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De passage sur la scène du Cirque royal à Bruxelles

Vous l’avez peut-être lu sur Facebook, mais j’ai eu le plaisir de fouler la scène mythique du Cirque royal à Bruxelles, instrument en main. 

Un briefing initial de qualité

Avec ma guitare ou mon ukulele, en solo ou en sideman pour une chanteuse, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’animer des petites sauteries au boulot : marché de Noël, social évent pour des colloques, départs à la pension. Cette fois, comme toutes les autres fois, ça se passe comme ça :

  • Ca te dirait de jouer un truc pour la journée <whatever> ?
  • Bah oui, pourquoi pas.
  • On joue quoi ?
  • Boh, on verra …

Fin du briefing. Parfait. On est prêts.

Un programme de répétition parfaitement rodé

On s’est vu une seule fois, pour dépoussiérer quelques morceaux du répertoire. Sur le temps de midi, dans un petit local insonorisé entre le local des photocopieuses et les toilettes.

Répet et répépet sont dans le même bureau ...

Répet et répépet sont dans le même bureau …

La seconde répétition se fera en vidéo à distance, avec environ un tiers de seconde de décalage entre le chant et l’accompagnement de mon côté. Mais j’ai l’habitude des retours pourris et il suffit de mettre le pilotage automatique. Si ça passe dans de telles conditions, je ne vois pas ce qui pourrait coincer une fois sur scène.

L’organisateur nous a demandé d’envoyer une petite vidéo de ce que nous prévoyons de jouer. Sans doute pour vérifier que c’était d’un niveau suffisant et acceptable. Apparemment le test est réussi.

Tout est sous contrôle

Habituellement ce genre de fête d’entreprise se tient dans une salle de réunion réquisitionnée pour l’occasion. Au mieux dans une salle de banquet quelque part à Bruxelles. Devant une quarantaine de personnes. Mais cette fois, c’est l’entrée en service de notre nouveau président et ils ont mis le paquet.

C’est le matin, en cherchant mon chemin que je me rends compte que ça se passe au Cirque royal, « LE » cirque royal de Bruxelles. Pire, en arrivant, je constate qu’il s’agit de jouer devant plus de 800 personnes dans un spectacle interactif avec acteurs et majorettes.

J’avoue, j’ai un peu sous-estimé la fancy-fair du boulot.

Le Cirque royal, 800 personnes ... ça change !

Le Cirque royal, 800 personnes … ça change !

Mais ce n’est pas mon premier rodéo et on joue aussi bien (ou mal) devant dix personnes que devant 800, ça ne change pas grand-chose finalement.

Soundcheck

Alors, je ne sais pas si c’est le prestataire attitré du Cirque Royal ou si c’est un contractant externe, mais les techniciens étaient absolument charmants et bienveillants. Ca fait plaisir. J’ai parfois un peu peur qu’on me prenne de haut dans ce genre d’endroits. Mais généralement les gros prestataires ont peu d’opinions. Ils font le boulot.

Quand j’ai vu les moyens mis en oeuvre, j’ai regretté de ne pas être venu avec un jack, mes micros, mon pedalier ou une DI. J’aurais pu prendre ma guitare pour me faire plaisir avec cette belle sonorisation. Trop tard.

Deux micros chant et un autre micro (chant) pour le ukulele, j’aurais sans doute préféré un micro un peu plus spécifique. Le son est très bon. Le retour est ok aussi.

On se faufile derrière les pendrillons pour une dernière révision de l’ordre des morceaux et de la structure des chansons. Je mange un bout avant le soundcheck, quelques bouchées pour ne pas être trop lourd.  

Le programme s’accélère un peu, initialement on devait jouer vers 14 heures, avec un soundcheck vers 13 heures. Finalement on enchaîne notre set directement après le soundcheck : Dance Monkey (Tones and I), Wayfaring Stranger (Trad.), Reckoning Song (A. Avidan) et un ajout de dernière minute, Don’t Worry Be Happy (B. Mc Ferrin). Tout se déroule sans couac, …

Ma chanteuse fut moyennement ravie que j’ajoute un morceau non répété à la setlist au dernier moment. Promis, je ne le ferai plus, mais autant faire durer un peu le plaisir d’être sur la belle scène du Cirque royal.

Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que nous n’avons pas été ridicules et que le job a été fait. La prochaine fois, je ferai gaffe où je mets les pieds. Non pas pour faire mieux, mais pour mieux profiter du moment. Apparemment d’autres photos et des vidéos suivront.

Honnêtement, entre nous…

Evidemment, j’ai juste gagné un concours de circonstances. Jouer au Cirque royal c’est encore autre chose qu’une prestation d’un quart d’heure dans l’après-midi. Mais la musique m’entrebaille parfois des portes qui donnent sur de biens beaux endroits.

Être sur la scène du Cirque royal, c'est pas tous les jours.

Être sur la scène du Cirque royal, ce n’est pas tous les jours.

photos (D. van Lochem, M. Tillieux)

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