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TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

C’est reparti pour quelques enregistrements. Histoire de commencer léger, je vais bosser mes morceaux et les détails de la prise de son en m’enregistrant avec mes micros Oktava via mon enregistreur Zoom H5. Celui-ci me donne pleine satisfaction pour le son de mes vidéos. Mais quand je l’utilise avec des microphones à condensateur qui ne sortent pas beaucoup de signal, les préamplis révèlent une certaine médiocrité, pardonnable au vu du prix de l’appareil. La solution est de les attaquer via un préampli en ligne comme le Fethead de chez TritonAudio pour plus de gain et une amélioration du ratio signal-bruit. 

Le FetHead, c’est quoi ?

Le FetHead est un préamplificateur de microphone en ligne. Il est fabriqué en Hollande. Il est réputé pour avoir un faible plancher de bruit et pour être de haute qualité. L’électronique est logée dans un châssis métallique robuste avec une entrée XLR femelle 3 pôles symétrique et une sortie XLR mâle 3 pôles symétrique. Quand je dis robuste, ce n’est pas une image, j’ai l’impression qu’on pourrait le tirer dans un canon et le récupérer entier après (ou presque).

Il arrive dans un petit tube en carton, avec un petit sac en tissu. Joli, simple et efficace.

TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

TritonAudio FetHead Phantom, plus de gain propre

Ce préampli est disponible en quatre versions

  1. Fethead : Une version pour les microphones à ruban et les microphones dynamiques, il reçoit l’alimentation fantôme pour amplifier le signal, mais il la bloque
  2. Fethead Phantom : un FetHead pour les microphones à condensateur, qui laisse passer l’alimentation
  3. une variante, le Fethead Filter : un FetHead avec filtre passe-haut pour les micros à ruban et les micros dynamiques
  4. et le FetHead Germanium : un son dopé au germanium pour un peu plus de caractère

Certains prétendent que les FetHeads sont dangereux parce que si on confond la version Phantom et la normale, on risque de cramer son coûteux micro à ruban. Perso je n’ai pas de tel micro, et je sais lire.

TritonAudio FetHead Normal vs Phantom

TritonAudio FetHead Normal vs Phantom

Caractéristiques techniques 

  • Amplificateur JFet de classe A à faible bruit
  • Amplification 20db
  • double topologie d’amplificateur simple
  • 18-48 v alimentation fantôme
Fethead TritonAudio

Fethead TritonAudio

L’installation est un jeu d’enfant. Il suffit de mettre le préampli en ligne avec votre microphone et d’allumer votre alimentation fantôme pour donner du jus à l’appareil. Il existe d’autres appareils dans le style, notamment le Cloudlifter. Celui-ci promet un peu plus de gain, pour plus encombrement et la nécessité de câbles supplémentaires. Par contre, le TritonAudio Fethead peut être branché simplement soit à l’extrémité du microphone (recommandé),  soit à celle du câble (si il n’est pas trop long) selon ce qui convient à votre application.

En pratique

L’idée est de pouvoir mettre moins de gain du préampli qui vient après dans la chaîne. Cela permet d’effacer le préampli pour moins de coloration et moins de bruit. Les performances dépendent de l’appareil qui l’alimente, avec les variables suivantes: stabilité de l’alimentation, voltage et impédance. Certains ont mesuré jusqu’à 30 dB de gain. La moyenne se situant entre 20 ou 30 dB. Et une diminution du plancher de bruit comprise entre -6 dB et -10 dB. 

J’ai déjà un FetHead “normal” qui fait des miracles sur mon SM57.  Selon certains testeurs, il serait un peu sensible au rayonnement électromagnétique des smartphones et des ampoules économiques. Certains micros, dont les premières générations d’Oktavas MK012 et certains micros canons ont du mal avec les FetHead. Mes micros sont des versions modernisées, ça devrait bien se passer.

Strobo Pulse Solo Peterson – première impression

Le métronome a beaucoup à nous apprendre. Le Peterson Strobo Pulse Solo est peu documenté et testé. J’avoue que j’y ai un peu été au pif, emballé par mon nouvel accordeur. L’idée est de capter la sortie mini-jack d’un métronome, pas seulement celle du Peterson Strobo Plus HD pour la transformer en pulsation rythmique. La promesse est de pouvoir se focaliser sur l’écoute de la musique en ressentant le rythme physiquement. Il existe d’autres variantes du concept, comme une montre connectée qui se porte au poignet.

Une autre idée qui me trottait en tête était d’avoir un métronome silencieux qui ne risquerait pas de repisser hors du casque dans les microphones.

Peterson Strobo Pulse Solo

Peterson Strobo Pulse Solo

Pince-mi et pince-moi

Le Peterson Strobo Pulse Solo se présente comme une grosse pince au bout d’un fil munie d’un mini-jack et un port USB. Le port USB sert à charger le Strobo Pulse, le mini-jack se connecte à la sortie du métronome. La pince est bien finie, avec quelques petites imperfections dans le plastique. La charnière me semble un peu légère. Un petit curseur sur le côté permet de régler l’intensité des pulsations.

Peterson Strobo Pulse Solo

Peterson Strobo Pulse Solo

JE – SUIS – TRIPLEMENT – DÉÇU !

  1. Je m’attendais à une pince aplatie, au lieu de quoi, le dos porte un cylindre protubérant. Difficile de la glisser sur le côté de mon pantalon sans qu’elle n’occasionne de gène. J’aimerais avoir un décolleté pour l’y accrocher.
  2. Le câble est plutôt court, ce qui limite les possibilités de fixer la pince sur soi. Mais c’est un point qu’un câble d’extension pourra résoudre.
  3. La pulsation est nettement perceptible, mais elle est aussi audible (comme un vibreur de téléphone). L’option métronome silencieux pour les enregistrements était un vœu pieux. Tant pis.
Peterson Strobo Pulse Solo

Une grosse pince …

Le Peterson Strobo Pulse Solo, ça fonctionne ?

“Moui”. Après une seule séance de répétition, mon sentiment est un peu mitigé. Connecté au métronome et attaché à un vêtement, je ressens la pulsation. Nettement et clairement. Par manque de repères, je perds parfois le fil du rythme. Je me demande si c’est une question d’habitude ou de préférence physiologique. L’avantage (ou l’inconvénient) c’est qu’en cas de décalage, la gène occasionnée n’est pas trop importante. Alors qu’il m’est littéralement impossible de continuer à jouer avec un son de métronome désynchronisé.

Je vais encore faire quelques essais pour voir si je peux apprendre à écouter la pulsation avec mon corps. L’attacher près du centre de mon corps (ceinture, col), plutôt qu’à une extrémité (manche, chaussure) semble me faciliter la prise en compte de l’injonction rythmique.

Peterson Strobo Pulse Solo

Un câble court, mais standard

Couple pas possessif, ouvert à d’autres relations

Le point positif est que le Peterson Strobo Pulse Solo peut se connecter à la plupart des métronomes possédant une sortie minijack. Je l’ai testé sans aucun souci avec mon métronome Tama.

Peterson Strobo Pulse Solo

Le Strobo Pulse Solo s’accommode d’autres métronomes

Une application permet également de l’utiliser avec son smartphone. C’est sans doute un détail, mais je trouve l’interface très moche et pas trop raccord avec le design “utilitariste” des appareils.

image : Peterson

image : Peterson

Un pont trop loin ?

Je ne sais pas si c’est moi qui me suis trompé ou si c’est Peterson qui a eu une fausse bonne idée. Sans doute existe-t-il des gens pour lesquels ça fonctionne. Je ne suis pas encore persuadé que je fais partie de ce groupe béni. Si je ne m’habitue pas, j vais devoir en rester au click ou au repère visuel. Possible que je le retourne pour mettre mon bel argent dans un autre gadget.

Dernier live, mais au fait, pourquoi le dernier ?

Hier soir j’ai donné le dernier live Facebook d’une série de six. Pourquoi le dernier ? Voici les raisons qui m’ont amené à décider d’en finir avec les live.

La troisième va vous étonner !

Dernier live - End of the Road ?

Dernier live – End of the Road ?

  1. Je pense avoir fait le tour de la formule dans ce format, j’ai envie d’autre chose.
  2. Malgré tout, ces live sont une formule un peu bancale, un Ersatz de concert
  3. Je trouve que six est un bon chiffre. Même si mon chiffre porte-bonheur est le cinq. Mais je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur.
  4. J’ai la pression, du trac, mais sans l’adrénaline et le plaisir du concert. C’est comme sauter en parachute d’un premier étage… ça fait un peu peur, on peut se faire mal, mais sans le plaisir de la chute libre et du paysage.
  5. On déconfine progressivement et il me semblait important d’aller de l’avant sans admettre que le confinement devienne une nouvelle normalité.
  6. Mon répertoire n’est pas infini, je n’ai pas trop envie de me répéter. Je préfère prendre du temps pour proposer d’autres choses.
  7. J’ai envie de répartir mon temps pour un peu d’activité physique.
  8. J’ai envie de finir quelques compos, de bosser ma technique et d’apprendre de nouveaux morceaux.
  9. Je vais faire quelques travaux dans la maison et le bricolage ce n’est pas idéal pour les mains.
  10. Je fais ce que je veux. Na !

Un dernier live spécial “ballades”

Pour terminer cette série, j’ai opté pour un live à thème consacré à mes ballades. C’est un exercice plus difficile, pour diverses raisons. Je trouve que l’interprétation de ces morceaux consomme plus d’énergie émotionnelle que les morceaux dynamiques. Parce qu’ils sont techniques malgré tout et exigeants en terme d’interprétation. Alterner avec des morceaux plus techniques me permet en général de recharger les batteries. Ici je les enquillais à la queue leu leu ce qui bouscule un peu mes habitudes. C’est peut-être une erreur d’enchaîner mes morceaux dans un certain ordre, même en répétition, Je me suis créé une sorte de zone de confort qu’il va falloir casser. 

Le plus agaçant en live est de ne pas arriver à rester spect-acteur. Jouer et écouter dans l’instant présent devraient être mes seules préoccupation. Mais les pensées parasites font irruption dans ma tête comme les popups sur un site putaclic, c’est effrayant. Le bête environnement de mon studio, la tête que fait ou ne fait pas ma Lovely Roadie, mes interrogations à propos des commentaires. Penser à qui est là ou pas, même si je ne prends pas les présences. De ce que machin m’avait dit un jour à propos de ce morceau. Et je dois sans cesse me reprendre en main. Et penser de ne pas penser est une injonction paradoxale sans issue. Le seul moyen est de lâcher prise, ce que même Claude François a eu du mal à faire.

Changement de décor

Les plus observateurs l’auront remarqué, j’ai innové en changeant de décor. Je voulais une ambiance plus chaleureuse, en rapport avec le thème. J’ai fait un petit bricolage de la marque “Eigenbau” pour suspendre mes fonds de scène au mur du studio. Avec des pièces de récup trouvées dans la maison. Il y a encore de la marge d’amélioration. Je dois trouver une barre de 3m qui ne fait pas un ventre de quelques centimètres au centre pour réduire un peu les plis… c’est faisable.

Le dernier, der des der, vraiment ?

Je vois ces live comme une sorte de longue mise en place. Ces live m’auront tout de même permis d’explorer la question de la diffusion du son en direct. Ma solution à base d’un accessoire l’iRig Stream est certes relativement coûteuse, mais elle est extrêmement pratique et versatile.

Il y aura encore des live, différents, p-e moins réguliers. Parfois juste un morceau, je pense aussi parfois streamer un extrait de concert en public de temps en temps, si l’organisateur est d’accord. Est-ce que les gens viendraient quand même si ils peuvent assister de chez eux ? C’est aussi une forme de promo sympa pour annoncer un concert ou en sortie de soundcheck. Je dois aussi explorer des formes plus sophistiquées, sur d’autres plateformes. J’ai vu sur le live de Jacques Stotzem que l’image sur YouTube est meilleure à première vue que sur Facebook. J’aimerais aussi explorer la possibilité de streamer avec une meilleure caméra via un ordinateur. Et puis je vais peut-être faire du direct de temps en temps pour vous parler de matos ou de guitare, en complément du site.

Contre mon mal de dos : Hopf Dynarette

J’ai parfois du mal à répéter. Et pour une fois, ce n’est pas parce que j’ai piscine, mais parce que je n’ai PAS piscine justement. Avec ma vie de mec assis, dans un train, puis derrière un bureau, puis devant un ordi, ma séance de natation hebdomadaire est véritablement salvatrice pour mon dos. Mais avec le confinement, toutes les activités sportives sont suspendues. Mon dos est parfois limite-limite ces jours-ci. Jouer debout reste la meilleure option pour moi, mais parfois les répétitions sont longues. Depuis longtemps on me rebat les oreilles avec la position “classique” qui serait meilleure pour le dos. Mais la forme du corps des guitares folk n’aide pas particulièrement à adopter cette position. Surtout si, comme moi, on a de bonnes cuisses et des petites jambes. Mais on n’est jamais trop vieux pour essayer un truc (l’adopter c’est autre chose).

Pourquoi avons-nous mal au dos ?

La position de la guitare est une quête sans fin faite de tâtonnements et d’ajustements. En dehors des blessures aux mains, les problèmes de dos sont d’ailleurs l’une des préoccupations les plus courantes des guitaristes. En tout cas de ceux qui jouent régulièrement, Les problèmes sont dûs à la posture non-naturelle, à la position de la guitare, aux tensions dans les bras et la nuque, à la hauteur de la chaise, à l’utilisation des repose-pieds. Des tensions parcourent notre corps, trop penché en avant, ou en arrière, un bassin penché d’un côté ou de l’autre qui tire sur le bas du dos. Et c’est la blessure.

La posture et la position de la guitare sont généralement à l’origine du problème. Bien s’asseoir demande du temps, de la patience, de l’expérimentation et de l’expérience. La posture du guitariste doit refléter une position assise normale et correcte. La colonne vertébrale doit être le pilier d’où partent les membres. La colonne vertébrale maintient le dos pendant que les autres muscles sont souples et détendus. 

La guitare n’est pas la seule coupable : la forte utilisation des ordinateurs ces dernières années pourrait être le principal problème pour moi, comme pour beaucoup de gens. Les heures passées assis dans une position statique avec une mauvaise posture sont néfastes. La conduite automobile, le sommeil dans une mauvaise position, le travail à l’ordinateur ou au bureau, le bricolage, le jardinage, et l’avachissement, etc. contribuent aux problèmes de dos. Souvent, nous avons déjà abimé notre dos avant même de toucher la guitare.

Hauteur de la chaise

Ce n’est pas facile de trouver une chaise ou un tabouret qui conviennent. Elles sont toujours trop dures, trop molles, trop hautes ou pas assez. Il existe des chaises spécialisées entièrement réglables, mais elles coûtent un bras (ce qui n’aide pas pour jouer de la guitare). Actuellement, avec mes petites jambes mon cajon fait l’affaire, faute de mieux. J’alterne avec un tabouret haut et la position debout en attendant un jour d’investir dans une chaise ergonomique.

Le repose-pieds, cet engin de torture

Le repose-pieds est souvent responsable de problèmes de dos spécifiquement liés à la guitare classique. On peut littéralement sentir le repose-pied tordre la colonne vertébrale. Lorsque vous soulevez une jambe, une torsion des muscles du bas du dos est inévitable. Les gens s’habituent, ils sont jeunes. Les problèmes apparaissent au bout de quelques années. Mal utilisé, le repose-pieds perd du terrain et est moins recommandé qu’avant. Mais on peut à peine critiquer cet élément du paysage guitaristique, on se heurte vite aux croyances et à la tradition.

QI-Gong, Yoga, Stretching

Un peu de stretching ou quelques exercices de Qi-Gong ou de Taï-Chi avant de jouer peuvent aider. Ou même de simples exercices respiratoires pour détendre votre corps et soulager la tension du dos. Faites des pauses, levez-vous, étirez-vous. Boire de l’eau serait également une bonne idée.

Repose-guitares ergonomiques, supports, coussins

Les supports et coussins ergonomiques ont le vent en poupe. Certains en parlent comme l’un des meilleurs développements pour les guitaristes classiques. Je ne me sens pas prêt pour des systèmes avec des ventouses et des sangles. Peut-être que je suis quand même un peu vieux pour essayer certaines choses, finalement. 

Je me suis décidé à tenter ma chance avec la Dynarette de chez Hopf, un simple coussin. Elle existe en deux tailles (L et XL). Après m’être documenté, j’ai opté pour la grande qui semble majoritairement plébiscitée par les joueurs de guitares à corde métal.

La forme biseauté permet de ramener la guitare vers le tronc du guitariste. D’ailleurs, en raison de l’angle de ce biseau, la Dynarette ne convient pas aux gauchers. Le dessus est en matériau de synthèse imitant le cuir, pour empêcher que la guitare ne glisse. La face inférieure est en velours pour empêcher l’ensemble de glisser sur la jambe.

Hopf Dynarette contre le mal de dos

Hopf Dynarette contre le mal de dos

La position est bonne, confortable et les avant-bras et poignets sont détendus. Ce relâchement de la tension est d’ailleurs agréable et profite à mon toucher. J’ai été étonné de pouvoir rapidement retrouver des sensations de jeux en changeant de position. Je dois encore veiller à me tenir bien droit.

Malheureusement, ce n’est pas parfait,  mon (gros) ventre a un peu tendance à faire glisser le tout vers l’avant. Comme mes jambes sont courtes et mes cuisses plutôt fortes, au bout de quelques morceaux, je dois réajuster le tout. En soulevant légèrement mon pied, c’est mieux. Mais par contre la guitare reste bien stable et immobile, et je compte me servir de ça pour quand je voudrai m’enregistrer avec un micro pointé vers mon instrument.

Mais ça me fait bizarre de me voir comme ça … je ne suis pas sur que je ferai mon live assis. Ca fait tellement longtemps que je joue debout.