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Wiretap Riff Recorder de chez TC Electronic

Encore un nouveau venu dans la famille des pédales gadget, voici le (la ?) TC Electronic Wiretap Riff Recorder. Il n’est pas si nouveau, je vous en avais déjà parlé sur ce site. Alors qu’est ce qui se cache sous ce joli (?) nom ? Une pédale, un enregistreur ultra-compact avec 8 heures d’enregistrement, synchronisable avec l’application WireTap sur smartphone (iOS et Android) pour l’écriture de chansons “sur le pouce”.

TC Electronic Wiretap Riff Recorder - le bloc-notes en format pédale

TC Electronic Wiretap Riff Recorder – le bloc-notes en format pédale

A quoi ça sert un Wiretap Riff Recorder ?

Alors il faut tout d’abord clarifier un point sur ce que le TC Electronic Wiretap Riff Recorder n’est pas. On pourrait penser que comme il s’agit d’un “enregistreur” c’est une sorte de looper. Pas du tout. D’ailleurs la plupart des déceptions concernant cette pédale viennent de cette confusion. 

Cette pédale enregistre le signal passant dans votre chaîne de signal pendant maximum 8 heures à 44,1 kHz en 24 bits sans compression. Ce ne sera pas une solution pour enregistrer votre futur album. C’est un bloc- notes pour des brouillons. Elle peut jouer un enregistrement en boucle, mais pas à la manière d’un looper. La durée d’enregistrement et les manipulations (à la main ou sur un smartphone !) à faire pour obtenir le play-back excluent son utilisation comme looper. Posée au sol, fixée sur votre pedalboard ou connectée sur votre table de mixage, elle vous permet de démarrer un enregistrement d’un appui du pied. Utile pour ces moments où une idée frappe sans crier gare.

Pour naviguer entre les enregistrements, deux boutons “Previous” et “Next”. Un appui long sur le bouton “Play” permet d’effacer un enregistrement. 

Ensuite, on peut facilement transférer les prises vers son smartphone pour les découper et les partager avec d’autres musiciens. C’est son utilisation première.

Quoi d’autre ?

Les musiciens n’ont pas tardé à lui trouver d’autres usages. Placée en début de chaîne (aka “avant les effets”), elle vous permet de faire jouer un extrait de morceau avec le son “dry” pour ajuster vos effets sans devoir  jouer en même temps.

Placée en fin de chaîne, vous pouvez écouter ce que vous envoyez vers l’ampli ou la console avec les effets. En tant que soliste, vous pouvez vous servir d’une prise propre pour donner une fondation sonore solide à une captation vidéo en sous-mixant avec le son caméra.

Vous pouvez également transférer une intro sonore sur la pédale, ou de la musique pour le break et les démarrer depuis votre smartphone ou depuis la pédale. Et comme c’est une pédale True Bypass, pas de crainte de dégrader votre signal.

The looks

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

J’adore le look vintage de cette pédale. Ce petit côté rétro avec une gamme de couleur très réussie est paradoxal vu que le Wiretap Riff Recorder embarque des fonctions de synchronisation Bluetooth. 

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

Pour la construction, elle adopte le format mini-pédale de chez TC Electronic. Un format solide et compact qui ne permet pas d’embarquer de pile et nécessite une alimentation externe (non fournie). Mais vue qu’elle est destinée aux pedalboards, ce choix semble logique.

Une pédale connectée avec le monde

Une fois la pédale fois branchée, on tient les boutons “next” et “previous” enfoncés pendant quelques secondes. La led se met à clignoter et il suffit de rechercher la Wiretap Riff Recorder avec le Bluetooth du smartphone. Facile.

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder

L’app Wiretap permet également d’enregistrer des morceaux via le smartphone, et de les transférer vers la pédale. Elle affiche une forme d’onde qui facilite le découpage, si on souhaite isoler un extrait ou supprimer un blanc au début ou à la fin.

Les morceaux reçoivent automatiquement des noms générés aléatoirement, plus faciles à mémoriser que “untitled_1” ou “untitled_02”. Les noms sonnent parfois un peu “psyché” ou “prog-rock” et ne manquent pas de me faire sourire. Mais on peut les modifier facilement dans l’app. On peut également attribuer des “tags” comme “chords, riff, solo, etc.” aux morceaux enregistrés pour faciliter leur tri. Depuis le téléphone on peut supprimer les morceaux. La pédale fonctionne très bien sans être connectée.

Wiretap Riff Recorder

Wiretap Riff Recorder et Wiretap app

La pédale peut se connecter à un ordinateur via un port USB (avec un connecteur standard, merci TC !). On a alors un accès direct aux fichiers stockés et on peut transférer des fichiers vers la pédale. Ce port USB permet également la mise à jour du firmware.

WireTap Riff Riff Recorder – pour 

  • Très facile à utiliser
  • 8 heures d’enregistrement sur une pédale
  • Pouvoir enregistrer des idées directement
  • L’application WireTap est simple et fonctionne bien
  • une seule fonctionnalité accomplie avec brio (avec qui ?)

WireTap Riff Riff Recorder – contre

  • “encore un gadget”
  • Impossible de lire des enregistrements avec votre pied
  • Les anciens appareils iOS et iPads ont (apparemment) du mal à se connecter à la pédale – pas de souci avec mon iPhone 6s

Utile pour qui ?

TC Electronic Wiretap Riff Recorder - le bloc-notes en format pédale

TC Electronic Wiretap Riff Recorder – le bloc-notes en format pédale

Si vous composez votre propre musique, vous trouverez le WireTap plutôt pratique.
 
Si vous jouez dans un groupe, le WireTap est un excellent moyen d’enregistrer vos jams, vos idées ou même d’écouter les parties sur lesquelles vous voulez travailler. La différence entre l’utilisation d’un téléphone pour enregistrer une répétition est qu’il enregistrera uniquement votre signal (ou le signal d’un autre, si vous avez besoin d’une prise pour travailler un morceau à la maison).
 
Si vous enseignez, c’est un moyen simple et rapide d’enregistrer un extrait ou un morceau pour l’envoyer à vos élèves (mais je sais qu’ils voudront une vidéo).
 
Si vous ne composez pas ou cherchez un looper, passez votre chemin, le WireTap Riff Riff Recorder n’est pas ce qu’il vous faut.
 

A l’époque, sur base de mes lectures, j’avais attribué un 7/10 au WireTap Riff Riff Recorder sur mon échelle de piments. Maintenant que je l’ai en main, je suis tout réjoui et je monte sa note à 8/10.

Note : cet article reflète mon opinion personnelle sur un produit que j’ai acheté pour mon usage personnel, je ne suis ni sponsorisé, ni rémunéré pour cet article.

Pedalboard : kit de câbles sans soudures d’Addario

Depuis que j’ai assemblé mon petit pedalboard, j’ai comme un goût d’inachevé. Certains endroits sont un peu encombrés par les câbles. Les alimentations partent dans tous les sens. Ce n’est pas aussi clean que j’aurais aimé. J’ai identifié quelques zones à problèmes. Du coup, je lorgnais depuis un moment du côté des câbles à couper et à monter soi-même, sans soudures.

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Mon pedalboard et son câblage approximatif

Malheureusement les kits d’Addario avaient des grosses prises coudées qui ne semblaient pas de nature à me faire gagner de la place. Mais voici le nouveau kit audio avec des mini-connecteurs.

NOTE : ce test n’est pas sponsorisé par d’Addario

Présentation en vidéo !

Pedalboard audio : DIY solderless cable kit with mini plugs

D'Addario - DIY solderless Kit Audio

D’Addario – DIY solderless Kit Audio

Le kit comprend :

  • 10 mini connecteurs sans soudures,
    de quoi faire 5 câbles pour ceux qui dormaient en math,
  • 3 m de câble, qui devraient suffire puisque les trajets entre pédales sont courts,
  • un outil pour couper le câble,
  • un tournevis.

Les jolis mini-connecteurs ont une encoche latérale qui promet un gain de place supplémentaire en cas de sortie de câble à 90°.

Pedalboard power : DIY solderless cable kit

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kit sans soudures

Le kit comprend :

  • 12 connecteurs sans soudures,
    de quoi alimenter 6 pédales, qui correspondent logiquement à nos 5 câbles audio, si si, faites le calcul,
  • 6 m de câble, logiquement plus long puisqu’il faut aller chaque fois jusqu’à l’alimentation,
  • un outil pour couper le câble,
  • un testeur de câble,
  • un tournevis.

Les connecteurs d’alimentation ont également une encoche latérale qui promet un gain de place supplémentaire en cas de sortie de câble à 90°. Le testeur de câble d’alimentation est le bienvenu pour ne pas risquer de détériorer une pédale en testant un câble qui aurait un court-circuit.

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kits sans soudures

Premières impressions

Même dans l’emballage, les kits ont l’air plutôt qualitatif. Dans leur segment de marché les câbles d’Addario et Planet Waves sont des valeurs sûres. Les câbles ne sont ni trop souples, ni trop raides et (me) font une bonne impression. Les câbles d’alimentation m’inspirent nettement plus confiance que les fins machins que j’ai actuellement sur mon pedalboard.

C’est un gros bonus d’avoir tous les outils nécessaires pour réaliser ses câbles. Ils sont peut-être un peu couteux, surtout si vous avez un grand pedalboard et qu’il vous faut plusieurs kits. Mais il me semble qu’il est possible d’acheter certains connecteurs à la pièce. 

Les jolis petits connecteurs du kit audio me paraissent bien. Par contre, la taille des connecteurs pour l’alimentation me semble moins convaincante par rapport à mes câbles en place. Un peu gros peut-être, même si l’encoche pour la sortie de câble à 90° promet également un gain de place. Le petit capuchon en silicone est un peu délicat à remettre en place. Heureusement il ne faut pas l’enfiler sur le câble avant de fixer la fiche, sinon j’aurais pu recommencer chaque câble deux fois, distrait comme je suis. 

Câbles moulés, soudés ou sans soudures ?

Chaque option à ses avantages et ses inconvénients.

Un câble moulé est très résistant à la traction, mais un défaut ou un dégât ne se verra pas forcément. Il n’aura pas une longueur sur mesure et il sera impossible à réparer. Ce genre de câble est bon pour la poubelle en cas de faux contact. Heureusement ils sont souvent garantis.

Un câble soudé sera tributaire de la qualité du travail de soudure pour garantir un bon contact. Il pourra être démonté et réparé. Ce sera souvent la solution la plus économique pour avoir des câbles sur mesure. Mais il faut se mettre à la soudure. Les points de soudure sont des points de fragilité à surveiller et à vérifier de temps en temps.

Les kits sans soudure sont rapides et faciles à mettre en oeuvre. Mais en cas de bourrinage sur le pedalboard, vous risquez de faire bouger les connecteurs. Au pire, un petit coup de sécateur à câble et on revisse pour repartir du bon pied. Et dorénavant le tournevis ou un petit câble de secours devront faire partie de votre trousse de secours.

Bricolage mystère

Alors j’ai chaque fois réussi mon premier câble (chance du débutant) et très fort galéré pour le suivant. Je devais démonter, recouper un morceau, remettre les fiches. Ensuite, l’expérience aidant, les suivants étaient réussis de plus en plus rapidement. Le testeur de câble (audio et alimentation) est parfait. Ses connecteurs sont très rapprochés et on peut tester des câbles très courts avec.

D'Addario - DIY solderless Kit Power

D’Addario – DIY solderless Kit Power / kits sans soudures

Mes conseils :

  • Coincez bien le câble dans l’outil de découpe, en veillant à couper droit,
  • desserrez bien les vis pour qu’elles n’affleurent pas dans l’ouverture ou passe le câble,
  • entrez le câble bien droit dans le connecteur d’un geste ferme et rectiligne,
  • une fois au fond du trou, effectuez une légère rotation (genre entre 1/4 et 1/2 tour),
  • serrez les vis,
  • testez,
  • tirez et pliez votre câble
  • retestez
D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

Mon avis sur les kits de câbles sans soudures

Il faut s’armer de patience et de doigté pour faire ses câbles. Juste au moment où on commence à comprendre comment faire, on a fini. Heureusement on a largement de quoi s’y reprendre à plusieurs fois, les câbles fournis sont généreux vu les faibles distances à parcourir. Le bénéfice sur l’organisation de mon pedalboard est réel.

D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

D'Addario - DIY solderless Kits

D’Addario – DIY solderless Kits

Si j’étais du genre à bourriner sur mes pédales à longueur de concert, j’hésiterais sans doute à utiliser des câbles sous soudures vissés. Idem si je partais en tournée dans le monde hostile des backstages. Je prendrais du moulé ou du soudé pour assurer mes arrières. Je vais jouer un peu à la maison et voir si rien ne bouge. 

Pas un mot sur la qualité du son ? Avec la patate de signal que ma guitare envoie dans des câbles aussi court et les amplifications parfois hasardeuses que ma guitare subit dans des locaux à l’acoustique douteuse, je pense que mesurer la teneur en oxygène du cuivre dans les câbles serait du plus grand ridicule. C’est juste mon avis, et je suis prêt à en débattre devant une bière. Les connecteurs ont un branchement franc et rassurant et le câble fait bonne impression, et je n’ai pas constaté de défaut flagrant au niveau du son. Ce point sera à confirmer à l’usage.

Je trouve le kit “audio” avec ses mini-fiches très joli (si le look est un critère à prendre en compte) et satisfaisant et je le recommande. Le kit “power” a des trop gros connecteurs à mon goût et ne m’a pas convaincu à 100%, malgré un câble de bonne facture. Mais il a l’avantage d’être livré avec l’essentiel petit testeur de câbles. 

Première écoute : Places we have been – Jacques Stotzem

Un peu partout dans le monde, Jacques Stotzem fait vibrer le public avec sa guitare (ou fait-il vibrer sa guitare avec le public ?). Dans l’album “The way to go”, il nous parlait de cette vie nomade pleine de rencontres qu’il affectionne tant. Forcément, un grand voyageur a des valises pleines de souvenirs et d’émotions glanées sur le chemin. Comme sa guitare a laissé une empreinte dans le sable sur la pochette, chaque endroit où il se produit laisse une trace en lui. Avec “Places we have been” il continue son carnet de voyage. Il partage avec nous les cartes postales des ambiances contrastées qui le touchent au fil de ses pérégrinations.

Mes impressions à l’écoute de “Places we have been”

La plage titulaire de l’album “Places we have been” nous remet sur la route, avec cette nostalgie positive propre à Jacques.  “It could last forever” a cette élégante simplicité des ballades stotzemiennes, un moment suspendu dans le temps. Mais pas question de rester immobile bien longtemps, avec “Morgen geht’s weiter”. Un titre qu’on pourrait traduire librement par “demain, on s’y remet”.

Loin de tout on est face à soi-même, nous rappelle Jacques avec la “Nostalgie d’un soir”. La vie en voyage c’est aussi l’immersion dans d’autres cultures et la course poursuite avec le soleil avant de rentrer chez soi pour retrouver ses racines et célébrer le retour sous nos latitudes, “Back to the western sky”. 

Je ne sais plus qui a dit “Un artiste qui se trouve se perd, il faut parfois savoir se perdre pour se trouver” …  avec “In the middle of nowhere” (sans doute mon morceau préféré en raison de son thème au phrasé limpide et épuré), qui célèbre ces parenthèses bienvenues où on est perdu, pour une fois déconnecté. C’est la même joie de goûter la simplicité et la sérénité qui transpire dans “La tranquillité des jours simples”. Si possible avec une “Vue sur mer”. Délicieux apaisement.

Avec “See you again”, la fin de l’album prend une air d’adieu. “Maintenant nous sommes libres, et nous nous reverrons. Mais pas encore, pas encore” disait Juba sur la tombe de Maximus de dans le film Gladiator. 

J’ai eu le plaisir de filmer pour lui ce petit trailer pour annoncer la sortie de l’album. Je vous en ai raconté le making-of

Parlons technique … ou pas 

Quand on parle de la technique, c’est en général parce qu’il y a un problème (ou par passion pour le pinaillage). Ici, il n’y a rien à redire, la guitare est superbement servie par une production impeccable. Jacques Stotzem enregistre ses albums lui-même et là-aussi il est passé maître en la matière. C’est peut-être un détail pour vous, mais je trouve les basses très belles. La production s’efface au profit de la musique et de l’émotion et c’est bien ce qu’on attend d’un tel album.

"Places We Have Been" - Jacques Stotzem

“Places We Have Been” – Jacques Stotzem

Où trouver les albums de Jacques Stotzem ?

Vous pouvez évidemment l’acheter lors des concerts (l’agenda des concerts se trouve sur son site), mais l’album sera également disponible à partir du 13 septembre dans les magasins suivants :

  • MUSIC FRAIPONT VERVIERS
  • LIDO MUSIC NAMUR
  • JUKE BOX NAMUR
  • ART & MUSIC BASTOGNE
  • VIDEOSTAR PHILIPEVILLE
  • INITIALES CD ATH
  • VANSIPPE BINCHE
  • JUKEBOX MUSIC ETTERBEEK
  • PARC MUSIC ARLON
  • FNAC BELGIUM (City2/Toison d’Or/LLN/Liège/Charleroi/Gand/Antwerpen/Leuven/Wijnegem/Brugge)
  • CORA (Rocourt/Chatelineau/La Louvière/Hornu/Woluwé/Messancy)
  • TRAFIC (61 magasins en Wallonie)
  • MEDIAMARKT

Rentrée scolaire : commencer la musique ?

La rentrée scolaire est l’occasion d’inscrire ses enfants (ou soi-même) à des activités diverses, sportives ou culturelles. Et pourquoi pas faire de la musique ? D’après une étude, environ 70% des musiciens commencent la musique avant 15 ans (mais n’hésitez pas à faire partie des 30%).

Apprendre la musique est une belle aventure.  Mais avant de se lancer, il y a des questions à se poser.

cours de musique

Rentrée scolaire … en musique ?

Pourquoi vouloir apprendre la musique à ses enfants ?

Pour certains parents c’est un rêve de jeunesse qu’ils n’ont pas pu accomplir. La faute à un manque de moyens ou d’intérêt de la part de leur famille. Pour d’autres, la musique fait partie du développement d’un être humain accompli. Pour d’autres encore, la musique fait partie de leur vie. Elle imprègne la vie familiale et apprendre la musique sonne comme une évidence. 

Faire de la musique c’est s’ouvrir aux émotions et communiquer avec les autres. C’est apprendre une forme de discipline qui vaut largement celle du sport et des études, le plaisir en plus. 

L’apprentissage de la musique est accessible à toutes et à tous, sans distinction d’âge, de sexe, de culture, ou de religion. Avec peu de moyens on peut atteindre de grandes choses. 

Et si il n’aime pas, ou si il arrête à l’adolescence ?

A condition d’avoir choisi la bonne orientation musicale, et en évitant de surinvestir dans le matériel,  il n’aura pas de regrets à avoir. Au moins il aura essayé et aura une compréhension basique de ce que sont la musique et la pratique d’un instrument. Il aura peut-être ainsi les clés pour comprendre et respecter le travail des musiciens qu’on décrit souvent comme paresseux et vains. 

En 1997, sur les 40% de la population pratiquant un instrument, seulement 18% poursuivaient l’activité au delà l’adolescence, en 2008 ce pourcentage était de 32%. Selon les mêmes statistiques, toutes les générations confondues, plus de la moitié des anciens musiciens (53%°) ont arrêté entre 15 et 24 ans, un sur cinq ayant abandonné avant d’être parvenu à l’âge de 15 ans.

Mais en même temps, ce n’est qu’un cap à passer : lorsqu’on a pratiqué jeune un instrument de musique – nous dit la même étude – si le cap de l’installation dans la vie adulte est passé, les musiciens amateurs restent dans la majorité des cas longtemps fidèles à leur instrument et « contribuent plus que les amateurs des autres secteurs artistiques, à faire de la musique l’activité de toute une vie », beaucoup plus que les amateurs de théâtre ou de la danse, par exemple.

Quelle filière choisir à la rentrée ?

En musique, rien n’est obligatoire. Il n’est pas obligatoire de commencer par une guitare classique avant de faire de l’électrique. Il n’est pas obligatoire d’apprendre le solfège. Mais commencer par un apprentissage structuré, en maitrisant l’écriture et la lecture musicale commune à tous les instruments présente des avantages non négligeables. C’est aussi la seule filière qui donne accès à un diplôme et à un titre pédagogique reconnu.

J’ai encore l’image de mon prof de solfège, un vieux bonhomme sec comme un raisin de Corinthe, à qui je tendais mon cahier en tremblant. Il ponctuait son apprentissage de coups de latte pour le “soin à l’écriture” ou “respect du rythme”. Pas étonnant que j’en suis resté là, après la troisième gifle. A l’heure actuelle, il existe des cours pour enfants qui mêlent jeux, plaisir et apprentissage structuré. La pédagogie musicale a évolué en bien. Voilà au moins une chose qui n’était pas mieux avant.

D’autre part, si votre enfant veut faire de la guitare électrique, que vous l’inscrivez à l’académie à la rentrée, mais qu’il ne reste de la place en classe d’instrument que pour jouer de la clarinette, vous compliquez le maintien de sa motivation (à moins qu’il se découvre un talent multi-instrumentiste).

Au final, la filière se décidera aussi en fonction des goûts musicaux et de l’objectif visé. 

Cours collectif ou professeur particulier ?

Au niveau des professeurs particuliers, on trouve de tout, à tous les niveaux et à tous les tarifs. De l’amateur qui veut arrondir ses fins de mois au professionnel qui veut … arrondir ses fins de mois. Parfois les cours sont donnés chez le professeur, parfois il accepte de se déplacer à domicile, ce qui est un avantage avec les jeunes enfants. En général la passion pour l’instrument est un bon indicateur pour choisir son prof. Avec un prof particulier, la souplesse des horaires est un avantage. Mais c’est aussi un inconvénient si on est d’une nature encline à reporter ses rendez-vous. Si des places sont disponibles, vous n’êtes pas liés à la rentrée pour vous inscrire et débuter. On les déniche facilement via les petites annonces et on en trouve partout, à la ville comme à la campagne.

Pour la guitare notamment, certaines structures et certains magasins de musique organisent des petits cours collectifs à des tarifs intéressants. Le (petit) cours collectif aide à progresser en groupe et permet également des rencontres musicales intéressantes. Le mieux est de faire jouer le bouche à oreilles pour recueillir des témoignages sur le degré de satisfaction des élèves. Ces structures organisent parfois des stages d’initiation ou de perfectionnement qui permettent de condenser sur un weekend plusieurs heures de cours. Une expérience intense qui doit se digérer par le travail pendant les mois qui suivront.

 

Soirée d’accueil au CC Dison (crédit photo: Pivi Molinghen)

Les académies ont su dépoussiérer leur image. Elles proposent souvent d’aborder des musiques actuelles au sein de leur cursus avec des professeurs diplômés. Attention, certaines académies très prisées ont des listes d’attente. Il faut parfois s’inscrire bien avant la rentrée pour espérer trouver une place. 

Quelle que soit la filière choisie, le travail bien organisé sera la clé des progrès.

Que faut il acheter pour la rentrée ?

Cela ne sert à rien de se ruer dès la rentrée scolaire pour acheter le plus superbe instrument du magasin. De nos jours, on trouve du bon matériel abordable pour débuter. Il faut aussi faire la peau aux mythes autour de l’apprentissage. En investissant peu mais bien, vous pourrez éventuellement ajuster le tir en changeant d’instrument au gré des progrès et des envies, quand votre petite tête blonde deviendra un adolescent Mozart en herbe (qui fait rire).

Évitez les guitares acoustiques noires. C’est laid, le vernis épais empêche la résonnance de la guitare et enfin on voit toutes les traces de doigt. Non, je blague, faites ce que vous voulez.

Si vous savez où votre enfant ira pour apprendre la musique, faites vous conseiller par son futur prof ou par le magasin de musique pour acheter le minimum décent. Si vos moyens sont réduits, n’hésitez pas à consulter le marché de l’occasion. 

Et moi et moi et moi ?

Enfant, je n’ai pas accroché aux très secs cours de solfège. Je cherchais de l’émotion, je voulais jouer d’un instrument sans attendre un an.  Comme tous les enfants, je voulais un résultat gratifiant rapide.

Je n’ai pas trouvé grâce aux yeux de la petite chorale de mon village. Ils en faisaient des tonnes et transformaient tout en sirop poisseux. J’ai eu le tort de confier mon opinion sur la question au “Herr Kapellmeister” qui était aussi mon instituteur d’école primaire. S’en est suivi une exclusion à vie, sur le champ.  Ce dégoût pour le sucre et mon incapacité à ne pas donner mon avis me sont restés, à croire que le bon goût et le mauvais caractère se forment tôt dans l’enfance.

J’ai suivi, puis donné des cours particuliers pendant quelques années et j’aimais suivre les progrès de mes élèves appliqués. Je m’efforçais de transmettre ce que moi-même j’avais appris. Mais le manque de sérieux de certains, tant au niveau du travail que des présences était agaçant.

J’ai suivi comme élève, puis donné cours de fingerpicking au CC Dison pendant quelques années et le fait de faire partie d’une structure organisée était un vrai bénéfice à la fois pour l’élève et l’enseignant. J’ai aussi rencontré des gens très sympas et intéressants en côtoyant les autres profs. L’aspect difficile était de concilier au sein d’un groupe les niveaux différents et les aspirations parfois diamétralement opposées des élèves.

Mon expérience à moi n’est évidemment qu’un exemple anecdotique parmi des milliers d’autres. J’ai toujours été attiré par la musique. Et j’en fais, finalement c’est tout ce qui compte.

Bonne rentrée scolaire à tous !