Modeler les onglets pour le fingerpicking. Nouvelle vidéo.

La plupart des gens qui essaient de jouer aux onglets sont très rapidement découragés. Peu d’entre eux savent qu’il faut les modeler et les façonner pour les adapter à ses doigts.

J’avais fait une vidéo il y a quelques années sur le sujet, mais il était temps de faire une nouvelle version, mieux filmée et sans l’énervante musique de fond que j’avais choisi à l’époque. Cette musique un peu trop présente m’avait valu pas mal de critiques sur YouTube.

Pour la blague, dans le temps, avec Jacques Stotzem, on parlait de « soupe aux onglets ». Les ingrédients :

  • un poêlon rempli d’eau 
  • des onglets (ou fingerpicks)
  • une pince pour tenir les onglets dans l’eau 

Il faut adapter deux endroits de l’onglet : la pointe  et la bague qui enserre le doigt.

  • la bague doit serrer le doigt assez fort pour ne pas glisser sans être inconfortable, et une des ailes doit être plus basse que l’autre pour permettre les brushes sans accrocher l’onglet.
  • la pointe doit recevoir un angle pour que sa surface soit parallèle à la corde quand la main est en position de jeu
Les onglets : avant - après

Les onglets : avant – après

On trempe dans l’eau bouillante en tenant l’onglet avec la pince, sans serrer trop fort. Moi je modèle l’onglet avec les doigts, c’est chaud mais je ne me brule pas. Je ne trempe que la partie à modifier pour éviter que l’onglet ne perde complètement sa forme.

Voilà, j’espère que cette vidéo recevra le même accueil enthousiaste que la première, les critiques sur la musique de fond en moins. C’est aussi l’occasion de voir qu’en termes de qualité d’images, il y a du progrès. 🙂 

J’ai « testé » La Chaine Guitare, pour les passionnés

Bon, en attendant de pouvoir vous raconter mon concert de dimanche à Don Bosco, j’ai profité d’un mois d’essai gratuit pour me plonger dans le site web de « La Chaine Guitare » (pour les impatients, le lien pour le mois de test gratuit est sur la page d’accueil de leur site). Jusqu’ici je m’étais contenté du contenu pour les non-membres. Avec un petit goût de trop peu et l’envie d’en savoir plus sur certains sujets. 

Avant tout, une petite précision, je n’ai aucun lien avec eux. Parler d’un test est sans doute vaguement abuser, comment tester un site ? Mais j’avais envie de vous en parler parce que je trouve le concept sympa et le contenu intéressant.

La promesse de la Chaine Guitare:

Le site est tenu et animé par Pierre Journel, un véritable passionné de guitare. Je le laisse présenter son site avec ses propres mots : 

source : La Chaine Guitare

source : La Chaine Guitare

La Chaine Guitare – Amplificateur de Passion – La mission de La Chaine Guitare est de faire (re)découvrir la guitare sous tous ses angles et dans tous les styles de musique via des rencontres avec des musiciens, des luthiers, des fabricants d’ampli ou d’effets, des masterclass et chroniques pédagogiques, des tests de matériel et une communauté privée où l’amplificateur de passion tourne à plein régime !

Promesse tenue ?

J’hésitais à franchir le pas. J’avoue avoir eu un gros apriori, pensant que le site était très orienté guitare électrique. Mais moins cher que gratuit pour se faire une opinion, je ne connais pas. Après m’être inscrit comme « Backstager », sans rencontrer de difficultés, j’ai découvert le site.

D’entrée, je me suis dirigé vers les vidéos parlant de la guitare de Marcel Dadi, l’interview du luthier Frank Cheval, la présentation d’une exceptionnelle Gibson L5 de 1934 et des présentations d’autres luthiers. J’aurais sans doute aimé pouvoir filtrer le contenu vidéo pour voir ce qui était purement consacré à l’acoustique. Et puis j’ai commencé à regarder aussi les vidéos de guitaristes électriques. Ils ont des choses passionnantes à dire à propos de la musique faite à l’aide de guitares, qu’elles soient électriques ou acoustiques. Forcément, dans la rubrique matos il me semble que j’ai un peu moins trouvé mon bonheur. Mais au niveau des vidéos de masterclass, à nouveau de belles trouvailles avec par ex. Michel Haumont ou François Sciortino. Je dois y retourner et fouiller plus avant.

Alors ?

Un point positif : c’est bien le site de niche que je cherchais. Un passionné parle de guitare avec des musiciens passionnés. Les interviews ont du fond. Pas les questions très très niaises auxquelles les instrumentistes sont trop souvent confrontés. Droit à l’essentiel : de la guitare, de la musique et de la musique faite avec des guitares. Sans laisser le débutant sur place, on va au-delà des évidences.

Le contenu est copieux et justifie un abonnement. Je dois trouver le temps dans ma vie trépidante de fonctionnaire – Papa – musicien – photographe du dimanche et vidéaste du samedi – blogueur et internaute hyperactif – pour m’y plonger. De plus, un aspect pas du tout négligeable est qu’un soin particulier est porté au son des vidéos qui est souvent dégueulasse sur d’autres sites. Du coup on a envie d’en reprendre. Faute de temps, je n’ai pas trop exploré l’aspect forums et réseaux sociaux du site.

Le site donne l’impression d’évoluer continuellement et de bouillonner d’idées d’ajout et d’améliorations. Le fait que le site soit « habité » d’une manière aussi humaine est un vrai plus à mes yeux. Je me suis lassé des sites qui agrègent froidement vidéos et tests sans âme.  Alors qu’habituellement, je regarde les vidéos de test et les interviews plutôt distraitement en faisant autre chose sur mon ordi, j’ai pour une fois vraiment envie de me poser avec un bon café, parce que le fond est bon et les interviews agréables et bien menées.

Conclusion

Au final, alors que je n’ai fait qu’écrémer la surface de « La Chaine Guitare », j’y ai trouvé largement de quoi nourrir ma passion. Pari tenu ! Il me reste à jeter un oeil du côté « social » du site. Pour moi, le site mérite un très bon 8/10 sur mon échelle de piments. En tant que guitariste électrique, j’aurais sans doute poussé jusqu’à 9/10.

Polissoir, lime, crème, mon minimum pour les ongles

Mais tu joues aux onglets ?

Pourquoi entretenir ses ongles avec un bloc polissoir quand on joue avec des onglets en plastique ?

Tout simplement parce qu’il faut le faire. Pour commencer, à la main droite, c’est une question de confort. La pression de l’onglet en plastique ou en métal sur le bord des ongles peut être très désagréable et provoquer des blessures et des douleurs dans la zone d’insertion du bord de l’ongle sous la peau. Cette zone doit rester impeccable.

Ensuite, à la main gauche, c’est une question de toucher du manche. Un ongle trop long empêche de trouver le bon appui avec la pulpe du doigt. Un ongle plus court permet plus de propreté dans les hammer et les pulling-of (qu’on ne fait a priori pas à l’ongle).

Et pour finir, on dit que nos mains parlent de nous, autant qu’elles soient aussi soignées que notre vocabulaire. Quand on joue, les gens regardent nos mains, il faut proposer un spectacle agréable et soigné de ce côté-là aussi.

Bloc polissoir, lime droite, crème protectrice 

C’est mon minimum à moi. Évidemment, la pince à ongles permet de commencer le travail, mais j’ai tendance à préferer un ongle limé à un ongle coupé pour des questions de finition et de précision.

Je suis un grand fan du bloc polissoir de chez Body Shop (article non-sponsorisé). Le mien commençait à accuser son âge. Avec le temps, limer avec lui me semblait moins satisfaisant. Je le sentais moins impliqué qu’à nos débuts. 

Bloc polissoir (Body-shop)

Bloc polissoir (Body-shop)

J’ai donc profité de mon petit tour dans les magasins pour en racheter un, avec une grande lime droite que je compte utiliser pour le gros oeuvre. Le nouveau polissoir est rose bonbon, mais je pense que je survivrai.

Bloc polissoir, lime droite, crème au chanver (Body-shop)

Bloc polissoir, lime droite, crème au chanver (Body-shop)

Chacune des faces est dédiée à une utilisation spécifique : limer,  lisser, adoucir, faire briller. Le fait de lisser et d’adoucir est très important pour éviter d’accrocher les cordes avec des petites irrégularités de l’ongle. Attention, il ne faut pas abuser de la face qui fait briller sur la surface de l’ongle. Elle a tendance à affiner l’ongle ce qui a pour conséquence de le fragiliser. En pratique, un petit aller-retour suffit pour finir le travail proprement .

La crème de la crème

(Oui, ok, ce titre est pourri, je plaide coupable)

La crème au chanvre du même magasin est également un de mes produits fétiches à la mi-saison et en hiver. En plus, le format tout mini-mimi est parfait pour le sac ou le plumier. Mais si  elle est un peu trop grasse pour être appliquée avant de jouer, elle convient très bien pour le petit matin blême et froid. Appliquée avant de jouer, elle risque de graisser le manche et les cordes. Pour cet usage, je préfère des produits spécifiques, comme le PrePLAY. Mais la crème au chanvre assouplit et nourrit bien le contour de l’ongle, ce qui évite les soucis, tant à droite qu’à gauche. Le gros stick de dermophile indien est une alternative intéressante.

Voilà mon secret à moi, qui n’en est plus un maintenant. Et vous, vous faites quoi ?

Encore une nouvelle caméra vidéo ?

Voilà, les vacances finies, je prépare ma rentrée.  Les achats de rentrée ne sont pas très excitants. Des fournitures scolaires, un nouveau séchoir pour remplacer l’ancien qui fait autant de bruit qu’un hélicoptère en vol stationnaire, sans sècher. Une nouvelle imprimante, laser cette fois pour sortir du cycle infernal des cartouches jet d’encre de petite capacité. Ah oui, et aussi une nouvelle caméra, ça c’est excitant  … la Panasonic Lumix DMC-FZ2000, en complément de ma Panasonic Lumix DMC-FZ300. Ou plutôt l’inverse, la nouvelle devient ma caméra principale, l’ancienne devient ma caméra B.

Le bilan de la Panasonic Lumix DMC-FZ300

Caméra : Panasonic Lumix-DMC-FZ300

Caméra : Panasonic Lumix-DMC-FZ300

(le test complet par les Numériques)

Il y a un an,  j’ai acheté la Panasonic Lumix DMC-FZ300 dans une relative étroiture économique. Tu n’es pas vraiment fauché quand tu peux claquer 380 euros sur une caméra. J’avais d’ailleurs promis à ma femme de ne pas acheter de nouvelle caméra avant deux ans. Je m’en suis servi pour filmer quelques vidéos, des concerts et le trailer de l’album « The Way to go » de Jacques Stotzem. Si cette caméra me satisfait au niveau de la qualité d’image, et des fonctionnalités,  elle présente une série de limitations un peu énervantes à l’usage. 

Pourquoi une autre caméra ?

Pour commencer, la durée des vidéos est limitée à 30 minutes (en Europe). En résumé, il ne s’agit pas d’une contrainte technique, mais le résultat d’une taxe européenne sur les caméscopes. Une taxe d’environ 5% frappe tout appareil fixe ou mobile capable d’enregistrer plus de 30 minutes. La plupart des bridges et reflex dotés d’un mode vidéo se situent dans un espace d’entrée de gamme, en compétition avec les smartphones, une telle différence de prix serait fatale. Les constructeurs ne s’acquittent de cette taxe que pour les modèles les plus richement dotés.

Selon l’espace économique où ils sont vendus, la nomenclature des noms et numéros de modèles est différente parfois. Par exemple, pour Panasonic, on rencontre ainsi des doubles noms comme le FZ300/FZ330 ou le FZ2000/FZ2500.

Donc, je n’ai pas acheté de nouvelle caméra, j’ai acheté un caméscope capable de filmer plus de de 30 minutes (mode mauvaise foi activé).

Le FZ-300 présente une série de limitations plus anecdotiques qui le rendent parfois moins pratique à l’usage :

  • le point de fixation sur trépied de l’appareil n’est pas centré sous l’objectif
  • la trappe de batterie située sous l’appareil n’est pas accessible lorsqu’il est sur un trépied
  • la sortie HDMI n’est pas active lors de l’enregistrement – ce détail m’avait échappé lors de l’achat, du coup mon écran de 7 pouces externes était parfaitement inutile

Elle possède déjà beaucoup d’avantages : 

Le FZ-300 présentre une série d’avantages : prix, poids réduit, zoom plus puissant, meilleure densité de pixels, une meilleure autonomie, protection contre l’humidité, qualité photo et vidéo, mode 4K, écran tactile, AF rapide, prise pour micro externe. 

La Panasonic DMC-FZ2000

Caméra : Panasonic DMC FZ-2000

Caméra : Panasonic DMC FZ-2000

le test complet par les Numériques« >)

Je ne souhaitais pas me lancer avec un reflex et un parc d’objectifs à acheter. Un bridge me semblait le bon choix. La Panasonic Lumix DMC FZ-2000 présente quelques avantages clairement orientés vers la vidéo :

  • construit comme un tank
  • un capteur de 20 MP
  • deux molettes pour un accès aux règlages manuels
  • un accès aux modes de prise de vue sans passer par les menus
  • l’accès au zoom et au focus sur la lentille
  • un point d’attache centré
  • un accès latéral aux cartes mémoires
  • une trappe de battérie accessible même sur trépied
  • un capteur de plus grande taille (qui permet d’avoir un peu de bokeh ou flou de profondeur de champ)
  • des ISO plus élevés (encore faut-il que l’image reste exploitable)
  • une sortie casque pour contrôler le son capté
  • une meilleure résolution de viseur
  • une résolution vidéo plus élevée
  • des filtres ND intégrés

Évidemment tout ceci fera sourire les vidéastes pros, mais je reste avant tout un passionné de musique et de matériel musical. Pour moi, les deux caméras seront complémentaires. La bonne nouvelle c’est que les batteries sont identiques, merci Pana. Je me sens obligé d’ajouter que la taille de l’appareil n’a pas été un critère de choix.

Reste à maitrîser la bête. A part quelques tests, je n’ai pas de projet vidéo dans l’immédiat, mais la dernière fois, j’ai reçu ma caméra une semaine avant un « tournage ». Et je me suis planté en beauté, faute de maitriser les paramètres avancés de mon boitier. Je n’ai pas envie que ça m’arrive encore. En musique, les occasions sont trop souvent uniques.

Je vous fais le bilan d’ici quelques semaines.