Caméra Zoom Q8 : visite guidée en vidéo

Pour cette seconde partie du test pour Bax-shop.fr, je vous ai fait un tour du propriétaire complet en vidéo pour découvrir la foule d’options de la caméra Zoom Q8, qui regroupe une caméra HD et un enregistreur audionumérique multipiste sous le même capot.

Si vous l’avez loupé, le descriptif technique est publié dans l’article précédent. Le menu était copieux à parcourir, les tests audio et vidéo à proprement parler feront l’objet de petites vidéos à suivre.

Ma conclusion à ce stade :

Zoom Q8 : de vastes possibilités

Zoom Q8 : de vastes possibilités

Je suis absolument séduit. La prise en main de la caméra Zoom Q8 est extrêmement satisfaisante. La finition plastique courante sur ce type de matériel est solide et irréprochable.

C’est un véritable bonheur de disposer d’une connectique jack et XLR « sérieuse » sur ce type d’appareil, sans devoir jouer au jeu douteux des adapteurs qui pendouillent sur des mini-jacks.

Les possibilités de réglage satisferont autant les amateurs de simplicité que les personnes souhaitant contrôler plus précisément prise de vue et prise de son.

Les accessoires fournis sont sympas, le pare-soleil sera utile avec une lentille couvrant 160° de champ. Le capuchon d’objectif en silicone est une bonne idée, ne fût-ce que pour éviter les traces de doigt quand on manipule et installe la caméra. J’ai lu des utilisateurs qui se plaignaient que le pare-soleil et le capuchon d’objectifs ne tenaient pas en place, rien de tel pour moi, tout tient en place. J’apprécie énormément le « three-prong-action-cam-adapter » qui me permettra d’utiliser avec la Zoom Q8 tous mes accessoires de fixation pour caméra de sport.

J’aurais aimé qu’un étui soit fourni, mais j’ai choisi de l’ajouter immédiatement dans ma configuration pour préserver la caméra dans les environnements rugueux que sont les concerts et les backstages.

En pratique, pour une vidéo à usage personnel, un fichier vidéo en basse résolution avec le son du microphone stéréo intégré fera l’affaire.

Pour un chanteur guitariste ou un duo acoustique, en plus du son d’ambiance, il sera possible d’enregistrer dans des fichiers distincts le micro chant et la ligne guitare pour une édition sonore plus précise.

Pour documenter un concert, une vidéo en HD et une prise de son séparée avec des niveaux sonores sous contrôle grâce au compresseur ou limiteur intégré sera parfaite. Si on a accès à la console, on pourra sauvegarder le son du mix pour le retravailler en postproduction et l’ajouter au son capté par le micro stéréo.

Pour une démo, on pourra pousser la résolution vidéo et audio au maximum et ajuster les niveaux d’entrée au plus près pour garder de la latitude de travail audio en postproduction.

Ce ne sera sans doute pas la caméra principale de votre premier clip scénarisé, en raison de la nature particulière de l’image, mais d’ici là, elle sera votre fidèle compagnon pour archiver et partager répétitions et concerts.

On pourrait reprocher à Zoom d’utiliser un connecteur propriétaire pour les modules de microphone, mais la caméra dispose de deux entrées XLR, capables d’alimenter si nécessaire les microphones statiques nécessitant du courant pour fonctionner, finalement le choix des micros est ainsi virtuellement illimité.

De plus, pour une personne possédant un enregistreur récent de la marque, disposer d’un petit parc de microphones interchangeables est un avantage. Pour ma part, ma Lovely roadie m’a offert le microphone canon stéréo, que je me réjouis d’utiliser dans des environnements bruyants pour des interviews. L’achat d’un enregistreur audio de la marque me démange évidemment, ce qui est le sans doute le but recherché par le fabricant.

J’ai déjà fait un test avec Jacques Stotzem et les résultats sont sans (mauvaise) surprise bons pour la vidéo, et très prometteurs en ce qui concerne la qualité sonore, tant pour le micro externe que pour les entrées supplémentaires.

Test de la caméra Zoom Q8 en conditions réelles

Test de la caméra Zoom Q8 en conditions réelles

Il me reste à prendre rendez-vous avec d’autres groupes et musiciens pour tester la caméra Zoom Q8 en conditions réelles et vous livrer une vidéo de tests sur le terrain.

Compte-rendu : une soirée à oublier

compte-rendu du concert à la Taverne des Arts

compte-rendu du concert à la Taverne des Arts

Parfois un compte-rendu est plus gai à écrire qu’un autre. Celui-ci n’en fait pas partie. La soirée d’hier a été frustrante à plus d’un titre.

Que ma musique mérite l’intérêt et la présence du public reste évidemment ouvert à l’appréciation de chacun, mais la Taverne des Arts mérite largement d’avoir un public.

Voilà un café-concert qui prend le risque d’organiser des dates. Un endroit dont la scène est bien installée, confortable et propre, éclairée, pratique, avec quelques tables idéalement situées pour prendre un verre pendant le concert. Et surtout, la sono est bonne. Un technicien attentif au soundcheck assure un son de qualité pendant la soirée.

Malgré l’invitation de plus d’une centaine d’amis via Facebook, un mailing à une centaine de personnes, un chouette passage à la radio (opportunité rare), et des affiches, la salle est restée vide. Si ma lovely roadie n’avait pas invité des amies, j’aurais eu deux fois moins de monde … et elles étaient deux.

Apparemment Facebook vient encore de diminuer la visibilité des invitations à des événements. Mes amis proches n’ont même pas aperçu l’invitation dans leur fil d’actualité, et il est toujours impossible d’adresser une invitation directement aux fans d’une page. J’en arrive à conclure que Facebook ne sert pas à grand chose en termes de promotion, à moins d’investir de l’argent à fonds perdus dans la publicité payante.

Fallait-il rembourser et annuler ? La question s’est posée, mais deux personnes qui, après avoir regardé mon channel YouTube, se sont déplacées pour venir me voir, ça se respecte.

Évidemment, la confiance est ébranlée au moment de monter sur scène. Évidemment, la concentration s’en ressent quand on ne peut s’isoler nulle part d’autre que dans les toilettes pour se concentrer et retrouver l’esprit du guerrier musical. Sans le retour et les réactions d’un public, c’est bien plus difficile d’entrer dans une performance qui roule entre musique et humour.

Une soirée à oublier.

C’était aussi l’occasion de faire un test de la caméra Zoom Q8 en conditions réelles, mais ma roadie a raté le démarrage de l’enregistrement, faute d’un bon briefing de ma part, j’en suis l’unique responsable (j’avais oublié de lui montrer comment armer les pistes audio). Pour la seconde partie, la caméra était bien démarrée, mais le niveau d’enregistrement était trop haut, et le son est saturé sur une bonne partie de la prise. Depuis la scène, je voyais clignoter le signal de saturation de signal, mais compliqué de s’arrêter pour toucher aux réglages, show must go on. Se filmer soi-même et préparer le matériel pendant qu’on fait son soundcheck en solo reste une chose compliquée à moins d’arriver trois heures à l’avance.

Comble de malchance, un souci technique m’a fait perdre le son quelques instants pendant le premier set. Est-ce l’ampli, un câble, le préampli de la guitare ? En débranchant tout ce qui est inutile et en changeant tous les câbles rapidement, j’ai retrouvé le son. Il me reste à retester le tout au calme après ce compte-rendu.

Après le concert, on a pris un verre, puis le bar a fermé. Sans doute une soirée à pertes pour la Taverne des Arts, j’espère que les consommations auront au moins couvert le cachet du technicien. Moi je jouais aux entrées, et je n’ai bu qu’un coca et une eau sur mon crédit boisson. J’estime avoir fait ma part de promotion, et assumé ma part du risque autant que possible. Apparemment, ce scénario devient de plus en plus régulier.

Que faire de plus ?

Entre la difficulté de combiner mon boulot, la vie familiale et la musique, les affirmations qu’enregistrer un CD ne sert plus à rien et une salle vide au bout du chemin, j’avoue que je suis un peu ébranlé. Mais je sais que l’envie du musicien est une soif qui ne s’éteint jamais et ma page Facebook a gagné un fan depuis hier. C’est peu de choses, mais ca m’a rendu le sourire.

Lettre ouverte aux organisateurs

Chers organisateurs, on en parle ?

Chers organisateurs, on en parle ?

Note: la lettre ouverte aux organisateurs et propriétaires de salles de concert qui est publiée ici, m’a interpellé, alors je l’ai traduite en prenant quelques libertés pour coller à ma réalité …

Même si je ne partage pas entièrement le côté véhément et le petit chantage exprimé de ci de là, c’est le reflet à peine caricaturé du ressenti de pas mal de musicien des petites scènes. 

Personnellement,  j’ai plus de souvenirs de gens accueillants, dévoués et attentionnés. Mais je me fie aussi à ce que mes amis musiciens racontent pour éviter les endroits à la politique douteuse. Et j’ai déjà entendu pas mal d’histoires pas flatteuses.

Ce serait amusant d’avoir la même lettre écrite du point de vue des organisateurs.

Vous en pensez quoi ?

Chers organisateurs, propriétaires de salle de concert et manager,

 

Vous avez sans doute constaté une baisse de fréquentation, une baisse de qualité musicale et des artistes peu reconnaissants. Je partage ce sentiment, et j’ai quelques suggestions pour que vous retrouviez de la musique de la meilleure qualité, plus de fréquentation, en un mot … le bonheur.

Nous, les musiciens – du plus petit à la star – savons que nous sommes là pour servir. Nous portons de la joie et de l’âme aux plus reculés recoins des banlieues, avant de traîner notre matériel aux travers des ruelles sombres.

Payez-nous !

C’est juste ! Une compensation financière pour un service pour lequel nous avons mis des années à nous entraîner. Certains ont même été à l’école pour maîtriser la magie qu’ils apportent. Vous comprenez que ça nous fend le coeur de voir le portier toucher plus que nous à la fin de la soirée ?

Évitez les médiocres !

Vous n’avez pas l’impression de devoir payer pour de la musique médiocre ? Nous sommes d’accord ! Prenez le temps de vous assurer que vos concerts assurent. Écoutez leur musique ! Parcourez sites webs et dossier de presse. Vous êtes l’organisateur, et le programmateur, celui qui choisit !

Ayez une sono décente !

Si nous prenons notre sono, elle ne sera peut-être pas la mieux appropriée à votre salle. Nous voulons le meilleur son possible pour que les gens aient envie de rester. C’est ce que vous voulez aussi.

Nourrissez-nous !

Les musiciens ne devraient pas dépenser d’argent pour attendre dans une salle où ils vont jouer. C’est de la courtoisie élémentaire d’offrir un repas.

Ne payez pas en tickets boissons !

C’est comme glisser une pièce d’argent de poche à une personne adulte. C’est infantilisant d’être payé en bières (est-ce ainsi que vos barmen sont rémunérés ?). C’est insultant d’être pris systématiquement pour un alcoolique invétéré.

Faites-nous de la pub !

Nous faisons notre part de la promotion, mais à moins que vous ne souhaitiez voir que nous amis et notre famille (dont la moitié voudra une entrée sur la guest-list et ne reviendra pas chez vous sans nous), faites votre part. Mettez-nous sur votre agenda en ligne, avec une image, une bio, un lien vers notre site. Mettez des affiches et des flyers.

Nous avons des fans, mais le musicien qui se produit régulièrement ne peut les amener à chacun de ses concerts. Votre salle a des fans également. Faites-les venir ! Si vous avez la réputation de faire venir des musiciens talentueux, les gens viendront, peu importe qui joue. Ils viendront.

Arrêtez de parler d’offrir une vitrine !

Une vitrine sur quoi ? Nos propres fans que nous aurons patiemment convaincus de venir nous supporter ? A moins que vous ayez un vaste public assuré (comme lors d’un festival) qui vient découvrir les nouveaux talents que vous procurez, cette « vitrine » n’est rien du tout. RIEN. Et si c’est un festival, vous devriez payer les gens également, c’est le rôle des organisateurs.

Ok, respirez à fond.

Vous êtes probablement très énervé à ce stade et prêt à faire payer les groupes pour jouer juste pour nous contrarier (si ce n’était pas déjà fait). Nous savons que vous tenez un commerce. Nous aussi.

Vous devez faire du bénéfice et il y a des frais. Mais, à moins que vous soyez satisfait d’un groupe d’ignares à peine sortis de leur garage qui vont ruiner votre établissement ou sa réputation et boire jusqu’à se rouler à terre dans le vomi parce que c’est leur seul paiement, nous faisons partie de ces frais.

Nous VOULONS vous fournir un divertissement de qualité. Nous VOULONS que les gens restent, et commandent à boire et à manger. Arrêtez de nous de faire du monde des petits concerts un repoussoir.

N’oubliez pas que dans un monde où le bouche-à-oreille fait foi, c’est nous qui tenons le microphone.

Affectueusement

Votre musicien

Composer, arranger, improviser ou interpréter ?

Composer, arranger, improviser et interpréter, quelle différence ?

Composer, arranger, improviser et interpréter, quelle différence ?

Composer, c‘est le travail d’associer une mélodie originale à des accords. Il existe de nombreuses techniques de composition. Certains partent de la mélodie, d’autres des accords, certains mettent l’accent sur la rythmique. Parfois une ambiance ou une couleur harmonique sert de point de départ à la recherche de la mélodie (c’est souvent le cas pour moi, puisque je cherche à planter un décor autour d’une image ou d’un souvenir).

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un savoir musical étendu pour composer. Une bonne oreille, un sens mélodique et/ou rythmique suffisent.

Arranger, consiste à partir de la composition existante, avec mélodie et accords pour bâtir; étoffer et enrichir le morceau. Parfois il s’agira de réarranger pour d’autres instruments, d’ajouter des instruments, ou de revenir à une version plus épurée, comme Jacques Stotzem l’a fait pour To Rory, son album hommage à Rory Gallagher. Parfois le travail de l’arrangeur est de créer un format qui sera compatible avec la destination du morceau (par ex. publicité, film, radio, boite de nuit, concert acoustique, prestation avec orchestre).

Contrairement à la composition, l’arrangement nécessite de solides connaissances musicales, notamment en ce qui concerne l’harmonie et le contrepoint (qui consiste à superposer des lignes mélodiques) et d’orchestration (pour le choix des instruments). On distingue également l’auteur qui écrit les paroles des chansons.

Improviser, c’est se baser sur les accords (la grille, dans le langage des guitaristes) et la mélodie signature du morceau (le thème). La ligne mélodique est citée, puis s’en écarte mélodiquement et/ou rythmiquement.

L’improvisateur dispose en général d’une solide base harmonique qui lui permet de réinterpréter l’harmonie du morceau pour faire prendre des directions et des couleurs inattendues à la mélodie. il s’appuie souvent aussi sur un vocabulaire et une grammaire mélodique bâtie par l’expérience dans lesquels il puise ses phrases.

Interpréter, c’est réaliser musicalement l’oeuvre du compositeur et de l’arrangeur, parfois dans le respect total de l’oeuvre, parfois en y apportant une touche personnelle plus ou moins marquée.

Certains musiciens cumulent les rôles sous l’appellation auteur-compositeur-interprète, ou pour un musicien instrumental : compositeur-interprète.

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