Acoustic Guitar magazine devient bimensuel

Acoustic Guitar Magazine

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Triste nouvelle dans ma boite mail ce matin. Le magazine américain « Acoustic Guitar » devient bimensuel à partir du début de l’année 2019.

C’est la crise pour la presse magazine

Les magazines de niche ne sont pas épargnés par la crise de la presse papier. Moins de lecteurs, des nouvelles habitudes de lecture et une désaffection des annonceurs finissent par provoquer un manque de moyens financiers. Le prix de l’impression et du papier augmente également. Évidemment, il n’est pas possible de pousser le prix des abonnements vers le haut indéfinimment.

Le rythme mensuel répond plus difficilement à une demande d’information instantanée. De nos jours, le contenu original et les scoops se font plus rares. Pas mal d’infos sont déjà déflorées sur le net bien avant la parution du numéro suivant, parfois sur le site même du magazine. Malgré tout, il reste les articles de fond, les présentations de l’histoire de l’instrument et de ses interprètes passés et actuels, mais là aussi, au bout d’un moment, on a l’impression d’avoir fait le tour.

Acoustic Guitar Magazine logo

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J’avais d’abord résilié mon abonnement après avoir vu le volume du magazine maigrir dramatiquement. Puis je me suis réabonné. Les articles de fond et les interviews qui me permettent de me cultiver à propos de la musique, de l’instrument et de ses pratiquants professionnels me manquaient. De plus, lire en anglais fait du bien … à mon anglais. 

Les éditeurs souhaitent aller de l’avant en s’adaptant, en lachant du lest. Il ne s’agit pas d’augmenter les marges bénéficiaires, mais de réaligner les ressources disponibles au mieux. Ils font le choix difficile de la qualité vs la quantité.

Que faire ?

Si ce magazine disparaît, c’est une somme de connaissances à propos de la guitare acoustique américaine qui serait archivée dans la poussière. 

Comment les aider ? Abonnez-vous ! C’est l’occasion de travailler l’instrument et votre anglais (le magazine est très bien écrit). Ils participent également à l’édition d’excellents livres, comme le Guitar Owner’s manual. N’hésitez pas à jeter un oeil à leurs vidéos, leurs cours et leurs tutos, ils sont aussi très bien réalisés. Allez faire un tour sur leur site, et forgez vous une opinion.

Acoustic Guitar Magazine logo

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Un petit tour du matos vidéo en backstage (et le bêtisier)

Depuis quelques années, il est presque impossible de se passer de la vidéo pour un musicien. D’autre part, à la modeste échelle où je me produis, il m’est presque impossible de confier la vidéo à quelqu’un. Quoique, quand je mets bout à bout l’investissement en matos, ça puisse se discuter. Mais d’autre part, la débrouille, la technique, jouer avec le matos et la vidéo m’amusent. C’est mon petit (?) plaisir coupable.

Envoie-moi tout le monde. J’ai dit tout le monde !

Jacques Stotzem m’ayant fait parvenir un échantillon de la nouvelle gamme de cordes Martin, j’en ai profité pour sortir « tout ». Sans pouvoir m’empêcher de penser à cette scène mythique du film Leon :

Au fil du temps, le studio commence vraiment à être bien équipé : nouvelle caméra, télécommmande fiilaire, grand trépied, fond coloré, éclairage de studio, petit micro vidéo sur perche avec un C-stand et écran de contrôle.

Heureusement, le made in China commandé sur Internet a rendu ce matériel à la fois abordable et accessible. Franchement, il y a dix ans, je n’aurais pas eu la moindre idée de l’endroit où j’aurais pu trouver ce type de matos.

Évidemment, je ne suis pas dupe, les vis sont fragiles, le métal fin et les pièces en plastique ne survivraient pas à un tournage vidéo un peu rude. Si c’était mon métier, j’investirais plus sérieusement, mais ça fait le taf.

  • Panasonic LUMIX DMC FZ-2500
  • pied vidéo Viltrox
  • télécommande Fotga
  • écran de contrôle 7″ Feelworld 4K 
  • Rode Videomicro 
  • perche Rode + cable d’extension
  • C-stand Neewer (hors cadre)
  • Kit d’éclairage avec ampoules fluocompactes Neewer
  • backdrop Kate backdrop
  • structure pour fond photo de chez Neewer

Évidemment, monter et mettre en place tout cet attirail devient un boulot à part entière puisque, comme pour la musique, je n’ai pas de local dédié à la vidéo. Dans ma prochaine vie ou ma prochaine maison peut-être ?

Alors, quels sont les progrès ?

Le micro perché est vraiment la bonne découverte de cette session. C’est pratique, du moment qu’on reste dans la même zone, le son est très naturel (à mes oreilles) et bien équilibré, à part pour la prise de son guitare. Se passer du micro-cravate est un plaisir. Le cadrage n’est plus tributaire de la portée et de l’orientation du micro. Et je ne me suis pas préoccupé de parler vers le micro qui pointait en direction de mon visage. Cette solution est évidemment fixe et lourde (à moins de faire tenir la perche à quelqu’un). Percher ce petit micro est une idée piquée sur la chaîne Nowtech.

Ma nouvelle caméra me permet enfin d’utiliser le petit moniteur de contrôle de 7 pouces qui dormait dans un coin. La Panasonic LUMIX FZ-300 coupait la sortie HDMI pendant l’enregistrement. L’aide au cadrage était donc limitée. Avec la nouvelle FZ-2500, je contrôle la mise au point, le cadrage mais aussi les niveaux du son. En utilisant le focus peaking, les zones nettes sont surlignées. J’ai fait confiance à l’autofocus. Et en plaçant l’écran à côté de la caméra, j’améliore aussi mon « regard caméra ». Par contre, la durée de vie de la batterie du moniteur est un peu courte.

La petite télécommande filaire permet de zoomer ou dézoomer et de démarrer l’enregistrement sans risque de déplacer le cadre. Très utile.

La tenture noire qui me servait de fond (comme ici) a fait place à un fond texturé. J’ai hésité entre un décor de planches (trop champêtre), un décor de briques (vu et revu) et ce décor de rouille en gros plan dont j’aime la gamme de couleur et l’abstraction. Le fond noir mangeait toute la lumière et l’image en devenait sale. Ici la lumière disponible permet à la caméra de ne pas forcer. 

Et le bêtisier

Désolé pour ceux qui l’ont déjà vu sur Facebook. Finalement, il reste encore une grosse marge de progression sur le sujet principal qui a parfois du mal à aligner trois mots …

Je mets des liens Amazon en dessous de ce billet. Parfois ce sont des liens pour des produits équivalents, les modèles et les marques changent très vite et plusieurs marques ont les mêmes fabricants.Pour Amazon, je mets les articles sur des listes, ce qui me permet de surveiller les baisses de prix.

Il est indispensable de comparer les prix sur Amazon (parfois même entre marques et vendeurs), sur eBay et Ali-express. Pensez à profiter des offres Black Friday ou autres qui permettent de faire de substantielles économies, parfois jusqu’à 75% par rapport au premier prix aperçu. 

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Étain, la lumière ! Des nouvelles cordes chez Martin

Vanité des vanités, j’ai pû grâce à mon maître et ami Jacques Stotzem poser mes doigts en avant-première sur les nouvelles cordes de la gamme Martin Authentic Acoustic. Après avoir enrichi leur gamme de cordes pour tous les goûts, puis réunifié le packaging, le temps était venu de proposer quelque chose de nouveau. L’ingrédient secret qui amène le progrès est l’étain.

Pour cette nouvelle gamme de cordes, une fine couche d’étain est posée sur l’âme de la corde, le fil central en acier. Pour commencer, détaillons les propriétés de cet ingrédient.

Les propriétés sonores de l’étain sont connues, on s’en sert pour les cloches, les tuyaux d’orgues et les cymables. Il intervient en proportions diverses dans les alliages de bronze. Pour les cordes de guitare, le bronse est constitué de 80% de cuivre et 20% d’étain pour les cordes 80/20 (d’où le nom). Et de 92% de cuivre et 8% d’étain pour les cordes phosphor bronze. 

L’étain possède aussi une action anticorosion qui va protéger les cordes d’un vieillissement prématuré.

Et enfin, il sert à améliorer l’interaction mécanique entre métaux. Ici il s’agit de l’acier et du bronze, entre l’âme de la corde et son bobinage externe. Cela devrait améliorer l’intonation et la tenue de l’accord. C’est là la véritable innovation, puisque le bronze contenait déjà de l’étain.

Pari réussi ? Réponse dans la vidéo ci-dessous.

Je suis conquis par le toucher délicat, le son immédiatement utilisable et l’intonation parfaite. Il reste à voir dans la durée si elles vieillissent aussi bien qu’elles ne sonnent. J’ai l’impression que les bruits de doigts sont légèrement adoucis.

Ca vaut un bon 9/10 sur mon échelle de piment … voire la note exceptionnelle de 10/10, soyons fous.

Pour plus d’info sur la gamme complète, voyez chez Martin : Authentic Acoustic.

La gamme de cordes Authentic Acoustic (image : Martin)

La gamme de cordes Authentic Acoustic (image : Martin)

Bluetooth et in-ear : Shure SE215 Wireless :

Après avoir testé et adopté les Shure SE215 pour mon monitoring in-ear et testé et adopté la version proposant une télécommande compatible avec les smartphones pour mes déplacements quotidiens, le temps est venu de vous parler de la version Bluetooth.

Les Shure SE215 mes écouteurs préférés ?

Shure SE215 Bluetooth Wireless

Shure SE215 SPE BT1 Bluetooth Wireless

Pour clarifier, les SE215 ne seront jamais mes écouteurs de référence. Ils sont confortables et efficaces et d’un rapport qualité prix imbattable. L’isolation passive du bruit ambiant est très bonne. Et pour une fois, j’ai trouvé des intras qui restent dans mes oreilles. Mais, à mon avis, la réponse en fréquences de 21 Hz à 17,5 kHz seulement, le léger boost du régime grave (surtout sur la version SPE, special édition que j’ai eu la chance d’obtenir) avec une pointe de mollesse, le léger masquage dans le bas médium et un petit manque d’air et de présence dans l’aigu sont des défauts pardonnables sur la route et acceptables en monitoring live, mais pas pour le travail du son.

D’un point de vue sonore, je leur préfère mes AKG K240 MKII qui sont précis et aérés, ou mes Plantronics Blackbeat Pro dont le son propre flatteur est un vrai fauteuil pour mes oreilles. Mais les premiers sont filaires. Les seconds sont sans fil et disposent de l’atténuation du bruit ambiant en plus d’un son superbe, mais ils sont encombrants et peu discrets. Se livrer à une comparaison entre ces casques serait comme comparer un vélo électrique pliant urbain avec un SUV.

Les défauts du Bluetooth pour la qualité sonore

La transmission sans fil impose un transcodage pour lequel une compression est nécessaire. Selon les technologies cette compression peut se faire avec ou sans pertes .D’après mes lectures, le codec Bluetooth utilisé par Shure est le SBC, qui est le plus petit commun dénominateur en termes de qualité sonore. Le son subit une compression avec pertes avant d’arriver au casque.

Les codecs aptX ou aptX-HD ou le streaming AAC propriétaire des appareils Apple sont meilleurs. Au final, dans la guerre des codecs sous licence, c’est l’utilisateur qui est lésé, soit par le prix, soit par la qualité.

Selon certains testeurs sur les modèles haut de gamme de la série SE, la différence est audible. Mais pour un usage nomade de Spotify ou iTunes avec les SE-215, vous ne remarquerez pas trop la différence en attendant l’itération suivante des codecs Bluetooth. 

Encore une paire ? 

Je me suis retrouvé avec une seconde paire d’intras après avoir perdu à un concours de circonstances. J’avais égaré ma première paire lors de mon trajet quotidien. Comme j’avais investi dans du matériel pour mon monitoring in-ear, j’en ai racheté une. Et évidemment, j’ai retrouvé ma première paire quelques jours plus tard. Elle était tombée et glissée sous mon bloc de tiroirs au bureau, pour les curieux.

Maintenant que la paire d’in-ear dédiée au live est stockée en sécurité avec le matériel de musique, je peux me permettre d’expérimenter diverses options avec la paire restante. Les SE 215 de Shure disposent d’un câble détachable, ce qui présente de nombreux avantages. Les oreillettes peuvent être remplacées individuellement et les câbles changés. Shure propose un câble lisse, un long câble transparent, un câble avec télécommande et … un câble doté de connecteurs MMCX avec récepteur Bluetooth. Ceci promet une belle durée de vie au produit qui est réparable. Shure propose des câbles en USB-C, lightning ou jack TRRRS. Si Apple venait à changer son connecteur lightning, pour une version 2 non-compatible, qu’à cela ne tienne, il « suffirait » de changer le câble. 

Shure Bluetooth Wireless RMCE-BT1

Shure Bluetooth Wireless RMCE-BT1

Le modèle Bluetooth

Au déballage on retrouve la générosité de Shure en termes d’accessoires :

Shure-SE215SPE-B-BT1

Shure-SE215SPE-B-BT1

  • deux oreillettes SE215 (le câble BT est également disponible séparément)
  • un câble avec recepteur Bluetooth, batterie et télécommande (volume +/- et play/stop)
  • un clip de fixation aux vêtements
  • un câble de chargement mini-USB
  • 3 paires d’inserts d’oreille en mousse (S/M/L)
  • 3 paires d’inserts en silicone (S/M/L)
  • un outil pour cureter l’intérieur des écouteurs en cas de salissures
  • une pochette ovale siglée avec le logo Shure munie d’un mousqueton

Je ne m’attarderai pas sur les oreillettes et les inserts qui sont identiques pour tous les SE215. Les oreillettes existent en translucide clair, noir, blanc et translucide bleu. J’ai opté pour le bleu.

Le confort est évidemment relatif si on ne supporte pas les in-ear, ce qui était mon cas jusque-là. J’ai adopté les embouts en mousse qu’on comprime avant de les insérer dans l’oreille. La mousse reprend sa forme et on est isolé du bruit du monde exterieur. 

Prise en main

Après déballage, j’ai branché le câble USB à la télécommande et chargé les écouteurs. Une petite lumière rouge renseigne sur l’état de charge : allumée – en charge, éteinte – charge complète. D’après Shure, une charge complète tiendra 8 heures environ. Cette info est confirmée par des tests indépendants oscillant autour de 7.5 heures à 8.5 heures en fonction du volume d’écoute. Le protocole est le Bluetooth 4.1, la portée annoncée est de 10m ce qui devrait couvrir la plupart des usages. Les écouteurs peuvent être appariés avec deux sources simultanément.

Je suis du genre technophile et je n’ai pas pris la peine de consulter le mode d’emploi. Avec 3 boutons on a vite fait le tour. Un appui long sur le bouton play pour allumer et appairer les écouteurs qui sont immédiatement détectés par mon iPhone. En chipotant un peu j’ai découvert que Shure n’a pas utilisé le principe du double ou triple click pour passer au titre suivant ou précédant, mais un appui long (3 secondes) sur le bouton + ou sur le bouton moins permet de naviguer entre les titres d’une playlist. C’est un bon  choix, je trouve le double ou triple click parfois trop aléatoire sur d’aussi petits boutons. Un appui long permet d’éteindre les écouteurs qui ne se mettent pas en veille automatiquement (je sens que ça va me jouer des tours).

Première impression

Le casque est confortable et léger. Il ne pèse qu’environ 20 grammes. On pourrait penser que le bloc d’alimentation et la commande font un poids supplémentaire, mais le fait qu’il n’y a pas de fil courant sur vos vêtements fait que rien ne tire sur le fil du casque quand vous vous déplacez. Pas de tensions et pas de bruits de câble. Un vrai bonheur qui devrait faire plaisir aux plus grands d’entre nous dont le fil de casque est toujours un peu tendu entre l’oreille et la poche de pantalon. Bref, on se sent libre et léger.

Le petit clip et l’entretoise sur le fil permettent d’ajuster et de fixer le casque pour éviter tout balancement, par exemple pour le sport. Le clip permet également de ne pas perdre les écouteurs si on les retire brièvement. En éternel distrait, je  vais pouvoir me lever de ma chaise sans envoyer valser mon téléphone.

Le son est agréable, le volume est suffisant pour moi qui ne suis pas un fondu des décibels à fond les ballons dans les tympans. De toute façon, à plein volume avec la plupart des albums non re-masterisé pour le digital, les basses souffrent un peu, et mes oreilles aussi. Sur les bons albums, rien à signaler – à part sans doute une surdité transitoire dans le registre grave au bout de quelques heures d’écoute, comme avec n’importe quel casque. Et si vous ne la ressentez pas, c’est que votre surdité est devenue définitive. 🙂

Conclusion

Une fabrication superbe, un système durable, réparable et évolutif, des accessoires généreusement offerts, un son plus que correct et agréable avec la liberté du Bluetooth pour les nomades du quotidien, que demander de plus ? On trouve mieux, avec une transmission du son sans pertes et atténuation du bruit ambiant, mais pas dans cette gamme de prix.

Pour moi ça vaut un bon 9/10 sur mon échelle de piments !

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