Lonely Road, nouvel album solo pour Jacques Stotzem

Jacques Stotzem - Lonely Road

Jacques Stotzem n’a rien à prouver … et il le prouve. 

Comment enchaîner après le succès tonitruant de « Catch the spirit » ? Faire un autre album de reprises ? Joindre la parole au geste et s’associer à une chanteuse de talent ? Tout ça est dans la boite à projets.

Mais d’abord, un bon vieil album de compositions solo. 

Après avoir déchiré la cellophane, je me suis plongé longuement dans les images de la pochette … J’aime beaucoup l’ambiance de la photo de couverture. Un simple ruban d’asphalte luisant de pluie et écrasé par un ciel menaçant, un ruban pris entre ce qu’on devine être l’orée d’un bois et des champs qui pourraient être en Irlande, ou près de Verviers, voire dans le nord du Japon … une photo qu’on imagine prise depuis une voiture, peut-être en tournée. Un simple lettrage blanc – Jacques Stotzem Lonely Road.

Lonely road, route solitaire ? Sur un album instrumental, on est libre d’imaginer toutes les justifications pour un titre. Quitter l’esprit des grands musiciens de rock qui planait autour des morceaux de Catch the spirit ?  Reprendre la route seul avant de sortir cet album en duo avec chant ? Reprendre la route, simplement, comme évoqué par le verso, montrant un coffre de guitare globetrotter bariolé d’autocollants et posé dans un décor urbain ? Ou tout simplement, un carnet de voyage montrant des instantanés de la vie d’un musicien en tournée ? Toutes ces pensées ont traversé mon esprit. Il est temps de glisser la galette de polycarbonate dans mon lecteur … et de jeter la boulette de cellophane collée dans ma main.

J’ai été surpris par la première piste de l’album … la contemplation de la pochette avait créé un sentiment vaguement nostalgique et me voici face à un morceau rock. Cet album commence par un trait d’union vers l’album précédant: Twenty-one. Un coup de chapeau de l’artiste à Classic21 et Marc Ysaye qui ont soutenu l’album « Catch the spirit », ce qui a permis à Jacques Stotzem, musicien déjà reconnu internationalement, de rencontrer un franc succès en Belgique, en radio, à la télé et sur scène. Twenty one montre pour ceux qui en douteraient que c’est bien la patte de Jacques qui donnait le ton dans les arrangements rock de Catch the Spirit.

Avec Irish Hills, on plonge (enfin ?) dans l’ambiance mélodique qui caractérise la musique made in Stotzem. Suit un Before and after aux accents plus lyriques.

Sur Picking in Paris un morceau en picking plus traditionnel,  Jacques évoque la french touch de Michel Haumont (et, plus lointain, Marcel Dadi), avec élégance et un peu de lyrisme et quelques accents indéniablement stotzemiens.

Je suis toujours embêté quand je veux parler des balades, comme Heart of the night, Before and after) ou encore The forgotten one qui m’emmènent ailleurs et dont je savoure les nuances impressionnistes, des nuances  construites touche par touche avec des notes posées sur un délicat fond de basses.  Comment parler de cette pureté et de l’immense plaisir que je ressens à me promener dans cet univers de délicieux détails. Ce serait comme décrire un coucher de soleil sur l’eau ou un lever de lune sur un paysage givré, mission impossible.

J’ai vraiment un coup de coeur Through my window, un morceau que j’ai une envie folle de qualifier de soft rock … avec un crescendo passionnant et des inventions harmoniques à chaque coin de mesure.

Suit The red curtain avec des sonorités un plus rauque, où la guitare aboie avec une belle souffrance contenue … une sorte de blues moderne et dandy, qui se résout en une longue plainte montant crescendo.

Il est temps de se quitter avec Time to leave, le temps de reprendre la route …  sous la pluie, en enfilant son manteau de nostalgie aux poches remplies de souvenirs, une mélodie posée sur le coin des lèvres.

Un album à recommander autant si vous êtes fan de longue date, que si vous avez découvert Jacques Stotzem récemment. Un album pour vous convaincre qu’avant, pendant et après Catch the Spirit, Jacques Stotzem est bien – ce – compositeur mélodiste talentueux qui fait ce qu’il veut de sa guitare, pour notre plus grand plaisir.

Vous pouvez écouter des extraits et acheter « Lonely Road » sur le label de Jacques Stotzem: Lonely Road – Jacques Stotzem ou sur Amazon.

Sortie officielle le 9 novembre.

L’histoire des cordes de guitare selon Martin

Vidéo: Je me suis fait tout petit (G. Brassens) – acoustic fingerstyle cover

Petit clin d’oeil à l’artiste … avec une reprise instrumentale …

Georges Brassens, né à Sète dans l’Hérault le 22 octobre 1921 et mort à Saint-Gély-du-Fesc (également dans l’Hérault) le 29 octobre 1981, est unpoète et auteur-compositeur-interprète français.  Il mit en musique et interpréta, en s’accompagnant à la guitare, plus d’une centaine de ses poèmes et ceux d’autres poètes dont Paul Fort. Il enregistra de 1952 à 1976, quatorze albums.

Chouette, j’ai perdu un abonné !

Faire de la promotion est un acte délicat, mais un mal nécessaire. Il faut trouver le juste milieu entre être visible, se rappeler au bon souvenir des gens (surtout pour les dates de concert) et ne pas importuner lourdement.

Certains outils, comme la fan page facebook sont d’ailleurs assez mal foutus à cet égard. Je ne peux pas notifier mes « fans » d’un nouvel évènement, seulement mes amis, alors que mes fans ont spécifiquement déclaré s’intéresser à ma musique, contrairement à mes amis. Si je veux notifier mes fans, je dois donc partager l’événement sur mon mur et mes amis seront donc notifiés également, ce qui crée des doublons.

Pour les emails, je fonctionnais jusqu’ici avec une liste d’emails un peu arbitraire de gens avec qui j’avais été « en contact à un moment donné » au sujet de la guitare. Pas très propre comme manière de faire.

J’ai décidé d’utiliser un outil spécifique (mailchimp et son singe facteur) qui, outre un rendu très pro(pre), respecte au maximum les prescrits légaux (mention d’un nom et d’une adresse physique, opt-in, opt-out, désinscription facile). AInsi je peux offrir la possibilité aux personnes intéressées de s’inscrire pour être informé des dates de concert, mais surtout de se désinscrire  pour ne plus recevoir de mails de ma part. Il y a d’autres outils, chacun à ses avantages et ses défauts, après avoir exploré le sujet j’ai décidé de tester celui-là.

Ma première campagne est partie hier, et bonne nouvelle, j’ai déjà un désabonné. C’est la preuve que les choses se passent dans de meilleures conditions pour mes destinataires, un point essentiel à mes yeux.

Evidemment la médaille à son revers … pour certains serveurs, la façon « polie et correcte » passe tout de même pour du SPAM et je vais sans doute perdre d’autres abonnés. Quand je pense que les powerpoints de Licornes et les légendes urbaines par mail n’ont pas ce genre de soucis !

Mais comme pour les amis Facebook, l’important n’est pas d’avoir un grand nombre de contacts, mais d’avoir des contacts intéressés et/ou intéressants.