iRig Stream (IK Multimedia), premières impressions

Ca fait quelques semaines que je me prête à l‘exercice du streaming live sur Facebook(le lundi à 18h sur ma page Facebook, si ça vous dit). Si on ne veut pas se contenter du microphone interne du téléphone, tout juste bon pour parler (et encore), les ennuis commencent. La chose qui m’a le plus manqué est un indicateur de niveau sur la fenêtre de stream pour savoir si le signal envoyé est trop ou pas assez fort. Même une simple loupiote verte ou rouge m’aurait sauvé la vie.  Sans possibilité d’ajustement, le réglage du niveau est un cauchemar d’allers-retours incessants avec l’ordinateur. Faute de « mieux », je me suis servi du Rode VideoMic Me-L jusque-là. J’ai trouvé « mieux » avec le iRig Stream de chez IK Multimedia. 

iRig Stream

iRig Stream, dans une boîte, une boîte quoi, jolie, mais c’est une boîte … 

Je vais commencer par un petit préambule à propos des problèmes que j’ai rencontré, désolé pour les impatients.

Apple, rends-nous le mini-jack !

J’ai une relation toxique avec Apple. J’adore leur environnement applicatif, et je déteste certains de leurs choix. Avec l’iPhone 7, Apple a abandonné le mini-jack, confiant tout signal entrant à son connecteur Lightning,  propriétaire. Aucun argument, en dehors du gain de place, n’a vraiment réussi à me convaincre du bien fondé de cette décision. D’autant que le gain de place est mis à mal par l’inflation de la taille du téléphone et des performances de batterie toujours un peu à la traîne. (Tollé chez les fanboys dans 3 … 2 … 1 …). Du coup, Apple a nourri le juteux marché des adaptateurs. Tout devient plus compliqué: il faut un adapteur Lightning minijack TRRS, un adaptateur TRS vers TRRS pour que le micro soit vu par le téléphone. Et il faut un adaptateur double Lightning TRRS pour charger son téléphone pendant qu’on streame.

Je me méfie un peu d’Apple qui est capable de nous sortir un Lightning 2 incompatible (tollé en vue) ou basculera vers le standard USB-C comme pour les iPads récents et les Macbooks (soulagement, mais mise au rebut des accessoires).

Retour sur mes tentatives infructueuses 

J’ai bien tenté de passer par les adaptateurs ou par mon enregistreur Zoom H5 comme interface audio avec un adaptateur USB vers Lightning. Le Zoom H5 est un bon enregistreur, mais ça marchait moyen. En effet, envoyer le signal d’une sortie casque ou ligne vers l’entrée micro du téléphone nécessite pas mal de tâtonnements. L’entrée microphone du téléphone ne reçoit pas volontiers un signal Line qui est entre cent et mille fois trop puissant. il faut mettre le volume au minimum. en jouant sur les demi-dixièmes de position entre l’indication 0 et l’indication 1 ! Au final, ça accentue les défauts des préamplis et se fait au détriment du ratio signal/bruit des circuits traversés. Ou alors on sature tout. Il doit y avoir moyen, mais ça devient compliquer à gérer, en plus du reste.

Avoir un micro qui se connecte directement au port Lightning sans enfiler des adaptateurs à la queue leu leu a été salvateur. La meilleure solution jusqu’à présent a été de confier le son de mes live à ce Rode VideoMic Me L. Je le recommande toujours, pour les applications simples ou un petit live à l’arrache pour teaser un concert au soundcheck, par exemple. Pas de réglages possibles, mais un son décent et la possibilité de pré-écouter via une prise casque. 

Rode VideoMic-Me L

Rode VideoMic-Me L, mon sauveur !

Il y a d’excellents micro-cravate en TRRS pour enregistrer la parole. Un de ces micros est d’ailleurs fourni avec mon Creator Kit de chez IK Multimedia. Une autre variante propose même un micro statique à tenir en main. Mais pour des sources multiples (micro guitare, ukulele, micro chant, ligne directe de l’ampli), l’idéal est d’avoir une table de mixage pour ajuster les niveaux avant de streamer le signal.

Du coup quand j’ai cherché une solution à mes problèmes, je suis tombé sur l’iRig Stream de chez IK Multimedia.

iRig Stream

iRig Stream

IK Multimedia à la rescousse !

La création de contenu, à même le coin d’une table est devenue un gagne-pain pour certains, une nécessité promotionnelle pour beaucoup d’artistes, et un nouveau marché pour les fabricants de matos. J’avoue, je suis un fanboy de IK Multimedia (mais pas du tout sponsorisé, hélas). Au départ j’utilisais leurs plugins (plus stables dans mon programme de montage vidéo que Waves) et peu à peu j’ai craqué pour certains de leurs gadgets de la série Content Creator: trépied, perches à selfie, micros

IK Multimedia, série Content Creator

IK Multimedia, série Content Creator

Ils ont le chic d’aller à l’essentiel, en mettant le doigt sur une solution simple et efficace, avec un prix taillé pour les acheteurs compulsifs. J’ai hésité à prendre un iRig Pre HD, mais je me retrouvais à utiliser les préamplis du iRig avec un nombre d’entrées limité à une ou deux maximum. C’était jouable, mais moins souple. J’ai eu l’impression que le iRig Pre servent surtout à l’enregistrement mobile et de ce point de vue, mon Zoom H5 fait l’affaire. J’avoue que voir le mot « stream » dans le nom du iRig Stream était rassurant.

L’iRig Stream, kessako ?

En résumé, pour la partie qui m’intéresse, c’est une interface qui permet de préparer un signal ligne entrant en RCA pour l’injecter dans un téléphone via la prise microphone de celui-ci. Avec un respect du niveau de signal (volume et impédance) et un contrôle de volume lisible (sommaire, mais précieux) et quelques fonctions supplémentaires. 

iRig Stream

iRig Stream  dans ta face

C’est un petit boîtier d’aspect solide de 10 cm sur 4 qui tient donc dans la main ou dans la poche. C’est un plastique soyeux en surface plutôt qualitatif au toucher. On verra comment il vieillira, j’ai eu des mauvaises surprises avec des plastiques doux au toucher. La face avant est occupée par un bouton rotatif de réglage de volume. Ce bouton est surmonté de trois leds. Bleu, si le son est trop faible, vert si le niveau est ok, rouge si c’est trop fort. Simplissime et efficace.

En bas de l’appareil se trouvent les connecteurs RCA. Bah, c’est le dada des DJ, perso je préfère des Jack ou des XLR, mais ici ce connecteur fait sens en termes d’encombrement et de destination. Pas de confusion possible, il ne s’agit pas de recevoir un signal instrument ou microphone.

iRig Stream

iRig Stream, dans ton euh … connecteur du bas … 

Boutons, connexions et (petite) déception

Sur le haut de l’appareil, une petite déception : l’iRig Stream propose un connecteur mini-DIN pour brancher les 3 câbles (fournis) : Lightning, USB A, USB C. 

 

 

 

iRig Stream

iRig Stream, Le tour du propriétaire … qui sort DIN ? 

Sur le côté gauche on trouve l’entrée pour l’alimentation (vendue séparément) qui permet d’alimenter le périphérique connecté à l’iRig. L’iRig Stream lui-même tire son énergie via le port USB ou Lightning et ne nécessite pas d’alimentation pour fonctionner. Un petit bouton permet d’activer le loopback qui permet de recevoir le son du périphérique via USB pour le renvoyer dans le stream. Cette fonction me semble un peu mystérieuse pour l’instant pour être honnête. Peut-être pour échanger dans un chat vidéo ? Un autre bouton permet de basculer le signal sortant pour sommer les entrées en une sortie mono. 

iRig Stream

iRig Stream prête le flanc à ma critique

De l’autre côté, on trouve un connecteur mini-jack TRRS. De part et d’autre, on trouve les contrôles de volume séparés pour les écouteurs et le micro. Fait rare pour un petit appareil, les boutons ont un index avec des numéros de 0 à 10 ! Du coup on peut choisir un réglage plutôt précis et le reproduire à l’envie sans tâtonner. La sortie casque permet la pré-écoute du signal. Le signal de l’entrée microphone est mixé avec le signal sortant. Vous pouvez éventuellement utiliser un micro-cravate pour parler pendant que vous streamez. Ceci pourrait être intéressant pour des tutos en streaming par exemple. J’imagine un scénario où votre instrument et les backings tracks sortent de votre ordi ou de la table de mixage, et votre commentaire arrive via un micro-cravate.

iRig Stream

iRig Stream, c’est ici qu’on s’écoute parler

La câblerie fournie comprend un câble mini-DIN vers Lightning, un câble mini-DIN vers USB-C et un câble mini-DIN vers USB-A,  En cas de perte de câble il faudra racheter des câbles spécifiques, mais la diversité promet une plus grande flexibilité et une durée de vie décente. 

iRig Stream

iRig Stream  prêt à tout pour plaire

Premiers essais

J’ai commencé par régler un son décent pour mes sources sur ma table de mixage. Puis j’ai utilisé la sortie mix pour envoyer le tout dans mon iRig Stream connecté à mon téléphone. J’aurais aimé que le petit cran du bouton de volume soit marqué en blanc, mais c’est un détail. L’important ce sont les leds au-dessus.

Fini de deviner le bon niveau ! Je n’ai même pas besoin de brancher un casque (mais je l’ai fait pour vérifier la qualité du son).

iRig Stream

iRig Stream, on peut difficilement faire plus clair, même pour un DJ !

Seul bémol peut-être, la guitare acoustique est un instrument très dynamique. Si on veut rester toujours hors de la zone rouge, on sera peut-être un rien plus bas qu’on ne voudrait. Un coup d’onglet sur la caisse ou un slap de corde un peu fort passera dans le rouge très brièvement. Je pense que comme souvent on peut ajuster pour être juste sous la limite et ne la franchir que pour quelques dixièmes de secondes. Et on peut ensuite facilement ajuster le niveau au vol si on tape trop haut trop souvent. Même sommaires, les divers niveaux font sens. Avec des niveaux bien ajustés au PFL, au 0 dB de sortie de la table de mixage, je me situe pile dans le vert sur l’iRig. Avec des niveaux bien ajustés, je peux même jouer sur le fader de mix pour contrôler mon volume sans devoir retoucher mon iRig (avec un petit coup d’oeil vers les leds).

iRig Stream

iRig Stream, solution de poche !

Conclusion

Par rapport à mon micro Rode VideoMic Me-L qui prenait toute l’image sonore de face, la différence est énorme. On sent que le niveau de signal nourrit bien l’entrée du téléphone. Le volume est accru, et on retrouve un son détaillé et précis et toutes les nuances dynamiques que j’attendais. Si on se contente de vouloir capturer une source avec un ou deux microphones, les iRig Pre conviendront également. Mais pour une vraie prise de son maîtrisée, l’iRig Stream, en lui ajoutant éventuellement une petite mixette compacte sera je pense la solution la plus flexible. La sortie casque est peut-être un peu légère, mais suffisante pour juger de la qualité du son. Comme son volume se règle à part, elle ne vous renseignera pas sur le volume sortant, il faut faire confiance aux leds.

Ca vaut un bon 9/10 sur mon échelle de piments ! Dans un monde où le streaming live s’impose, l’iRig Stream ne fait qu’un chose, mais il la fait très bien. Le gain de temps et de confiance est notable. Fini de se poser des questions sur le signal sortant.

L’envie de mettre un 10 m’a titillé. Mais ce ne serait pas cohérent de pardonner à IK Multimedia ce que je reproche à Apple quelques lignes plus tôt. J’ai retiré un point pour le connecteur mini-DIN et l’alimentation vendue à part. 

Je vais encore faire quelques essais pour confirmer tout ça. Faute de temps, je ne sais pas encore si je m’en servirai pour le prochain live. On verra.

L’accordage le plus juste reste un compromis !

Je vous ai déjà pas mal parlé d’accordage et d’accordeurs (TC Polytune, Peterson Strobo Plus HD) sur cette page. L’accordage d’une guitare acoustique est une quête sans fin, parce que l’accordage parfait n’existe tout simplement pas. La gamme tempérée qui divise l’octave de manière mathématiquement égale oblige à des compromis sur une guitare. En effet, d’un point de vue purement mécanique, le fait d’exercer une pression pour abaisser la corde sur le manche joue sur sa longueur et sa tension qui affectent la hauteur de la note. Le toucher, la masse et le tirant des cordes influencent également la justesse. Quand on attaque les cordes trop fort, elles ont tendance à sonner plus aigu. Contrairement aux guitares électriques, la guitare acoustique ne possède pas de pontets mobiles qui permettent de compenser ces effets corde par corde. 

Division de pommes de Newton par des poires de Pythagore

Pour faire bref, la guitare ne pourra jamais être parfaitement juste partout sur le manche. Pire, des partis pris et des approximations mathématiques entachent la mesure des fréquences et le calcul des intervalles. En effet, pour mesurer les fréquences physiques on utilise le Hz (un cycle par seconde). Les intervalles musicaux occidentaux modernes divisent l’octave en douze parties égales. Chaque intervalle est divisé en centièmes. En réalité, ce sont deux échelles différentes par nature qui ne progressent pas de concert. Je vous épargne les détails théoriques.

Pour joindre l’outrage à l’insulte, la fréquence mesurée en Hz n’est pas parfaitement compatible avec les cent des intervalles. Grosso modo, un cent est une différence de 0,02 Hz dans le registre grave d’un piano (différence inaudible) et de 2,3 Hz dans le registre aigu du même piano (différence audible).

Les fabricants de guitares ont proposé divers systèmes pour essayer de contourner le problème.

Le chevalet compensé

La plupart des chevalets modernes (et parfois les sillets de tête) ont un sillet compensé. Il est arrondi et taillé sur la zone d’appui pour essayer de compenser la variation de la longueur vibrante de la corde quand elle est frettée. L’ajustement tient compte du diamètre des cordes, filées ou non.

Sillet compensé

accordage et sillet compensé

Le « Buzz Feiten Tuning System »

Le Buzz Feiten Tuning System est une technique (brevetée) également basée sur une modification du sillet et du chevalet pour compenser les déviations de l’intonation. D’après ses détracteurs, il n’agit que sur les premières frettes, là où les écarts mécaniques sont les plus forts. La méthode d’accordage est spécifique à cette compensation .Solution miracle pour les uns, son plus fade selon les autres.

Buzz Feiten Tuning System (source http://www.northcoastguitars.com/)

accordage et Buzz Feiten Tuning System (source http://www.northcoastguitars.com/)

Les frettes en folies

Une variante extrême de ce procédé est la mise en place de frettes tempérées (true tempered frets) qui essaient de compenser ces variations frette par frette. Mais les savants calculs de compensation sont mis à mal par la tonalité du morceau. Pour chaque changement de tirant ou de diamètre de cordes il faudrait pratiquement une autre guitare. Ce système est limité à un nombre restreint de guitares, qu’il est évidemment difficile de faire refretter chez le luthier du coin.

accordage et true temperament frets

accordage et true temperament frets

Les guitares microtonales vont encore plus loin en permettant de choisir les intervalles en fonction de la tonalité du morceau. L’intervalle n’est plus divisé de manière égale. Ces systèmes existent même avec des micro-frettes mobiles. Le nombre de micro-tons mis à disposition sur le manche variera de quelques-uns à beaucoup en fonction du répertoire du musicien. Ces micro-tons sont par ailleurs nécessaires pour pouvoir aborder certains répertoires de la World Music.

frettes microtonales

accordage et frettes microtonales

Note : Il ne faut pas confondre les true temperament avec les fanned frets (frettes en éventail). Contrairement à une croyance largement répandue, ce procédé ne sert pas tellement à régler les problèmes de justesse. Il sert plutôt à donner une meilleure sonorité à l’instrument en adaptant la longueur de la partie vibrante des cordes basses. En effet, les fréquences basses s’expriment mieux sur une plus grande longueur. Cela permet de mieux équilibrer la masse et la tension des cordes. L’écart de tension entre les différentes cordes est moins grand, ce qui facilite le toucher. L’amélioration de l’intonation est plutôt un effet collatéral bienvenu dans ce cas.

James Taylor et l’accordage « ACU »

Sur le site de Peterson, on trouve l’anecdote suivante :

James Taylor jouait parfois dans de petits cafés où il n’était pas possible d’avoir un technicien pour sa guitare. Il lui était souvent impossible de réaccorder lui-même sa guitare entre les changements de capo – tout en discutant avec le public avant de passer à l’air suivant – et il devait donc trouver un ensemble d’ajustements d’accordages qui diminuait progressivement les cordes non frettées au fur et à mesure qu’elles montaient en diamètre et descendaient en diapason. Lorsqu’un capo était appliqué, les cordes sont étirées pour s’accorder, au lieu de se tendre et devenir plus aigues, comme c’était le cas lorsqu’on accordait la guitare parfaitement . Curieusement, la fausseté des cordes de quelques cents n’était pas perceptible lorsqu’il  jouait sans capo. Il a donc demandé que son accordeur soit modifié pour tenir compte de cet ajustement.

Un autre effet secondaire bienvenu était que les accords de première position comme Sol et Ré ne clashaient plus comme ils le faisaient parfois lorsqu’ils étaient accordés en tempérament égal. Cette série d’ajustements a donné naissance à l’ACU Sweetener, un des presets des accordeurs Peterson.

En pratique, cela joue sur des centièmes de demi-ton, soit -3 cents pour la corde de e, -6 cents pour B, -4 cents pour G, -8 cents pour D, -10 cents pour A, -12 cents pour E.

ACU ou accordage « juste », mon cœur balance 

En ce qui me concerne, j’ai souvent eu envie de diminuer légèrement la hauteur de certaines cordes. Je vais parfois contre l’avis de mon accordeur. Comme je joue fort sur des cordes extra-light, avec un toucher de maçon à la retraite, ma guitare a tendance à sonner faux. Mon nouvel accordeur Peterson Strobo Plus HD et sa précision au dixième de cent m’a ouvert les portes des accordages tempérés (sweetened).

Depuis quelques semaines j’expérimente l’accordage ACU et j’en suis plutôt content. Je vais continuer à faire des allers-retours entre ACU et accordage « juste ». Tout en continuant à essayer de développer un toucher plus délicat, plus juste.

Mes ballades dans mon Top 10

Top 10

En passant sur le site de la Sabam j’ai vu un graphique auquel je n’avais jamais vraiment prêté attention. Le Top 10 des droits totaux générés par mes morceaux. Ce n’est pas l’Euromillions, mais plus que les montants, c’est le classement des titres qui m’a intéressé. Le cas des ballades m’a intrigué.

Vous aimez les ballades ? Et j’aime les jouer !

Je retrouve dans ce classement une constatation que j’ai déjà faite en concert. Vous aimez les ballades, et j’aime vous en jouer. Il faut dire que mes morceaux plus dynamiques changent souvent dans mon répertoire, quand je fais des sets courts, les droits sur ces morceaux sont naturellement plus éparpillés.

Le Top 10

  1. CARAVANSERAIL
  2. ENTRE CHIEN ET LOUP
  3. OUR SONG
  4. SORROW
  5. LOVELY ROADIE
  6. WICKED WEASEL
  7. 404 RAG
  8. WASTED TIME
  9. MORNING GLORY
  10. HAVE A BEER

Si je ne joue même que deux morceaux, il y aura une de mes ballades. Dés lors, les ballades du top 4 sont très souvent de la partie à l’exception de Wasted Time. Si je dois choisir je choisis plus volontiers « Caravansérail » ou « Entre chien et loup » et mon vieux « Wasted Time » passe son tour.

Ballade : Entre Chien Et Loup

Ballade : Entre Chien Et Loup

Je suis un peu étonné de retrouver « Have a Beer » aussi bas dans le classement, il débute la plupart de mes concerts, mais c’est un morceau plus récent. Tout comme « Lunasa » qui n’est même pas présent mais qui fait partie de mes ballades préférées à moi pour l’instant. Et je suis en déficit de concerts.

Je suis étonné de voir Caravansérail en pole position. C’est un morceau qui nécessite un accordage particulier de la guitare, du coup je le zappe parfois quand les conditions ne se prêtent pas pour des questions de temps. Mais là c’est peut-être via les écoutes en ligne qu’il se retrouve en tête.

Ballade : Caravansérail

Ballade : Caravansérail

On m’aurait menti ?

Pourtant, on lit partout qu’il faut que ça claque, que ça brille  que ça swingue, que ça groove pour accrocher l’attention volatile du public. Vu qu’on est entre nous, on pourra peut-être se faire plaisir lors d’un prochain live Facebook avec un live entièrement dédié aux ballades. Jacques Stotzem l’a fait ce mardi soir et c’est une belle idée, même si ça m’a un peu foutu le seum et la nostalgie d’un temps que mon moi de moins de vingt ans a bien connu.

Ca vous dit ? Je vais y penser en tout cas.

Les guitares à effets intégrés ? Gadget ou pas ?

Ce sera plus une réflexion personnelle qu’un test de matos que je vous propose. Je vois passer régulièrement des guitares dopées avec de la technologie, elles font le buzz avant de sombrer dans l’oubli. Et quand je dis qu’une guitare fait le buzz, ça ne veut pas dire qu’il faut rerégler le manche. Non, un vrai buzz autour d’une innovation technologique dans le monde plutôt conservateur de la guitare acoustique. Autant le dire tout de suite, Lâg ou Yamaha ne sont pas des clowns. Quand ils annoncent des modèles de guitare Lâg HyVibe ou Yamaha TransAcoustic intégrant un système qui permet d’ajouter des effets sonores au son de la guitare en acoustique, sans amplification, forcément ça m’intrigue. Gadget ou pas ? Je demande à voir !

Note : Raph du magasin Fraipont Musique à Verviers m’avait gentiment proposé de tester une Lâg HyVibe  qu’il avait en magasin pour vous en parler. Vu les circonstances, ce test n’aura pas eu lieu, on se contentera de mes (gros) préjugés. Mais allez-y, dès le déconfinement, ils sont de très bon conseil. Et je pensais déjà ça avant qu’ils ne proposent de me prêter cette guitare. Ils ont des tas et des tas de belles guitares et les bons conseils qui vont avec.

Le concept des effets intégrés

Les guitares à effets intégrés ?Yamaha TransAcoustic ou Lâg HyVibe, gadgets ou pas ?

Les guitares à effets intégrés ?Yamaha TransAcoustic ou Lâg HyVibe, gadgets ou pas ?

Intégrer les effets dans la guitare sans amplification est une idée qui est dans l’air. Il est un peu tôt pour parler d’une évolution ou d’une révolution. Le principe technique est toujours de faire vibrer mécaniquement le corps de la guitare pour ajouter l’effet au son acoustique de l’instrument. En utilisant la résonnance naturelle de l’instrument, l’effet se fond complètement avec la sonorité propre de la guitare. Yamaha propose sa série TransAcoustic avec reverb et chorus. ToneWood Amp propose un boitier qui permet de rétro-équiper une guitare avec un dispositif qui ajoute des effets, toujours sur ce même principe.

À terme, il est question de proposer des kits HyVibe pour faire rétro-équiper des guitares existantes par des luthiers agréés.

Pourquoi intégrer des effets ?

Quand je joue de la guitare, je ressens les notes comme une sorte de matière que je sculpte par l’interprétation. Donner de l’ampleur dans le temps et dans l’espace à certaines notes, avec une réverbération par exemple, peut donner une plus grande marge de manœuvre au niveau de l’expressivité. Mais je n’ai pas envie de sortir l’ampli pour me brancher chaque fois. Du coup, j’aime jouer dans ma salle de bain qui a une réverb naturelle. Et je n’aime pas trop jouer dans une pièce sourde qui écrase le son. En gros, avec ce genre d’effets, je mets ma salle de bain dans ma guitare et je l’emporte partout avec moi. 

Outre l’envie d’être créatif, l’autre aspect est de pouvoir varier les sonorités pour jouer un solo sur une boucle de looper ou de se démarquer dans une jam à plusieurs guitares.

Mes a priori sur les guitares Lâg 

Lâg c’est de la lutherie moderne très correcte, bien propre, bien finie sans toujours être bouleversante, avec un son plutôt typé moderne aussi, chaud, limite trop propre à mon goût. Ça manque parfois un peu de personnalité, mais avec l’avantage d’aller avec tout,  comme le ketchup. Souvent les guitares manquent un peu d’overhead dans le bas médium et les basses si on joue dur, mais la séparation des voix est bien nette.

Ce sont de très bonnes guitares tout terrain. Elles conviennent bien au strumming, mais les dreadnoughts ne sont pas forcément les plus équilibrées pour le fingerpicking.

Le système HyVibe

Pour montrer que cette guitare renferme un système novateur par ailleurs assez discret, il fallait des indices visuels. Un bleu nuit, le log HyVibe. Ces touches de couleurs ne seront peut-être pas au goût de tout le monde. Ça me rappelle un peu ce que Martin a fait pour donner un look moderne à la Martin Ed Sheeran avec des touches de vert fluo, de bleu. Sauf que ces pointes de couleur étaient sans doute tout ce qu’il y avait de moderne sur la Ed Sheeran signature. 

Le système est composé d’un préampli, d’un capteur sous le chevalet et de deux activateurs qui influencent la vibration de la table d’harmonie pour produire les effets sonores. Le préampli a un écran, des boutons de contrôle et se connecte à votre téléphone via le Bluetooth.

Mes a priori sur les effets

Le système Hyvibe a l’air sympa pour les effets « classiques », peut-être un peu trop ouf pour les effets de modulation plus décalés ou datés. Qui utilise encore un chorus ou un trémolo ? Qui met de la disto sur sa guitare acoustique ? Mais parfois des gens créatifs ont des idées qui marchent.

En lisant les possibilités offertes par le système HyVibe j’ai repéré quelques options intéressantes pour bosser/apprendre, comme le looper, la fonction baffle BT pour une backing track et l’inévitable métronome.

La guitare n’est sans doute pas hyper-utile branchée (le système HyVibe physico-mécanique se coupe), et je me demande si les effets sonnent pour un vrai gros live (et manipuler ses réglages avec son téléphone ? Déjà pour le système F1 de Fishman avec des boutons et des menus, j’avais un doute sur la praticité. Si on peut faire des presets à rappeler, tant mieux. Mais sur du plus gros live, c’est parfait pour se prendre la tête avec l’ingé son qui « aimera » bcp de recevoir le son avec les effets.

Le système TransAcoustic de chez Yamaha

En toute subjectivité, ce système m’emballe un peu plus. Il me semble plus simple, plus pratique. Et la guitare de base semble sonner très bien si j’en juge d’après les tests. Ou en tout cas elle sonne plus comme le son que MOI j’aime avoir dans l’oreille. Point de vue très subjectif.

Mon avis … 

Il y a peu de vérités dans le domaine des instruments, il y a des choix, des traditions ou des rupture par rapport à celle-ci. Le reste est question de budget, d’envies ou d’opportunités.

En petit live créatif, concert en appartement ou une session acoustique avec les effets classiques ou plus ou moins foufou, pourquoi pas ? Même si le son de la Yamaha me parle, pour bosser, apprendre, créer, la Lâg a des sérieux arguments avec un métronome, la possibilité de jouer un backing-track en bluetooth ou encore un métronome. 

Aux alentours des 1000 €, ces guitares ne sont pas des jouets, loin de là. Je les vois bien pour les soirées gratouille délire avec des potes pour mettre un peu de fun dans le son. Pour un chanteur/youtubeur de chambre à coucher, ça permet de doper un peu le son sans sortir trop de matos. Et pour jouer au camping et pécho en jouant du rock avec la disto et un backing track on a de quoi dépoussiérer un peu le répertoire. Plus jeune, j’aurais kiffé. Je suis peut-être trop vieux pour ça, mais la manipulation avec le téléphone me saoule déjà d’avance. J’aime bien oublier les réseaux quand je fais de la musique.

Et que faire si je tombe en panne de batterie ?

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