Avr 25 2017

CITES : clarifications de la commission concernant la nouvelle réglementation

CITES : Dalbergia latifolia

CITES : Dalbergia latifolia

Suite aux remous et à la vague de commentaires paniqués qui ont entouré la modification du règlement CITES, la Commission européenne s’est livrée à un exercice de question-réponse sur l’inclusion des espèces de palissandre et de bois de rose dans l’annexe II lors de la COP17.  

La CITES

La cible principale des mesures CITES discutées ici est l’abattage illégal et le commerce des stocks de bois brut. Pour  les petites quantités qu’on rencontre habituellement dans les instruments de musique, les recommandations sont moins restrictives. C’est une bonne nouvelle pour les musiciens concertistes. Pour les fabricants et marchands l’impact semble également moindre avec ces nouvelles recommandations.

J’ai parcouru et extrait puis traduit les informations qui me semblaient pertinentes pour les musiciens. Ceci à titre informatif, en cas de doute contactez votre autorité compétente. 

Le document complet est disponible uniquement en anglais pour l’instant:

QUESTIONS AND ANSWERS ON THE IMPLEMENTATION IN THE EU OF THE LISTING OF ROSEWOOD AND PALISANDER SPECIES1 INTO CITES APPENDIX II AT CITES CoP17

En résumé, le changement concerne les espèces suivantes : 

  • tous les bois de rose et palissandres du genre Dalbergia: 
  • le kosso (Pterocarpus erinaceus);
  • le bubinga (Guibourtia demeusei; Guibourtia pellegriniana; Guibourtia tessmannii).

L’impact principal de cette mesure est que l’importation au sein de l’union européenne est sujette à des démarches administratives. Le commerce intracommunautaire n’est pas sujet à ces démarches. Les autorités de contrôles peuvent néanmoins exiger une preuve de l’origine légale du bois. Du bois importé, puis transformé en produit fini en Europe, puis réexporté ne devra pas faire l’objet d’un certificat de réexportation.

Les objets personnels à usage privé, transportés comme bagage personnel, tels que les instruments de musique ne sont pas particulièrement visés par la nouvelle réglementation.

Ce qui change pour les musiciens 

Pour moins de 10 kilos de bois des espèces concernées, les échanges non-commerciaux ne sont pas concernés. Par échange non-commercial, on entend: les mouvements transfrontaliers d’instruments de musique pour un usage privé. Les prestations publiques gratuites ou rémunérées, les expositions ou les compétitions sont également considérées comme des échanges non-commerciaux.

L’envoi ou le transport d’un instrument en vue de sa réparation, attendu que l’objet ne change pas de propriétaire. Le renvoi au vendeur ou au fabricant sous garantie ou pour le service après-vente devra également être considéré comme un échange non-commercial.

Les prêts d’instruments pour exposition dans les musées, pour exposition ou compétition sera également considérée comme une activité non-commerciale. Ceci reste valable pour un envoi de pièces multiples si la part individuelle de chaque instrument ne dépasse pas 10 kilos.

Par contre l’envoi à l’exportation de pièces détachées pour assemblage avant réimportation sera considérée comme une transaction commerciale, attendu que la destination finale du produit est la vente.

Pour les orchestres ensembles et les groupes musicaux transportant les instruments dans un transport groupé. L’ensemble, bien que dépassant la quantité de 10 kilos ne devront pas s’accompagner de documents CITES car la part de bois de chaque instrument ne dépasse pas la limite des 10 kilos.. Si toutefois un instrument dépassait individuellement cette limite de 10 kilos de bois listé, cet instrument nécessiterait des documents délivrés par la CITES.

Saluons ces recommandations qui parviennent à concilier l’intérêt de l’environnent et de la biodiversité en luttant contre l’abattage et le transport illégal de bois, sans toutefois écraser le petit poucet qu’est le marché des instruments de musique sous une charge administrative lourde. 

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Avr 23 2017

Le chant avec Sing-a-Long : toute première fois, toute-toute-première fois …

C’est toujours dans les moments où je joue avec les frontières de ma zone de confort que se produisent rencontres, découvertes et impulsions créatives. J’aime et je chéris la notion de serendipité qu’on peut décrire grosso-modo comme le fait de découvrir par hasard, par accident, par chance ou par malchance, une application imprévue à quelque chose. Par la chance fortuite de ces rencontres et de ces d’impulsions créatives je fus encore gagnant d’un concours de circonstance. Le premier prix pour moi fut de me voir proposer de chanter pour animer une soirée Sing-a-long. Mon ukulélé qui accompagne quelques chansons est en général un dégât collatéral de mes soirées d’animation musicale. C’est le Robin de ma Bat-guitare. Mais le voilà au centre de la scène pour une soirée consacrée au chant en groupe.

Sing-a-long, le chant décomplexé !

Sing-a-Long est un concept de soirée autour du chant. Ce n’est ni une soirée karaoké, ni un cours de chant, mais plutôt l’occasion de se retrouver pour chanter en toute décontraction, décomplexé vocalement. L’accent n’est pas mis sur la technique, mais plutôt sur le plaisir du chant en groupe. Un intervenant invite le public au chant, autour d’un thème et d’un univers musical.

Sing-a-Long : l'abbaye de Forest

Sing-a-Long : l’abbaye de Forest

La salle de l’Abbaye de Forest est un peu nue et crue, c’est donc un gros déménagement qui prend la route pour Bruxelles : fond de scène, spots, éclairage d’appoint et évidemment ampli et instruments. J’ai également emporté de quoi filmer la soirée. Une fameuse « Schleppe » (du verbe allemand « schleppen », haler, tracter). Pour faciliter le transport, mon chariot est de la partie.

J’arrive sur place avec une légère avance. Le quart d’heure de flottement que je compte habituellement pour les hésitations sur le dernier kilomètre ne sera pas mis à profit cette fois. Je ne connais pas bien Bruxelles, mais le quartier m’a l’air plus vert et ouvert que bien d’autres. Le bâtiment de l’abbaye de Forest, longtemps laissé à l’abandon, renaît peu à peu et subit une prometteuse réhabilitation en écrin pour la culture.

Mon chariot n’ira pas plus loin que l’escalier, mais au moins je n’aurais fait qu’un seul trajet depuis la voiture. Le montage prend un peu de temps mais le résultat me plaît. Saltimbanque d’un soir, j’ai hésité à emporter mes « bacs à lumière » mais ils tombent à point pour donner un éclairage indirect dans la salle, qui est à la fois plus naturel et plus intime. Pendant que le public arrive et prend possession des lieux, je joue un peu de guitare, je meuble l’attente avec mes compositions.

Sing-a-Long : saltimbanque !

Sing-a-Long : saltimbanque !

Le répertoire

C’est ma première soirée chant avec Sing-a-Long et je m’avance à tâtons en terre inconnue. J’ai choisi un répertoire francophone et anglophone de chansons qui me tiennent à coeur. J’aime la narration et l’articulation dans les chansons. Qu’elle soit d’amour ou de politique, la chanson doit avoir des choses à raconter. J’ai testé les tonalités à choisir avec ma Lovely roadie pour ne pas me fier qu’à ma voix de baryton-basse pour poser le chant.

Comme pour mes cours de guitare je suis face à l’éternel dilemme du nombre de morceaux à aborder. Faut-il approfondir quelques morceaux ou aborder plus de morceaux ? Pour moi le plaisir de la musique et du chant est une découverte individuelle avant tout. J’ai toujours défendu l’idée que parcourir un répertoire plus vaste et varié permettait à chacun de rencontrer ce qui lui plaît. C’est une sorte de dégustation touche-à-tout plus qu’un menu trois-services au choix du chef. L’avantage indéniable c’est qu’on chante beaucoup, l’inconvénient pour ceux qui aiment tenir la main courante c’est que l’exercice reste assez libre.

La soirée

Je commence par une petite séance d’échauffement. Les chansons choisies ne sont pas très techniques et l’objectif de cet échauffement est de chercher la détente avant tout. Je ne suis pas prof de chant. Le but c’est de chercher la correction posturale, respiration, ancrage dans le sol et ouverture du thorax. Accessoirement, ce moment crée la concentration et la synchronisation propice à un exercice de chant en groupe.

Sing-a-Long : échauffement

Sing-a-Long : échauffement en soufflant sur une bougie imaginaire

Après « Don’t worry be happy » pour la bonne humeur, c’est « Couleur café » de Gainsbourg. Ce n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que j’attends de mes interprètes d’un soir. Sors ta voix de crooner pour chanter « I can’t help falling in Love » de Presley.

Avec « Mercedes-Benz » de Janis Joplin, je me livre à un petit exercice de clapping. Objectif : montrer la différence de pulsation quand on tape dans les mains sur les temps 1 et 3 ou (mieux) sur les temps 2 et 4. Je me rends compte que les chansons où le découpage des syllabes est un peu anarchiques, comme « Boomerang » de Serge Gainsbourg sont difficiles à poser en groupe. Il faudrait passer un peu plus de temps sur la mise en place du phrasé.

Mais le Sing-a-« long » n’est pas si « long » que ça, on touche déjà à la fin. Le swing de « Fly me to the Moon » et « Side by Side » passe bien mieux.

Sing-a-Long : (re)découvrir le chant en groupe

Sing-a-Long : (re)découvrir le chant en groupe

Entre voix d’église et d’outre-tombe, on tâtonne un peu pour trouver la tonalité idéale pour « Halleluyah » de Leonard Cohen. Je termine par « The Reckoning Song » d’Assaf Avidan, preuve qu’on peut faire sienne les chansons des plus inaccessibles interprètes.

Démontage

Il est temps de manger un bout, de démonter et surtout … d’enfin boire une bière pour rehydrater mes cordes vocales. J’ai beaucoup répété les chansons du répertoire. Ce que je n’avais pas anticipé c’est la fatigue occasionnée par la prise de parole. Passer de la parole au chant, puis du chant à la parole, c’est les 20 km de Bruxelles de la corde vocale.

Le démontage n’est guère moins laborieux que le montage. Mais j’ai un grand nombre de roadies qui, après m’avoir prêté leur voix, me proposent leurs mains pour emballer et transporter le matos.

De mon côté ce Sing-a-long a été une expérience enrichissante et réussie. J’espère que les participants auront apprécié l’instant et sont repartis avec l’envie de chanter.

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Avr 21 2017

Shure SE215 CL : premier prix en monitoring in-ear

Inutile de présenter la marque Shure dont les microphones SM58 et SM57 entre autres sont présents sur tant de scènes. Solides, abordables et bien conçus, ces microphones permettent de poser un pied sur les premières marches vers le matériel pro. Logiquement, les écouteurs intra-auriculaires SE215 ont la même cible et sont le premier prix en monitoring intra-auriculaire.

Le monitoring in ear (IEM)

Le monitoring in-ear (IEM) n’est arrivé que récemment dans le monde musical. Il a été introduit à la fin des années 80 par l’ingénieur Chris Lindop pour Stevie Wonder. Comme toute nouvelle technologie, il est devenu peu à peu abordable. Son arrivée a changé la vie des musiciens sur scène et en répetition.

Les avantages du monitoring in-ear (ou IEM) sont nombreux :

  • contrôle individualisé du volume
  • contrôle individualisé du mix de retour
  • possibilité de recevoir un « click » en live
  • son fiable et constant à tout endroit de la scène
  • son retour constant concert après concert
  • liberté de mouvement (surtout pour les solutions sans-fil)
  • plus besoin de moniteurs de retours en avant-scène
  • protection des oreilles contre les niveaux sonores élevés

Il existe des intras dans toutes les gammes de prix, depuis le générique jusqu’aux inserts sur mesure. Tous nécessitent un temps d’adaptation, ce qui nous amène à lister quelques inconvénients :

  • inconfort et fatigue auditive
  • pas de contrôle sur la perception du son façade 
  • sensation d’isolement par rapport au public
  • dépendance du mix des retours

Mais les avantages l’emportent. Les inconvénients peuvent être solutionnés et le monitoring in-ear est devenu la norme pour la plupart des tournées et de nombreux groupes en croissance les adoptent.

Les Shure SE215

Shure SE215-CL : un premier pas dans le monitoring intra-auriculaire

Shure SE215-CL : un premier pas dans le monitoring intra-auriculaire (image Shure)

Il faut pas confondre des IEM avec des simples intras comme on en trouve avec les baladeurs et les smartphones. Destinés à resister à la scène, leur construction emprunte un chemin différent.  La différence saute aux yeux dès qu’on prend les SE215 en main. Le cable épais, rigide et légèrement rugueux est fait pour résister au frottement. Ce câble est détachable et remplaçable, il pivote pour faciliter l’ajustement. L’amorce du cable sortant des écouteurs est rigide et peut être pliée pour passer derrière l’oreille.

Les SE215 sont conçus pour être placés dans les oreilles en passant le cable derrière la tête. Pour une utilisation confortable et efficace, la première étape consiste à choisir les bons embouts entre les 6 paires fournies : 3 paires en mousse à mémoire de forme (S/M/L) et 3 en silicone (S/M/L). Un étui très bien fini est fourni avec un mousqueton qui permet de l’accrocher. Un outil de nettoyage du conduit sonore est également fourni.

Shure SE215-CL : un premier pas dans le monitoring intra-auriculaire

Shure SE215-CL : un premier pas dans le monitoring intra-auriculaire (image Shure)

Mise en place

La mise en place est un peu laborieuse au départ, mais une fois qu’on prend le pli, c’est de plus en plus facile. AU bout de quelques essais, le câble finit par adopter la bonne courbure pour passer derrière le pavillon de l’oreille. J’ai trouvé la séquence suivante comme étant la plus efficace pour moi :

  1. donner du mou à la pièce de serrage qui se place dans la nuque
  2. placer le câble dans le cou en l’orientant correctement (il y a un minuscule point de couleur sur les oreillettes, rouge à droite, bleu à gauche)
  3. rouler la mousse à mémoire de forme entre les doigts pour l’aplatir
  4. introduire l’embout dans l’oreille avec le câble sortant horizontalement vers l’avant
  5. opérer une légère rotation vers le haut en pour caler l’intra dans le pavillon de l’oreille tout en passant le câble derrière l’oreille
  6. ajuster la pièce de serrage des câbles sur la nuque, pour moi une légère tension stabiliser l’ensemble

Ensuite, on peut passer aux étapes optionnelles comme remettre en place ses lunettes, son bonnet … ou ses cheveux. Si je portais une veste ou un pull, j’aurais tendance à faire passer le câble par-dessous.

Le son

L’isolation passive du bruit ambiant est assez bonne, et très bonne quand on a du son dans l’oreille. Porter les intras sans son occasionne évidemment une sensation de bouchon assez marquée et on entend assez fort les bruits physiologiques (respiration, déglutition, etc.).

A l’usage, le rendu sonore est particulier sans être désagréable. Il n’y a qu’un seul diffuseur par oreillette qui se charge de toutes les fréquences, ce qui peut entraîner occasionnellement des imprécisions de rendus dans certaines plages de fréquences. Les modèles haut de gamme ont jusqu’à quatre diffuseurs. Le son est précis, chaud et un peu flatteur, peut-être un peu trop rond. Il manque un peu d’air dans les aigus à mon goût, mais les aigus atténués contribuent à rendre l’écoute moins fatigante dans la durée.

Mon avis

Dans la gamme de prix des Shure SL215, je ne leur ai pas réellement trouvé de concurrence.

J’ai opté pour le modèle transparent, plus discret. L’ensemble est démontable avec possibilité de remplacer des pièces détachées et des accessoires optionnels comme un cable pour smartphone. Mes regrets ? L’identification de l’oreillette gauche ou droite n’est pas très lisible, surtout dans la pénombre. Je ne suis pas un grand fan des connecteurs coudés. 

Mais, de la pochette en passant par les embouts, les accessoires fournis sont qualitatifs et le rendu sonore garantit une bonne première expérience du monitoring intra-auriculaire.

Un 9/10 sur mon échelle de piments

 

 

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Avr 14 2017

Vidéos panoramiques : les têtes motorisées, la suite

Au mois de mai, je vais réaliser quelques prises de vue panoramiques et l’un ou l’autre timelapse pour le boulot (le « vrai » comme dirait ma mère, celui qui permet de faire bouillir la marmite de mes désirs). Ceci afin de faire la promotion du federal truck. C’est une « unité mobile d’information et de sensibilisation du citoyen » (comprenez, un gros camion), pour informer le citoyen avec un travail de proximlité sur des thématiques importantes comme le don d’organes, la gestion de l’argent par les jeunes, l’environnement et des thématiques un peu moins importantes comme les institutions belges. Histoire de jouer sur deux fronts, le matériel (acheté à mes frais) et l’expérience (prise sur mon temps libre) me serviront aussi pour me vidéos de concert.

Attention !

Pour une fois, je vais commence par un avertissement : n’achetez pas la tête motorisée Rollei ePan 360. Jamais. Ce truc n’a même pas vraiment survécu au déballage. Les boutons de commande sont des petits curseurs coulissants (un peu comme ceux qui permettent de débrayer l’autofocus sur les objectifs photos). Après quelques va-et-vient, le curseur principal ne fonctionnait tout simplement plus du tout. Je l’ai remballée fissa avec demande de remboursement.

On en a toujours pour son argent !

Il y a deux sortes de têtes motorisées, les rapides pour les photos panoramiques et les lentes pour les timelapses. Je vous ai déjà présenté la tête rapide, la AFI MRP 360. Vu qu’on en a TOUJOURS pour son argent, j’ai décidé d’augmenter le budget et d’aller vers une tête lente pour panoramiques un peu plus sophistiquée, la TurnsPro. 

Déballage

L’emballage est un tube en carton dont les deux moitiés sont emboitées l’une dans l’autre. Bonne idée, le mode d’emploi est imprimé sur l’emballage, c’est une économie, et on ne risque pas de le perdre. Un support pour smartphone est fourni, mais il ne m’a pas convaincu à 100 pourcent.

Turnspro 360 : tête motorisée pour panoramiques

Turnspro 360 : tête motorisée pour panoramiques

Plus impostante, solide mais sans effort de design particulier, alimentée par 4 piles AA, la TurnsPro dispose d’un panneau de commande rétroéclairé très lisible, C’est assez pratique pour les endroits peu éclairés. L’autonomie annoncée est de 10 heures.

TurnsPro 360 : l'écran

TurnsPro 360 : l’écran

Pour une petite caméra, on peut tout simplement poser la tête sur une surface plane. On peut également fixer le tout sur un trépied. Selon le fabricant la tête supporte les caméras jusqu’à 1 kilo sur l’axe horizontal, et jusqu’à 250 grammes pour une rotation sur l’axe vertical.

Turnspro : avec GoPro

Turnspro : avec GoPro

On démarre par une pression longue sur le bouton central, et on cycle à sens unique à travers les options: rotation de 360° ou angle défini, balayage en va et vient, sens de rotation, angle puis durée de la rotation. En cas d’erreur, il faut recommencer à zéro. L’appareil ne garde pas les réglages en mémoire. ça ne m’a pas gêné outre-mesure. Il m’a fallu deux minutes pour m’habituer, mais je suis assez réceptif à ce genre de menus.

Pour mes concerts, je compte utiliser une caméra en balayage lent entre la scène et le public. Attention, le très léger ronronnement du moteur rend la prise de son de la caméra inutilisable, mais de toute façon, je ne compte pas me servir du son caméra au montage. Ca me servira à avoir un fond d’image animé pour placer entre les gros plans.

Premiers essais de panoramiques

Je n’ai réalisé que quelques tests pour la prise en main. Par exemple cette vue par dessus les toits. On prend une image toutes les 2,3; 5 ou 10 secondes, et quand on remet le tout en 24 images par seconde, on retrouve une vue accélérée. On recommande habituellement une image toutes les deux secondes pour la foule ou des nuages en déplacement rapide. Pour un ciel plus lent ou la mer, 2 à 5 secondes.

J’ai encore du mal à trouver la bonne vitesse de balayage horizontal, ici j’étais un poil trop rapide. Mais il est difficile d’imaginer la vitesse de rotation finale, il va me falloir quelques essais pour « sentir » la bonne vitesse. A moins de la calculer. Si je prends une image toutes les 2 secondes, et que je reviens à 24 images secondes, avec une vitesse de rotation de 110° en 5 minutes, quelle sera ma vitesse de rotation apparente.

 

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