Mon actu et les prochaines dates de concert

Agenda

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Ceux qui me suivent sur Facebook et Twitter sont déjà au courant, côté concert, je jouerais à Bruxelles fin avril, et à Liège puis Louvain-la-Neuve fin juin.

Tests de matos à venir

Les visiteurs du site n’ont pas eu la primeur des annonces de concerts. Je leur ai gardé l’annonce des tests à venir. Bientôt je vous proposerai un test de l’enregistreur numérique Zoom H5, complément naturel de la caméra Zoom Q8 déjà testée ici. Je testerai également prochainement une tête panoramique motorisée pour caméras, de quoi prendre des beaux plans panoramiques du homestudio, du backstage ou du concert ainsi que des timelapse (montage, démontage ?).

Zoom H5

Zoom H5

Sing Along : le 22 avril à l’Abbaye de Forrest – Bruxelles (B)

En avril ce sera une date un peu spéciale. On m’a demandé d’assurer l’animation dans le cadre d’une soirée Sing along. L’idée c’est de faire chanter les gens, mais ce n’est ni The Voice, ni une chorale, ni un cours de chant, ni un karaoké, ni une jam, tout en étant un peu de tout ça à la fois. La différence ? C’est de remettre le plaisir et la rencontre vocale en avant. Pour un maximum de plaisir j’animerai cette soirée avec mon ukulélé.

Fêtes de la musique en Neuvice : concert le 23 juin au Senõr Duck Napo Estaminet – Liège (B)

J’ai le plaisir de retourner à l’Estaminet, certainement pour y boire un bonne bière, mais aussi pour un concert solo qui lancera les fêtes de la Musique 2017.

Sans luthiers, pas de guitares : concert le 24 juin à Louvain-la-Neuve (B)

Le lendemain du concert en Neuvice est une étape déjà traditionelle dans mon calendrier. J’ai rendez-vous avec les guitares fabriquées par les élèves de la section lutherie de l’IFAPME de Limal (Wavre). La soirée met leurs instruments fraichement terminés à l’honneur. Jacques Stotzem nous fait l’honneur d’être présent cette année. J’attends confirmation des autres musiciens présents.

A bientôt !

V-Moda Faders VIP, pour un silence de qualité ?

Protéger ses oreilles un sujet avec lequel on ne plaisante pas. Après un traumatisme sonore, les dégâts temporaires ou définitifs ne sont pas rares. Du petit bouchon en mousse (♪♫ le petit bouchon en mouss-euh ♪♫ air connu) jusqu’au casque à réduction de bruit, l’éventail des solutions est très large. Pour protéger mes oreilles d’une manière compatible avec une expérience musicale relativement intacte, j’ai testé les V-Moda faders VIP qui promettent -12 dB de réduction linéaire avec atténuation des fréquences dangereuses pour l’ouïe. 

Ceci n’est pas un écouteur intra-auriculaire !

V-Moda Faders VIP

V-Moda Faders VIP

De la mousse aux intras

Le bouchon en mousse est une solution universelle, économique et efficace, mais l’expérience musicale est fortement … émoussée. Les embouts en silicone avec filtre sont un peu plus précis, et permettent de choisir le niveau de réduction en adaptant les filtres utilisés. Il faut les enfoncer assez loin dans le pavillon de l’oreille pour bien s’isoler. Ils sont efficaces et relativement peu coûteux. Mais à l’usage, ils s’avèrent peu confortables à placer et à retirer.

L’étape suivante, avant les protections auditives moulées sur mesure est d’aller voir ce qui se fait pour quelques euros de plus en matière d’inserts auriculaires. Ce qui m’a conduit à jeter une oreille aux V-Moda faders VIP qui promettent un filtrage respectueux du son grâce à une construction plus complexe que le simple bouchon d’oreille.

V-Moda Faders VIP (image V-Moda)

V-Moda Faders VIP (image V-Moda)

C’est bien vendu …

Le déballage c’est comme les préliminaires. En général, la première impression influe fortement sur la suite de l’expérience. En résumé, le packaging est propre et qualitatif, mais pas très respectueux de l’environnement pour le rapport carton/plastique. Dans mon empressement, j’ai détruit l’emballage avant de prendre une photo. Tant pis.

Niveau accessoires on est gâté :

  • une boite de rangement
  • un cordon
  • les inserts
  • 4 paires de bouchons de silicone spécial de tailles différentes avec un code de couleur XS (noir), S (rouge), M (orange) et L (vert)

V-Moda Faders VIP : inserts XS, S, M et L

V-Moda Faders VIP : inserts XS, S, M et L

Le cordon est un accessoire utile pour pouvoir garder les faders autour du cou quand ils ne sont pas dans les oreilles. Ce cordon est fixé par deux petits embouts vissés, et peut être retiré si on le souhaite. Avec le cordon, les faders ont un petit look d’écouteurs intras qui n’est pas désagréable.

V-Moda Faders VIP : boite de rangement et cordon

V-Moda Faders VIP : boite de rangement et cordon

Sans surprise, la boite de rangement permet de … ranger les écouteurs. Le cordon pourra être placé dans deux encoches pour être porté en sautoir ou être rangé dans la boite avec les faders. Attention qu’avec les plus grands inserts, ranger le cordon s’est avéré un exercice digne de Tetris. Malheureusement, la charnière de la boite est une simple articulation en plastique. Elle finira par casser mais c’est une bonne idée de la fournir dans les accessoires.

V-Moda Faders VIP : sans le cordon

V-Moda Faders VIP : sans le cordon

… comme de bien entendu !

Question philosophique : si on reconnaît une belle musique à-la beauté de ses silences, à quoi reconnait-on un silence de qualité ? 

Contrairement à des bouchons en mousse ou un casque à réduction de bruit active comme mon Backbeat Pro de chez Plantronics, l’objectif des faders n’est pas d’isoler du son ambiant. La réduction de seulement 12 dB reste modeste. En raison de cette faible réduction la prudence s’imposera dans les environnements vraiment bruyants. Le nom des faders donne une indication de leur utilisation idéale : baigné de décibels dans le carré VIP du festival, une binouze dans la main, sans se faire démolir les tympans.

Dans l’ensemble, la musique et les conversations restent intelligibles. Même en poussant le volume à un niveau obligeant les personnes autour de moi à se boucher les oreilles, l’écoute reste confortable (pour moi). Quand on me crie dessus pour que je baisse le son, les voix sont audibles. Naturellement, l’aigu est un peu écrasé et on perd l’air et les détails en haut du spectre.

Évidemment, la cavité du pavillon de l’oreille est bouchée, ce qui peut entraîner une légère gêne et des sons anatomiques. On perçoit des sons de  manipulation du cordon (si on danse ?). Mais en plaçant le cordon dans la nuque, les bruits sont quasi inexistants. La transmission de notre propre voix est essentiellement transmise mécaniquement par la mâchoire et les os du crâne, ce qui est déroutant mais pas inattendu.

Conclusion

Pour moi, rien que le choix de la taille des inserts et les accessoires justifient le prix de 20 € si la qualité sonore est au rendez-vous, ce qui est le cas. Les inserts ont une certaine masse qui inspire confiance et la finition est propre. J’ai un petit regret pour la couleur. Le matériel promotionnel donnait l’impression que c’était un gris foncé plus classy. Finalement c’est un gris argenté un peu plus bling-bling. J’aurais dû prendre les rouges.

Ce que j’aime ?

  • la qualité du son filtré
  • les accessoires fournis
  • le niveau de réduction adapté aux environnements raisonnablement bruyants
  • la construction soignée et plutôt classe
  • le look qui rappelle un écouteur intra, plutôt qu’un cylindre de mousse médicale
  • le confort de placement

Des regrets ? Vraiment pour pinailler :

  • la couleur un peu moins classe que prévu
  • la charnière en plastique du boîtier de rangement

Finalement, tout ça mérite un bon 9/10 sur mon échelle de piments !

Chuck Berry est mort, hommage avec une tab de Johnny B. Goode

Chuck Berry est décédé à 90 ans. Il était un pionnier et une légende du rock’n’roll. Quel meilleur hommage que de jouer sa musique ?

Son titre le plus connu est sans doute Johnny B. Goode. Ce morceau mythique trouve même son moment de gloire au cinéma dans le cultissime « Retour vers le futur« . Mais Marty McFly commet une légère erreur quand il annonce un blues en Si, puisque c’est en Sib, tonalité favorables aux cuivres que Chuck Berry avait choisi. Il y a ce moment d’anthologie quand Marvin Berry, le cousin de Chuck Berry lui téléphone pour lui faire écouter le morceau … la boucle temporelle est bouclée, et le rock’n’roll est né !

voici l’original :

https://youtu.be/rVT65M4mRnM

Le solo

J’ai recompilé plusieurs transcription du célèbre riff de Johnny B. Goode, instantanément reconnaissable entre tous. J’ai essayé de recoller à l’original dans la forêt de tablatures plus ou moins pourries qui trainent partout. Pour l’acoustique, selon le tirant de cordes, le full bend sur la corde de sol risque d’être chaud, je l’ai modifié. Le full bend sur la note de Mib en half bend sur le Mi. A vous de voir. On trouve évidemment de nombreuses variations plus ou moins précises autour de ce thème, dans cette tonalité ou dans d’autres.

Intro et solo :Johnny B Goode - Chuck Berry

Intro et solo :Johnny B Goode – Chuck Berry

L’accompagnement

Pour l’accompagnement un riff de blues classique fera l’affaire. Il existe également des transcriptions en La qui viennent apparemment de la reprise par les Rolling Stones. 

Les paroles

« Johnny B. Goode » – Chuck Berry

Deep down in Louisiana close to New Orleans,
Way back up in the woods among the evergreens
There stood a log cabin made of earth and wood,
Where lived a country boy named Johnny B. Goode
Who never ever learned to read or write so well,
But he could play a guitar just like a ringing a bell.[Chorus:]
 
Go Go
Go, Johnny, go, go (4x)
Johnny B. Goode
 
He used to carry his guitar in a gunny sack
Or sit beneath the tree by the railroad track.
Oh, the engineers would see him sitting in the shade,
Strumming with the rhythm that the drivers made.
The people passing by, they would stop and say,
« Oh, my, but that little country boy could play! »
 
[Chorus]
Go, Johnny, go, go (4x)
Johnny B. Goode
 
His mother told him, « Someday you will be a man,
And you will be the leader of a big old band.
Many people coming from miles around
To hear you play your music when the sun go down.
Maybe someday your name will be in lights
Saying ‘Johnny B. Goode tonight’. »
 
[Chorus]
Go, Johnny, go, go (4x)
Johnny B. Goode

Enregistrement numérique : le décibel FS et la saturation

Suite à la publication de ma vidéo sur la prise en main de la caméra Zoom Q8, je reçois pas mal de questions et des commentaires sur les réglages vidéo et audio. Bien que cette vidéo ait été réalisée en partenariat avec les magasins BAX, je ne suis pas affilié de quelque manière que ce soit avec le fabricant Zoom. Mais je suis content de constater que ma vidéo à fait vendre quelques-unes de ces caméras. Un commentaire d’un acheteur a récemment retenu mon attention : une saturation du signal à l’enregistrement. Sans plus de détails en ma possession, cette saturation peut avoir de multiples sources : mauvais choix ou placement du micro, problème de préampli, problèmes à l’écoute, mais aussi un mauvais réglage du niveau d’entrée. Je vais me pencher sur ce dernier cas. Pour clarifier les choses, il faut d’abord redéfinir comment le son est mesuré et de redéfinir le décibel.

Le(s) décibel(s)

On parle de décibel – un dixième de Bel, une unité de mesure de l’atténuation du signal téléphonique, nommé d’après l’inventeur du téléphone Alexander Graham Bell. Ceci explique son orthographe. Tout comme pour le kHz, l’unité dérivée d’un nom propre prend une majuscule et son préfixe une minuscule: dB.

Malheureusement, cette unité sert à exprimer plusieurs réalités, raison pour laquelle on lui ajoute des suffixes :

  • la pression acoustique dB PSL, qui ne reflété que cette pression
  • les mesures pondérées dB A, dB B, dB C, qui tient compte de l’audition humaine aux différentes fréquences
  • des mesures électriques dans la transmission de signaux: dBu, dBm dBv dB FS.

Il s’agit toujours d’une mesure par rapport à une référence : une valeur négative signifie que la valeur absolue correspondante est inférieure à la valeur absolue de référence, une valeur nulle (signifie que la valeur absolue correspondante est égale à la valeur absolue de référence et une valeur positive signifie que la valeur absolue correspondante est supérieure à la valeur absolue de référence.

C’est une unité avec une échelle logarithmique. Ceci reflète que la perception par l’oreille humaine n’est pas linéaire. Un son faible est perçu plus fort, un son fort est perçu plus faible. Retenez que si mathématiquement 3 dB est un doublement de la valeur physique, 10 dB multiplie la puissance par 10 ce qui correspond au doublement de la puissance perçue par notre oreille. Simple, non ?

Le dB FS

Pour les niveaux d’enregistrements numériques, c’est le dB FS qui nous intéresse. Il signifie décibel Full Scale. Cette unité est apparue lors du passage au numérique. Le niveau 0 dB FS correspond à la valeur maximale permise qui peut être encodée par un convertisseur A/D. Au-delà, le signal sature et est écrêté. Malheureusement, les indicateurs ne sont pas toujours très clair sur l’échelle utilisée.

Dans une chaine analogique, on flirtait volontiers dans la zone rouge, le rapport signal/bruit était optimisé, la saturation analogique donnant du grain et du caractère au son.

Certains continuent à utiliser la zone rouge comme référence. Malheureusement, la saturation numérique, faite de craquements et de clics, est juste inexploitable. Le but sera d’amener le niveau des crêtes proche du 0 décibel full scale sans jamais le dépasser. Il existe des savants calculs du rapport entre le dB U (une mesure relative électrique) et le dB FS (une mesure relative numérique) pour définir le meilleur niveau, mais en général on recommande de rester aux alentours des -3 dB FS.

Il est toujours préférable de garder un peu de « headroom ». Le headroom est la différence entre le niveau moyen d’un son, et son niveau maximal. Selon l’instrument, l’écart sera faible, moyen ou important. Un écart trop important rendra le son désagréablement irrégulier, un écart trop faible sonnera plat et sans nuances.

L’idéal serait évidemment d’avoir une lecture simultanée de la moyenne et des pics, comme sur certains plugins, mais la miniaturisation et le budget des petits lecteurs numériques ne le permet pas.

Waves Dorrough

Waves Dorrough

Régler le niveau d’entrée des caméras et enregistreurs.

Contrairement au matériel analogique, le matériel numérique ne pardonne absolument pas les excès de niveau en entrée. A choisir, il vaut mieux un signal trop faible, que saturé et inexploitable. Outre le placement des micros par rapport à la source sonore, divers outils peuvent vous aider à trouver le meilleur réglage de niveau d’entrée. Dans l’ordre dans lequel je propose de les mettre en oeuvre :

Zoom Q8 - mixer

Zoom Q8 – mixer

 

Le indicateurs de niveau

Il existe plusieurs types d’indicateurs de niveau:

  • les VU mètres à aiguille (physiques ou logiciels) qui donnent un aperçu de la moyenne d’un signal et un rendu de la perception du niveau du signal
  • les RMS mètres qui donnent une moyenne de l’intensité du signal 
  • les PPM mètres ou peak mètres qui indique l’intensité des maxima du signal

Ces informations sont pertinentes à l’une ou l’autre étape de votre travail, mais les deux premiers sont des formats un peu obsolètes dans le monde numérique. Le VU mètre peut passer à côté de breves crêtes qui provoqueront de l’écrêtage, tandis que les RMS mètres ne montreront que les maxima sans donner un aperçu du niveau moyen. Certains plugins bien pratique combinent ces indicateurs.

T-racks-Metering

T-racks-Metering

 

 

 

Les niveaux d’entrée dans une chaine numérique

Pour le travail en digital, surtout à la prise de son, les pics seront la valeur à surveiller. Pour vous aider, la plupart des indicateurs de niveau ont une zone verte, une jaune ou orange et une rouge. Par exemple, sur la caméra Zoom Q8, l’écran de contrôle des niveaux affiche un peak mètre plus que probablement étalonné en décibel FS surmonté d’une indication de dépassement de niveau. Chatouillez le milieu et le haut du jaune-orange et évitez le rouge. Le haut de l’indicateur comporte une zone rouge qui restera illuminée en cas d’écrêtage. La zone de sécurité se situe entre -12 dB FS et -6 dB.FS. Pour un instrument créant des pics intenses et brefs, il faudra se conserver une marge plus importante, du headroom. Pour un instrument plus nuancé, on pourra pousser un peu le niveau d’entrée.

Zoom Q8 niveaux d'entreée

Zoom Q8 niveaux d’entrée

Vous pourrez augmenter le signal et lui donner un peu de saturation analogique en postproduction. Certains appareils proposent même de réaliser une prise de son de secours à -10, -12 ou -20 décibels. Mais attention, un signal trop faible pourra présenter du souffle ou du bruit qui sera amplifié parallèlement lorsque vous voudrez pousser le niveau. C’est un équilibre à trouver.

Le Pad

Si malgré tous vos efforts, vous continuez à saturer, un Pad (atténuateur) vous permet de réduire le signal d’entrée de -10 ou de -20 dB.

Le compresseur-limiteur

Un compresseur et un limiteur vous permettent de garder le niveau sous contrôle, mais je conseille de les utiliser avec parcimonie. Un signal mal compressé sera inexploitable en post-production. Ils sont recommandés si vous n’avez pas l’intention de retravailler le son en post-production pour des voix par exemple.

Voilà, j’espère ne pas me faire étriller par un spécialiste du son, car en définitive, procéder par essai et erreurs et connaître son matos sur le bout des doigts reste le meilleur moyen de ne pas se planter.