Extrait: Jonathan de Cesare – Fly me to the moon

Jonathan de Cesare sera sur scène avec moi le 14 juin. Ce concert est l’aboutissement d’une envie de fouler la même scène autour de notre passion commune pour la guitare fingerstyle. 

Chacun aura a cœur d’emmener le public dans son univers musical, teinté de jazz et de blues pour Jonathan de Cesare, de rock acoustique et de ballades pour moi.

Vivement … !

Plus d’info: http://www.cesarefingerstyle.sitew.com

Première écoute: Song for the moon – François Sciortino

2013-05-31 21.48.17

Il est enfin arrivé ! C’est le second, le premier ayant été égaré par la poste (j’espère au moins que celui qui me l’a égaré aime la guitare et en fait bon usage).

Alors pour l’unboxing, dans une enveloppe matelassée, c’est un CD dans un boitier jewel sous cello et … nan, je déconne.

La pochette est belle. La lune posée sur les cordes n’est pas un montage, c’est un détail de la guitare de François Sciortino réalisée par Thomas Fejoz.

François Sciortino est un nom que je connaissais avant tout par des tablatures dans divers magazines, des arrangements et des tutos. Pardonnez mon inculture, je l’ai découvert compositeur récemment. Dans ma terminologie personnelle, c’est du fingerpicking, empreint de cette french touch qui fait penser à Marcel Dadi et plus près de nous, Michel Haumont. Pour la petite histoire, j’ai décidé de nommer fingerstyle les morceaux moins empreints de cette sonorité, par exemple à la Jacques Stotzem. Pourtant ces styles sont cousins consanguins et je ne fais pas de hiérarchie entre eux.

Malgré cet ancrage dans le fingerpicking, on est loin du poum-tchic permanent et sur le CD on trouve toutes sortes de tempos (ou tempi pour v ous).

Allez, j’ose le dire, l’ornementation des mélodies et la conduite des voix ont un côté méridional très chaleureux à mes oreilles. Ça va vous sembler étrange mais j’affirme qu’un pulling-off peut sonner plus ou moins méridional, entre le Nord d’un guitariste Suédois, l’Allemagne sèche d’un Peter Finger, la belgitude plus douce d’un Stotzem ou l’Italie d’un Franco Morone. Voilà, pour moi on est entre la French touch et la Méditerranée, et ça me va très bien.

Il nous est arrivé de converser via Facebook – bah, il aime aussi la guitare, ça tombe bien – et il semble qu’il soit à l’image de sa musique, chaleureux et enjoué.

L’album tourne en fond ici pendant que je vous écris … et la qualité de l’enregistrement est vraiment belle et souligne bien le beau touché et la belle articulation des différentes voix entrelacées dans chaque composition.

Fions nous à la pochette, l’album sonne effectivement comme une belle sérénade à la lune. Un mélange d’ambiances qui coulent comme une évidence. Mais dans la sérénade à cette lune se glissent aussi des morceaux uptempo et swinguants. On est heureusement invité à la célébration de la belle lune et ce n’est pas un monologue amoureux hermétique à l’auditeur. On y chante, valse et danse sous cette lune.

Un coup de coeur ?

Ah c’est très perso et sans doute pour des raisons de sonorités liées à mon univers musical habituel, je dirais sans doute Ombre et Lumière ou la Maison près du lac (dont la mélodie me bouleverse). Ça c’est pour l’émotion … pas mal de morceaux me touchent aussi par leur grâce technique comme Paris ou Triste Musette.

Bref, faut que je le voie en concert … mais pour ça faut qu’il passe dans le coin 🙂

Pour écouter des extraits et acheter l’album, ça se passe sur le site de François Sciortino: http://www.francois-sciortino.fr/

Pour ou contre les rappels ?

Pour ou contre les rappels ... Le site donnetamusique.com retwittait hier un de leurs articles déjà ancien où il voulait faire la peau à la tradition du rappel, jugé désuet ou hypocrite. 

Certains défendent l’idée qu’il faut tout donner en concert, et que si on en a encore sous le pied à la fin du concert c’est qu’on a pas tout donné, ce qui est malhonnête. Provoquer le rappel en gardant son single sous le coude est hypocrite. Rejouer un morceau déjà joué fait un peu amateur qui n’a pas de réserve en dehors de son album en cours.

Brel par exemple ne faisait pas de rappel, estimant que tout était dit.

Un mauvais rappel peut flinguer un bon concert.

En festival, le rappel est plutôt une source de problèmes pour le planning de la succession des artistes, et il est compréhensible que les artistes ne puissent pas en faire, ou alors d’une manière très convenue.

En tant que spectateur, j’ai déjà vécu le cas d’artistes claquant la porte à la dernière note du dernier morceau. Si l’artiste est un peu distant avec son public, ça être mal perçu « faire ses heures et pas une minute de plus » , un manque de générosité, surtout quand les concerts sont courts (et parfois chers). Genre: on a pas que ça à foutre, il y a encore le démontage à faire, et ma femme m’attend.

En tant que musicien, j’aime bien les rappels (ils flattent l’ego, c’est vrai), mais ils ne sont à mon sens jamais obligatoire. Dés lors, ils sont un vrai signal vers l’artiste que son concert a plu, et que le public souhaite prolonger l’échange encore un peu. Un rappel est tout de même moins convenu que les applaudissements en fin de morceau.

Je pense qu’il faut prolonger le plaisir de part et d’autre. Avec un ancien morceau, ou une reprise significative, comme par exemple un hommage à une référence de style ou une influence prégnante. Forcément, en ce qui me concerne, faire une reprise « acoustique » n’a guère de sens, à contrario ce serait le moment de dégainer une guitare électrique.

Et vous, … pour ou contre les rappels?

Besoin de tablatures à bosser pour les vacances ?

Jacques Stotzem - 10 original compositions

Jacques Stotzem – 10 original compositions

Le site fingerpicking.net vient de publier un livret de tablature qui intéressera certainement les fans de Jacques Stotzem, ainsi que les amateurs de guitare fingerpicking. 

Les morceaux transcrits sont:

SIMPLE PLEASURE – THE RULES OF THE GAME – TAROKO – SONG FOR ISATO – PICKING IN PARIS – THE FOLLOWING DAY – IRISH HILLS – PACHACAMAC – L’AUTRE RIVE – TOGETHER

Des ballades et des morceaux dynamiques, de quoi se donner une belle entrée dans l’univers de ce génial compositeur. Chaque morceau est précédé d’une introduction en 4 langues évoquant à la fois la genèse du morceau et des conseils d’interprétation.

Le livret est accompagné d’un CD pour assister le déchiffrage et livrer les intentions musicales et sonores de chaque morceau (les notes ne sont souvent que la partie visible de l’iceberg).

Tous les morceaux sont en accordage standard, une bonne façon de relier vos connaissances de la guitare sans vous perdre dans les méandres des accordages ouverts et de leurs accords polymorphes mutants.

Les guitaristes désireux d’étoffer leur répertoire avec des oeuvres belles et ambitieuses et souvent moins inabordables qu’elles ne paraissent de prime abord, trouveront de quoi nourrir leur pratique moyennant une bonne connaissance des bases du fingerpicking et des principes régissant une technique de jeu soignée (accords complets, gestion des voix, travail sur le son et l’interprétation).

Les tablatures sont soignées et présentent les noms des accords, ainsi que la notation rythmique (!). Dans bon nombre de livrets, la partie tablature est encore trop souvent négligée, voire incorrecte, le milieu de l’édition musicale ne saisissant pas toujours les enjeux d’une tablature soignée pour un public de guitaristes pratiquant des styles modernes comme celui de Jacques Stotzem.

Prenez exemple, éditeurs, ici chacun trouvera son compte, les voix sont correctement notées dans le solfège et la tablature est plaisante. Malgré tout, la page reste très aérée et lisible même au lutrin. Evidemment, le nombre total de pages s’en ressent.

Tablature et solfège soignés

Tablature et solfège soignés

On peut commander le livre pour environ 24 € sur le site fingerpicking.net, et si les frais de port de 10€ (pour la Belgique) vous rebutent, mon conseil: rendez-vous à l’un des concerts de Jacques Stotzem pour acheter le livre directement sur place. Vous assisterez à un super concert avant de retourner avec de quoi travailler votre instrument.