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Un stage sans voir un seul morceau !

stage de guitare à Saint-Georges

Pendant ce stage de guitare, nous n’avons vu aucun morceau … et nous en avons vu des centaines !

Un stage dense, bâti autour de la théorie, notamment des modes. Mais la théorie des modes, articulée autour de la pratique du guitariste soliste, donc à la croisée des chemins entre la musique horizontale, la mélodie, et la musique verticale, les accords.

Si les principes de base sont finalement peu nombreux, et assez simple à admettre et à comprendre, ce sont les connexions entre tous les aspects de la musique touchés par cette théorie qui rendent les choses difficiles à appréhender. Au moment où le franc tombe sur un petit aspect, on aperçoit des milliers de connections et on se perd dans la masse des portes entrouvertes.

Pour le guitariste, l’approche intellectuelle frontale, la mémorisation ou l’approche systématique exhaustive sont vouées à l’échec (à part peut-être pour l’improvisation), en raison de la nature matricielle de la disposition des notes sur le manche, alors que la théorie est trop souvent abordée dans la vision d’un instrument monophonique (violon) ou polyphonique linéaire (piano). Les informations existent, partout, en masse, mais inutilisables. Le salut viendra donc de tout ramener à l’instrument, et c’est ce que nous avons fait avec Jacques Stotzem. Il a partagé avec nous la manière dont lui à déchiffré l’instrument, en autodidacte.

Un stage dont le fruit mettra du temps à se révéler …  hier, j’ai déjà reréglé ma guitare et composé la suite d’un morceau qui était en arrêt sur chantier. J’ai essayé d’appliquer la théorie vue, pour faire une suite cohérente et intéressante, et ça me semble prometteur. Verdict le 3 mars, pour un morceau inédit, devant le public du Senor Duck.

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Compte-rendu de la soirée Contes & Guitare

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David van Lochem à la Toccata

Ce qui est super en Belgique c’est qu’on peut toujours compter sur les trains de la SNCB pour être en retard le jour où on a des trucs à faire. C’est donc avec une bonne demi heure de retard et une grosse journée de formation dans les pattes que j’ai rejoint Liège en début de soirée. J’ai profité du trajet pour essayer de dormir un peu et trouver mon second souffle … pas toujours facile de transformer la fatigue d’une journée de boulot en énergie créative.

Heureusement que j’avais changé mes cordes et préparé mon matériel la veille. Finalement, nous serons même à l’heure. Le montage se passe sans histoire, avoir ma Lovely roadie avec me facilite beaucoup la tache. Nous dressons un petit « autel votif » avec les cartes promo.

Le concept: proposer une carte de contes et de morceaux de guitare où le public pourra puiser en fonction de ce que lui inspire le titre. Du coup, on a fait des invitations et des véritables menus avec une thématique « bistro », je porte une chemise blanche et un tablier noir, tout comme le compteur qui circule entre les tables avec son bloc-notes pour prendre les commandes.

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Pour débuter la soirée je joue quelques morceaux en guise de mise en bouche … le public arrive et l’étage de la Toccata se remplit rapidement. Le public semble intéressé et amusé par la formule. Je suis surpris de voir autant de monde, malgré la neige et le froid mordant.

Les premières commandes arrivent rapidement. C’est très agréable de partir un peu à l’aventure sans set-list préétablie. Cette mise en place me permet également de travailler sur mes petites faiblesses en matière de communication avec le public et d’engagement dans les premiers morceaux. A côté de mon ampli, j’ai une carafe d’eau dont j’use et j’abuse pour combattre la fatigue qui me colle aux basques comme un boulet. Mais le plaisir est là, malgré tout, l’écoute est excellente et je prends plaisir à investir les morceaux comme Caravansérail et Entre chien et loup de contrastes plus intenses entre les forte et les pianissimo, chose qui n’est possible que quand on ne lutte pas contre le bruit de fond.

Les températures extrêmes des derniers jours (-17°C mesuré), et la sécheresse n’aident pas la guitare à rester juste, changeant parfois au milieu d’un morceau, mais c’est la vie des instruments, on n’y peut rien.

Nous alternons musique sucrée, contes salés et vice versa. Les présentations complices, l’alternance de musique et de contes donnent un spectacle vivant et aéré … nous nous amusons beaucoup, et le public semble séduit. Quand la commande se fait attendre, nous optons pour la surprise du chef, au gré de nos humeurs … parfois une association entre un conte et un morceau de musique s’impose d’elle même. Avoir un concept c’est sympa, mais il ne faut pas se braquer sur la forme non plus. trop de concept tue le concept.

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Rumelin (Christophe Dadseux)

Rumelin se glisse entre les tables, au plus près pour vendre ses mots. Les yeux brillent, les visages ont la banane … vendeur de sourires, ça me va.

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Quand Rumelin conte ... le monde tend l'oreille ...

Je profite des contes pour m’accorder, boire de l’eau et me reposer un peu … avec le froid, les petits « cafés et chocolat », des pièces courtes chantées avec mon ukulélé, ne se passent pas aussi bien que j’aurais aimé, le café est un peu serré et ma gorge aussi … je dois encore bosser le chant au micro pour la prochaine fois, ou vu la jauge de la salle, chanter sans micro.

En fin de soirée, le public ose demander les contes « très salés », les polissons et les coquins, qui mettent le rose aux joue, en partie grâce au rire qui ponctue les rebondissements et les chutes de ces récits.

Le service se termine, le personnel de salle salue … nous avons dépassé largement l’horaire prévu, sans ressentir de longueur, ce qui est plutôt bon signe.

Je démonte rapidement, en essayent de tout ranger correctement, histoire de ne pas devoir ranger deux fois. Ensuite, une bonne b’j'ière, une assiettée de pâtes carbonara pour retaper l’homme. Comme toujours, vient ce petit baby blues d’après concert, ce « post-coïtum anima tristis », après la joie intense de l’instant, l’âme est à la fois exaltée et triste.

Rentrer, libérer la babysitter des enfants … et méditer sur les améliorations de cette belle alchimie pour la prochaine date.

Et après avoir rêvé de mon lit …  ne pas arriver à dormir :)

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Ta musique ne vaut rien …

Tablature

Mon Avis

La musique ce n’est jamais que de l’air en mouvement … et l’air (jusqu’à présent) c’est gratuit, qu’il soit immobile ou non.

Sur coulisse de fermeture de sites de pira … pardon de partage, de disputes entre les méchants propriétaires de catalogues et des gentils internautes on entend de biens tristes choses . Graphiques à l’appui, on nous démontre que le piratage ne nuit pas aux artistes, car la grosse part du gâteau revient aux intermédiaires. Après tout, si les artistes gagnent déjà moins que rien, les voler est bien négligeable.

Et pourtant …

En réduisant cette part de bénéfice, on réduit les investissements et la prise de risque de la part de ces intermédiaires tout au long de la chaîne. Parallèlement, l’idée fait son chemin que si la musique ne vaut rien, alors pourquoi payer pour voir un concert, pourquoi un organisateur se fendrait d’un cachet ?

Il faut évidemment ouvrir la porte en grand à de nouveaux modèles économiques … mais sans penser « gratuité ».

Petit à petit,on semble oublier que derrière toute musique, il y a un travail de création, mais également de préparation. On se noie dans des débats sur la propriété intellectuelle (qui est une question d’ayants droits, plus que de créateurs). On parle de redevance universelle, de taxe sur la copie, qui découplent encore plus la prestation de sa rétribution et qui ne rétribuerons que les gros poissons. Bien sur, écouter de la musique ne coûte plus rien ou presque … mais en faire est loin d’être un acte gratuit (dans tous les sens du terme). En échange des instruments, du déplacement, de l’investissement de temps, demander quelques euros d’entrée pour un concert c’est demander la lune.

Alors oui, le piratage et son cortège d’idées reçues, appauvrissent la musique …

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