Composer, arranger, improviser ou interpréter ?

Composer, arranger, improviser et interpréter, quelle différence ?

Composer, arranger, improviser et interpréter, quelle différence ?

Composer, c‘est le travail d’associer une mélodie originale à des accords. Il existe de nombreuses techniques de composition. Certains partent de la mélodie, d’autres des accords, certains mettent l’accent sur la rythmique. Parfois une ambiance ou une couleur harmonique sert de point de départ à la recherche de la mélodie (c’est souvent le cas pour moi, puisque je cherche à planter un décor autour d’une image ou d’un souvenir).

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un savoir musical étendu pour composer. Une bonne oreille, un sens mélodique et/ou rythmique suffisent.

Arranger, consiste à partir de la composition existante, avec mélodie et accords pour bâtir; étoffer et enrichir le morceau. Parfois il s’agira de réarranger pour d’autres instruments, d’ajouter des instruments, ou de revenir à une version plus épurée, comme Jacques Stotzem l’a fait pour To Rory, son album hommage à Rory Gallagher. Parfois le travail de l’arrangeur est de créer un format qui sera compatible avec la destination du morceau (par ex. publicité, film, radio, boite de nuit, concert acoustique, prestation avec orchestre).

Contrairement à la composition, l’arrangement nécessite de solides connaissances musicales, notamment en ce qui concerne l’harmonie et le contrepoint (qui consiste à superposer des lignes mélodiques) et d’orchestration (pour le choix des instruments). On distingue également l’auteur qui écrit les paroles des chansons.

Improviser, c’est se baser sur les accords (la grille, dans le langage des guitaristes) et la mélodie signature du morceau (le thème). La ligne mélodique est citée, puis s’en écarte mélodiquement et/ou rythmiquement.

L’improvisateur dispose en général d’une solide base harmonique qui lui permet de réinterpréter l’harmonie du morceau pour faire prendre des directions et des couleurs inattendues à la mélodie. il s’appuie souvent aussi sur un vocabulaire et une grammaire mélodique bâtie par l’expérience dans lesquels il puise ses phrases.

Interpréter, c’est réaliser musicalement l’oeuvre du compositeur et de l’arrangeur, parfois dans le respect total de l’oeuvre, parfois en y apportant une touche personnelle plus ou moins marquée.

Certains musiciens cumulent les rôles sous l’appellation auteur-compositeur-interprète, ou pour un musicien instrumental : compositeur-interprète.

La caméra Zoom Q8, prise en main

Le magasin en ligne Bax-shop.fr me donne l’opportunité de tester un produit destiné aux musiciens. Ce produit, je ne l’ai pas choisi au hasard dans leur catalogue. Avec la caméra Zoom Q8, je voulais un produit qui soit un trait d’union, un dénominateur commun entre tous les artistes au budget réduit qui tournent un peu ou veulent sortir de leur garage. Quel que soit le style musical, en solo ou en groupe, certains défis sont communs à tous.

Qui sommes-nous ?

Des artistes qui souhaitons documenter notre travail, en répétition ou en live ou à des fins pédagogiques, avec des vidéos en autoproduction. Des vidéos destinées à notre propre usage, à notre public et à des organisateurs. Des vidéos qui ont une qualité vidéo ET sonore satisfaisante, du matériel dont l’utilisation est facile et avec une post-production simple.

Que voulons-nous ?

Une caméra compacte, solide et versatile, pour un budget raisonnable, qui nous permette de filmer en HD avec une sensibilité suffisante pour les éclairages de concert. Une caméra qui permette de capter le son ambiant et le son direct des instruments de manière qualitative.

Ma très récente collaboration pour filmer, monter et produire des vidéos avec le grand maître de la guitare acoustique qu’est Jacques Stotzem me l’a confirmé, la vidéo est devenue incontournable dans le parcours de l’artiste. Que ce soit un trailer pour un album, des interviews en backstage ou des extraits de concerts ou des coulisses de répets, la création de contenu vidéo est essentielle pour alimenter les réseaux sociaux et les fans avides d’actualité musicale.

Pour les artistes, il est impossible de se passer de la vidéo. De la capture des répétitions pour parfaire une prestation scénique, en passant par la captation des concerts jusqu’au clip fait maison, tout est contenu à capter et à diffuser vers les fans. Même pour les cours de musique, les enseignants ont de plus en plus souvent recours à la vidéo comme support d’apprentissage.

Et le plus dur à réussir dans la vidéo musicale c’est le son. Que ça soit avec une caméra de sport type GoPro ou un appareil photo permettant de capturer des vidéos, le son sera souvent à peine exploitable. Trop de belles vidéos de concert sont accompagnées d’une purée de son que la compression lors de la mise en ligne finit de dégrader. Les réflex numériques dépassent rarement les 40 minutes de vidéo sans recours à des couteux accessoires. Ils sont compliqués à mettre en œuvre. D’un autre côté, une caméra vidéo professionnelle, en plus d’un budget conséquent, aura des contraintes d’utilisation et d’encombrement difficile à concilier avec la pratique occasionnelle de la vidéo.

La solution idéale jusqu’à présent consiste à filmer avec une (ou plusieurs) caméra (s) fixe (s) et à confier la capture du son à un enregistreur multipiste, pour capturer à la fois le son ambiant et les instruments, soit directement, soit via la table de mixage. C’est la meilleure garantie de contrôler la qualité de la prise de son. Cela nécessite deux appareils distincts, et génère beaucoup de paramètres à contrôler. Il faut garder un œil sur tout, de la connexion au démarrage des enregistrements. Le travail de synchronisation entre le son et l’image en post-production est également plus complexe.

La marque Zoom, avec sa caméra Zoom Q8 intègre une caméra HD et un enregistreur multipiste dans un appareil compact et maniable. Zoom a une belle réputation dans le domaine des enregistreurs multipistes-numériques portables. L’intégration d’une caméra au format HD est une évolution naturelle pour répondre au besoin exprimé par les artistes.

Zoom Q8 : caméra et enregistreur multipiste intégré

Zoom Q8 : caméra et enregistreur multipiste intégré

Sur papier, la caméra Zoom Q8 est le produit le plus abouti de la gamme à ce jour, que ce soit du point de vue de la vidéo ou du son.

Déballage et tour du propriétaire

Je vous épargne le déballage à proprement parler, pour me focaliser sur les accessoires fournis.

  • la caméra Zoom Q8 avec une capsule micro détachable (XYQ-8) sur une embase propriétaire
  • la batterie Li-ion rechargeable
  • un câble USB (50 cm)
  • un pare-soleil rigide pour la lentille
  • un capuchon de protection en silicone gris souple avec un petit fil pour ne pas le perdre
  • un adaptateur pour les accessoires de fixation des caméras de sport (three prong action caméra mount)
  • un pare vent en mousse pour la capsule de micros X/Y
  • une dragonne
  • le mode d’emploi
Zoom Q8 : de vastes possibilités

Zoom Q8 : de vastes possibilités

La fiche technique est alléchante :

  • Vidéo HD (maximum 3M HD 2304 x 1296 pixels à 30fps) avec une lentille de 16,6 mm (eq. 35 mm) ouvrant à F2 et avec un champ de 160°
  • une paire de microphones stéréo X/Y intégrés (avec possibilité d’utilisation de capsules optionnelles)
  • 2 entrées indépendantes combo XLR et Jack, avec atténuateur à -20 dB, limiteur, compresseur et alimentation fantôme, filtre passe-haut réglable pour chaque entrée
    Note : j’ai interrogé le fabricant pour connaître les réglages des compresseurs et du limiteur, sans succès. Ils ont été très réactifs pour répondre à d’autres questions que je leur ai posées.
  • écran couleur tactile orientable
  • Compatible avec les cartes SD, SDHC, and SDXC, jusqu’à 128GB
  • 3 niveaux de sensibilité du capteur : auto, concert et nuit
    Note : la mise à jour du firmware en version 2.0 qui n’était pas disponible au moment de mes premiers tests apporte, outre une amélioration de l’image, pas moins de 8 modes de sensibilités supplémentaires – Concert Low Light/Dance Club/Jazz Club/Concert Hall/ Rehearsal Studio/Garage/Outdoor/Sunset). C’est un plaisir de voir que le fabricant suit son produit et se préoccupe de le mettre à jour, ce n’est pas toujours le cas (j’ai des noms !).
  • cadence d’images jusque 60 fps en HD 720
  • zoom digital 4x
  • sortie digitale HDMI pour monitoring ou lecture vidéo
  • sortie mini-jack pour monitoring audio
  • utilisable comme webcam et compatible avec la plupart des applications de streaming

Pour information, les capsules de micro optionnelles disponibles pour la Zoom Q8 sont :

Caméra Zoom Q8 : les modules de microphones optionnels

Caméra Zoom Q8 : les modules de microphones optionnels

  • SH-6 Mid-Side, capsule de micros dédiés à la prise de son stéréo mid-side,
  • XYH-5 X/Y, une paire de micros en X/Y montés sur un shockmount
  • XYH-6 X/Y, une paire de micros X/Y avec un angle ajustable entre 90 et 120 degrés,
  • deux micros canons, le SGH-6 Shotgun en mono, et le SSH-6 Stereo Shotgun, en stéréo

Il existe également un (relativement couteux) câble d’extension de 3 mètres pour donner de la liberté à votre micro et pouvoir enregistrer hors de l’axe de la caméra.

Je recommande en tous les cas l’acquisition de l’étui semi-rigide pour stocker et protéger la caméra. Un local de répet ou un backstage de concert sont des endroits où le matériel subit facilement des dégâts. Je l’ai ajouté sans hésitation à ma commande. Même pour transporter la caméra dans un flight-case ou dans un sac, ce genre d’étui se révèle utile.

ZoomQ8 : étui semi-rigide

ZoomQ8 : étui semi-rigide

Je vous retrouve dans un second billet pour découvrir en vidéo, la prise en main et une visite guidée en vidéo des vastes possibilités de la caméra Zoom Q8.

La dépression post-performance des muzicos

Dépression post-performance

Dépression post-performance

Si vous avez donné un concert récemment, vous aurez peut-être remarqué ce phénomène. Vous êtes au top en sortie de scène, excité et heureux. Les amis vous félicitent, vous recevez des compliments. Il y a plein de photos géniales du concert. Après quelques heures, votre vision change. Votre sentiment d’imposture croit. Le calme succède au bruit. L’agitation des amis qui bruissaient autour de vous décroît, et la vie reprend son cours normal. Vous avez repris le boulot, l’agenda est chargé, le stress revient. C’est la DPP, ou dépression post-performance.

Les photos ne vous semblent plus si réussies, vous avez écouté l’enregistrement et regardé les vidéos et vous remarquez chaque petite faute. Vous remâchez les critiques sans arriver à les digérer. Vous pensez à tout ce que vous auriez pu faire autrement, ou mieux.

C’est un simple retour de manivelle de l’ascenseur émotionnel. Votre mental est bouleversé par l’énergie produite et consommée, votre corps a subi un flux et reflux d’hormones et la descente est parfois dure.

Si la voix intérieure de l’autocritique détruit le plaisir que vous avez eu, la seule chose qui peut vous aider à évitez la dépression post-performance c’est préparer l’après concert aussi bien que le concert.

Faites la fête, ne vous privez pas du contact social positif. Je me souviens de mon premier vrai concert à Bruxelles, quand le concert terminé, le bar était fermé et que j’ai repris la voiture dans un état d’excitation incroyable pour une heure de route solitaire horriblement frustrante.

Évitez de vous infliger une énorme gueule de bois et n’oubliez pas « The drugs don’t work, they juste make you worse ». Débriefez le show en n’oubliant pas de lister les éléments positifs. Reposez-vous si possible, mangez sainement, buvez. Parlez avec d’autres musiciens de ce que vous avez ressenti avant, pendant et après le show. Ne restez pas trop seul, sauf si vous en ressentez le besoin. Prenez votre temps pour juger de votre performance. Attendez quelques jours pour écouter les enregistrements, regarder les vidéos, et les photos. Préparez un agenda confortable pour rebondir.

N’oubliez pas que, qu’il soit réussi ou raté, ce n’était qu’un concert d’une longue série. Le meilleur moyen c’est de penser positivement à la prochaine date.

Personnellement, je ressens positivement le retour d’un regard critique sur mon travail, une fois l’euphorie du moment retombée, il faut aimer ce qu’on fait, sans tomber amoureux de soi-même. Après les concerts, j’ai un peu de mal à dormir, tant les choses se bousculent dans ma tête. Mais je le ressens comme une chose normale, voire positive. Le temps m’a appris à profiter du positif et à assumer le négatif.

Prendre le plaisir, apprendre sa leçon, tomber puis se relever, et continuer.

L’instant radio sur 48FM (avec l’audio)

In da PLace @ 48FM

In da PLace @ 48FM

J’étais invité sur 48FM dans le cadre de l’agenda mensuel des cafés-concert. Cet agenda est une initiative essentielle qui dresse la liste des événements dans les petits lieux qui passent trop souvent sous le radar. On y retrouve pas mal d’endroits où j’ai déjà eu le plaisir de me produire.

En deux mots, 48FM est une radio associative et d’expression soutenue par l’Université de Liège et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Moi qui ai participé il y a bien longtemps à l’animation d’une émission qui donnait l’antenne aux étudiants dans l’émission « Kot & Cours », sur Équinoxe FM, ça m’a rappelé plein de souvenirs de me poser derrière un micro.

Le rendez-vous est à 18h45. Les liégeois sauront apprécier, j’ai trouvé une place de parking place Cockerill, un samedi en début de soirée, sans même devoir chercher.

Je suis un peu en avance, je tue le temps en observant le public qui bat le pavé devant le théâtre voisin. Je m’amuse des couples qui se la jouent un peu et de ceux qui se disputent. Après avoir entendu un magnifique « Tu n’es pas bien, ou quoi ? Je ne vais pas payer 17 € pour regarder des gens danser », je me dirige vers mon point de rendez-vous.

48FM

48FM

Nous sommes deux invités, le technicien est sur place (lui et moi on se connaît, mais de où). L’animatrice est en route. Suite à la défection de la babysitter en dernière minute, il y aura une invité surprise, la charmante petite Louise co-animera l’émission de ses babillages. Audrey à la présentation de l’agenda, Ludo à la technique, Dominique du groupe de blues Meneguins, moi, … et Louise.

Audrey Gergay sur 48FM - l'agenda des cafés-concerts

Audrey Gergay sur 48FM – l’agenda des cafés-concerts

Je suis bien placé pour savoir que Liège est une ville qui bouge, mais la richesse de l’agenda me surprend encore. Franchement, celui qui ne trouve pas son bonheur musical là-dedans n’aime pas vraiment la musique ! L’agenda est rythmé par nos interviews à propos de notre actualité musicale.

J’avais la possibilité de jouer en live ou de venir avec un support sonore.

J’ai longuement hésité mais j’avais peur que la guitare en live ne passe pas super bien à l’antenne. Jouer debout ou assis, ligne directe ou micro, prendre ma DI ? Devant autant de questionnements, je me suis décidé à emporter 4 morceaux enregistrés et mixés ce vendredi. Par mesure de précaution j’emporte aussi les pistes sur une clef USB, un cd gravé, ça vous abandonne parfois au pire moment.

Finalement c’est plus confortable pour tout le monde comme ça.

Live on 48FM

Live on 48FM

L’émission continue par le journal de l’activiste avec des nouvelles des actions de consommation responsable et durable, avant de revenir sur l’actualité de chacun et les projets futurs. Toujours le CD prévu pour la fin de l’année, mais quelle année ?

Malheureusement, mon serveur ne veut pas de l’émission en entier, voici les extraits avec l’interview et mes morceaux pour ceux qui n’ont pas pu l’écouter ou ceux qui voudraient le réécouter… le podcast complet sera sans doute disponible sur le site de 48FM.

On termine l’émission par la traditionnelle photo de groupe devant la bâche de la radio, avec la plus jeune stagiaire de l’émission. C’était bien sympa en tout cas, et je remercie encore Audrey et 48FM pour l’invitation !

Rendez-vous à la Taverne des Arts le 18/03 !

48FM - la photo de groupe

48FM – la photo de groupe