Rythmo tropical ! Vacances, été, toussa …

Le site prend ses quartiers d’été, le rythme estival. Je publierai encore au gré des inspirations, sans pression. on recharge les batteries, et on se retrouve à la rentrée pour de nouvelles aventures.

C'est l'été, la pause estivale !

C’est l’été, la pause estivale !

Le reste de l’été sera abstention, apathie, assoupissement, carence, chômage, congé, croupissement, désoccupation, désoeuvrement, engourdissement, fainéantise, farniente, immobilité, inactivité, indolence, inefficacité, abattement, abrutissement, accablement, adynamie, affaiblissement, alanguissement, alourdissement, anéantissement, apathie, appesantissement, asphyxie, assoupissement, atonie, consomption, découragement, dépérissement, dépression, écrasement, engourdissement, ennui, épuisement, étisie, faiblesse, hébétude, impuissance, inaction, inactivité, indolence, langueur, lenteur, léthargie, marasme, mollesse, morbidesse, nonchalance, paralysie, paresse, prostration, sommeil, somnolence, stagnation, stupeur ,inertie, inoccupation, lenteur, léthargie, loisir, marasme, mollesse, oisiveté, paralysie, paresse, passivité, ralentissement, renonciation, repos, sieste, sommeil, stagnation, suspension, torpeur, vacance, vacances,ankylose, congé, désoeuvrement, immobilité, inaction, inertie, inoccupation, langueur, lenteur, non-activité, oisiveté, prostration, repos, sommeil, stagnation, torpeur et toutes ces choses.

 

“Plan B”, “B” comme boulot, “plan” comme mauvais plan

Hier j’avais une date particulière : une demande pour une animation musicale des pauses lors d’un congrès formel pour le boulot. Mon boulot. A la demande expresse de mon grand Schtroumpf, j’ai activé mon duo occasionnel avec ma collègue Mieke. Nous avons un petit répertoire pop-folk-guitare-ukulélé qui commence à s’étoffer. Le lieu s’annonce sympa puisqu’il s’agit de l’atrium d’un beau bâtiment sur le site de Tour &Taxi à Bruxelles. Évidemment avec des bureaux occupés aux étages supérieurs il faudra garder le volume sous contrôle.

Rendez-vous au centre de congrès

Pour essayer de contenir le son et avoir accès à une prise de courant, j’ai choisi d’installer notre “scène” dans le coin en bas à droite de l’image. L’espace est parfait pour ne pas encombrer la sortie de secours, l’escalier et l’entrée de (la très intéressante) exposition permanente consacrée à la vision de la ville du futur.

Tour & Taxis - atrium

Ça démarre bien …

Quand on se rend à Bruxelles, on a deux options : partir tôt et arriver trop tôt ou partir tard et arriver en retard. Avec un montage et un soundcheck à faire avant le début du congrès, arriver tard n’est pas une option. Grâce à Waze, le GPS communautaire qui calcule l’heure de départ et les détours pour éviter les embouteillages, le trajet se passe bien. J’arrive vers 8 heures. Notre première intervention est prévue pour 10 heures.

Pour un duo acoustique dans un lieu non équipé,  il faut tout emporter y compris la sono … l’occasion de ressortir le chariot de transport. Pouvoir faire un seul trajet depuis le parking reste un bonheur.

Chariot

Chariot

Quand tu es en duo avec un chanteur, tu fais quand même souvent le transport et le montage en solo. Une fois le montage terminé, j’avoue être assez fier de ma petite scène et de son emplacement. Grave erreur.

Mini scène au centre de congrès

Mini scène au centre de congrès

Soudain c’est le drame …

Pour la première intervention, lors de la pause-café, nous avons prévu de commencer posément par un cover de “Somebody that I used to know” de Gotye, “My Valentine” de Paul McCartney puis “Riverside” d’Agnes Obel.

Au bout du troisième morceau, pourtant très bien accueilli, on frôle l’incident diplomatique. Apparemment, il y a eu un malentendu entre l’organisateur et la responsable des lieux. La musique amplifiée est interdite sur le site. J’ai beau plaider le fait qu’on est largement sous les 85 dB faisant à peine jeu égal avec les 250 personnes qui parlent en buvant leur café. Rien n’y fait.  Les participants au congrès me confirment qu’on ne nous entend pas du tout au fond de l’espace ouvert. Je me rends compte qu’il s’agit d’une question de principe. Ton toit, ta loi, inutile d’insister.

Pourtant je n’ai eu que des sourires et des regards bienveillants des participants au congrès et des occupants du bâtiment de passage. Dont une charmante demoiselle dont le sourire a failli me faire faire un pain. Aucune plainte n’a été signalée. Au contraire, beaucoup de monde semble trouver l’initiative charmante. Mais en 2010 on jouait avec un volume (toujours respectueux en ce qui me concerne) en attendant de voir si quelqu’un trouvait à redire. En 2018, on a peur de déranger.

Le plaisir de jouer en prend un coup

Du coup, sans un minimum d’amplification, nous disparaissons du paysage. Je comptais sur la projection du son pour attirer un peu de public dans notre espace, sans importuner ceux qui préfèrent discuter. Mais notre présence hors du chemin avec un volume sonore tout rikiki devient anecdotique. À partir de ce moment, chaque passage de la responsable devant nous me déconcentre. Pourtant elle est fort occupée, elle ne nous gratifiera même plus d’un regard agacé. Elle nous a effacés.

L’exposition dont l’entrée se trouve à notre droite devait être fermée au public pendant le congrès. Mais on a droit a quelques groupes d’enfants qui défilent devant avec des accompagnants qui crient leurs instructions aux élèves (heureusement sans amplification). Bref, le plan galère.

On a beau être inoxydables, ça craint un peu. En plus on a failli louper le repas. Heureusement des personnes bienveillantes voyant que le traiteur remballait à eu la bonne idée de nos sauver un petit plateau-repas.

On improvise

Histoire de ne pas être venus pour rien, je prends mon ukulélé et ma collègue sous le bras. Autant aller au contact pour ambiancer les congressistes au milieu des mange-debouts de l’espace catering. On les aborde avec “Fly me to the moon” et autres petits morceaux entrainants. On rejoint notre espace amplifié pour quelques morceaux plus posés, j’ai remis un peu de volume, à peine au-dessus du niveau de la conversation. Quelques participants viennent nous écouter, ils ont l’air ravis et se plaignent même qu’on nous entend à peine.

Difficile de concilier les demandes du donneur d’ordre et du gestionnaire des lieux quand ils divergent sur les fondamentaux.

Ça finit un peu en queue de boudin cette histoire. Je range, un peu frustré. Mais c’était amusant de passer au milieu des gens et de s’arrêter de groupe en groupe pour pousser la chansonnette. C’est à refaire. On a eu des beaux moments musicaux, parfois dans l’indifférence la plus totale. On a étrenné des nouveaux morceaux qui se sont bien passés. Au moins des gens auront apprécié et j’ai récolté assez de sourires pour surmonter le blues d’après-concert.

Annuler, c’est nul ! (et ce titre aussi est nul*)

J’ai vu Eddy Mitchell monter sur scène à Liège avec le poignet cassé refusant de se faire plâtrer avant le concert. J’ai entendu parler de cet humoriste monté sur scène le jour de la mort accidentelle de son fils. Toutes comparaisons gardées, je voulais faire mienne cette maxime : il ne faut pas annuler une date, jamais. Je monterai sur scène avec un pied cassé s’il le faut, disais-je. Puis c’est le bête petit virus de la gastro-entérite ou son ami bactérien qui m’a fait le croc-en-jambe qui eu raison de mon corps. Pathétique.

(*) Note : ce billet aurait pu se nommer “Debrief du concert qui n’aura pas eu lieu”. Après tout, on se dit tout.

Mourir, mais de mort lente

Tout d’abord, j’ai mis mon coup de mou et mon irritabilité du vendredi sur le compte de la chaleur qui règne depuis quelques jours. Mais vu que mon entourage n’avait pas l’air de trouver l’atmosphère particulièrement étouffante, j’ai pris ma température. Pour quelqu’un qui fait rarement de la fièvre j’ai mesuré un bon 38 °C et des poussières. Après avoir vainement lutté pour rester debout, j’ai fini la journée dans mon lit. Comme attendu, j’y ai alterné crampes abdo-minables et sommeil fiévreux. Évidemment la question du concert du lendemain me trottait dans la tête. Saint-Eddy, priez pour moi.

Le lendemain, pas d’amélioration, au contraire mon état s’est aggravé malgré les médicaments. La fièvre est en augmentation. À un moment donné, ça ne sert plus à rien de tourner autour du pot (si j’ose dire). Il faut arrêter de se mentir pour prendre ses responsabilités. Si je ne tiens pas debout plus de 10-15 minutes, je ne peux pas jouer debout pendant deux heures. Si Claude Semal chantait dans sa douche, je me voyais mal concerter depuis les WC. Même préparer le matériel semblait tâche impossible.

Prendre le risque de donner un concert en demi-teinte qui ne serait qu’une longue souffrance, sans certitude d’assurer, voire de pouvoir finir ? Ce serait se moquer du public. Se faire de faux espoirs en comptant sur une miraculeuse guérison ? Je suis assez fils de médecin pour savoir qu’une bonne gastro c’est deux jours minimum, parfois trois. Attendre la dernière minute avant de se résigner ne fera qu’accroitre l’embarras de tous, organisateur et public. Ils pourront peut-être trouver un plan B ?

Annuler, c’est mourir un peu

Les échanges ayant eu lieu par messagerie jusque-là, j’ai communiqué ma décision par ce même canal vers 7 h 30 du matin, bien décidé à téléphoner si vers 9 heures je n’avais pas eu de réponse. Ce qu’on pensera de moi m’importe bien moins à ce moment que le fait de causer un embarras d’organisation à une équipe visiblement motivée.

Mon père médecin m’a toujours dit qu’il n’y a pas de bonne façon d’annoncer une mauvaise nouvelle, alors on se contente des faits. En me relisant je me rends compte que j’ai machinalement respecté les préceptes de la communication de crise. Les trois pôles des messages autour du “What we know, How we act, What we feel”.

“Bonjour, pour la première fois de ma vie je suis au regret de devoir annuler une date ce soir, j’ai 39° de fièvre depuis hier soir, les médicaments n’ont pas l’air d’agir et avec la chaleur je tiens à peine debout. Impossible d’assurer le set en solo dans ces conditions. Je serais venu jouer avec un pied cassé, mais là… Je suis absolument désolé et conscient de vous mettre dans l’embarras.”

Évidemment mon embarras est sans doute peu de chose par rapport à l’organisateur qui fait tourner son établissement sur base de concerts réguliers. Les grandes tournées sont assurées, pour les petits artistes tournant au cachet, rien de tout ça. Les organisateurs (le Bar à Goûts de Jamoigne que je remercie et auquel je réitère toutes mes excuses) se sont montrés compréhensifs.

Ensuite il a fallu remonter le fil de la promo pour détricoter la toile et annoncer l’annulation avec toute la vigueur mise dans la promotion. C’est important que les gens ne se déplacent pas inutilement. Quelques messages de soutien ont été les bienvenus, y compris d’amis artistes sensibles à l’aspect désagréable d’une annulation.

En rangeant le ukulélé des enfants, j’ai eu une brève inspiration et j’ai posté une petite vidéo (un peu maladroite) sur Facebook le lendemain pour m’excuser à nouveau :

Rebondir

Pour commencer, je vais finir de digérer (!) cette annulation. Me soigner, essayer d’en rire et puis me reposer. Personne n’est mort, ce n’était qu’une mauvaise passe. J’ai une date privée en duo fin de la semaine, même en ayant raté une répet, faut être revenu à 100 % et pas question d’annuler. 

Puis prospecter pour de nouvelles dates. Espérer que l’organisateur aura pu rebondir de son côté également. Peut-être que ce ne sera que partie remise pour le public qui comptait me voir ce soir-là ?

Ma fête de la musique en Neuvice

Je me demande combien de fois j’ai déjà joué au El Senõr Duck Napo Estaminet. Je pense vous avoir dit autant de fois que j’aimais cet lieu. L’endroit où tu peux aller boire une bonne bière quand t’en as marre de traîner dans les bistrots pour te taper une mousse fadasse. Et cette fois-ci c’est la fête de la musique en Neuvice !

En avant toute 

Faire de la musique en ayant un “vrai boulot” (comme disent les gens) c’est super. Mais parfois on se retrouve avant un concert à quitter les collègues au bord de la crise de nerf pour prendre un train entre Bruxelles et la fin de sa vie. Mais en tombant par hasard sur une photo du chanteur d’Ykons en interview à Bruxelles avant son concert du soir à Spa, je me dis que quoiqu’on fasse (toutes proportions gardées) on court toujours partout. La vie n’avance pas quand on reste le cul sur sa chaise. Et après la fin de sa vie, la vie continue. Show will go on !

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Neuvice nous voilà !

Heureusement tout est prêt, sauf moi. J’embarque guitare, ukulele et sono avec Lovely Roadie, direction le centre-ville. Après un premier tour à la recherche d’une place de parking qui se solde par un échec on décide de déposer la voiture dans un parking payant. Il faudra marcher 500 m avec le matos pour rejoindre la rue Neuvice. Merci ma roadie pour la patience, le sourire … et l’huile de coude. Malheureusement elle ne peut pas rester, il y a la marmaille à marmailler.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

La rue est en effervescence, la fête de la musique en Neuvice prend des air de petit 15 août, avec des terrasses et des animations un peu partout. Hier is het feestje !  Le bar à l’extérieur bat son plein.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Soundcheck

Soirée de premières. Premier concert avec mon nouveu pedalboard, sur lequel trônent désormais ma reverb Boss RV-6 et mon TC-Helicon Mic Mechanic. La reverb de mon stagepass Yamaha peut dépanner, mais ça n’a quand même pas grand chose à voir avec des effets plus sérieux. Premier concert barbu aussi, mais c’est un détail.

Bonne nouvelle, il y a moins de cartons entreposés sur la scène que la dernière fois et j’ai réduit la quantité de matos avec un pedalboard plus petit. Du coup la scène me paraît plus grande. Le soundcheck se passe vite et bien. J’ai prévu mes in-ears au cas où le brouhaha m’empêcherait de me focaliser.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Le concert

Le concert débute comme toujours par “Have a beer”, un morceau qui est quasiment né au Senõr Duck. Un morceau qui m’évoque les amitiés indéfectibles nées et nourries autour d’un bon verre.

Pendant les deux trois premiers morceaux, je me dis que c’est dommage que la musique de la rue passe aussi fort dans le bistrot. Un léger fond musical joue les intrus. Tout à coup, l’illumination : c’est la musique du bar qu’on a oublié de couper. Mais à l’Estaminet, la musique ne va jamais trop fort pour permettre de se parler sans devoir se hurler dessus. Du coup il a fallu un petit moment pour comprendre ce qui se passait.

Il y a un peu  moins de monde que la fois passée, cette fois je ne me fais pas bousculer par des étudiants bourrés. Ca me manquerait presque. 🙂 

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Le concert se passe en deux sets comme d’habitude. Les gens ont l’air contents, je vois des sourires et des regards complices. J’en profite pour tester quelques nouveaux morceaux. Je suis plutôt content du son, surtout pour la voix qui passe bien mieux avec le Mic Mechanic. Second set sans histoires, à part un petit trou de mémoire, vite oublié (haha !).

Fin du concert et démontage. J’aurais bien aimé que ma Lovely Roadie reste prendre un verre, mais j’essuie un refus. J’ai droit à un taxi, et c’est tout. Je me contente d’une bière avant de charger l’auto pour filer dans la nuit. Il ne me reste plus qu’à finir mon fut de Jupiler à la maison, tout seul, na ! (Il ne restait qu’une bière dedans).

La semaine prochaine, je vais au Bar à Goûts à Jamoigne !