Amp stand, un support pour l’ampli !

Chez vous, en répet ou en concert, un support d’ampli est peut-être ce qui manque à votre équipement. Si vous cherchez à améliorer votre son sans devoir pousser le volume, un  support d’ampli offre des avantages à la fois sonores et pratiques. En théorie, du moins.

Les bénéfices d’un support d’ampli en répet …

Une petite leçon de physique : vous avez peut-être remarqué que si vous vous asseyez ou vous tenez directement en face de votre ampli lorsque vous jouez, votre son est clair et brillant. Dès que vous vous éloignez vers les côtés, il devient moins défini. Cela s’explique par le fait que les fréquences aiguës sont les plus directionnelles mais les moins puissantes, tandis que les fréquences graves portent plus loin mais sont moins directionnelles.

Avec votre ampli posé sur le sol, le sol absorbe beaucoup de vibrations des basses directement de l’ampli et les transfère à travers les murs et les plafonds. En surélevant l’ampli à l’aide d’un support d’ampli, vous supprimez la possibilité pour le sol de projeter vos basses dans tout le bâtiment.

Bonus : avec un support d’ampli réglable, vous pouvez élever et incliner les enceintes vers vos oreilles plutôt que vers vos tibias, ce qui vous donne plus de « volume perçu » (le volume que vous entendez par rapport au volume réel) et un son plus clair, ce qui signifie que vous pouvez jouer avec moins de volume dans la pièce.

… et en concert.

Si vous avez fait plus que quelques concerts, vous avez sans aucun doute fait l’expérience d’un son parfait en répêt, et une fois d’arrivé au concert, c’est la cata. Cela est dû au fait que la scène absorbe votre son. La plupart des salles de concert ont une scène en bois qui est creuse en dessous, donc lorsque vous placez votre enceinte sur cette scène, elle amplifie les fréquences basses et tout d’un coup votre son a perdu sa définition. 

La solution ? Montez l’ampli sur un support d’ampli, en minimisant le contact avec la scène. Soudain, tous vos médiums et votre clarté reviennent, vous pouvez pointer l’enceinte vers vos oreilles. Et parce que vous avez retiré la scène de l’équation, vous obtiendrez un son plus cohérent d’une salle à l’autre.

Si vous jouez dans une petite salle avec un équipement de sonorisation minimal, il est crucial que votre ampli projette votre son uniformément dans la salle, afin que peu importe où le public se tient, vous ayez toujours un bon son. En inclinant votre ampli vers le haut, votre son sera moins directionnel et remplira la pièce.

Test du Amp Stand, le support d’ampli de chez Thomann

Rien ne surpasse un test réel pour vérifier la théorie.

Mon ampli Fishman possède déjà une face légèrement inclinée pour diminuer les réflexions à la sortie de l’ampli, et généralement je le pose sur un support pour le surélever et empêcher les vibrations de se transmettre trop directement via le sol.

Contes & Guitare : fin du soundcheck

Contes & Guitare : fin du soundcheck

J’ai reçu le Amp Stand de chez Thomann, un modeste support d’ampli à 20 €. Je ne m’attendais pas à grand- chose, attendu la construction très simple du support. 

L’ampli est bien surélevé et mieux orienté pour une écoute confortable. Mais je pense que mon ampli est un peu petit et ne se repose pas assez vers les pieds arrières. Le support n’est pas très stable et bascule un peu trop facilement vers l’avant. Mais en soi, il n’y a pas grand chose à reprocher au pied d’ampli. La finition est très correcte pour le prix. C’est une erreur de casting entre ce pied et mon ampli.

Je vais sans doute le renvoyer avec une pointe de regret et m’orienter vers un modèle plus coûteux et réglable. A moins que je lui trouve une autre utilisation.

La note sur l’échelle de piments ne sera pas élevée cette fois. Mais les erreurs de casting, ça arrive.

Tablatures vierges pour l’ukulele

Ca fait quelques années que j’utilise le même modèle de feuilles de tablatures pour la guitare. Selon le besoin, j’ai une page complète de tablatures, une page de grilles d’accords qui permet de noter un petit riff ou une intro. Parfait pour bosser, griffonner quelques idées, composer, transcrire, préparer des cours ou prendre note au cours. J’imprime un petit stock ou à la demande.

Le matériel n’est qu’un moyen mais il faut se donner les moyens de bien bosser, pour tirer le meilleur d’un cours, d’une masterclass ou d’un workshop, soyez toujours prêts à prendre des notes !

En général, je me sers d’un porte-mine pour travailler. Le crayon a l’avantage de pouvoir être effacé pour corriger et reprendre au net ce qui a été griffonné en vitesse. Le porte-mine présente la qualité supplémentaire de rester disponible en permanence pour écrire sans la nécessité d’avoir un taille-crayon sous la main. Un feutre noir pas trop fin sera très lisible, si vous ne craignez pas de faire des ratures. Le correcteur blanc, fluide ou sous forme de ruban sera un allié précieux dans ce cas.

Il me manquait une version de ces pages dédiée au ukulele. Un instrument qui prend de plus en plus de place dans ma vie musicale. Je me suis donc inspiré du même modèle pour me fabriquer et vous proposer cette version à télécharger.

Une bonne chose de faite … vous pouvez télécharger les fichiers pdf ici (vous pouvez télécharger pdf reader ici) : 

Pour le ukulele : CHORDS+TABS-UKU (feuilles vierges)

Pour la guitare : CHORDS+TAB (feuilles vierges)

Feuilles de tablatures : CHORDS+TABS

Feuilles de tablatures : CHORDS+TABS

 

De passage sur la scène du Cirque royal à Bruxelles

Vous l’avez peut-être lu sur Facebook, mais j’ai eu le plaisir de fouler la scène mythique du Cirque royal à Bruxelles, instrument en main. 

Un briefing initial de qualité

Avec ma guitare ou mon ukulele, en solo ou en sideman pour une chanteuse, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’animer des petites sauteries au boulot : marché de Noël, social évent pour des colloques, départs à la pension. Cette fois, comme toutes les autres fois, ça se passe comme ça :

  • Ca te dirait de jouer un truc pour la journée <whatever> ?
  • Bah oui, pourquoi pas.
  • On joue quoi ?
  • Boh, on verra …

Fin du briefing. Parfait. On est prêts.

Un programme de répétition parfaitement rodé

On s’est vu une seule fois, pour dépoussiérer quelques morceaux du répertoire. Sur le temps de midi, dans un petit local insonorisé entre le local des photocopieuses et les toilettes.

Répet et répépet sont dans le même bureau ...

Répet et répépet sont dans le même bureau …

La seconde répétition se fera en vidéo à distance, avec environ un tiers de seconde de décalage entre le chant et l’accompagnement de mon côté. Mais j’ai l’habitude des retours pourris et il suffit de mettre le pilotage automatique. Si ça passe dans de telles conditions, je ne vois pas ce qui pourrait coincer une fois sur scène.

L’organisateur nous a demandé d’envoyer une petite vidéo de ce que nous prévoyons de jouer. Sans doute pour vérifier que c’était d’un niveau suffisant et acceptable. Apparemment le test est réussi.

Tout est sous contrôle

Habituellement ce genre de fête d’entreprise se tient dans une salle de réunion réquisitionnée pour l’occasion. Au mieux dans une salle de banquet quelque part à Bruxelles. Devant une quarantaine de personnes. Mais cette fois, c’est l’entrée en service de notre nouveau président et ils ont mis le paquet.

C’est le matin, en cherchant mon chemin que je me rends compte que ça se passe au Cirque royal, « LE » cirque royal de Bruxelles. Pire, en arrivant, je constate qu’il s’agit de jouer devant plus de 800 personnes dans un spectacle interactif avec acteurs et majorettes.

J’avoue, j’ai un peu sous-estimé la fancy-fair du boulot.

Le Cirque royal, 800 personnes ... ça change !

Le Cirque royal, 800 personnes … ça change !

Mais ce n’est pas mon premier rodéo et on joue aussi bien (ou mal) devant dix personnes que devant 800, ça ne change pas grand-chose finalement.

Soundcheck

Alors, je ne sais pas si c’est le prestataire attitré du Cirque Royal ou si c’est un contractant externe, mais les techniciens étaient absolument charmants et bienveillants. Ca fait plaisir. J’ai parfois un peu peur qu’on me prenne de haut dans ce genre d’endroits. Mais généralement les gros prestataires ont peu d’opinions. Ils font le boulot.

Quand j’ai vu les moyens mis en oeuvre, j’ai regretté de ne pas être venu avec un jack, mes micros, mon pedalier ou une DI. J’aurais pu prendre ma guitare pour me faire plaisir avec cette belle sonorisation. Trop tard.

Deux micros chant et un autre micro (chant) pour le ukulele, j’aurais sans doute préféré un micro un peu plus spécifique. Le son est très bon. Le retour est ok aussi.

On se faufile derrière les pendrillons pour une dernière révision de l’ordre des morceaux et de la structure des chansons. Je mange un bout avant le soundcheck, quelques bouchées pour ne pas être trop lourd.  

Le programme s’accélère un peu, initialement on devait jouer vers 14 heures, avec un soundcheck vers 13 heures. Finalement on enchaîne notre set directement après le soundcheck : Dance Monkey (Tones and I), Wayfaring Stranger (Trad.), Reckoning Song (A. Avidan) et un ajout de dernière minute, Don’t Worry Be Happy (B. Mc Ferrin). Tout se déroule sans couac, …

Ma chanteuse fut moyennement ravie que j’ajoute un morceau non répété à la setlist au dernier moment. Promis, je ne le ferai plus, mais autant faire durer un peu le plaisir d’être sur la belle scène du Cirque royal.

Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que nous n’avons pas été ridicules et que le job a été fait. La prochaine fois, je ferai gaffe où je mets les pieds. Non pas pour faire mieux, mais pour mieux profiter du moment. Apparemment d’autres photos et des vidéos suivront.

Honnêtement, entre nous…

Evidemment, j’ai juste gagné un concours de circonstances. Jouer au Cirque royal c’est encore autre chose qu’une prestation d’un quart d’heure dans l’après-midi. Mais la musique m’entrebaille parfois des portes qui donnent sur de biens beaux endroits.

Être sur la scène du Cirque royal, c'est pas tous les jours.

Être sur la scène du Cirque royal, ce n’est pas tous les jours.

photos (D. van Lochem, M. Tillieux)

Tel est appris qui croyait apprendre !

La fractalité du savoir-faire

Fractale

J’aime beaucoup la théorie des 4 stades de l’apprentissage :

  1. l’incompétence inconsciente – On ne sait pas qu’on ne sait pas
  2. l’incompétence consciente – On sait qu’on ne sait pas, mais on souhaite y arriver
  3. la compétence consciente – On sait qu’on y arrive, mais notre esprit fait encore partie du processus
  4. la compétence inconsciente – On y arrive, sans plus y penser

On pourrait reformuler grossièrement comme suit : ignorance, savoir, apprendre à faire, savoir faire.

Le plus étonnant est que ces étapes se répètent à la fois dans le temps et à toute échelle du processus instantané, du micro-geste jusqu’à l’échelle macroscopique d’un morceau, un peu comme une fractale.

Le corollaire est que dans un contexte aussi exigeant que la musique, notre savoir-faire est déterminé par la plus petite chose que nous ne savons pas faire. Ce qui est une belle leçon d’humilité et un formidable défi.

C’est pourquoi il est parfois plus intéressant de s’attarder sur nos faiblesses plutôt que d’aller de l’avant en brossant un peu trop grossièrement les morceaux que nous apprenons.

Apprendre à jouer d’un instrument est impossible !

Il est impossible d'apprendre à quelqu'un à jouer d'un instrument.

Je fais un constat en tant qu’enseignant de l’instrument : je ne peux pas apprendre à quelqu’un à jouer de son instrument. C’est impossible. Je peux retourner le problème comme je veux, c’est impossible. Celui qui prétend le contraire se trompe lourdement.

C’est toujours l’apprenant qui doit apprendre. Je ne peux que l’accompagner dans ce processus en le guidant, en lui indiquant les bases nécessaires, en lui évitant les erreurs les plus courantes. En le corrigeant éventuellement pour éviter qu’il ne prenne de dangereux raccourcis techniques (que j’ai moi-même parfois pratiqués). En lui suggérant quand et comment travailler au mieux. Mais je ne peux pas apprendre à sa place.

C’est ma responsabilité, et elle ne me dédouane en rien du résultat final. Si je ne suscite pas la curiosité et la passion nécessaire au progrès, alors c’est mon échec d’enseignant. Tout le reste dépend de l’élève.

Ouais, je sais, c’est un peu de la philosophie à deux balles.
Et ça, c’est une blague à deux balles :
Pan Pan !