Les tests et les posts sponsorisés ? Tous des vendus ?

Si vous êtes lecteur régulier de mon site, vous savez que j’aime parler de matériel. La plupart du temps c’est du matériel que j’achète moi-même. Tout simplement parce que j’en ai besoin – « non, tu en as envie » nuancera ma Lovely Roadie. De temps à autre, je reçois du matériel de la part d’un magasin ou d’un fabricant pour le tester. « A cheval donné on ne regarde pas les dents », dit le proverbe. Alors comment conserver une certaine éthique dans ces circonstances ? Un cadeau ne vaut-il pas le quart d’heure de publicité rémunéré ? Il m’est arrivé, naïvement, de demander à des fabricants de pouvoir tester du matos. Sur un malentendu ça pouvait peut-être marcher, mais bien entendu, … ça n’a jamais marché.

Le besoin, le budget et l’exigence

En général, j’essaie de me documenter au maximum. Et je me focalise sur les aspects techniques et pratiques. Une pièce d’équipement n’est jamais parfaite, et le compromis se fait souvent entre le budget et l’exigence de qualité. Dans mes tests j’essaie de ne jamais oublier la question du budget initial et du prix par rapport au service rendu. 

C’est moi qui établis le casting des tests en fonction d’un besoin spécifique que j’ai ou que j’identifie. Je serais embarrassé de recevoir du matériel dont l’utilité ne me paraît pas claire. Ou pire,  pour lequel je ne dispose pas de compétences pour émettre un avis. Dans ces circonstances, il est évident pour moi que si  le matériel testé ne me convient pas, je le renvoie pour tester autre chose. Dés lors, il y a peu de tests négatifs.

Parfois le choix est éminemment subjectif, comme pour les cordes Martin Retro qui ne m’ont pas plu mais dont j’ai décidé de vous parler, parce qu’elles pourraient vous plaire. 

Du « sommet » …

Jusqu’à présent, ma plus grosse collaboration a été un échange de matériel contre un test avec le vendeur en ligne www.bax-shop.be, notamment pour la caméra Zoom Q8. Ce fut une belle expérience professionnelle. Je choisissais moi-même le matériel à tester, après une (longue) étude du marché et acceptation de leur part. 

Je ne peux pas juger si l’expérience fut pertinente pour Bax, mais je sais, par les commentaires reçus, que mes vidéos ont fait vendre quelques caméras Zoom Q8 (8 ou 10 au minimum, pas forcément via le site de mon sponsor). Avec 4 articles et vidéos, de nombreuses interventions sur des forums ou dans les commentaires à gauche et à droite, je ne sais pas si pour moi-même l’exercice aura été rentable au sens financier, mais j’ai aimé et cela aura contribué à produire du contenu pertinent pour ma cible (aka « vous »). Cela m’aura également permis d’apprendre pas mal de choses sur le format vidéo.

… en passant par le SAV …

J’ai souvent été amené à donner des conseils techniques sur l’utilisation du matériel que j’avais testé. Ça prend du temps, mais pour moi ça fait partie du deal. Si on se proclame suffisamment « expert » pour donner un avis ou une recommandation, il faut assumer derrière. 

… jusqu’aux haters.

J’ai essuyé quelques critiques de déçus. J’ai subi quelques « agressions » virtuelles. Rien de bien grave, mais ce n’est pas plaisant. Dans un monde qui a élevé le fait de râler et de se plaindre en art de vivre, une critique positive est forcément suspecte et son auteur est forcément « vendu ». On m’a demandé si je travaillais pour telle ou telle marque. Pourtant j’ai toujours consciencieusement fait mention de la différence entre mes achats et mes sponsoring, pour des questions de transparence et d’honnêteté.

Si seulement c'était vrai !

Si seulement c’était vrai !

En ignorant les trolls, le plus souvent on pouvait classer les critiques en 4 catégories. Un budget inadéquat par rapport à l’exigence, une erreur de casting manifeste par rapport à un besoin, l’ignorance des avertissements sur certaines limitations du matériel ou un manque criant de compétence technique. 

Et maintenant ?

Après la fin de la parenthèse Bax, j’ai eu des petits tests sponsorisés pour du petit matériel et pas mal d’achats personnels. Le dernier test en date m’a surpris, parce que le fabricant de capodastres G7th m’a contacté (sur recommandation) pour tester leur dernier capodastre. Évidemment, en recevant ce magnifique capodastre customisé avec le logo de mon site, je me suis demandé ce que je ferais si il se révélait décevant à l’usage. J’étais décidé à le tester de la manière la plus neutre possible, même en blind-test avec ma Lovely Roadie. Et si il s’était révélé décevant j’en aurais avisé le fabricant, quitte à le renvoyer. Heureusement il n’en fut rien.

Et ça va la conscience, tu dors bien la nuit ?

Je n’en vis pas, je n’en fais pas un métier, du coup je peux m’en passer. Mais bien franchement, je suis content de pouvoir recevoir de temps en temps du matériel sans devoir tout acheter. Je teste toujours avec une certaine subjectivité puisque je juge par rapport à ma pratique et mon budget, mais avec sincérité. 

J’aimerais parfois que les liens vers les boutiques en ligne qu’il m’arrive de placer ou la monétisation des vidéos paie mon hébergement mais c’est loin d’être le cas. Je me fais plutôt virer de ces programmes auxquels j’ai adhéré par curiosité au début, faute d’une masse critique difficile à obtenir dans la niche « guitare acoustique instrumentale francophone ». 

Mais j’ai l’avantage de ne pas être dans un secteur aussi concurrentiel que celui des « jolies filles bien coiffées buvant un latté dans le bistro d’un hôtel classe ». Et je n’aime pas les latté.

On ne peut pas tout avoir.

Pfou, j’en ai déjà testé des trucs …

Capodastre G7th Performance 3, mon avis

J’ai une relation amour-haine avec les capodastres. Ils tombent souvent à pic pour changer la sonorité de la guitare pour un morceau ou pour transposer un arrangement pour accompagner un chanteur ou une chanteuse. Mais ils désaccordent souvent la guitare si on déplace les cordes en les mettant en place. Quand ils exercent une pression trop forte, la guitare sonnera faux.  A l’opposé, ils produisent du buzz quand ils ne sont pas suffisamment ajustés. Et quand on trouve (enfin)  le bon réglage pour une position sur le manche, il faut souvent recommencer l’ajustement et l’accordage si on change de tonalité. Je possède une petite collection de capodastres vaguement satisfaisants. Mais, j’ai un peu renoncé à trouver le capodastre ultime et je ne m’en sers que très occasionnellement.

Mon avis en vidéo :

Le compromis, la solution insatisfaisante par nature

Les problèmes d’accordage avec un capo ont deux origines : la pression exercée par le capo, et le radius du manche. En raison de la courbure du manche, la pression ne pourra pas être appliquée de manière uniforme sur toutes les cordes. Si la courbure du capo est trop forte, les cordes extérieurs seront trop compressées. Si le capo est moins courbé que le manche, ce sont les cordes du centre qui seront trop compressées. En relâchant la pression, les autres cordes risquent de ne pas être suffisamment pressées pour obtenir un son propre. La courbure varie d’une guitare à l’autre, et parfois tout au long du manche. Dès lors, la tension appliquée est toujours un compromis pour être entre la limite du buzz et les problèmes de justesse.

Comment proposer un système permettant de s’adapter aux différentes courbures de manches ? Heureusement, le matériel des musiciens est en constante évolution.

Capodastre G7th Performance 3, mon avis

Capodastre G7th Performance 3, mon avis

G7th, fabricant innovant autour du capodastre

Le fabricant G7th s’illustre depuis quelques années par une série de capodastres modernes à la finition haut de gamme. Quand je dis finition « haut de gamme », je ne parle pas de décoration, de matériaux exotiques et de fioritures mais d’un outil moderne bien fait. Leur ingénieux système unique de contrôle de tension permet d’appliquer une pression dosée avec précision sur les cordes, d’une seule main. Un ressort contraint dans un cylindre permet d’ajuster précisément la tension. Une simple pression sur un levier libère le capodastre. Je suis étonné qu’ils cherchent encore à innover, malgré le succès de leurs beaux capos dont la gamme ne cesse de s’étoffer.

Capodastre G7th Performance 3, mon avis

Capodastre G7th Performance 3

Ils ont été fort sympa de me faire parvenir un exemplaire de leur nouveau modèle pour que je le teste.  Le capodastre existe en 3 coloris : gris, noir et doré (un peu plus cher, car il est plaqué or 18 carats). Je n’étais pas au courant, mais il m’ont fait parvenir un noir … customisé avec mon logo ! Je l’ai découvert en prenant les photos pour l’article.  Belle surprise, vraiment classe !

Capodastre G7th Performance 3

Capodastre G7th Performance 3

Pour la dernière itération de leur capodastre performance serie, G7th utilise un ingénieux système de leviers coulissants baptisé A.R.T. pour Adaptative Radius Technology. Le capo Heritage du même fabricant a été le premier a bénéficier de ce système. 

Capodastre G7th Performance 3

Capodastre G7th Performance 3

Il répartit uniformément la pression sur les cordes tout en permettant au caoutchouc d’épouser étroitement  le manche. Un peu comme un balai d’essuie-glace se colle au pare-brise malgré sa courbure. 

Voilà pour la théorie !

Et en pratique, il vaut quoi ce capo ?

Le capodastre G7th Performance 3 ART ressemble au modèle performance 2. Des petites différences apparaissent néanmoins quand on l’examine de plus près. La bande de caoutchouc qui  appuie sur le haut du manche et les cordes n’est plus continue, pour permettre à cette pièce de se déplacer librement. Le corps du capodastre est plus épais. Le système ajoute du poids à l’ensemble. Le Performance 3 affiche un peu plus de 10 grammes de plus que le Performance 2, soit un total de 63 gr. Certains seront préoccupés de laisser le capo sur la tête de la guitare à cause du poids supplémentaire. Personnellement, je ne le laisse jamais quand je ne m’en sers pas, ni sur la tête, ni sur le haut des cordes avant le sillet.

Comme promis, le capo s’ouvre et se ferme d’une main. On le pose, on le presse entre le pouce et l’index, et voilà. Contrairement aux capos à pince, ça ne requiert pas beaucoup de force, ni pour ouvrir ni pour fermer le capo.

Sur l’avant, le corps du capo n’est pas trop encombrant. J’avais peur que la rotule à l’arrière me gêne, mais elle est placée suffisamment haut pour ne pas gêner la main gauche.

Capodastre G7th Performance 3

Capodastre G7th Performance 3

Le système A.R.T. permet de maintenir un bon timbre et la justesse dans toutes les positions. Ce Performance 3 va peut-être me réconcilier avec l’idée même d’utiliser un capodastre. Il tombe à pic, une de mes dernières compos nécessite un capo case 2. En tout cas après quelques heures de test, j’ai envie d’explorer d’autres positions du manche.

Garçon, l’addition !

Ce nouveau modèle n’est pas encore disponible partout.  Le fait de l’avoir reçu gracieusement ne me fait pas oublier son prix qui tourne aux alentours des 45 €. Le tarif peut sembler sévère, mais n’est pas inhabituel pour la marque. Ce montant est-il justifié ? Ce capodastre est qualitatif et innovant et les évolutions ne sont pas que cosmétiques. De plus G7th offre une vraie garantie à vie. Les patins en caoutchoucs sur les modèles plus anciens sont remplaçables. Ils le seront sans doute aussi sur celui-ci également, puisque les patins de remplacement sont déjà proposés pour le modèle héritage A.R.T. sur le site.

Je lui met une note de 9/10 sur mon échelle de piments. Il fonctionne très bien, il est très qualitatif techniquement. Sa finition avec son design contemporain me plaisent beaucoup. Il n’est pas encombrant, mais avec 63 grammes, il pèse son poids. Je lui aurais volontiers donné un 9,5 sur dix pour quelques grammes et quelques euros de moins. 

Mais pour un usage moins occasionnel que le mien, il vaut certainement son prix. D’autant qu’avec une garantie à vie et des pièces de rechange il vous servira longtemps. Et si vous avez plusieurs guitares avec des manches de radius différent, ce sera très certainement un très bon investissement.

 

Assurer son instrument de musique en Belgique ?

Les instruments de musique ont de la valeur. Il y a bien entendu la valeur sentimentale, impossible à chiffrer. Mais pour le professionnel, il y a également une valeur économique. Outre la valeur d’achat, il y a également la perte de revenus due à l’interruption de l’activité suite à l’immobilisation, la dégradation ou le vol de l’outil de travail. Quand j’ai acquis ma Martin OM21, je m’étais renseigné (en vain) sur les possibilités pour la faire assurer. Juste au cas où un voleur me la transformerait en air-guitar.

Vu la nature des relations qui lient un organisateur et un musicien, je doute fort que les assurances du premier interviennent pour le matériel du second. Je n’avais rien trouvé à l’époque. J’avais fait un billet sur quelques conseils de prévention. Mais que faire si le pire arrive ?

Assurer sa guitare en voyage et sur scène

Assurer sa guitare en voyage et sur scène

Trouvé !

Rendons à César ce qui est à César ! C’est via une interview publiée sur le site « La Chaîne Guitare » que j’ai découvert cette société d’assurance avec une branche spécialisée dans les instruments de musique. Il me restait à vérifier si on pouvait être assuré en résidant hors de France. Si j’en crois un échange de Tweets, c’est bien le cas.

Une assurance sur mesure pour les musiciens ?

L’air de rien, on finit par accumuler un joli montant en instruments et matériel au fil du temps.  Les voleurs apprécient ce matériel car il est facile à transporter et à revendre. Ce serait dommage de se retrouver avec une perte économique sèche. Sans parler de l’incapacité de remplir ses obligations contractuelles, suite à un vol ou un accident. 

J’ai parcouru leur offre, et ça m’a l’air bien foutu. D’après le site de Verspieren, vous êtes couverts en Europe ou dans le reste du monde pour les trajets en transports publics ou privés, les concerts, les répétitions, les stages, les conservatoires ainsi qu’au domicile.

La protection couvre le vol et la tentative de vol (y compris dans un véhicule, en option, si j’ai bien lu), la perte, les incendies, les explosions, les attentats, les dégâts des eaux, le vandalisme et même le bris accidentel.

Même le vol dans un véhicule !

L’assurance couvre le montant de la dépréciation subie par l’instrument après sinistre, les frais de déplacement pour l’acheminement de l’instrument endommagé chez le réparateur et sa récupération et les frais de location d’un instrument de remplacement.

Assez logiquement, il n’y a pas d’application de taux de vétusté, hors matériel de sono. Une Fender de 1960 aura plutôt pris de la valeur avec les années. Ils proposent des tarifs pro mais également des tarifs amateurs Des réductions sont prévues pour les adhérents à la fédération FUSE (Fédération des Usagers du spectacle enseigné) ou pour les élèves de conservatoires adhérents. Ils proposent également 10%  de réduction avec une solution de géotraçage (France et Europe) pour votre instrument.

Une offre intéressante !

Je n’ai pas (encore ?) souscrit d’offre chez eux, ni pu tester leurs services. Leur site propose un simulateur de tarifs. Par exemple, une assurance pour ma Martin OM21  avec vol en véhicule pour l’Europe me reviendrait environ à 79 € par an. Tout tarif d’assurance est évidemment  à analyser au cas par cas.

Si votre instrument vous tient à coeur, ou si sa perte vous causerait un préjudice financier important, que ce soit votre gagne-pain ou non, la question d’assurer ou non votre instrument de musique mérite d’être posée. C’est aussi l’occasion de faire l’inventaire de votre matériel, de le documenter et de rassembler photos descriptives et factures, numéros de série dans un lieu sûr, au cas où.

Assurance contre le vol au domicile !

Assurance contre le vol au domicile !

Note : Ce billet n’est pas sponsorisé et je ne suis lié d’aucune manière avec la société Verspieren. Si vous connaissez d’autres offres d’assurances de ce type, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Talent : 10 choses qui n’en nécessitent pas

Je ne sais pas trop d’où sort cette liste des 10 choses qui ne nécessitent pas de talent, mais je suis tombé dessus quelques fois en surfant sur le net. J’ai même trouvé une image illustrant parfaitement le propos, c’est dire. J’enfonce sans doute des portes ouvertes, mais je vous en livre ma version, adaptée des versions en anglais que j’ai pu lire ici et là.

1. Soyez ponctuels

Bon, il est clair que si vous êtes à l’heure dans ce métier, il vous arrivera d’attendre ceux qui ne le sont pas. Mais être à l’heure, c’est anticiper certains problèmes et en prévenir d’autres. Il n’y a rien de pire que de manquer de temps pour prendre ses marques avant de jouer. Les minutes les plus proches du début du concert sont les plus précieuses pour la concentration et le confort, autant ne pas gaspiller votre talent avec des soucis … de dernière minute.

2. Ayez une bonne éthique de travail

Avoir une attitude positive et respectueuse vis-à-vis de vos partenaires d’un soir et du public. Soignez vos interactions et vos attitudes. Ne critiquez pas vos collègues ou les organisateurs gratuitement (ou alors faites vous payer, la critique est un métier). 

Quand je vois malgré tout la  « patience » de Pierre Bachelet avec François l’Embrouille qui le pousse à bout dans cette caméra cachée. Il continue à vouloir tirer le meilleur de la situation catastrophique. Avec pour objectif de faire son boulot du mieux possible, pour le public. Malgré la colère, il refuse de critiquer ouvertement l’artiste (un nouveau talent plutôt médiocre) qu’on lui inflige en première partie, regrettant de ne pas avoir été prévenu. 

3. Ne ménagez pas vos efforts

Il n’y a rien de pire pour un musicien que de se reposer sur une routine et de jouer sur des plans trop bien établis, enfoncé dans l’ornière. Beaucoup de grandes stars ont des shows immenses et tellement rodés que le public en est déçu. Et les artifices usés pour humaniser la chose sonnent parfois faux. Je pense me souvenir que Tommy Emmanuel par exemple ne décide jamais à l’avance de l’ordre des morceaux pour garder une certaine fraîcheur. Chaque date doit être spéciale à vos yeux. 

4. Roulez à l’énergie propre

Quoi de plus pénible qu’un concert où l’artiste se débat avec l’alcool ou la drogue. Je sais que le mythe du sex, drugs and rock’n’roll a la vie dure. Mais la plupart des grands noms du rock sortaient de cure de désintox pour aller en studio ou étaient derrière leur optimum créatif. Il suffit de voir le calvaire raconté par les musiciens et les techniciens vivant en studio ou sur scène avec une épave défoncée. Souvent, en dehors de quelques phénix, l’album de la décadence était aussi le dernier. Bon, ça peut arriver de ne pas être au top de la forme, mais évitez ceci :

5. Langage, langage du corps, hygiène

Ce qui restera de vous sera souvent la première impression que vous avez donné. Le respect des autres se marque dans mille petits détails. En ce y compris, être propre sur soi et ne pas sentir mauvais. Parlez correctement aux gens en toutes circonstances. Avoir une attitude bienveillante à l’égard des personnes que vous côtoyez, dans la mesure du possible. On peut être exigeant sans être hautain. L’humour et la vanne ou les petites blagues sont sans doute les bienvenues, mais avec modération et sens du timing. La communication est la clé.

6. Écouter est aussi un talent

Le corollaire du point précédent c’est d’apprendre à écouter. Vous avez vos certitudes et vos arguments (et je ne suis pas en reste). Soyez prêts à discuter des options techniques ou scéniques qui vous sont proposées. Donnez une chance aux idées. Si vous n’avez pas le temps ou l’envie, communiquez simplement votre opinion sur le sujet. Si un changement est inévitable, essayez de l’accepter avec grâce.

7. Gardez la passion intacte

Ce n’est pas toujours évident, mais avivez la passion en permanence. Défendez votre projet, votre univers. Gardez à l’esprit qu’on ne peut pas plaire à tout le monde (ce serait même plutôt un mauvais signe). Apprenez à analyser la critique:  qui, qui dit quoi, pourquoi et comment utiliser cette critique ? Gérez la dépression post-performance (post-coïtum).

8. Faites en plutôt plus

Soyez exigeant et généreux. Cette générosité peut se marquer de nombreuses façons. Un ou plusieurs rappels (si cela n’a pas d’impact sur le timing de la soirée), une demande spéciale du public, une annonce à faire passer. Se rendre disponible pendant le break et après le concert pour rencontrer les gens et répondre à leurs questions et écouter leurs critiques. Il suffit de lire ce que le public pense des artistes qui arrivent tard, écourtent leur concert avant de disparaître, cachet en poche.

9. Faites toujours de votre mieux !

Aujourd’hui, grâce à YouTube et aux smartphones, il n’y a pas de concerts sans importance. Chaque instant peut être mis en ligne. Vous pourriez être devant dix personnes dans une taverne dans le cul du monde, mais si vous faites quelque chose de grand ou de nul et que quelqu’un le filme, le monde entier peut le voir, et vous n’avez aucun contrôle sur ça.

10.  Soyez prêts !

C’est mon dada, mais il faut être prêt physiquement, mentalement et techniquement. Du musicien à l’instrument, tout concourt à un bon concert. J’ai toujours détesté jouer avec un collègue qui dénoue un écheveau de noeuds pour trouver le bon câble pendant le soundcheck. Ou devoir dépanner le chanteur qui a oublié son micro au local.

C’est tellement facile d’anticiper toutes ces choses, … et cela ne requiert aucun talent ! Et quand on y pense, cette liste est valable dans bien d’autres domaines que la musique.

No talent required

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