Le chariot de feu… et ses accessoires

Parmi mes pièces d’équipement préférées, il y a mon chariot Rock’n’roller. Que ce soit pour les Contes & Guitare ou pour mes concerts solo, il aura transporté sans rechigner des kilos de matos de la voiture à la scène. Acheté en 2012, il ne m’a jamais fait défaut. Aussi maniable sur l’asphalte, que sur les pavés ou le gravier, ses grosses roues passent partout. Il m’a servi de plateforme d’enregistrement et de desserte pour transporter mon matériel vidéo pour le tournage de vidéos. Je m’en suis également servi lors de brocantes et de vide-greniers, où des chalands ont à chaque fois voulu me le racheter. On peut même se procurer de quoi remplacer les pièces d’usure si nécessaire.

J’ai décidé de lui offrir deux accessoires que j’avais repérés depuis un moment pour augmenter sa polyvalence. 

Le chariot de feu... et ses accessoires

Le chariot de feu… et ses accessoires

Le « large multi-pocket tool/accessory bag »

Il s’agit d’une extension en textile qui se glisse par-dessus la poignée du chariot. Elle offre 5 poches zippées et 2 anneaux en métal qui permettent de ranger et de suspendre de petits accessoires à portée de main. Ces poches seront bien utiles pour les tournages vidéos.

Le chariot avec le "large multi-pocket tool/accessory bag"

Le chariot avec le « large multi-pocket tool/accessory bag »

Le « cart extension rack »

Ce petit rack ajoute une petite extension à l’arrière du chariot. Le chariot est déjà extensible et permet d’emporter beaucoup de matos. Mais, en les fixant avec une sangle ou un sandow, le rack permet de transporter des objets qui s’empilent mal. Cela permet de mieux charger pour éviter de placer un objet lourd et instable en haut de la pile.

Le "cart extension rack"

Le « cart extension rack »

Le système de fixation est bien pensé et rapide à mettre en place. Il prend appui sur le cadre, calé par deux petits bras qui se serrent avec une vis papillon. Je me suis mis debout dessus. Rien n’a bougé.

Le "cart extension rack"

Le « cart extension rack »

Quelques souvenirs de sorties avec le chariot

Chariot de nuit… ♪♫

Chariot

Chariot

 

Les accords, ça reste la base

Dans tous les styles de musique joués sur une guitare, les accords sont une base essentielle. Ils permettent d’accompagner des mélodies, de créer des rythmes et d’harmoniser des chansons en fingerpicking. Ils sont au cœur des progressions harmoniques et il existe d’innombrables séquences d’accords intéressantes. Bien sûr, il y a d’autres aspects importants à apprendre pour devenir un guitariste complet, comme les techniques de jeu, les mélodies, les solos et la compréhension de la théorie musicale.

Main droite et onglet de pouce

Les accords à la main droite

Il n’y a que 5 accords à la guitare

C’est un peu provocant à dire, mais la plupart des accords à la guitare sont dérivés de cinq formes nucléaires qui se répètent sur le manche. Certains considèrent même qu’il n’en existe que 4, le D et le C se recouvrant partiellement. J’avais déjà écrit un billet sur les connaissances minimum à avoir. Mais ces connaissances ne servent pas à grand-chose si on ne sait pas les jouer.

Les accords de base, pas toujours si basiques !

Le son et le rythme sont les deux piliers de la musicalité. Sans accords propres, c’est difficile de produire un bon son. Sans changements d’accords fluides, difficile de tenir le rythme. Et sans son et sans rythme, la musicalité reste hors de portée.

Voici quelques idées d’exercices pour y parvenir, étape par étape :

  1. Pour commencer, placer des accords qui sonnent : le premier objectif est de placer les accords de base en les faisant sonner corde par corde. L’objectif est d’ajuster le coude, le poignet et les doigts pour exercer la pression minimale suffisante pour que chaque note sonne correctement. Le doigt devra se poser perpendiculairement à la touche, un peu avant la frette, sans la toucher. Il faut grouper les doigts bien serrés sur la touche. Parfois on posera un doigt sur l’ongle de celui qui se trouve en dessous.
  2. C’est contre-intuitif, mais le plus simple est de constituer l’accord en partant des cordes aiguës, parce que ce sont souvent ces doigts qu’on a du mal à placer, une fois qu’on a posé ses doigts et bloqué sa main sur les cordes basses. En descendant le pouce au dos du manche et en détendant son poignet, on gagnera les millimètres qui semblent manquer. 
  3. Ensuite, il faut enlever et placer l’accord plusieurs fois de suite pour apprendre la mécanique des doigts. À chaque fois, il est important de vérifier que les notes sonnent.
  4. Ensuite, on peut pratiquer les changements d’accords, cette fois en ne retirant que les doigts nécessaires. En étant attentif à la position de chaque accords, on constate que certains groupements de doigts peuvent être déplacés en blocs, sans changer de configuration. Certains accords ont des transitions qui sont mécaniquement optimales. Par ex. : C-Am / Am-E / C-G / Am – D
  5. Pour travailler la mémorisation du cerveau et des doigts, on peut pratiquer les changements d’accords mentalement, sans guitare. On peut les pratiquer sans regarder la guitare, ou les yeux fermés pour apprendre à faire confiance à ses doigts. 
  6. L’exercice suivant consiste à prendre la grille d’accords d’un morceau pour les enchaîner. Ce qui permet également d’aider à mémoriser le morceau et les enchaînements les plus courants.
  7. Dernière étape, l’exercice de tempo : en utilisant un métronome, on travaille les changements à différents tempos. Lentement et puis plus vite. Même si on rate un accord, l’objectif est d’être au rendez-vous rythmique pour le suivant.

La plus grande étape dans la vie d’un guitariste

Je pense que le Fa barré et les accords barrés sont une des grandes étapes dans l’évolution d’un guitariste. Souvent quand une guitare prend la poussière sous un lit d’adolescent après quelques mois c’est à cause de ces maudits barrés qui semblent barrer la route du progrès. Pendant un temps, on peut « tricher » avec des doigtés alternatifs, mais on ne fait que reporter le problème.

 

Hé ho, change de ton !

 Quand on joue de la guitare, on a une tendance naturelle à toujours tourner autour de certaines tonalités qui tombent facilement sous les doigts. Les chemins de C, de E, de G et leurs relatives mineures sont empruntés bien trop souvent. On néglige les autres tonalités, qui sont parfois carrément oubliées. Pour sortir des sentiers battus, certains s’en remettent aux jours de la semaine. D’autres aux mois en cours. D’aucuns font des séquences. Les derniers s’en remettent au hasard. D’où l’idée d’un dé reprenant les 12 tonalités possibles.

Un dé à 12 faces, chaque face portant une tonalité.

Un dé à 12 faces, chaque face portant une tonalité.

Pourquoi jouer dans d’autres tonalités ?

Jouer dans toutes les tonalités sur une guitare permet de s’adapter à différentes situations musicales et de jouer une plus grande variété de morceaux. On peut plus facilement accompagner différents chanteurs ou jouer une plus grande variété de chansons.

Cela peut également aider à développer la technique et l’oreille musicale, car chaque tonalité présente des défis uniques pour le placement des doigts et la sonorité. C’est un moyen d’explorer différentes sonorités et textures de guitare, en utilisant des accords et des motifs différents.

La clé c’est le dé

Grâce à Pierre Journel de la Chaine Guitare, j’ai mis la main sur un musician’s dice. Merci à lui. J’espère qu’il ne m’en voudra pas de vous le présenter. Le dé, pas sa chaine que je vous ai déjà présentée ici.

C’est un dé à 12 faces, chaque face portant une tonalité. Ce dé est initialement issu d’un système de divination de type tarot, le Muzoracle. Le système se compose d’un dé de tonalité, de 12 dés de solfège et de 89 cartes. J’avoue que cet aspect esoterico-chakra-divinatoire du lien entre la musique, le corps et l’esprit m’intéresse moins. Mais je compte trouver une utilisation plus terre à terre à ce dé. Je compte sur lui pour m’obliger à explorer ma guitare sous un angle imposé par le hasard.

Note : c’est une idée que j’ai cherché à concrétiser depuis longtemps. J’avais fait un petit logiciel qui tirait une tonalité au sort. J’avais distrait un D12 de mes séances de jeu de rôle, en l’accompagnant d’un petit tableau imprimé. Mais ça manquait de spontanéité. Ici c’est parfait. Yapluka. (Et demain j’arrête de dire yapluka).

Collaboration improvisée avec une aquarelliste

Après le succès des spectacles Contes & Guitare, j’ai décidé d’embrasser un nouveau défi. L’aquarelliste Marina Barbeau m’a demandé de l’accompagner pour un spectacle éphémère à quatre mains. Un spectacle entièrement dédié à l’improvisation picturale et musicale.

Impressions - M.Barbeau

Impressions — M. Barbeau

Un moment d’improvisation unique, hors du temps

La première a eu lieu à huis clos dans l’atelier de Marina, un moment hors du temps. Voici le joli compte-rendu d’une amie journaliste (déjà conquise à la cause, je l’admets) : 

Lever de rideau

Le rideau se lève sur une scène plongée dans l’obscurité. Les murmures du public s’estompent peu à peu, remplacés par les premières notes de la guitare de David van Lochem. Son jeu est fluide, mélodieux, teinté d’une pointe de nostalgie qui transporte les spectateurs et spectatrices dans un autre monde.

Soudain, les lumières s’allument, révélant Marina Barbeau installée devant un chevalet, un bloc de papier aquarelle posé devant elle. Vêtue d’une blouse de peintre blanche, elle fixe un instant David avant de fermer les yeux et de se laisser porter par sa musique.

Les premières touches de pinceau de Marina sont légères, subtiles, comme des caresses sur la toile. Les couleurs qu’elle utilise sont douces, pastel, créant des formes abstraites qui semblent flotter dans l’air. David accompagne chaque geste de sa guitare, ajoutant des notes qui soulignent la poésie des couleurs.

Les deux artistes semblent improviser ensemble, comme s’ils suivaient un rythme commun, invisible. Les couleurs se mélangent, se superposent, créant des tableaux éphémères qui se succèdent à un rythme effréné. La musique de David devient de plus en plus intense, soutenue par des accords puissants qui font vibrer les cordes de sa guitare.

Une fascinante synchronicité

Marina, quant à elle, se laisse porter par la musique et ses gestes deviennent de plus en plus rapides, plus énergiques. Les couleurs qu’elle utilise deviennent plus vives, plus tranchées, créant des formes qui semblent jaillir de la toile. Les deux artistes se répondent l’un à l’autre, comme s’ils dialoguaient à travers leur art.

Le public est captivé par cette performance improvisée, qui allie la beauté de la musique impressionniste de David à la poésie de l’aquarelle abstraite de Marina. Les couleurs se mêlent et se superposent, les notes de guitare se répondent et se complètent, créant une harmonie parfaite.

Une improvisation emplie de complicité

Puis, soudain, la musique s’arrête et Marina pose son pinceau. Elle contemple son œuvre, un sourire aux lèvres. David l’applaudit, et le public aussi, ému par cette performance hors du commun. Les deux artistes se saluent, avec une complicité évidente. Ils ont créé ensemble une œuvre éphémère, mais inoubliable, qui restera gravée dans les mémoires de celleux qui ont eu la chance d’y assister.

C’était une représentation unique, éphémère, mais j’espère qu’elle fera encore appel à moi.