Le bilan de la Panasonic Lumix DMC-FZ300

Caméra : Panasonic Lumix-DMC-FZ300

Caméra : Panasonic Lumix-DMC-FZ300

(le test complet par les Numériques)

Il y a un an,  j’ai acheté la Panasonic Lumix DMC-FZ300 dans une relative étroiture économique. Tu n’es pas vraiment fauché quand tu peux claquer 380 euros sur une caméra. J’avais d’ailleurs promis à ma femme de ne pas acheter de nouvelle caméra avant deux ans. Je m’en suis servi pour filmer quelques vidéos, des concerts et le trailer de l’album “The Way to go” de Jacques Stotzem. Si cette caméra me satisfait au niveau de la qualité d’image, et des fonctionnalités,  elle présente une série de limitations un peu énervantes à l’usage. 

Pourquoi une autre caméra ?

Pour commencer, la durée des vidéos est limitée à 30 minutes (en Europe). En résumé, il ne s’agit pas d’une contrainte technique, mais le résultat d’une taxe européenne sur les caméscopes. Une taxe d’environ 5% frappe tout appareil fixe ou mobile capable d’enregistrer plus de 30 minutes. La plupart des bridges et reflex dotés d’un mode vidéo se situent dans un espace d’entrée de gamme, en compétition avec les smartphones, une telle différence de prix serait fatale. Les constructeurs ne s’acquittent de cette taxe que pour les modèles les plus richement dotés.

Selon l’espace économique où ils sont vendus, la nomenclature des noms et numéros de modèles est différente parfois. Par exemple, pour Panasonic, on rencontre ainsi des doubles noms comme le FZ300/FZ330 ou le FZ2000/FZ2500.

Donc, je n’ai pas acheté de nouvelle caméra, j’ai acheté un caméscope capable de filmer plus de de 30 minutes (mode mauvaise foi activé).

Le FZ-300 présente une série de limitations plus anecdotiques qui le rendent parfois moins pratique à l’usage :

  • le point de fixation sur trépied de l’appareil n’est pas centré sous l’objectif
  • la trappe de batterie située sous l’appareil n’est pas accessible lorsqu’il est sur un trépied
  • la sortie HDMI n’est pas active lors de l’enregistrement – ce détail m’avait échappé lors de l’achat, du coup mon écran de 7 pouces externes était parfaitement inutile

Elle possède déjà beaucoup d’avantages : 

Le FZ-300 présentre une série d’avantages : prix, poids réduit, zoom plus puissant, meilleure densité de pixels, une meilleure autonomie, protection contre l’humidité, qualité photo et vidéo, mode 4K, écran tactile, AF rapide, prise pour micro externe. 

La Panasonic DMC-FZ2000

Caméra : Panasonic DMC FZ-2000

Caméra : Panasonic DMC FZ-2000

le test complet par les Numériques“>)

Je ne souhaitais pas me lancer avec un reflex et un parc d’objectifs à acheter. Un bridge me semblait le bon choix. La Panasonic Lumix DMC FZ-2000 présente quelques avantages clairement orientés vers la vidéo :

  • construit comme un tank
  • un capteur de 20 MP
  • deux molettes pour un accès aux règlages manuels
  • un accès aux modes de prise de vue sans passer par les menus
  • l’accès au zoom et au focus sur la lentille
  • un point d’attache centré
  • un accès latéral aux cartes mémoires
  • une trappe de battérie accessible même sur trépied
  • un capteur de plus grande taille (qui permet d’avoir un peu de bokeh ou flou de profondeur de champ)
  • des ISO plus élevés (encore faut-il que l’image reste exploitable)
  • une sortie casque pour contrôler le son capté
  • une meilleure résolution de viseur
  • une résolution vidéo plus élevée
  • des filtres ND intégrés

Évidemment tout ceci fera sourire les vidéastes pros, mais je reste avant tout un passionné de musique et de matériel musical. Pour moi, les deux caméras seront complémentaires. La bonne nouvelle c’est que les batteries sont identiques, merci Pana. Je me sens obligé d’ajouter que la taille de l’appareil n’a pas été un critère de choix.

Reste à maitrîser la bête. A part quelques tests, je n’ai pas de projet vidéo dans l’immédiat, mais la dernière fois, j’ai reçu ma caméra une semaine avant un “tournage”. Et je me suis planté en beauté, faute de maitriser les paramètres avancés de mon boitier. Je n’ai pas envie que ça m’arrive encore. En musique, les occasions sont trop souvent uniques.

Je vous fais le bilan d’ici quelques semaines.

Rythmo tropical ! Vacances, été, toussa …

Le site prend ses quartiers d’été, le rythme estival. Je publierai encore au gré des inspirations, sans pression. on recharge les batteries, et on se retrouve à la rentrée pour de nouvelles aventures.

C'est l'été, la pause estivale !

C’est l’été, la pause estivale !

Le reste de l’été sera abstention, apathie, assoupissement, carence, chômage, congé, croupissement, désoccupation, désoeuvrement, engourdissement, fainéantise, farniente, immobilité, inactivité, indolence, inefficacité, abattement, abrutissement, accablement, adynamie, affaiblissement, alanguissement, alourdissement, anéantissement, apathie, appesantissement, asphyxie, assoupissement, atonie, consomption, découragement, dépérissement, dépression, écrasement, engourdissement, ennui, épuisement, étisie, faiblesse, hébétude, impuissance, inaction, inactivité, indolence, langueur, lenteur, léthargie, marasme, mollesse, morbidesse, nonchalance, paralysie, paresse, prostration, sommeil, somnolence, stagnation, stupeur ,inertie, inoccupation, lenteur, léthargie, loisir, marasme, mollesse, oisiveté, paralysie, paresse, passivité, ralentissement, renonciation, repos, sieste, sommeil, stagnation, suspension, torpeur, vacance, vacances,ankylose, congé, désoeuvrement, immobilité, inaction, inertie, inoccupation, langueur, lenteur, non-activité, oisiveté, prostration, repos, sommeil, stagnation, torpeur et toutes ces choses.

 

“Plan B”, “B” comme boulot, “plan” comme mauvais plan

Hier j’avais une date particulière : une demande pour une animation musicale des pauses lors d’un congrès formel pour le boulot. Mon boulot. A la demande expresse de mon grand Schtroumpf, j’ai activé mon duo occasionnel avec ma collègue Mieke. Nous avons un petit répertoire pop-folk-guitare-ukulélé qui commence à s’étoffer. Le lieu s’annonce sympa puisqu’il s’agit de l’atrium d’un beau bâtiment sur le site de Tour &Taxi à Bruxelles. Évidemment avec des bureaux occupés aux étages supérieurs il faudra garder le volume sous contrôle.

Rendez-vous au centre de congrès

Pour essayer de contenir le son et avoir accès à une prise de courant, j’ai choisi d’installer notre “scène” dans le coin en bas à droite de l’image. L’espace est parfait pour ne pas encombrer la sortie de secours, l’escalier et l’entrée de (la très intéressante) exposition permanente consacrée à la vision de la ville du futur.

Tour & Taxis - atrium

Ça démarre bien …

Quand on se rend à Bruxelles, on a deux options : partir tôt et arriver trop tôt ou partir tard et arriver en retard. Avec un montage et un soundcheck à faire avant le début du congrès, arriver tard n’est pas une option. Grâce à Waze, le GPS communautaire qui calcule l’heure de départ et les détours pour éviter les embouteillages, le trajet se passe bien. J’arrive vers 8 heures. Notre première intervention est prévue pour 10 heures.

Pour un duo acoustique dans un lieu non équipé,  il faut tout emporter y compris la sono … l’occasion de ressortir le chariot de transport. Pouvoir faire un seul trajet depuis le parking reste un bonheur.

Chariot

Chariot

Quand tu es en duo avec un chanteur, tu fais quand même souvent le transport et le montage en solo. Une fois le montage terminé, j’avoue être assez fier de ma petite scène et de son emplacement. Grave erreur.

Mini scène au centre de congrès

Mini scène au centre de congrès

Soudain c’est le drame …

Pour la première intervention, lors de la pause-café, nous avons prévu de commencer posément par un cover de “Somebody that I used to know” de Gotye, “My Valentine” de Paul McCartney puis “Riverside” d’Agnes Obel.

Au bout du troisième morceau, pourtant très bien accueilli, on frôle l’incident diplomatique. Apparemment, il y a eu un malentendu entre l’organisateur et la responsable des lieux. La musique amplifiée est interdite sur le site. J’ai beau plaider le fait qu’on est largement sous les 85 dB faisant à peine jeu égal avec les 250 personnes qui parlent en buvant leur café. Rien n’y fait.  Les participants au congrès me confirment qu’on ne nous entend pas du tout au fond de l’espace ouvert. Je me rends compte qu’il s’agit d’une question de principe. Ton toit, ta loi, inutile d’insister.

Pourtant je n’ai eu que des sourires et des regards bienveillants des participants au congrès et des occupants du bâtiment de passage. Dont une charmante demoiselle dont le sourire a failli me faire faire un pain. Aucune plainte n’a été signalée. Au contraire, beaucoup de monde semble trouver l’initiative charmante. Mais en 2010 on jouait avec un volume (toujours respectueux en ce qui me concerne) en attendant de voir si quelqu’un trouvait à redire. En 2018, on a peur de déranger.

Le plaisir de jouer en prend un coup

Du coup, sans un minimum d’amplification, nous disparaissons du paysage. Je comptais sur la projection du son pour attirer un peu de public dans notre espace, sans importuner ceux qui préfèrent discuter. Mais notre présence hors du chemin avec un volume sonore tout rikiki devient anecdotique. À partir de ce moment, chaque passage de la responsable devant nous me déconcentre. Pourtant elle est fort occupée, elle ne nous gratifiera même plus d’un regard agacé. Elle nous a effacés.

L’exposition dont l’entrée se trouve à notre droite devait être fermée au public pendant le congrès. Mais on a droit a quelques groupes d’enfants qui défilent devant avec des accompagnants qui crient leurs instructions aux élèves (heureusement sans amplification). Bref, le plan galère.

On a beau être inoxydables, ça craint un peu. En plus on a failli louper le repas. Heureusement des personnes bienveillantes voyant que le traiteur remballait à eu la bonne idée de nos sauver un petit plateau-repas.

On improvise

Histoire de ne pas être venus pour rien, je prends mon ukulélé et ma collègue sous le bras. Autant aller au contact pour ambiancer les congressistes au milieu des mange-debouts de l’espace catering. On les aborde avec “Fly me to the moon” et autres petits morceaux entrainants. On rejoint notre espace amplifié pour quelques morceaux plus posés, j’ai remis un peu de volume, à peine au-dessus du niveau de la conversation. Quelques participants viennent nous écouter, ils ont l’air ravis et se plaignent même qu’on nous entend à peine.

Difficile de concilier les demandes du donneur d’ordre et du gestionnaire des lieux quand ils divergent sur les fondamentaux.

Ça finit un peu en queue de boudin cette histoire. Je range, un peu frustré. Mais c’était amusant de passer au milieu des gens et de s’arrêter de groupe en groupe pour pousser la chansonnette. C’est à refaire. On a eu des beaux moments musicaux, parfois dans l’indifférence la plus totale. On a étrenné des nouveaux morceaux qui se sont bien passés. Au moins des gens auront apprécié et j’ai récolté assez de sourires pour surmonter le blues d’après-concert.