Au revoir les forums et l’un ou l’autre groupe Facebook …

Pour bien commencer l’année, j’ai quitté  l’un ou l’autre groupe Facebook et des forums où je traînais. Ouais je sais, quand on quitte un groupe Facebook ou un forum pas besoin de poster un message avant. Je me suis d’ailleurs abstenu de le faire. Au milieu des 10.832 utilisateurs du machin ma présence parfaitement dispensable passera complètement inaperçue.

Pourquoi en parler alors ?

Parce que c’est avant tout à moi que j’en veux de prendre parfois les choses trop à coeur. Je ne peux quand même pas laisser dire une horreur pareille ??? Ben en fait, si, je peux. Et je vais même m’abstenir de la lire dorénavant.

C'est pas un aéroport ici, pas besoin d'annoncer ton départ d'un groupe Facebook …

C’est pas un aéroport ici, pas besoin d’annoncer ton départ d’un groupe Facebook …

Pourquoi quitter le forum, pourquoi le groupe ? Parce que !

Pour les forums c’était simple, ils étaient moribonds. Dans les groupes Facebook c’est le bon sens et la convivialité qui sont mourants. Tout à coup, j’ai ressenti une énorme lassitude vis-à-vis de mon incapacité à ne pas répondre plus ou moins sérieusement à ces débats sans fins dans les groupes sur des thèmes aussi variés que :

  • « technique et vitesse » vs « émotion »
  • le meilleur … guitariste, ampli, matos, effet, concert, règlage, jeu de corde, câble … 

Finalement pas si variés, la liste tient en deux points.

Vieux con ? Affirmatif !

Je lisais consciencieusement ces longues suites de dialogues de sourds empreints de mauvaise foi et nourris de trolls. Je constatais les problèmes générationnels et le manque de recul de tous côtés sur des sujets subjectifs au possible. Et les trolls se dévorant entre eux, je n’étais pas en reste. Ca aurait pu être drôle si les gens avaient de l’humour et de la répartie, ou une conscience de leur mauvaise foi, mais ce n’est que lourd.

En colère ? Affirmatif !

Parfois j’ai osé vouloir m’intéresser à des genres que j’ai toujours ressentis comme mineurs ou anecdotiques pour m’ouvrir l’esprit. Mais on cultive un certain entre-soi moqueur qui ne permet pas la main ou l’oreille tendue.  S’ils ont remarqué mon absence, certains se diront qu’ils ont remporté une victoire. Personnellement, me réapproprier mon temps perdu, et un peu de paix intérieure me semble une victoire qu’aucun sursaut d’orgueil ne peut égaler.

Prétentieux ? No comment !

Je n’ai pas la prétention de croire que je détiens une quelconque vérité, ou que je n’ai pas trollé à mon tour ou usé de sophismes ou de mauvaise foi. Mais de temps à autre j’avais le plaisir de répondre sérieusement à une question, plaisir gâché par le déferlement d’âneries, de mythes à propos de la guitare ou de trolls purs et simples noyant quelques réponses sensées dans un océan de charabia. Un autre, sûrement plus savant que moi répondra dorénavant. Quant à poser une question soi-même, oublie.

Grammar-nazi ? Affirmatif ! 

Combien de fois je réfrenai, par respect pour les chartes, l’insulte face au manque le plus élémentaire de courtoisie dialectique. Le niveau d’orthographe ou de grammaire étaient déjà source de frustration quand il me fallut déchiffrer le sens d’une question ou d’une réponse, une ride pensive au front. 

Content ? Affirmatif !

Mais finalement, tout bien réfléchi, quelle est la valeur ajoutée de la participation à ces groupes pour moi. Ma participation m’a valu des visites bienvenues sur l’un ou l’autre billet de ce site. Pour le reste quelle perte d’énergie, quelle frustration. Ces groupes traitent à 95% de l’univers de la guitare électrique, les rares sujets qui m’intéressent vraiment y sont noyés. Je suis d’ailleurs resté membre de quelques groupes moins électriques dans tous les sens du terme.

C’est définitif ? No comment !

Je fais une pause. Comme l’enfant en colère, je m’envoie dans ma chambre et je reviendrai quand je serai calmé. Ou pas. On verra. On s’en fout. Vive 2018 !

Mes résolutions pour 2018 !

On choisit ses souvenirs comme on choisit le bonheur. J’ai lu que quand on vit un moment particulier, il est bon de se rappeler les trois souvenirs qu’on souhaite conserver. Que ce soit une journée, une année, on a ainsi marqué dans sa mémoire trois petites pierres blanches. Avant de m’envoler vers 2018 avec mes ailes en carton, je prends un moment pour choisir les trois souvenirs (musicaux) que je compte emporter de 2017.

2018, prends garde, car nous voilà ...

2018, prends garde, car nous voilà … 

Mes trois souvenirs de 2017

Même si ce ne sont que quelques minutes de musique dans une année de concert, évidemment le duo avec Jacques Stotzem occupe une place particulière dans mon année. Parce que c’est un rêve d’ado réalisé et une belle expérience musicale dans le cadre de la Ferme du Biereau.

Même si vous n’y étiez pas, le duo avec Seesayle sur Wild Roses de Nick Cave et Kylie Minogue pendant le soundcheck à l’An Vert reste aussi un très très beau souvenir.

Le matos et les différents tests de matériel m’auront encore une fois bien amusés. La prise en main de mon nouveau matériel vidéo, notamment pour le tournage du trailer de The Way to Go de Jacques Stotzem.

Ca fait plaisir de revoir cette liste de billets consacrés au matos.

Mes résolutions pour 2018

On est en face d’un modèle économique qui se cherche. Le rapport à l’offre et la demande est en pleine mutation. Continuer « comme avant » est déjà une résolution courageuse. Autour de moi, j’en vois qui jettent l’éponge, je vais encore m’accrocher un peu, il me reste du plaisir à prendre.

Continuer les petits tests, les billets sur divers sujets touchant à la guitare acoustique. Continuer les concerts, avancer malgré tout sur ce projet de CD, refaire des vidéos de mes nouvelles compos et des nouvelles vidéos de mes anciennes compos pour faire le ménage sur ma chaîne YouTube.

 

L’horloge pour pedalboard : DS Engineering Chronograph

L’heure est une contrainte importante en musique. Toute ma vie je me souviendrai de cette soirée de la Saint-Sylvestre où, par hasard, je remplaçais le DJ. Il était parti s’engueuler – puis se réconcilier charnellement – avec sa petite amie. J’ai lancé les douze coups de minuit à … 23h50. Le bar n’était pas prêt avec le champagne et les cotillons et je me suis bien fait engueuler. Mais le Hells Bells d’ACDC était une bonne idée. Même si ce n’est pas toujours aussi critique, pendant un concert, chercher des yeux une horloge, regarder sa montre ou son smartphone n’est pas très classe – Hey mec, tu n’es pas au bureau, là ! En plus, je préfère enlever ma montre pour jouer, question de confort. J’ai enfin trouvé le gadget pour résoudre le problème. Quel problème ?

Le temps, ce problème !

On connaît ces contraintes :

  • Tu joues une demi-heure et puis il y a un discours.
  • La première partie dure 20 minutes avant l’apéro, puis tu joues encore 40 minutes pendant le repas.
  • Il y a une annonce à faire vers 21h30.
  • La première partie c’est 45 minutes, soundcheck compris. 
  • Le concert doit se terminer à 23 heures à cause des voisins.

De mon côté, je me débats souvent avec les questions suivantes :

  • J’ai « vraiment » commencé à quelle heure ? 
  • Ça fait combien de temps que je joue ?
  • Je parle trop, ou pas assez ?
  • Le gars-là serait pas en train de faire pression sur l’organisateur pour me raccourcir mon set pour avoir plus de temps pour son soundcheck ? (Si si, ça arrive !).
  • Combien de temps il me reste ?

C’est pas tellement que je ne veux pas jouer plus longtemps que prévu, mais quand il y a des bonnes raisons pour avoir une contrainte horaire, être pro c’est de savoir s’y tenir. Du coup je cherchais une solution pour ajouter une horloge sur mon pedalboard.

Comme souvent quand beaucoup de monde a les mêmes problèmes, quelqu’un a trouvé une solution. Bien sûr j’ai vu des solutions à base de petits réveils, de montres collées au pedalboard ou de petites horloges de cuisine. Mais ma vue est vraiment trop mauvaise pour ce genre de solutions et mon pedalboard trop petit pour s’accommoder d’une trop grande horloge. Le cahier des charges : petit, alimenté en 9 Volts, très lumineux et lisible.

La solution ?

DS Engineering Chronograph horloge pour pedalboard

DS Engineering Chronograph horloge pour pedalboard

Une petite recherche internet m’a fait découvrir le Chronograph de chez  DS Engineering. C’est une petite horloge pour pedalboard. Le boîtier reçoit une alimentation de 9 Volts standard (80 mA). Une pile bouton CR23032 permet de conserver le réglage de l’heure lorsque l’affichage n’est pas alimenté. Le boîtier possède un seul footswitch. Ça peut paraître compliqué de tout faire avec un seul bouton, mais on s’y fait vite, je n’ai même pas pris la peine de lire le mode d’emploi. Pression longue pour sélectionner une fonction, pression courte pour activer, on comprend assez vite où on va.

Déballage

Une boite en carton, un petit sac de rangement en coton, une carte avec un QR code pour télécharger le mode d’emploi et l’horloge. Ça ne sent pas le luxe, mais on sent le pragmatisme de la démarche.

DS Engineering Chronograph

DS Engineering Chronograph

DS Engineering Chronograph

DS Engineering Chronograph

A l’allumage on est accueilli par le nom de la marque qui défile, et l’heure apparaît. Et elle était à l’heure. Ça n’a l’air de rien, mais c’est toujours mieux de ne pas commencer par devoir régler l’heure sur un nouvel appareil. Pour accéder aux réglages, il suffit de retirer l’alimentation puis de la remettre en tenant le footswitch enfoncé. Les réglages possibles sont l’heure, l’affichage 12/24 et l’alerte de temps résiduel qu’on peut fixer de 1 à 10 minutes ou 0 pour la désactiver.

Les fonctions : horloge, chronomètre et minuteur

Par défaut, le DS Chronograph affiche l’heure. Malgré la petite taille de l’horloge, le lettrage lumineux est parfaitement lisible en étant debout.

DS Engineering Chronograph

DS Engineering Chronograph

Un appui long sur le footswitch bascule sur le minuteur (Ctdn pour Countdown). Le temps fixé reste en mémoire de manière permanente. Un appui long pour changer les minutes, des appuis courts pour ajouter des minutes, un appui long pour changer les secondes, des appuis courts pour ajouter des secondes, un appui long pour sortir du mode de réglage, puis un appui long pour démarrer le décompte. Le décompte va de 1 à 99 minutes. Lorsque le temps résiduel est atteint – comme la tarte – l’affichage clignote pour attirer l’attention. Un appui long permet de réinitialiser le décompte. Le choix des appuis longs fait sens pour éviter les arrêts intempestifs ou les réinitialisations accidentelles.

DS Engineering Chronograph - le minuteur

DS Engineering Chronograph – le minuteur

Un appui long permet de passer au mode suivant, le chronomètre (Ctup pour CountUp). Un appui court démarre ou arrête le chrono. Utile en concert ou même en répet pour calculer la durée d’un morceau ou d’un set. Un appui long remet le chrono à zéro.

DS Engineering Chronograph - le chronomètre

DS Engineering Chronograph – le chronomètre

Pour finir, un dernier appui long revient à l’horloge. 

DS Engineering Chronograph

DS Engineering Chronograph

Simple et efficace …

Ça vaut un bon gros huit sur dix sur mon échelle de piments !

 

Bonnes fêtes ! Les remerciements et le récap 2017 …

Voilà, on y est … encore une de faite ! Environ 1100 tasses de café serré plus tard, l’année est pliée. Le site guitar.vanlochem.be va prendre quelques jours de repos pour les fêtes, après cet épuisant comparatif de réverbs. On se retrouve après pour discuter de tous les beaux cadeaux musicaux que vous aurez reçu dans un billet consacré au thème « Où revendre le matos dont on ne se sert pas … ? ».

La fin de l’année c’est le moment du bilan, de l’inventaire et des remerciements.

Merci !

Je tenais à remercier les endroits et les organisateurs qui m’ont permis d’aller à la rencontre du public, Sing-a-Long, le El Senõr Duck Napo Estaminet qui m’a accueilli deux fois, l’Ifapme qui m’a offert un duo avec mon maître et modèle Jacques Stotzem, dans des conditions idéales.

Je tiens à remercier Jacques encore pour m’avoir fait confiance pour la vidéo du trailer de son CD « The Way to Go ». Ensuite merci également au Vintage Brussels de m’avoir accueilli pendant deux jours. Le concert à la Guinguette du Parc de Forest a malheureusement été annulé en raison de la météo pourrie du mois d’août. On verra si on peut remettre ça en 2018. 

La MJ des Recollets et Lucky D ainsi que l’An Vert et Seesayle qui m’ont accueilli pour des premières parties. Merci à Quentin de m’avoir accueilli pour le Marché de Noël du Mr Bricolage de Gretry. Merci au Village de Noël de Liège de me permettre de prendre froid autour d’un verre ou deux juste avant les fêtes. Et merci aussi à tous ceux qui m’ont permis de jouer quelques notes lors de leurs fêtes privées. 

Merci, j’ai kiffé ces moments !

 

Sans luthiers pas de guitares - Jacques Stotzem & David van Lochem

Sans luthiers pas de guitares – Jacques Stotzem & David van Lochem

Je ne peux finir l’année sans avoir une pensée pour la belle petite Marie qui nous a quitté si brutalement, j’ai beaucoup pensé à elle quand je jouais de la guitare. Je n’ai pas la prétention de lui dédier un morceau, mais je lui offre une belle touffe de notes sauvages cueillies parmi les plus belles.

Musicalement, parle à ma main (gauche)

En 2017, j’ai beaucoup travaillé ma main gauche pour un meilleur toucher et plus de justesse. C’est encore toujours un préalable à la finalisation du projet de CD qui me hante depuis quelques années. Je finirai par y arriver. Un jour, je l’aurai !

J’ai également profité de cette année pour commencer à constituer mon premier pedalboard. Ce projet se continue avec l’acquisition de ma DI et l’achat de ma réverb

Le site

Le site aura eu légèrement plus de visites qu’en 2016 mais le nombre de visiteurs reste très stable et a triplé depuis la naissance du site. Merci également pour ça. 

Vous aimez les comptes-rendus de concerts et les tests de matos. Ca tombe plutôt bien, j’ai l’intention de continuer à en faire. N’hésitez pas à me faire part de vos envies.

Bonnes Fêtes !

Fêtes de fin d'année

Fêtes de fin d’année