Découvrir le nouveau CD de Jacques Stotzem, en radio et en live !

 

Jacques Stotzem - Catch the Spirit II

Jacques Stotzem – Catch the Spirit II

Le nouveau CD « Catch The Spirit II » vient de sortir le 21 octobre, et Jacques Stotzem est l’invité de Marc Ysaye en live dans son émission « Les Classiques » du dimanche 27 octobre à 10h sur Classic21.

Après cela, suivent bien évidemment  des concerts de présentation :

Infos complètes sur www.stotzem.com

Octobre

26 BRUXELLES : Médiathèque de l’ULB (16h00)

Novembre

2 BELSELE : Folk Club ‘T Ey

7 BRUXELLES : The Music Village

8 SPRIMONT : Foyer Culturel

9 ATH : Maison Culturelle : « Le Palace »

11 BRUXELLES : Librairie « Filigranes » (12h00)

13 LOUVAIN-LA-NEUVE : Magasin de guitares « De Musica »

16 ST-GHISLAIN : Foyer Culturel

22 VIRTON : Le Franklin

29 PHILIPPEVILLE : Athénée Jean Rostand

30 GELBRESSEE : La Gelbressée

Décembre         

6 VERVIERS : Spirit of 66

7 SENSENRUTH (Bouillon) : Le Bouillon Blanc

Pour tirer le meilleur d’un cours, d’une masterclass ou d’un workshop, soyez prêts !

les bons outils ...

les bons outils …

Participer à un cours, une masterclass ou un workshop de quelques jours fait partie du vécu du musicien.

Le dénominateur commun de toutes ces situations est de se retrouver en face d’une masse d’informations dispensées sur un temps réduit. A l’une ou l’autre exception près, vous êtes face à un musicien d’un certain niveau, idéalement supérieur au votre, qui sait ce qu’il fait, et a une idée précise de ce qu’il faut faire pour que parvenir.

Mais ce même musicien n’a pas toujours une bonne vision de vos limites et le bagage pédagogique pur nécessaire pour vous transmettre ses connaissances de manière idéale.

Il partage une expérience, une connaissance pratique d’une technique et une vision d’un style musical, dans un format qui ne vous convient pas nécessairement.

Il est essentiel de vous approprier et de de garder une trace de toutes les informations transmises lors du cours.

Il est très important de vérifier en permanence que vous avez compris et gardé une trace compréhensible de ce qui se dit. N’hésitez pas à poser des questions, si vous avez un doute.

Vos outils essentiels sont :

  • vos oreilles
  • un crayon affûté (ou un porte-mine)
  • un cerveau affûté qui a faim d’apprendre
  • un enregistreur pour garder une trace sonore (un dictaphone ou votre smartphone fera l’affaire)

… et éventuellement (!) votre instrument comme support visuel et tactile pour transposer les notions expliquées dans votre propre appréhension du jeu.

Avant tout, vous êtes en train de préparer et prémâcher le travail d’apprentissage qui commencera réellement à la maison, au calme. Il est tout à fait normal de ne pas savoir jouer de suite ce que vous apprenez. Il est normal de se sentir submergé par la masse d’information. Personne ne parvient à jouer à vue ce qu’on lui enseigne, ou alors le travail de cette personne se situe à un autre niveau, comme par exemple la finition ou l’interprétation.

Ne passez pas votre temps à vous comparer aux autres, en bien ou en mal. Plus jeune, j’ai souvent péché par orgueil, étant rapide en déchiffrage (du moins le pensais-je) mais nul en finition. Au bout de six mois, ceux qui avaient patiemment poli leur morceau jouaient mieux que moi. Si le cours est collectif, l’apprentissage est individuel et un challenge personnel.

Parmi les outils qui viennent à point, je pense aux cachets pour grille d’accord qui permettent de garder des traces lisibles des positions. Je ne compte plus mes tablatures avec une grille mal tracée à main levée que je n’arrive pas à relire une fois rentré à la maison.

cachet pour grilles d'accords

cachet pour grilles d’accords

Le crayon à l’avantage de pouvoir être effacé pour corriger et reprendre au net ce qui a été griffonné en vitesse, le porte-mine présente la qualité supplémentaire de rester disponible en permanence pour écrire. Un support rigide ou semi-rigide pour écrire si vous n’êtes pas assis devant une table peut venir à point (un magazine fera l’affaire).

Des feuilles pré-imprimées avec des grilles vides où vous reportez des numéros que vous inscrivez dans la tablature sont également une excellente solution. Vous pouvez en télécharger ici, avec des tablatures vierges. Ceci présente l’avantage de garder votre tablature relativement intacte et propre.

L’enregistrement ou la vidéo sont un support à vos notes, et ne les remplacent pas. Ne vous y fiez pas trop. Certaines subtilités sont peu visibles, et certaines choses doivent être comprises pour être entendues. C’est assez rageant de devoir regarder une vidéo en boucle pour essayer de voir sur tel doigt fait un barré sur deux cordes ou pas.

En rentrant, le plus rapidement possible, comme pour tout cours, relisez vos notes, remettez au net ce qui ne semble pas clair, votre mémoire vous viendra en aide, après quelques jours vos souvenirs ne seront plus assez vifs pour cet exercice.

Au fait, il y a bientôt un workshop avec Jacques Stotzem et Géraldine Jonet au Sartay (B) … l’occasion de mettre tout ceci en pratique 🙂

Arrêter puis reprendre la guitare … c’est jouable ?

On a tous des moments dans la vie où il faut se résoudre à mettre la guitare entre parenthèses, pour un jour, pour une semaine, quelques mois ou un an. Les motifs sont aussi valables que divers : études, mariage, naissance, déménagement, expatriation temporaire, raison médicale.

La guitare utilise beaucoup de mouvements fins et d’automatismes reposant sur la mémoire dactyle et tactile. La mémoire surtout cette mémoire mécanique se travaille par la répétition. Stéphane Grapelli disait : si je ne répète pas un jour, je l’entends, si je ne répète pas deux jours, ma femme l’entend, si je ne répète pas une semaine, le public l’entend.

Quand on reprend son instrument après une brève interruption, par exemple de quelques jours, il faut veiller à ne pas se claquer, tout comme un amateur de jogging reprendra par un léger décrassage pour se remettre en jambes. Echauffement, en souplesse, pas de morceaux trop physiques. Retrouver les sensations et le plaisir, avant de monter en puissance.

Pour une interruption plus longue, par exemple de quelques mois. Il faudra reprendre les morceaux de ses débuts pour se reconnecter et regravir les marches vers le niveau auquel on a quitté. On grimpera évidemment plus vite et avec un pas plus sûr que quand on était débutant. On doit réveiller ses souvenirs en les reliant à des choses faciles et réentrainer son corps à pratiquer les mouvements qui lui ont été familiers. Il est indispensable de s’interroger sur les fondements de la technique utilisée. Pour le fingerpicking, il s’agit du travail des doigtés de main droite, du travail en accords de la main gauche et de la précision rythmique.

Il faut être intransigeant sur cette base technique qui permettra de revenir à son meilleur niveau. En d’autres mots : se ruer sur un morceau préféré, mais perdu de vue, le bâcler techniquement et découvrir le massacre va plutôt être une source de découragement. Autant reprendre avec des choses qui font plaisir, voire des nouveaux morceaux d’un niveau équivalent pour se remettre dans une logique d’apprentissage. Remettre la ceinture blanche par-dessus la noire est de toute manière un état d’esprit à cultiver.

Identifiez les problèmes, les acquis, et attaquez-vous au premiers qui sont les freins à votre progression. C’est l’occasion d’ajouter des bonnes habitudes et de la maturité à sa méthode de travail : répétition planifiées, métronome, travail sur le morceau entier, sans négliger les passages ardus, sans se détacher de la partition originale.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, recréez les conditions de jeu dont vous avez besoin. On définit une hygiène de travail : On ne « trouve » pas le temps, on le « prend ». On change ses cordes, on règle son instrument, on lui rend une place dans sa vie, et dans sa maison … ! On remet la main sur les partitions, on se remet un lutrin avec ses partitions préférées, on change les piles des accordeurs.

Et surtout on se fixe des objectifs réalistes, tant dans le temps que par rapport à son ancien niveau (qu’on a parfois tendance à idéaliser un peu avec le temps).

Allez, on s’y remet demain ?

Le La à 440 Hz au lieu de 432 Hz, c’est une idée des nazis pour contrôler notre cerveau ! (ou pas)

le tonomètre de Scheibler (1834)
le tonomètre de Scheibler (1834)

On tombe sur toutes sortes de théories du complot sur le web. En voici une en relation avec la musique. Petite note préalable: Ne tentez jamais de débattre avec un tenant de ce genre de thèse, votre scepticisme vous rend complice du complot ou une victime naïve.

Rappelons que :

  1. l’absence de preuves est une preuve d’occultation de preuves (donc d’une conspiration puissante)
  2. la science, les mathématiques, les rapports officiels ou officieux ou le simple bon sens ne sont d’aucun secours, car tout est manipulé à la source.

Je vais me contenter d’effleurer la surface de ce sujet scabreux, pas besoin de creuser profond pour démonter les ficelles d’un truc gros comme un tronc de baobab.

Le La à 440 Hz au lieu de 432 Hz, c’est une idée des nazis pour contrôler notre cerveau !

Note : Vous pouvez remplacer les nazis par toute organisation puissante et/ou maléfique qui vous tente (ex : sionisme, illuminati, templiers, terroristes, capitalistes).

Bon, réfléchissons 2 minutes:

Le La à 432 Hz est le La des anciens, il est naturel.

Les instruments anciens documentés n’avaient pas de diapason commun. Leur variabilité est immense. La naissance des grands ensembles musicaux a nécessité la définition de diapasons communs pour permettre de s’accorder rapidement et précisément (il est facile d’ajuster l’accordage de certains instruments, pour un piano, c’est une autre histoire).

Le La à 432 Hz est un des innombrables standards d’accordage qui ont été utilisés par le passé, il n’est ni particulièrement documenté, ni ne semble avoir été particulièrement apprécié au long de l’histoire des hommes. Le La à 432.54 est un cas particulier qui présente la particularité que toutes fréquences de Do sont des puissances de 2. Pour faire court, le La à 432 Hz n’a jamais constitué un standard. Ce diapason présente un interêt mathématique, mais pratiquement, il est plus difficile d’accorder les instruments de manière relative par rapport à ce diapason.

Certains présentent le La 432 Hz comme « universel et naturel ». On s’attendrait à retrouver une évidence numérologique confirmant ce point. Or si il est vrai que pour un La à 432.54 Hz (et le 0.54 est important) les fréquences de Do montrent une progression mathématique, les autres notes ne présentent guère de caractéristiques particulières, comme dans tous les autres systèmes de diapason d’ailleurs, on pourrait très bien choisir un diapason donnant des progressions mathématiques sur d’autres notes, simple choix de calcul.

On constate une inflation du diapason au cours de l’histoire, simplement pour avoir un instrument qui s’élève au-dessus de la masse par un son plus brillant … certains guitaristes (Tommy Emmanuel) s’accordent volontiers en 443 Hz pour un surcroît de brillance. La plupart des instruments s’accordent au mieux avec le diapason pour lequel ils ont été conçus, nécessitant le maintien d’un diapason bas pour des instruments anciens.

La notion de Hz (1/s)est également problématique en ce que la seconde est définie arbitrairement sans lien avec l’ordre naturel. cf par exemple l’intercalation nécessaire pour ajuster nos conventions aux variations astronomiques. Si une différence de 8 Hz est d’une telle importance dans l’ordre cosmique, une différence de quelques secondes par jour ne peut être sans effet.

Les nazis ont imposé ce diapason

Méfiance dès que les nazis entrent dans le débat, le point Godwin est atteint. L’histoire du La à 440 Hz commence bien avant en 1834 avec les travaux de Johann Scheibler qui a défini un tonomètre constitué de 56 diapasons calibrés pour permettre un accordage standardisé. D’ailleurs, dès 1839 divers orchestres s’accordent à … 441 Hz.

En 1926, l’industrie musicale américaine s’accorde sur un standard à 440 Hz.

En 1939, lors d’une conférence à Londres, la plupart des pays occidentaux s’alignent sur le diapason à 440 Hz, en ce y compris les allemands. On ne peut prétendre sans une grosse dose de mauvaise foi ou d’ignorance crasse, que les allemands ont imposé ce diapason au monde occidental.

Le La à 440 Hz poursuit d’obscurs desseins 

Les nazis, illuminati, tailleurs de pierre et autres méchants conspirateurs tentent de nous éloigner de l’équilibre de l’univers, un peu de documentation au hasard ou ici.

  • troubler l’ordre social
  • diminuer notre fertilité
  • contrôler nos cerveaux

Si c’est un problème lié à un ordre ancien, il faut également revoir la notion de tempérament des instruments. Il ne suffit aucunement de diminuer toutes les fréquences de 8 Hz, pour cela il faut également pondérer toutes les notes pour respecter la régularité des intervalles, seul le La sera juste toutes les autres notes seront hors diapason. Et on en revient au fait d’appuyer un ordre naturel sur des conventions mathématiques arbitraires en les chargeant de non-sens.

Pour faire simple, la plupart des calculs savants divisent des pommes par des poires, confondent des ondes sonores et du rayonnement électromagnétiques, des courants sinusoïdaux qui n’ont en commun que la notion de Hz. Rien à tirer de ces salmigondis pseudo-mystico-scientifiques.

Quelques avantages du La 440 Hz

C’est un standard largement admis, bien qu’arbitraire. Il a suivi la courbe de croissance du diapason au cours de l’histoire qui rendait difficile d’envisager de redescendre pour fixer un étalon standard (bien que certains ont renoncé au 441 Hz).

Si les valeurs fixes des fréquences des notes ne présentent pas de caractéristiques mathématiques particulières, les relations des intervalles facilitent l’accordage relatif des instruments entre eux.