Déballage du chariot de transport rock’n’roller

Le colis a eu un peu de mal à me trouver. Par deux fois, je suis sorti 20 minutes pour faire une course et j’ai trouvé un avis de passage dans ma boite aux lettres au retour. Le troisième passage fut le bon. Deux colis de plus de 12 kilos, un pour la structure du chariot, l’autre pour les planchers.

Le montage est facile, il faut passer des goupilles dans des trous et plier des espèces de rivets comme montré dans cette vidéo. Dans la boite, on trouve des bouchons en plastique de réserve pour les tubes de la structure, une attention appréciée. Les roues increvables et surdimensionnées donnent l’impression de ne pas craindre les terrains accidentés. Les roues avant ont des freins, ça peut servir, dans les pentes ou pour immobiliser le chariot sur un emplacement.

Certaines pièces semblent un peu brutes de finition, mais s’ajustent fermement. Je n’ai pas constaté de défaut, l’ensemble est solide et bien ajusté. Les différentes configurations se règlent en un tour de main. Le poids est rassurant et conséquent, sans sembler excessif par rapport à la nature de l’objet, d’autant qu’à priori on doit le faire rouler plus souvent qu’on ne devra le porter. Les arceaux des poignées ont un peu de jeu (normal – je l’ai constaté sur toutes les vidéos) qui peut étonner, mais quand on les utilise pour tracter ou pousser le chariot, ça ne pose aucun problème.

Rocknroller R12RT

J’ai également commandé un plancher et un plateau pour compléter le chariot et obtenir la solution la plus versatile possible. J’envisage de pouvoir poser une table de mixage, faire un petit emplacement pour la vente, faire une desserte d’atelier improvisée. Mais quand les planchers sont en place, plus moyen de replier simplement le chariot. Le plancher du bas se place facilement, avec des cales pivotantes, celui du haut se visse avec des vis papillon, ce qui nécessite du travail, d’autant que la planche est solide, donc assez lourde. Par contre, une fois assemblé, on peut s’asseoir dessus (à vos risques …). Le fabricant annonce environ 230 kilos de capacité.

En configuration maximale, le chariot est … immense ! Dans cette configuration le chariot est très rigide.

Rock’n’roller longueur maximale, plancher et plateau complet

Heureusement, le plancher et le plateau sont en 2 parties, ce qui permet de faire une variante courte et maniable suffisante pour un ampli et une petite sono. Un groupe complet avec batteur et sono trouvera sans doute plus son compte dans la version longue.

Pour moi, l’idée à l’usage sera:

  • transport du matos, sans plancher pour les petits transports, avec l’option du plancher en place pour stabiliser les cases transportés (les plateaux sont recouverts de tapis qui protège et limite la glisse)
  • le plateau du haut embarqué dans le coffre de la voiture pour poser l’ampli ou une table de mixage dans certaines conditions (petite régie mobile ou absence de support adéquat dans la salle ou en extérieur)
  • le chariot long occasionnellement, par exemple comme établi pour travailler sur la guitare, support pour brocante (servira moins souvent, mais les planchers sont fournis complets), support de travail et de transport pour les vidéos
Il servira à:
  • faire un seul trajet et pouvoir garer la voiture loin si nécessaire
  • économiser mon dos et éviter les chutes de matériel (mon ampli a pris qqs bordures de trottoir déjà)
  • ranger et organiser le matériel pour les concerts
A confirmer à l’usage.

Rock’n’roller chariot court, plateau et plancher

Shopping: chariot de transport rock’n’roller

En tant que soliste, ma guitare, un ampli et quelques câbles me suffisent pour être opérationnel. Dans le cadre du spectacle  Contes & Guitare, le setup se complique un peu, car j’utilise un ukulele, un lutrin, des pieds de micros, quelques éléments de costume et de décor, un fond de scène et des projecteurs pour créer la scène parfaite.

Quand je dois me garer loin et transporter tout ce matériel, ou quand je dois jouer dans des conditions sauvages et originales pour un concert en mode Ushuaia, comme disait un ami guitariste, ça devient vraiment pénible.

Quand ma lovely roadie est avec moi, pas de souci, on a assez de bras, mais sa présence nécessite de faire garder les enfants, ce qui rend les choses compliquées et réduit mon cachet des émoluments dûs à  la babysitter.

J’ai acheté un diable, mais il s’est avéré un peu limité dés que je dépasse la configuration de base, et le matériel a tendance à chuter latéralement lors des montées de trottoir, malgré l’utilisation d’élastiques ou de cordes. Sur certains trottoirs pavés ou les espaces empierrés, le diable à tendance à caler et à verser.

La cahier des charges était donc: compact, pliable, stable, maniable et tout-terrain.

J’ai ajouté l’idée de pouvoir éventuellement utiliser un chariot comme espace de travail (mixage) et de promotion-vente.

Le Rocknroller R12RT, assez versatile dans sa version tout-terrain semble remplir parfaitement la job description. Il possède un ensemble de configuration, des pneus qui passent dans le gravier, la capacité de monter les escaliers et la possibilité de s’étendre pour embarquer plus de matériel à la demande.

Rocknroller R12RT

J’ai pris deux plateformes en accessoires pour pouvoir poser mon ampli, soit un plan de travail (haut) et un plancher (en bas):

Rocknroller R12RT + deck

 

Amplification de guitare acoustique: un son naturel ou un son utile ?

un bon son, c'est quoi ?

Éduquez vos oreilles !

Avoir un bon son de guitare acoustique amplifiée, ça veut dire quoi ?

Lors de la présentation des guitares Martin, j’entendais pas mal de monde parler de l’amplification des guitares et du son naturel. Ce son naturel est un fantasme.

Personne ne cherche vraiment à recréer le son de la guitare en tant que tel, la plupart des gens cherchent à l’améliorer, en projection, en volume, parfois avec des choses aussi peu naturelles qu’un EQ, un compresseur, un chorus ou une réverbération. Le simple fait d’augmenter le volume d’un son dénature la perception que nous en avons, c’est un combat perdu d’avance. Néanmoins, il y a des choses à faire et des objectifs qualitatifs à atteindre.

Un bon son se définit de la manière suivante (j’ai tendance à parler de son « utile »)*:

Un son boisé et aérien, qui reproduit à la fois les caractéristiques de l’instrument (timbre et forme) et les caractéristiques du jeu du guitariste tant au niveau de la dynamique que de l’harmonie des fréquences, avec un rendu agréable pour l’ensemble des personnes présentes dans la pièce. J’insiste sur « agréable » car le son brut de décoffrage d’un très bon micro ne l’est que rarement.

L’amplification sur scène requiert d’ajouter à cette définition la facilité de mise en oeuvre et de transport, la flexibilité, la capacité d’adaptation et la fiabilité d’un système. Sauf si vous aimez le stress et les problèmes.

Lors de votre définition d’un son utile, il faut tout d’abord s’attaquer à tous les artéfacts et parasites. Le souffle, les ronflettes et le sont faciles à éviter. Investissez dans du matériel de qualité, y compris au niveau des multiprises, des câbles, des DI. Fuyez les adaptateurs comme la peste. Le larsen se combat lors du choix du matériel et lors du placement de votre setup, informez-vous. Évitez la distorsion, sauf si c’est un effet, évidemment. Comment règler son préampli …

Travaillez ensuite pour que l’expérience du public soit agréable: pas d’excès de volume. Quel est l’intérêt d’envoyer tout le monde fumer sur le pas de la porte après dix minutes ? (cas vécu), évitez les aigus métalliques et stridents (même si c’est un micro de studio), les médiums douloureux pour les tympans, les basses brouillonnes. Il faut poser votre son sur les oreilles du public.

L’instrument ensuite … ce que vous entendez correspond t’il à ce que vous voyez ? Une Dread, une OM, une electro-acoustique caisse fine, une guitare ovation n’ont pas le même profil sonore. Le son est il boisé et aérien dans son ensemble, ou les médiums sont ils « en carton » ou « en plastique » ? La compacité du sont rend elle bien la dimension physique de l’instrument ? L’attaque et la réponse sont elles bien le reflet de ce que vous ressentez en jouant ? Comparez le son direct et amplifié.

Le jeu: l’attaque, le sustain sont-ils bien rendus ? Le jeu des basses sert il bien les mélodies ? Le son est-il équilibré sur l’ensemble du spectre, ou les cordes du haut-médium ressortent-elles trop fort, ce qui risque de dénaturer l’emphase mise sur certaines notes mélodiques ?

Si vous répondez positivement à l’ensemble de ces critères, vous avez déjà un très son bon, exploitable, agréable et utile.

* c’est juste mon avis, déchainez vous dans les commentaires

 

Compte-rendu de la démo Martin avec Jacques Stotzem

Démo Martin – Jacques Stotzem – Musique Fraipont (Photo: ClauNiz)

Réunir un maître de la guitare et des guitare de grande classe sur la scène de la salle des fêtes de Dison était le pari (réussi) du Magasin Musique Fraipont de Verviers, avec la complicité du Centre culturel de Dison

Il y avait, entre autres, dans le désordre le plus joyeux les modèles Martin DX1E, OM-1GT, D-1GT, GCPA4, D18, D28, OM-21, HD28, OMCPA1 et D42 plus la OMC-JS signature et une OM21 de la collection personnelle de Jacques Stotzem.

Une belle masse de bois et une belle quantité d’euros aussi, de quoi donner des sueurs froides à l’importateur qui avait prêté certains modèles coûteux.

La soirée a bien commencé par une bonne Leffe en compagnie de Jacques Stotzem. La scène littéralement encombrées de guitares faisait plaisir à regarder. Le programme était constitué de morceaux complets joués sur des guitares différentes et d’explications sur l’histoire de la marque légendaire et des particularités de certains modèles. On en a ainsi appris plus sur les innovations qu’on doit à la marque, les bois utilisés, les formes (OM, D, GP), l’évolution vers les derniers modèles et l’amplification.

Le public intéressé a posé de nombreuses questions à notre conférencier concertiste, des questions auxquelles Jacques a répondu avec sa gentillesse et sa générosité habituelle.

Démo Martin – Jacques Stotzem – Musique Fraipont (Photo: ClauNiz)

Ensuite, nous avons pu tester quelques modèles. A ce niveau de qualité, on est surtout dans des choix stylistiques. Je me suis concentré sur les OM qui sont adaptées à mon style de jeu. Evidemment comme l’a rappelé le responsable du magasin Musique Fraipont, rien ne vaut un test en magasin, ici au milieu du brouhaha, pas facile de se faire une opinion.

J’ai testé des « entrées de gamme » comme la OM-1GTE pour tâter du manche stratabond, un lamellé-collé à l’esthétique plaisante. C’est moins classe qu’un beau manche massif et moins doux au toucher, mais la guitare est très recommandable pour quelqu’un cherchant un saut qualitatif (comptez tout de même 1000 euros environ). L’avantage est que la finition est irréprochable, le manche sera inaltérable et que le son Martin de référence est là, boisé et dense.

J’ai testé une belle OM21 (version 2012), proche de la mienne, avec le nouveau manche Performing artist … bel engin, un son bien défini, un son qui claque et une belle projection, encore une belle trouvaille qui pourrait faire mon bonheur (et celui de quelques fingerpickers).

J’ai testé la Clapton signature, (un modèle coûteux qui faisait perler de sueur l’importateur dés qu’on s’en saisissait). J’avoue,même si j’apprécie l’artiste,  j’ai un gros a-priori sur ce modèle dont je trouve que le prix surfait sonne comme un coup marketing et dont le son ronronnant bas-médium se rapproche plus de ce que j’entends chez Gibson ou d’autres guitares « pour chanteurs ». Malgré tout, un bel objet et j’aurais pu craquer pour le look et le nom de cette guitare il y a quelques années, à condition de pouvoir me la payer.

Démo Martin – Jacques Stotzem – Musique Fraipont (Photo: ClauNiz)

Je voulais absolument tester la Martin OMCPA1, qui est resté longtemps dans ma corbeille d’achat, avant que je déniche mon OM21 custom. J’avais hésité en raison du préampli Fishman Aura F1 qui se manie par deux boutons et une suite de menus et de sous-menus que j’imaginais mal parcourir sur scène. Le son acoustique est excellent, l’amplification irréprochable, même si on m’a confié que le préampli était gourmand en piles de 9volts. Elle est moins bling bling que dans les catalogues où la nacre et l’accastillage est parfois fort (trop ?) mis en valeur.

Je n’ai pas de regrets, heureusement,  mais ce modèle pourrait clairement être mon cheval de travail pour la scène. Je n’ai pas testé les autres modèles de la série Performing artists, faute de temps et de disponibilité …

Démo Martin – Jacques Stotzem – Musique Fraipont (Photo: ClauNiz)

J’ai pris mon pied, merci de laisser vos commentaires envieux (ou haineux) ci-dessous …