Ventilation et qualité de l’air au studio

Dans les innombrables bonnes résolutions pour la rentrée j’avais ajouté « améliorer la ventilation du studio ». Cela s’est fait au détriment de l’esthétique, j’en conviens.

Le studio me sert à répéter, à donner cours et évidemment à entreposer mon matériel. Quand je l’ai aménagé, j’ai condamné et isolé le soupirail (qui a servi de déversoir à charbon à une époque). C’était sans doute une erreur, que j’ai corrigée en perçant des ouvertures dans l’isolante, mais c’est insuffisant.

Depuis, il arrive régulièrement que le taux d’humidité dans la pièce dépasse le niveau idéal pour mes instruments. Et le taux de dioxyde de carbone n’est pas toujours optimal. En plus de mon déshumidificateur, je me suis dit qu’un petit ventilateur donnant vers l’extérieur ne ferait pas de tort.

Un ventilateur avec hygromètre

J’ai acheté en ligne un petit ventilateur avec hygromètre. Il se déclenche lorsqu’il détecte un taux d’humidité ajustable entre 60 et 90 %. Il peut également fonctionner avec un temporisateur à brancher sur le circuit de l’interrupteur, mais le circuit était un peu trop complexe pour mes maigres connaissances.

Première étape : percer un trou pour rejoindre l’air libre. Par chance, j’avais la scie cloche du bon diamètre sous la main. 

Ventilation du studio

Bonjour le jour !

Ensuite, tirer un câble pour alimenter le ventilateur et le relier au plafonnier. Le branchement a été facile. Par contre, les options de réglage de la détection d’humidité et de la ventilation étaient tellement mal traduites et incompréhensibles que j’ai fini par casser les petits potentiomètres blancs. J’ai été obligé de racheter un autre ventilateur pour terminer mon chantier. Heureusement, cette même platine sert de base à d’autres marques (plus chères) et j’ai fini par dénicher un mode d’emploi compréhensible.

Ventilation du studio

L’enfer des modes d’emploi mal traduits

J’avais dissimulé l’ancienne trappe à charbon derrière une étagère. Maintenant que je souhaite avoir de la ventilation, j’ai placé une étagère plus basse devant. C’est laid, mais c’est efficace. Le tape sert à limiter le reflux à travers des petits dégâts dans l’isolant. Je trouverai des solutions plus esthétiques plus tard. Je me laisse un peu de temps pour ajuster les réglages si le ventilateur se déclenche trop souvent ou pas assez souvent.

Ventilation du studio

Ventilation du studio

Bien sûr, le ventilateur fait un peu de bruit. Mais je peux toujours l’éteindre avec l’interrupteur si je crains une mise en route intempestive en plein enregistrement.

On est bien mieux là :

 

Musique commerciale, ça ne veut rien dire

L’artiste doit-il être cet être malingre tourmenté en guenilles qui vit de passion et d’eau fraîche ? Comment payer le matos et les factures. Dans ma série « ça ne veut rien dire », après « guitare sèche » attaquons-nous à l’expression « musique commerciale ». Pourquoi serait-ce péjoratif ? Est-ce que c’est nul uniquement parce que ça se vend ? Est-ce que c’est nul parce que c’est fait pour se vendre efficacement ?

Quelques rares exemples de musique non-commerciale 

La musique exercée seul, dans le cercle familial ou entre amis. Le cours de musique à l’école. Quand un ami des mariés pousse la chansonette au mariage. Même le récital d’une école de musique qui visera à attirer de nouveaux élèves pourra être considéré comme commercial. C’est tout ce qui me vient à l’esprit. S’il y a une transaction ou un troc (repas ou boisson), même un échange de notoriété ou de visibilité, on est dans une démarche entâchée de l’infamie de la vénalité.

Tout le reste est à vendre

Pour commencer, la grande majorité des musiques sont commerciales puisqu’elles ont un but : percevoir un cachet, vendre des CDs, des places de concerts et éventuellement du merch. Même une cover sur Youtube qui générera des revenus publicitaires sera de la musique commerciale. Même un artiste de rue qui fait passer le chapeau est dans une démarche commerciale. 

Artiste non-commercial (ou pas)

Après avoir établi une niche aussi petite soit-elle et un public, la démarche de chercher à séduire ce public pourra être vue comme commerciale. Après-tout, rares sont les artistes qui tournent le dos à leur public en changeant radicalement leur approche. Quelques exemples me viennent à l’esprit comme Neil Young, ou Prince. Par nature, l’artiste fera tout pour séduire. En dehors de l’art conceptuel, séduire est dans l’ADN de l’Art. Même provoquer volontairement le dégoût ou le rejet peut-être une démarche visant à séduire un certain public plus critique et plus cérébral.

Une question d’intention avant tout ?

Si on veut affiner un peu, ce qui distingue la musique commerciale de son alter ego non-commercial, ce sera l’intention au cours de la création. Car, si dans votre processus créatif, vous appliquez des trucs et des formules pour rendre votre musique efficace et digeste, si vous formatez votre musique pour coller à votre genre, aussi petite soit votre niche musicale, vous êtes dans la musique commerciale. Même si ce n’est pas délibéré, qui n’y est pas, peu ou prou ?

A l’opposé, on trouvera l’innovation et la prise de risque, ainsi que la rupture par rapport à ce que le public attend. Souvent, il y a un équilibre à trouver entre les deux. Parce que d’autre part, appliquer une formule et l’essorer jusqu’à la nausée conduira inmanquablement l’artiste et son public à l’ennui. N’en appliquer aucune pourrait rendre votre musique incompréhensible pour le public. C’est difficile d’échapper au couplet-refrain ou à l’intro « efficace » ou au rouleau compresseur de double pédale de grosse claire attendu. Par contre, le solo de saxophone, on peut s’en passer de nos jours, qui oserait encore ?

Ca se corse !

Evidemment, c’est plus compliqué quand on se penche sur les supports de diffusion ou les programmations. Certaines radios ou télévision sont « trop commerciales ». En effet, elles ne passent que ce qui se vend, permettant par ailleurs d’en vendre davantage. Si anciennement certains DJ de radio ou certains présentateurs avaient à coeur d’oser dénicher des perles, c’est un passé révolu.

Même les plateformes de crowdfunding musical promettant égalité et démocratie se sont illustrées en mal en poussant certains poulains au détriment d’autres, toujours sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

Une forme de snobisme ?

Je les écoutais avant qu’ils ne fassent de la musique commerciale. Après le premier album, ils sont devenus trop commerciaux. 

Je ressens souvent (à tort ?) une forme de snobisme dans le rejet de la musique « trop » commerciale. Soit parce qu’on regrette le temps où on faisait partie de l’élite rare qui aimait un artiste émergent et jouissait d’un contact privilégié avec lui (cf. la musique dans les stades), soit parce qu’on regarde les millions brassés par la musique mainstream depuis sa propre niche musicale apparemment désoeuvrée.

Mais moi, il y n’a rien qui m’impressionne vraiment, sauf peut-être… un beau chapeau.

Fedora, l’exploratrice

Une petite mousse au bout de l’avant-bras ?

Quand on joue beaucoup, le bord du corps de la guitare finit par s’enfoncer dans le bras, écrasant les nerfs et les tendons de l’avant-bras droit. Aujourd’hui, je vous parle d’un tube en tissu qui sert à vous soulager de ce souci. Il s’agit d’une « forearm sleeve » de chez Oasis. Ce bout de tissu est supposé vous donner un peu plus de confort au contact du corps de la guitare. Accessoirement, ce bout de tissu protégera aussi le vernis de votre guitare contre la transpiration.

Avant l’avant-bras !

Certains coupent une vieille chaussettes ou une manche de t-shirt pour le même usage. Récemment, j’utilisais un vieux chiffon. Efficace, mais pas très glamour. Et le chiffon a tendance à se barrer.

Après !

Voici le Oasis tapered guitar sleeve. La forme conique du tube en tissu promet un bon ajustement à votre bras. A l’endroit où la pression est maximum, un petit coussin de mousse fine donne un petit confort supplémentaire. L’idée est de prévenir l’épidondylite du coude qui peut affecter les joueurs de tennis, de golf et de guitare.

Le tissu me rapelle la soie synthétique. Le manchon s’ajuste correctement et ne me gêne pas. J’ai pris la taille L, j’aurais peut-être pu prendre un M. Je ne sais pas trop si ça doit se porter très serré ou pas. Les coutures pourraient être mieux finies à vue de nez, mais il s’agit surtout des fils de terminaison qui dépassent, pas de points défaits.

Plus de confort pour l'avant-bras.

Plus de confort pour l’avant-bras.

Verdict

Le confort est là. Le bras ne colle pas au vernis. Je ne peux pas encore affirmer avec certitude que cela soulage vraiment la pression sur les nerfs de l’avant-bras. La mousse me paraît un peu fine et dure. Mais au moins, elle n’entraîne aucune gêne. Le manchon n’est pas chaud, un bon point de plus. J’espère que les coutures tiendront dans la durée.

Je réserve encore mon verdict définitif. Je vais répéter et voir si je ressens ce produit comme une amélioration ou pas.

Sueur : quand la guitare colle à la peau (suite)

Avec les températures caniculaires de saison, jouer de la guitare sans coller à sa guitare peut s’avérer compliqué. Comme expliqué dans l’article précédent, Quand la guitare te colle à la peau !, des solutions simples existent. Aujourd’hui je me penche sur une autre solution pour garder la sueur sous contrôle.

Porte boisson Gravity

Rien de plus banal qu’un porte-boisson pour pied de micro ou pour lutrin, et pourtant je n’en avais pas encore. Loin des clichés rock’n’roll sur le fait de s’enquiller des bières sur scène, s’hydrater est important. Lors du dernier Contes et Guitare à Plombières, je me suis un peu laissé piéger par la soif. En buvant régulièrement, votre sueur sera moins abondante et plus saine. 

Je peux évidemment poser ma boisson à terre, mais se pencher est rarement élégant sur scène (surtout dos au public, foi de beau-fils de plombier). En plus, lors des changements d’instruments les câbles ont tendance à faire choir mon à-boire.

Toujours prêt pour un raffraichissement à portée de main. Pour moins de sueur et une sueur plus saine.

Toujours prêt pour un rafraîchissement à portée de main. Pour moins de sueur et une sueur plus saine.

J’ai opté pour le Gravity parce que je suis déjà équipé de pieds de micro de cette marque et que j’aime les petits accents verts sur les serrages (c’est mon côté fashion-victim).

Le plastique moulé plutôt épais fait bonne impression, il est suffisamment large pour insérer et extraire une canette de boisson ou une bouteille sans effort.

Bonne idée de la part du fabricant, la pince peut être fixée horizontalement ou verticalement pour faire face à toutes les situations. Mais le serrage nécessite une petite clé Allen (non fournie) qui sera plus compliquée à dénicher en backstage qu’un tournevis en croix. Mais on ne changera sans doute pas l’orientation de cette pince tous les jours.

Même si par nature il n’est pas follement excitant, je le trouve beau et pratique. Ca vaut un 8/10 sur l’échelle de piments.

 

Note : Je l’ai acheté avec mon argent et je ne suis pas sponsorisé pour vous en parler.