Déclaration volontaire de stock CITES : régularisation des (guitares) sans-papiers

Dalbergia latifolia

Dalbergia latifolia

Voici la suite du feuilleton à propos de l’enregistrement des guitares contenant du palissandre indien (Dalbergia latifolia). Pour être en ordre et (un peu) pour tester les démarches dont je vous parlais dans mon article j’ai entrepris de faire la déclaration volontaire de stock de ma guitare Bourgeois.

Mais comme je travaille à l’environnement, je suis collègue et voisin de bureau des responsables CITES. Sans intervention volontaire de ma part, je ne peux néanmoins pas garantir que mon dossier n’a pas été traité un peu plus rapidement, ou avec une amicale bienveillance. Ceci dit, dans ce genre de procédure administrative, à part du temps, il n’y a rien à gagner. Si ma déclaration n’était pas recevable sur le fond ou la forme, je suis persuadé que ma demande aurait été rejetée. On ne badine pas avec le commerce légal des espèces menacées et de leurs produits dérivés, d’autant que les pays signataires de la CITES s’observent entre eux.

Pour ma Martin OM21 Custom, je dispose d’une facture datée « en bonnet d’uniforme » attestant qu’elle est en ma possession et importée dans l’Union européenne avant le 02/01/2017.

En ce qui concerne mon autre instrument, une guitare Bourgois OM 140 Custom, c’est plus compliqué. D’après le numéro de série, elle a été fabriquée en 1997 et importée en Europe à la même époque. Je n’ai ni facture datée, ni document daté attestant du changement de propriétaire avant. Sur des sites d’autorités régionales, j’ai lu que tout document pouvant attester de l’antériorité de la guitare était recevable. Je me suis donc mis en quête d’une affiche ou d’une photo qu’on puisse dater.

Déclaration volontaire

Je voulais fournir les détails nécessaires et suffisants tout en restant précis et concis. J’ai été au plus simple, avec une photo prise lors d’un mariage qui pourrait être authentifiée à la fois par de nombreux témoins et éventuellement par des documents officiels. Vu qu’il s’agit avant tout d’une déclaration volontaire de bonne foi avant tout, j’espérais ne pas avoir à documenter plus avant la possession de mon instrument.

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

A cette lettre explicative j’ai joint le formulaire de déclaration volontaire de stock rempli. Ce document est complété avec des photos de l’instrument. Je me suis focalisé sur les parties de l’instrument caractéristiques. J’ai estimé la quantité de bois. Un luthier m’a parlé de 400 grammes pour le fond et environ 200 grammes de bois pour les éclisses. J’ai arrondi à environ 1 kilo.

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Enregistrement officiel

Je viens de recevoir confirmation de l’enregistrement avec un document tamponné. Ce document est authentifié par la présence d’une copie auprès de l’autorité belge compétente pour la CITES. J’imagine qu’en cas de contrôle, la douane vérifiera l’existence du numéro dans le listing belge et la concordance de la description.

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Déclaration volontaire de stock CITES pré-convention

Le numéro m’est communiqué avec un rappel à la procédure. Dorénavant, je peux voyager avec ma guitare hors Union européenne. Je peux également la revendre en l’accompagnant des documents nécessaire pour prouver que le bois a été exporté, importé légalement, ainsi que l’instrument issu de ce bois.

Me voilà régularisé et soulagé.

Les premiers concerts de l’année : les animations musicales

J’ai débuté mon année musicale par deux animations musicales. Même si ce n’est que dans mes mots à moi, je distingue toujours l’animation musicale du concert. La différence ? Lors d’un concert, le public vient pour écouter de la musique. Pour une animation musicale le public est rassemblé pour une autre raison.

Que ce soit pour une fête d’entreprise, fête privée, un anniversaire ou un marché de Noël, la motivation première du public est de se retrouver autour d’un verre. La musique est là pour contextualiser l’aspect festif. Certains musiciens refusent de jouer dans ces conditions. Il y a des organisateurs qui préfèrent malgré tout animer leur événement avec de la musique live qu’ils jugent plus valorisante. La musique de fond restant plus appréciable à leurs yeux que le bruit de fond. Même dans ce contexte il y a toujours des gens qui écoutent un ou plusieurs morceaux le verre à la main, et cela suffit à mon ego d’artiste.

Entrée – plat – dessert et glace !

Ma première date de 2017 fut un repas de fin d’année (ou de début d’année) dans une école. Ce jour là il y avait de la glace partout sur les routes, le concert s’est bien passé, mais la route fut un enfer. La mission simple à priori était de souligner le repas de moments musicaux pour aérer les discours du pouvoir organisateur. Quelques morceaux à l’apéritif, quelques morceaux pour le plat et enfin un dernier passage pour le dessert. Entre mes passages, j’étais convié à l’excellent buffet. Une quarantaine de convives dans une ambiance posée qui se prêtait bien à une ambiance de balades musicales.

Animations musicale : repas de fin d'année

Animations musicale : repas de fin d’année

Bruxelles pas belle !

Autant certaines villes ont des jolis immeubles, autant l’urbanisation des grands axes de circulation de Bruxelles s’est faite à la plus laide période de l’architecture. C’est moche, même la nuit, quoiqu’en dise Richard Bohringer. Aller à Bruxelles en voiture heurte le bon sens. J’ai mis plus de temps pour parcourir les derniers kilomètres dans Bruxelles que pour rejoindre la ville depuis Liège. Malheureusement avec le matériel impossible de prendre les transports en commun. Vu les précipitations à caractère hivernal annoncées, en bon natif des cantons de l’Est, j’ai mis une pelle et un casse croûte dans l’auto.

Animations musicales : fête de Nouvel An

Animations musicales : fête de Nouvel An

Mes collègues de bureau organisent chaque année une fête de Nouvel An bis. L’idée est de compléter le traditionnel pot d’entreprises un peu trop « stijf » (raide) par une auberge espagnole. En général, pour les animations musicales au boulot, je joue en duo avec une collègue qui est chanteuse.

Le concert a lieu au local de l’Union Saint-Gilloise, un des clubs les plus vieux et les plus titrés de Belgique. Il présente notamment un record inégalé de soixante victoires consécutives entre 1933 et 1935.

Mes collègues ont eu la merveilleuse idée de mettre deux chaises pour me garder une place de parking.

Le concert s’est pas mal passé, parfois un peu au radar. Mais c’est normal compte tenu des deux uniques répétitions que nous avons pu faire.

Animations musicales : fête du Nouvel An

Animations musicales : fête du Nouvel An

C’est la première sortie pour mon pedalboard qui accélère notablement le montage. Je serais bien resté faire la fête et danser un peu. J’avais envie de danser dans cette ambiance un peu « boum d’ado » décomplexée.

Vu qu’on annonce encore de la neige fondante pour le retour, on rentre.

Ah oui, on est bookés pour une autre date !

7 choses sur le rythme qu’un métronome peut vous apprendre !

Métronome Tama RW-30 - mon partenraire rythme

Métronome Tama RW-30 – mon partenaire rythme

Le métronome est un outil essentiel pour le musicien. C’est la raison pour laquelle j’ai pris le temps de comparer trois modèles de métronomes. Évidemment, le métronome va vous servir à développer votre sens du rythme et à tenir le tempo sur la durée d’un morceau. Mais répéter avec un métronome va vous apprendre bien plus de choses sur votre rythme interne et le rythme en général.

Améliorez votre sens du rythme et votre tempo !

Évidemment, répéter au click va vous aider à développer une bonne mise en place rythmique. Mais vous pouvez utiliser la fonction « Tap » pour vous entraîner à démarrer au bon tempo quand vous jouez. Pour commencer, fixez-vous une valeur de BPM. Ensuite, entraînez-vous à pouvoir utiliser la fonction « Tap » pour fixer cette valeur sur le métronome. Avec le temps, vous apprendrez à percevoir le décalage entre votre horloge interne et le tempo souhaité.

Améliorez votre écoute !

Travailler au métronome vous oblige à écouter d’une manière différente. Vous devez à la fois écouter précisément ce que vous jouez, mais aussi ce qui se passe en dehors des notes que vous produisez. Finalement cette attention d’écoute élargie augmente votre conscience de la performance dans son ensemble. Cela améliore votre prestation d’instrumentiste, que ce soit en solo ou en groupe.

Travaillez vos faiblesses !

Certains passages plus durs vous forcent à ralentir, parfois de manière imperceptible. Le rythme constant du métronome vous révélera ces passages qui méritent encore du travail pour « passer » sans problème. Quand vous avez l’impression que le métronome accélère, c’est que vous êtes en train de ralentir. Il est temps de s’arrêter et de reprendre tout le morceau plus lentement pour asseoir tous les passages.

Traquez les erreurs !

Le corollaire du point précédent est que vous allez pouvoir travailler précisément sur vos faiblesses. Le métronome vous aide à vous poser les bonnes questions. En général, si un trait ne passe vraiment pas, c’est peut-être que le doigté choisi n’est pas bon, ou qu’il faut changer d’accord ou de position à un autre moment.

Jouez à contretemps !

Pour certains styles de musique, il est intéressant de s’entraîner à jouer à contretemps, sans céder à l’envie de retomber sur le temps du métronome.

Espacez les temps !

Rien ne vous oblige à marquer tous les temps au métronome. En ne marquant qu’un temps sur deux, par exemple les temps 2 et 4, vous développez votre propre sens du rythme. Jouer en marquant uniquement un click par mesure vous oblige à travailler votre horloge interne sans céder à la tentation de vous raccrocher à chaque click d’une croche. Vous pouvez même jouer avec un click pour 2 mesures.

Augmentez votre vitesse !

La vitesse sans maitrise est un défaut. La vitesse sans musicalité est un erreur de vaniteux. Débutez par une gamme ou un morceau et travaillez chaque jour en ajoutant un BPM au métronome. Au moment où vous touchez le plafond de votre vitesse maximum, restez-y un moment avant de reprendre l’ascension. Ensuite, continuez à augmenter autant que possible, tout en gardant un jeu propre.

Allez, c’est parti … 3 … 4 … !

Métronomes : Boss DB-30 vs Korg MA-1 vs Tama RW-30

Les notes et la mélodie sont les briques qui constituent la musique. Le rythme est le ciment qui permet à l’ensemble de tenir debout. Pour mes concerts, en donnant cours et pour pouvoir collaborer efficacement avec d’autres musiciens, j’ai dû soigner mes lacunes en matière de rythme et de timing. Les métronomes sont devenu mes meilleurs ennemis.

Pourtant pendant des années, j’avais fui le métronome. Comme me l’a fait remarquer un jour mon maître :

« Si tu détestes les métronomes, c’est que tu en as grand besoin ! »

 

Métronome : Boss DB-30, Korg MA-1, TAMA Rythm watch RW-30

Métronomes : Boss DB-30, Korg MA-1, TAMA Rythm watch RW-30

Depuis dix ans, je me sers de mon fidèle métronome Boss DB-30, mais il montre des signes de fatigue. L’occasion de faire le tour du marché pour lui trouver un remplaçant ou le remplacer à l’identique.

Métronomes ou smartphone ?

À l’heure actuelle, on trouve des dizaines d’applications gratuites ou peu onéreuses qui font office de métronomes à installer sur son smartphone. Mais le smartphone n’a jamais été le bon choix pour moi. L’écran et ses notifications sont une source de distraction. L’écran tactile est difficile à manipuler avec des onglets. Et enfin, à moins de jouer avec des écouteurs ou un haut-parleur, le volume sonore du click est à peine suffisant. Il m’arrive de m’en servir pour me dépanner, sans plus. Pour bosser vraiment, rien ne vaut un bon vieux métronome, avec des vrais boutons.

Je me sers peu des rythmes exotiques et des métriques irrégulières, il me faut du basique : 3 temps, 4 temps, pouvoir changer de tempo facilement. Du coup, le nombre de variantes rythmiques ne m’a pas servi pour ce comparatif Je me suis focalisé sur mes critères essentiellement. On trouve des tas de métronomes minuscules et très bon marchés mais en général, la maniabilité, la lisibilité de l’écran et le volume sonore trop faibles  les rendent impropre à un usage sérieux.

Le Boss DB-30 Dr. Beat (environ 30 €)

Métronome : Boss DB-30

Métronome : Boss DB-30

À tout seigneur tout honneur, commençons par mon meilleur pire ami depuis des années. C’est sans doute le plus complet.

Indication du rythme : sonore, aiguille virtuelle, 2 leds. Premier temps de la mesure différent, comptage de la subdivision de la mesure

Fonctions : mute, tap tempo, prise pour écouteurs, pince pour ceinture, accordeur chromatique (son de référence)

Les plus :

On dispose de 3 indications pour le rythme. L’écran est lisible sous tous les angles. Le volume sonore est satisfaisant et le beep sec passe bien le mur du son quand on joue. Les plastiques font très bonne impression, il est compact et solide. Toutes les fonctions sont accessibles facilement. On peut le placer debout en calant un mediateur dans une petite fente à l’arrière. Il dispose d’un bouton mute, ce qui permet de ne pas avoir à manipuler la roulette de volume pour jouer avec ou sans le son. Le capot de la batterie est fixé avec une vis et ne disparaitra pas sous un meuble en cas de chute. Il s’éteint automatiquement pour économiser la batterie.

Les moins :

Certains lui reprochent des boutons petits et trop rapprochés. Pour moi son plus gros défaut est qu’il utilise des piles boutons CR2032, des piles qu’on n’a pas toujours sous la main en cas de panne. Mais c’est ce qui lui permet d’être aussi compact.

Le Korg MA-1 (environ 10 €)

Métronome : Korg MA-1

Métronome : Korg MA-1

Il existe en deux couleurs, avec une face noire et un dos rouge ou une face bleue et un dos noir.

Indication du rythme : sonore, aiguille virtuelle, pas de leds. premier temps de la mesure différent, flèches indiquant la subdivision de la mesure.

Fonctions : tap tempo, prise pour écouteurs, petite béquille, accordeur chromatique (son de référence)

Les plus :

Le prix est très abordable pour un métronome plutôt complet. Il ne lui manque que les leds d’indication de rythme. Il utilise deux piles AAA, très courantes, et est à peine plus encombrant que le Boss. Le volume sonore est suffisant, mais le beep est un peu plus grave ce qui le rend un peu moins audible quand on joue de la guitare.

Les moins :

L’écran est bien contrasté, mais petit, assez enfoncé, et pas toujours bien lisible. Au contact, le plastique du couvercle du compartiment des batteries ne m’a pas fait une très bonne impression. Idem pour la petite béquille qui permet de le placer debout. Elle ne m’a pas lair très solide. Un petit détail qui me rend fou : quand on change la signature rythmique, il faut impérativement appuyer sur un autre bouton pour revenir à la modification du rythme. Sur le Boss, le même bouton cycle entre « battement > rythme > tempo » ce qui permet de faire les changements plus rapidement.

Tama mini Rythm Watch RW-30 (environ 30 €)

Métronome Tama RW-30

Métronome Tama RW-30

Avec 11,5 cm de long, c’est le plus encombrant des trois. C’est aussi le seul de ce comparatif à remplacer les boutons + et – pour le choix du tempo par une roulette. Quel confort ! Une véritable découverte pour moi ! Les boutons sont grands et accessibles, à l’exception du bouton de volume où sa petite molette fait jeu égal avec les 2 autres.

La mise en marche est un peu déroutante. N’ayant pas lu le mode d’emploi, j’ai découvert presque par hasard qu’il faut tenir la touche TAP enfoncée pendant 2 ou 3 secondes.

Indication du rythme : son, 2 leds

Fonctions : tap tempo, prise pour écouteurs, pince pour ceinture, accordeur chromatique

Les plus :

Le volume est suffisant et il propose le choix entre deux sons de clicks. La roulette pour régler le tempo est une découverte. Les subdivisions de la mesure sont comptées. Les boutons sont larges et facilement accessibles et chacun est dédié à une fonction précise. L’écran rétro-éclairé facilite la lecture pendant le réglage des paramètres. Il utilise deux piles AAA.

Les moins :

Il n’y a pas d’aiguille pour l’indication du rythme. Il n’y a pas de dispositif pour le placer debout. L’allumage par appui prolongé sur un bouton est un peu saugrenu.

Conclusion

Métronome : Boss DB-30, Korg MA-1, TAMA Rythm watch RW-30

Métronomes : Boss DB-30, Korg MA-1, TAMA Rythm watch RW-30

Le Korg MA-1 m’a plu pour son prix. Les petites flèches indiquant la subdivision de la mesure et la petite béquille qui permet de le mettre en position redressée, m’ont amusé sans me convaincre. Mais à l’usage, il ne fait pas le poids face aux possibilités des deux autres.

La roulette de réglage du tempo Tama RW-30 et l’accessibilité des réglages m’ont vraiment séduit. Les deux sonorités de click différentes sont un plus.

Le Boss DB-30 de son côté est utilise un format de batterie moins pratique, mais a une aiguille pour battre la mesure. Il me semble avoir un volume légèrement plus élevé également, ou une sonorité de click plus perceptible par dessus le son de la guitare..

Si je devais vraiment établir un classement entre ces métronomes, je mettrais le Korg MA-1 en seconde position, et le Boss DB-30 et le Tama RW-30 premiers ex-aequo. A vous de voir si la roulette vous importe plus que la présence d’une aiguille.

Cette semaine, je vous parlerai encore de tout ce que les métronomes peuvent vous apprendre.