Café, Contes & Guitare – 02/03/12 – La Toccata Crème de café – Liège – Belgique

Contes & Guitare

Essai de cordes: Martin Lifespan SP 80/20 (.010-.047)

Martin Lifespan SP (.010-.047)

Pour ceux qui l’ignorent je joue habituellement avec des d’Addario EXP 15 extra-light (après avoir joué un tirant custom-light pendant un temps).

Mais je ne suis pas marié à d’Addario et pourquoi ne pas aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

J’ai rencontré des petits soucis de fiabilité avec les cordes d’Addario dernièrement (Si et Mi à la ramasse, difficulté à tenir l’accordage), choses qui n’arrivaient pas jusqu’il y a un an ou deux environ. Pourtant visuellement rien n’a changé. Du coup, je jette de temps en temps un oeil sur la gamme SP chez Martin, et j’ai toujours été étonné de l’absence de tirants extra-lights dans les assortiments des magasins en ligne.

Cet après-midi, je suis passé chez mon maître pour lui demander son avis sur deux ou trois petites réglages, quand j’ai vu ce set de cordes, un ovni pour moi, des Martin Lifespan SP en tirant extra-light. …  j’ai eu très envie de les essayer.

Ce sont des cordes haut de gamme, produites par un fabricant qu’on ne présente plus. Elles sont enduites selon un procédé développé par Cleartone (pour en savoir plus sur le procédé technique, Google est votre ami). L’alliage 80/20 promet un son plus chaud et rond. En théorie, le core circulaire des cordes annonce une petite souplesse supplémentaire par rapport à un core hexagonal qui ancre les spires des cordes sur ses arrêtes.

Le toucher:

On sent un peu plus le côté « coated » que sur les d’Addario qui sont plus « sèches/rêches » au toucher (ce n’est pas gênant, mais je le perçois). Elles sont agréables à jouer, plutôt souples pour les bends et vibratos. J’adore l’attaque et la réponse aux onglets d’un point de vue mécanique. Les hammer et pulling-of me donnent l’impression de mieux répondre au point que j’ai moins de souci de timing dans certains traits que je peux mieux gérer au rebond.

Très agréables à jouer, tant à la main droite qu’à la gacuhe, avec un petit bémol pour cette sensation de cordes « coated » (mais on est à mille lieues des sensations que procuraient les toutes premières cordes Elixir, pour qui a eu la (mal)chance de les tester.

Pour le son:

J’adore l’attaque et la partie montante du son, vraiment beaucoup, qui me semble moins crispé (sans doute le son « cloche » du bronze p-e qui ouvre bcp d’harmoniques rapidement). On prend plaisir à les faire sonner, il y a vraiment comme un sourire dans ce son … elles ont envie de sonner, le font volontiers et bien. Harmoniques, tapping harmonique,  slap, accords en brush, basse alternée étouffée ou non, traits de solos (belle réponse du son dans l’attaque des cordes !). Je ne les ai pas vraiment testé aux doigts, mais je ne joue que rarement doigts nus.

Dans les notes plus douces et le sustain, je suis un peu moins fan, il reste un je ne sais quoi d’un peu métallique comme sur des cordes très neuves (ou alors ça va s’estomper, mais plus lentement que sur les d’Addario – chose que j’ai tjs apprécié sur les EXP). Si cette composante du son se matifie un peu au bout de 5-6 heures de jeu, alors je suis preneur.

Mon verdict (provisoire):

Je préfère les d’Addario, mais le manque de fiabilité m’insupporte (au pif, un jeu sur quatre semble poser problème, à 11 euros c’est mal !).
Je pourrais changer pour être tranquille, mais si on me fabrique des cordes ayant l’attaque des Martin SP 80/20 XL avec le sustain des d’Addario EXP 15, je serais le plus heureux des hommes. Mais la part de subjectivité reste énorme dans tout ça, le test de cordes reste un concept étrange.

Restent à évaluer: la durée de vie, l’évolution du son et du toucher avec le temps de jeu. Et voir comment s’en procurer facilement à bon prix.

Demain, je serai sur scène avec ces cordes. Peut-être samedi aussi, si elles tiennent leurs promesses de durabilité.

La corde idéale reste à inventer, mais on s’approche … et Martin semble faire un pas dans la bonne direction.

Quelques applications dédiées à la guitare pour mon iPad

Le loups sont entrés dans Paris, l’iPad(*) est entré dans ma vie … petit billet après quelques jours d’utilisation pour ma pratique musicale.

(*) Note: si je mentionne l’iPad nommément, au lieu de parler de « tablette », c’est essentiellement parce que pour la plupart les applications reprises ci-dessous sont liées de manière exclusive à ce support (mais des alternatives existent).

Hier, j’ai répété mon set pour le concert au Senor Duck, l’iPad dans son support sur un pied de micro affichait ma setlist et mon temps de jeu. Pour un morceau, j’ai eu besoin d’un rapide coup d’oeil sur la tablature. J’ai pris quelques notes aussi, de choses à ne pas oublier pour me libérer la tête. J’ai commencé le brouillon de ce billet … que j’ai finalisé après. Pour être honnête, je n’ai pas fait usage de l’accordeur ou du métronome, j’ai mes petites habitudes.

Voici quelques applications sympas que j’ai repérées et que j’utilise:

Guitar Pro (Arobas): pour emporter, afficher et lire toutes mes tablatures (mais il n’est pas possible de les éditer).

iRig recorder (IK Multimedia): un enregistreur basique mais bien fait qui permet d’éditer sommairement et d’exporter vers un mail, un ftp, iTunes ou Soundcloud.

iRig Recorder (IK Multimedia)

Noteshelf (Fluidtouch): une application de prise de notes qui permet de créer des carnets de tablature (entre autres) pour des notes manuscrites (de préférence avec un stylet pour plus de précision).

NoteShelf

Guitar tools (Planet Waves): accordeur, métronome, dictionnaire d’accords.

Guitar tools (Planet waves)

La peste des clones et des Bert Sympson …

Tablature

Juste mon avis ...

On connaissait la détestable manie des productions qui fonctionnent par type … et produisent des  imitations, comme des Rihanna-like ou des Shakira-like (par exemple) pour gratter un peu de succès dans la période qui suit l’explosion de la popularité d’un artiste.

Maintenant, sur iTunes et Spotify certains petits malins jouent à brouiller les pistes avec des noms de groupes, de titres (ou d’albums !) ou carrément des reprises (pas toujours de bon goût) de groupes connus. Un peu comme ces sites internets qui ratissent des visites sur des fautes de frappe, ils comptent sur la distraction des « iTunautes » ou les failles des systèmes de classement pour se faire une petite vente.

Idem pour les vidéos YouTube, où on gagne du click avec du « pretended porn » ou du « pretended erotism » … une vignette avec un bikini ou une paire de fesses, et hop quelques clicks de gagnés.

C’est comment dire, … minable ?

Allez hop, pour vous remercier d’être venu, un petit porno à 15 balles (moi aussi je peux le faire)…