Micro NS Tuner, ou l’obstination remarquable chez Planet Waves

Certains fabricants d’accessoires ont ce petit plus qui les garde sur la route du succès.

Même quand ils ont un bon, voire un excellent produit, chez Planet Waves ils continuent à chercher l’amélioration. C’est assez remarquable de la part d’un fabricant de « gadgets ».

Planet Waves headstock tuner

La miniaturisation remarquable du principe de l’accordeur à caler sur la tête du manche a conduit au Mini NS tuner. Une crémaillère pour serrer l’accordeur, des boutons de commandes minimalistes.  L’ensemble était bien ficelé, mais le design laissait un peu à désirer, malgré tout.

Planet Waves mini NS tuner

Il restait à chercher les améliorations ultimes, voici le petit dernier: miniaturisation encore, design amélioré, commandes plus accessibles, 3 couleurs pour l’accordage (rouge/orange/vert), une crémaillère affinée et utilisable d’une seule main, et l’ajout d’un sympathique métronome visuel. Utile pour se remettre un petit décompte en tête. Il possède un petit bouton permettant d’inverser l’affichage pour pouvoir être fixé dans n’importe quelle position.

Planet Waves micro NS tuner

Dommage qu’ils soient si solides et que je n’ai pas besoin de remplacer mon « mini » (… à moins de l’égarer).

Découvrir le nouveau CD de Jacques Stotzem, en radio et en live !

 

Jacques Stotzem - Catch the Spirit II

Jacques Stotzem – Catch the Spirit II

Le nouveau CD « Catch The Spirit II » vient de sortir le 21 octobre, et Jacques Stotzem est l’invité de Marc Ysaye en live dans son émission « Les Classiques » du dimanche 27 octobre à 10h sur Classic21.

Après cela, suivent bien évidemment  des concerts de présentation :

Infos complètes sur www.stotzem.com

Octobre

26 BRUXELLES : Médiathèque de l’ULB (16h00)

Novembre

2 BELSELE : Folk Club ‘T Ey

7 BRUXELLES : The Music Village

8 SPRIMONT : Foyer Culturel

9 ATH : Maison Culturelle : « Le Palace »

11 BRUXELLES : Librairie « Filigranes » (12h00)

13 LOUVAIN-LA-NEUVE : Magasin de guitares « De Musica »

16 ST-GHISLAIN : Foyer Culturel

22 VIRTON : Le Franklin

29 PHILIPPEVILLE : Athénée Jean Rostand

30 GELBRESSEE : La Gelbressée

Décembre         

6 VERVIERS : Spirit of 66

7 SENSENRUTH (Bouillon) : Le Bouillon Blanc

Pour tirer le meilleur d’un cours, d’une masterclass ou d’un workshop, soyez prêts !

les bons outils ...

les bons outils …

Participer à un cours, une masterclass ou un workshop de quelques jours fait partie du vécu du musicien.

Le dénominateur commun de toutes ces situations est de se retrouver en face d’une masse d’informations dispensées sur un temps réduit. A l’une ou l’autre exception près, vous êtes face à un musicien d’un certain niveau, idéalement supérieur au votre, qui sait ce qu’il fait, et a une idée précise de ce qu’il faut faire pour que parvenir.

Mais ce même musicien n’a pas toujours une bonne vision de vos limites et le bagage pédagogique pur nécessaire pour vous transmettre ses connaissances de manière idéale.

Il partage une expérience, une connaissance pratique d’une technique et une vision d’un style musical, dans un format qui ne vous convient pas nécessairement.

Il est essentiel de vous approprier et de de garder une trace de toutes les informations transmises lors du cours.

Il est très important de vérifier en permanence que vous avez compris et gardé une trace compréhensible de ce qui se dit. N’hésitez pas à poser des questions, si vous avez un doute.

Vos outils essentiels sont :

  • vos oreilles
  • un crayon affûté (ou un porte-mine)
  • un cerveau affûté qui a faim d’apprendre
  • un enregistreur pour garder une trace sonore (un dictaphone ou votre smartphone fera l’affaire)

… et éventuellement (!) votre instrument comme support visuel et tactile pour transposer les notions expliquées dans votre propre appréhension du jeu.

Avant tout, vous êtes en train de préparer et prémâcher le travail d’apprentissage qui commencera réellement à la maison, au calme. Il est tout à fait normal de ne pas savoir jouer de suite ce que vous apprenez. Il est normal de se sentir submergé par la masse d’information. Personne ne parvient à jouer à vue ce qu’on lui enseigne, ou alors le travail de cette personne se situe à un autre niveau, comme par exemple la finition ou l’interprétation.

Ne passez pas votre temps à vous comparer aux autres, en bien ou en mal. Plus jeune, j’ai souvent péché par orgueil, étant rapide en déchiffrage (du moins le pensais-je) mais nul en finition. Au bout de six mois, ceux qui avaient patiemment poli leur morceau jouaient mieux que moi. Si le cours est collectif, l’apprentissage est individuel et un challenge personnel.

Parmi les outils qui viennent à point, je pense aux cachets pour grille d’accord qui permettent de garder des traces lisibles des positions. Je ne compte plus mes tablatures avec une grille mal tracée à main levée que je n’arrive pas à relire une fois rentré à la maison.

cachet pour grilles d'accords

cachet pour grilles d’accords

Le crayon à l’avantage de pouvoir être effacé pour corriger et reprendre au net ce qui a été griffonné en vitesse, le porte-mine présente la qualité supplémentaire de rester disponible en permanence pour écrire. Un support rigide ou semi-rigide pour écrire si vous n’êtes pas assis devant une table peut venir à point (un magazine fera l’affaire).

Des feuilles pré-imprimées avec des grilles vides où vous reportez des numéros que vous inscrivez dans la tablature sont également une excellente solution. Vous pouvez en télécharger ici, avec des tablatures vierges. Ceci présente l’avantage de garder votre tablature relativement intacte et propre.

L’enregistrement ou la vidéo sont un support à vos notes, et ne les remplacent pas. Ne vous y fiez pas trop. Certaines subtilités sont peu visibles, et certaines choses doivent être comprises pour être entendues. C’est assez rageant de devoir regarder une vidéo en boucle pour essayer de voir sur tel doigt fait un barré sur deux cordes ou pas.

En rentrant, le plus rapidement possible, comme pour tout cours, relisez vos notes, remettez au net ce qui ne semble pas clair, votre mémoire vous viendra en aide, après quelques jours vos souvenirs ne seront plus assez vifs pour cet exercice.

Au fait, il y a bientôt un workshop avec Jacques Stotzem et Géraldine Jonet au Sartay (B) … l’occasion de mettre tout ceci en pratique 🙂

Arrêter puis reprendre la guitare … c’est jouable ?

On a tous des moments dans la vie où il faut se résoudre à mettre la guitare entre parenthèses, pour un jour, pour une semaine, quelques mois ou un an. Les motifs sont aussi valables que divers : études, mariage, naissance, déménagement, expatriation temporaire, raison médicale.

La guitare utilise beaucoup de mouvements fins et d’automatismes reposant sur la mémoire dactyle et tactile. La mémoire surtout cette mémoire mécanique se travaille par la répétition. Stéphane Grapelli disait : si je ne répète pas un jour, je l’entends, si je ne répète pas deux jours, ma femme l’entend, si je ne répète pas une semaine, le public l’entend.

Quand on reprend son instrument après une brève interruption, par exemple de quelques jours, il faut veiller à ne pas se claquer, tout comme un amateur de jogging reprendra par un léger décrassage pour se remettre en jambes. Echauffement, en souplesse, pas de morceaux trop physiques. Retrouver les sensations et le plaisir, avant de monter en puissance.

Pour une interruption plus longue, par exemple de quelques mois. Il faudra reprendre les morceaux de ses débuts pour se reconnecter et regravir les marches vers le niveau auquel on a quitté. On grimpera évidemment plus vite et avec un pas plus sûr que quand on était débutant. On doit réveiller ses souvenirs en les reliant à des choses faciles et réentrainer son corps à pratiquer les mouvements qui lui ont été familiers. Il est indispensable de s’interroger sur les fondements de la technique utilisée. Pour le fingerpicking, il s’agit du travail des doigtés de main droite, du travail en accords de la main gauche et de la précision rythmique.

Il faut être intransigeant sur cette base technique qui permettra de revenir à son meilleur niveau. En d’autres mots : se ruer sur un morceau préféré, mais perdu de vue, le bâcler techniquement et découvrir le massacre va plutôt être une source de découragement. Autant reprendre avec des choses qui font plaisir, voire des nouveaux morceaux d’un niveau équivalent pour se remettre dans une logique d’apprentissage. Remettre la ceinture blanche par-dessus la noire est de toute manière un état d’esprit à cultiver.

Identifiez les problèmes, les acquis, et attaquez-vous au premiers qui sont les freins à votre progression. C’est l’occasion d’ajouter des bonnes habitudes et de la maturité à sa méthode de travail : répétition planifiées, métronome, travail sur le morceau entier, sans négliger les passages ardus, sans se détacher de la partition originale.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, recréez les conditions de jeu dont vous avez besoin. On définit une hygiène de travail : On ne « trouve » pas le temps, on le « prend ». On change ses cordes, on règle son instrument, on lui rend une place dans sa vie, et dans sa maison … ! On remet la main sur les partitions, on se remet un lutrin avec ses partitions préférées, on change les piles des accordeurs.

Et surtout on se fixe des objectifs réalistes, tant dans le temps que par rapport à son ancien niveau (qu’on a parfois tendance à idéaliser un peu avec le temps).

Allez, on s’y remet demain ?