Making-of de la vidéo « Entre chien et loup »

le ringlight

Les éléments indispensables pour une vidéo sont:

  • jouer pas trop mal (pour une fois)
  • un décor
  • des assistants
  • de la bonne lumière
  • du bon son
  • un cadrage maîtrisé

Pour ce qui est du décor, j’ai investi dans un fond de scène noir, histoire de ne plus jamais avoir à me poser la question.

Pour l’éclairage, mon frère m’a fabriqué un ringlight dont la puissance et la lumière uniforme permettent d’éviter les ombres tout en ayant un rendu de type lumière du jour (grâce à des ampoules (économiques) adéquates.

les marques au sol ...

En ce qui concerne le son, je n’ai pas grand chose à reprocher à ma caméra Zoom Q3HD. Par sécurité, j’avais repiqué le son avec mon enregistreur M-Audio mais cette piste ne fut pas nécessaire.

J’avais également pris un cadrage alternatif avec ma vieille caméra mini-DV, mais le contraste avec l’image numérique ne m’a pas permis d’intégrer ces images dans le rendu final.

Pour une fois, j’ai décidé de marquer ma position au sol, pour pouvoir me replacer après avoir fait des règlages ou des modifications sans devoir revérifier tous mes cadrages 🙂

Ensuite, il ne reste qu’à jouer … la seconde prise était la bonne, je suis étonné et content.

Mon fils (qui avait renversé des legos lors de la première prise) m’a reproché de l’empêcher de jouer …  5 minutes (sur toute une journée !). Quand je pense que lui m’empêche parfois d’enregistrer pendant des heures !! Finalement, il m’a aidé (en collant les marques au sol et en rangeant le matériel avec moi) et il est fier du résultat final.

Pas toujours facile de trouver l’espace temps pour s’enregistrer quand on a pas une pièce dédiée à la musique … ici, je suis dans ma cuisine.

le setup complet

Et enfin, le résultat final ou « tout ça pour …ça » 🙂

Quoi qu’on en dise, tout ça n’est pas qu’une question de moyens 🙂

Entre chien et Loup – en BD et musique

Cette année, ma musique était discrètement présente à Angoulême, pour le festival international de la BD. Le duo Eric Warnauts-Guy Raives y dédicaçait le second tome de la saga « Les temps nouveaux ».

« Entre chien et loup » est le titre de cet album, mais c’est également le titre que j’ai donné à une de mes ballades.

Je donnerai un showcase lors de l’exposition vente accompagnant la présentation de l’album à Bruxelles, pour y présenter mes compositions.

Les temps nouveaux T.2 - Entre chien et loup (E.Warnauts - G. Raives)

Entre chien et loup est une expression qui peut se comprendre à des niveaux multiples.

On l’utilise pour décrire une heure précise de la journée, juste avant la nuit, lorsque la lumière faiblit et qu’il est difficile de faire la différence entre un loup et un chien. Cependant, il n’est pas uniquement question de lumière. Elle illustre également la limite entre le familier, qui nous met à l’aise, et l’inconnu, qui est dangereux. On se trouve sur un seuil incertain entre l’espoir et la peur.

C’est le titre du second tome de la série ‘Les Temps nouveaux’.

Le premier tome, ‘Le Retour‘ brosse le portrait de deux frères que tout oppose, et qui sont amenés à se revoir au seuil de la guerre. Le second tome, ‘Entre chien et loup‘ reprend leur histoire après la guerre, lorsque toutes les certitudes se sont brouillées dans la tourmente.

Les deux albums sont parus au Lombard dans la prestigieuse collection ‘Signé’, les deux tomes existent également dans un beau coffret de collection.

En toute amitié, Eric Warnauts glissera ma carte promo dans les albums qu’il dédicacera dans les festivals de ce début d’année, car il a apprécié à la fois le hasard des similitudes de titre et d’ambiance. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié les albums et nos discussions sur les innombrables similitudes et les rares différences qui animent nos domaines créatifs respectifs.

En tant que guitariste en devenir, j’ai bien des choses à apprendre d’un professionnel de la bande dessinée.

Entre chien et loup (E. Warnauts et G. Raives)

Entre chien et loup (E. Warnauts et G. Raives)

Eteignez vos portables …

Compte-rendu du Cabaret des ateliers du CC Dison

Tablature

Compte-rendu

Comme chaque année, prestation scénique avec mes élèves pour le cabaret des ateliers du Centre culturel de Dison où je donne cours de Picking au niveau III et IV.

Je n’avais qu’un seul élève sur scène cette année, les deux autres étant forfait pour diverses raisons. Notre passage se faisait dans des conditions un peu particulières car début de semaine un autre groupe s’est désisté et nous l’avons remplacé par un second passage en puisant dans des morceaux vus l’année passée. Pas facile de remettre en place les structures de duo en une semaine, surtout sans se voir. On répétera donc … par mail 🙂

Au programme: Finger stomp (Jacques Stotzem) un morceau qui groove et aborde diverses techniques (un peu de freiling, du picking basse alternée, et des passages en accords plus jazzy) – ensuite pour le second passage « Last steam engine train » (Leo Kottke), un morceau rapide et plein de technicité et enfin « Entre chien et loup » une composition perso que Christian, mon élève, jouera en solo, ce qui permettra de glisser un petit mot à propos de mon actualité. Faut jamais rater une occasion de se vendre 🙂

On fait le deal, sans trop de soucis, pas d’incidents majeurs à signaler. J’avais prévu de présenter mes morceaux ou d’ajouter l’une ou l’autre anecdote, mais Jean-Paul, le coordinateur est en verve (et très bien préparé) et je n’ai rien à ajouter. Le son est bon, peut être un peu dur en aigus dans les retours qui sont souvent réglés pour sortir les chanteurs du mix, mais dans la salle ça à l’air bon. La seule erreur de structure sera commise par … moi (mea culpa), mais Christian raccroche les wagons.

Au moment d’entamer son solo, je rappelle discrètement à Christian de bien gérer son départ. Même pour une ballade, on aurait tendance à faire une demi-respiration puis à partir en apnée, comme si on se jetait à l’eau. Quand on joue seul, on doit écouter son corps, trouver sa respiration, la caler sur son rythme cardiaque afin de trouver le bon timing pour démarrer et éviter le faux départ, sinon on doit se battre à contre-pied toute la durée du morceau. Le public n’est pas sur 2 secondes, au contraire, le petit silence avant la première note fait déjà partie du morceau. La salle est remplie d’élèves et d’animateurs, je ne suis qu’à moitié étonné d’entendre quelqu’un lui crier « Respire ! » pour encore enfoncer le clou.

Il jouera très bien et lui (interprète) et moi (compositeur) recevront des commentaires élogieux en sortie de scène (et jusqu’au retour à la voiture).

Les photos suivront …