Shopping : un capodastre pour mon ukulélé

Shubb ukulele capo

Shubb ukulele capo

Le capodastre, ou capo, est un petit assistant à avoir dans son sac. Pour faire court, il sert à transposer un morceau sans changer les doigtés d’accords.

Que ce soit pour la guitare ou le ukulélé, le principe de fonctionnement d’un capodastre est relativement simple : il pince le manche de l’instrument pour raccourcir les cordes.

C’est un moyen simple de faire correspondre ce que vous jouez avec la tonalité nécessaire pour un chanteur ou un autre instrumentiste. Il vient à point quand on utilise pas mal d’enrichissements d’accords, voire des parties instrumentales arrangées qu’on ne souhaite pas ré-arranger dans une autre tonalité. Les puristes diront qu’on peut tout réarranger, mais quand on connaît un peu la guitare, certaines choses sont plus fluides dans des doigtés bien définis (cf. la vidéo en exemple en dessous ce l’article). C’est tout de même  plus facile d’utiliser un capo que de changer de chanteur ou de lui faire prendre des hormones pour le faire changer de tessiture.

Une utilisation moins connue pour le capodastre est qu’il peut servir à maintenir les cordes d’une guitare pendant qu’on travaille sur des frettes, ou au niveau de la rosace ou du chevalet.

Au niveau des inconvénients de cet outil, on peut citer que l’accordage et le son de l’instrument peuvent être altérés, il peut laisser des marques sur le bois de l’instrument et il rend paresseux en ce qui concerne la transposition.

Je me trouve justement dans une situation ou je dois accompagner une chanteuse qui est une adepte du capo sur sa guitare. Vu qu’il s’agit d’un plan occasionnel, je souhaite l’accompagner au ukulélé sans devoir jouer tout un morceau avec des barrés de C# toutes les deux mesures.

Différents systèmes de fixation existent : élastiques, pinces à ressort, crémaillères, pinces à visser, ainsi que toutes sortes d’innovations révolutionnaires qui vont et viennent au gré des modes. J’ai fait une croix depuis de longues années sur les modèles à élastiques ou à crémaillères qui, de mon expérience, finissent par marquer le vernis du manche et dont la tension ne se règle généralement qu’entre « beaucoup trop serré », et « pas assez serré ». Ils sont encombrants et une plaie à manipuler à une seule main. Quand il faut changer rapidement de tonalité entre deux chansons, la manipulation doit être rapide et précise.

L’offre n’est pas très grande pour les ukulélés.

Mon attention a été attirée par un modèle chez Kyser, que je trouve un peu encombrant à mon goût, même s’il est un des plus rapides à placer d’une seule main. Il permet même de changer de tonalité en cours de morceau, mais même visuellement je le trouve trop présent. Un autre candidat possible était le G7th ukulele/banjo capo, dont j’apprécie le design high-tech, mais que je trouvais un peu cher. Je dois reconnaître qu’il y a une part de subjectivité dans ce genre de choix, indéniablement.

G7th - Shubb - Kyser ukulélé capo

G7th – Shubb – Kyser ukulélé capo

Je me suis rapidement orienté vers une référence du genre, que je connais pour la guitare, le Shubb. Son mécanisme de fermeture ingénieux se propose de pincer le manche sans déplacement latéral des cordes, ce qui garantit à l’instrument de rester accordé.

Shubb ukulele capo

Shubb ukulele capo

Grâce à une petite vis, la pression exercée sur les cordes est réglable avec précision, suivant la règle « autant que nécessaire, aussi peu que possible ». Des matériaux qualitatifs, une finition irréprochable et un fonctionnement prévisible et fiable, je ne demande que ça.

Shubb ukulele capo

Shubb ukulele capo

J’ai opté pour le modèle en laiton qui est un peu plus lourd et qui convient aux instruments à long diapason, comme les ukulélés ténors. Il existe en version light qui conviendra mieux aux petits instruments … et pour finir de plaire à tout le monde, il existe en différentes couleurs …  et les pièces synthétiques peuvent être remplacées et sont disponibles, ce qui est un gage de durabilité.

Shubb ukulele capo - couleurs

Shubb ukulele capo – couleurs

Ça peut sembler un détail pour vous, mais comme le fait remarquer Tommy Emmanuel dans une vidéo « une fois sur scène, vous êtes seul, tous ces détails sont votre univers tout entier, et tout doit être aussi parfait que possible ».

Et en pratique, ça donne ceci :

Ma guitare et vous … et DBTH !

Guest chez DBTH

Guest chez DBTH

Youhou ! Le premier billet de ma collaboration avec le blog DBTH (Don’t believe the Hype – http://blog.dbth.fr/) est paru.

Il s’agit d’une republication de mon test de la sono Yamaha Stagepass 400i … je compte publier et republier régulièrement des billets sur ce site consacré à la musique et aux artistes … dont je vous recommande évidemment chaudement la lecture.

Cette collaboration fait suite à une formation de deux jours avec Virginie Berger, qui a amené un relooking de mon site et de ma communication via les réseaux sociaux. Nous avons continué à échanger sur divers sujets (via son compte Twitter @Virberg en particulier) après la formation. Elle m’a invité à officier comme auteur invité occasionnel sur son blog, une proposition qui ne se refuse pas.

Cela impliquera pour moi de repenser ma façon d’écrire certains billets, plus ouverts, moins belgo-centristes.

Challenge accepted !

 

 

Bonne fête des pères ! Don’t worry be happy !

Petite reprise au ukulélé, à l’occasion de la fête des pères, au soleil, et sans grande prétention …

Comment reconnaître un instrument de merde ?

Je viens d’acheter un nouveau ukulélé, il est mignon mais c’est de la merde. Bon, d’autre part, je ne me plains pas, je l’ai bien cherché et j’en ai eu pour mon argent, ni plus ni moins. Mais je me dis que c’est l’occasion de vous montrer où regarder pour identifier les instruments médiocres.

J’avais besoin d’un ukulélé pour un projet plutôt anecdotique, plus visuel que sonore. J’ai dés le départ l’intention de le confier aux « bons » soins de mes enfants ensuite. J’ai caressé l’idée d’acheter un beau ukulélé soprano en vrai bois, avec amplification, vous savez, au cas où. Mais je suis revenu à la raison, pas besoin d’un gros investissement.

Sympa, non ?

Le corps est en érable, manche en nato, frettes en laiton, mécaniques de type guitare. avec un étui fourni. Il s’accorde et offre un son correct, sans plus. La housse fournie, un fin sac en nylon, sans renfort ou mousse d’aucune sorte, pourra tout au plus le protéger de la poussière, et encore, je pense que je vais garder la boîte en carton dans laquelle il est livré qui me semble plus qualitative.

Mahalo Smiley Face ukulele

Mahalo Smiley Face ukulele

Le premier critère pour juger de la qualité d’un instrument est son prix. Je ne veux pas dire par là qu’un instrument coûteux sera forcément bon, mais qu’un instrument trop bon marché le sera plus rarement. Quand vous payez une chose le même prix que vous auriez payé les cordes, 4 planchettes de bois et le tube de colle qui aura servi à les assembler, il y a lieu de s’interroger.

Passé un certain prix, sauf arnaque, vous ne devriez plus rencontrer le genre de défauts que je montre ici. En temps normal, je compterais un peu moins d’une centaine d’euros pour un ukulélé décent et aux alentours de 250 euros pour une guitare correcte. En deçà, une inspection minutieuse et un bon test s’imposent, en s’interrogeant sur le budget et les concessions à la qualité qu’on est prêt à faire. Tout est question de l’importance qu’on accordera à l’usage de l’instrument et si on envisage de faire un upgrade plus tard.

Outre le son, qui est assez évident à tester, un petit contrôle visuel permet de vérifier le degré de finition d’un instrument. Il y a quelques zones critiques à inspecter qui sont heureusement très accessibles.IMG_3410

La jonction entre le manche et la caisse est une zone qui permet de percevoir l’épaisseur du vernis. Ici on voit clairement que l’angle est irrégulièrement bouché par un vernis plutôt épais. Dans l’ensemble à l’exception du manche, on ne perçoit plus la présence du bois nulle part, englué dans une épaisse couche de vernis au toucher plastique. Un tel vernis ferme le bois et prive l’instrument d’une partie de sa résonance en l’alourdissant. Un vernis aussi épais permet aussi de cacher du bois de moindre qualité.

Sur cette vue on aperçoit également les bords des frettes avec un travail très approximatif, certaines affleurant le bord de la touche, d’autres tombant trop court.

Le talon du manche est légèrement asymétrique et présente un petit défaut de vernissage.

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D’autres endroits, comme la partie de la touche passant sur la table montrent le travail de peinture approximatif …

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Au niveau du contact entre le sillet de tête et la touche des traces de colle et d’outils subsistent … notez que dans les premières positions, le travail des frettes est plutôt correct.

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Au niveau du chevalet, qui est vissé, on aperçoit des petites traces d’outils et de colle également. De manière étonnante, le sillet est compensé et l’instrument plutôt juste jusque dans les positions moyennes.

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À nouveaula zone de jonction entre le sillet de tête et la tête montre les défauts. Notez que le sillet est légèrement décalé. Un changement de cordes ferait sans doute du bien, les cordes de première tenant un peu du spaghetti.

IMG_3405Néanmoins, il est parfait pour l’usage que je compte en faire … avec un capital sympathie énorme … et il est malgré tout plutôt plaisant à jouer. C’est la magie du ukulélé qui arrive à séduire malgré tous ses défauts.

Ça pourrait clairement être pire … ça pourrait être nettement mieux aussi, … mais pas à ce prix.