Je suis déjà très fan de cette chanson, mais là on atteint des sommets 🙂
Compte-rendu de la Jam acoustique au Hertogenwald
Un petit set solo en ouverture, un second passage avec un peu de blues en chanson (!), et une chouette soirée.
« God bless GPS » me suis-je dit en traversant Eupen lardé de travaux et de déviations pour arriver au Camping Hertogenwald. Je tape la semelle dans le froid en attendant « mon homme de confiance sur place » (« homme » qui est en fait une charmante jeune fille, mais passons). Devant la porte fermée d’un café, j’ai toujours 15 ans et je n’ose pas entrer à moins de connaître quelqu’un dans la place. Paradoxe cruel et étonnant que cette timidité, alors qu’une heure plus tard je suis sur la petite scène.
Le bistrot est sympa, la déco trahit une vraie passion pour la musique. L’accueil est chaleureux, tout comme le poêle à bois où je réchauffe mes doigts. Vu que je ne viens que pour jouer quelques morceaux, j’enfreins une de mes règles sacrées et je bois une bière avant de jouer. Je découvre la jolie petite scène aménagée dans un coin. Après quelques minutes de dégel physique et mental, je prends la scène … après quelques ajustements sommaires pour le son qui est rustique mais bon (si un jour je viens pour un concert complet ici, je prends mon ampli). La soirée est encore jeune et le public reste accroché au bar, mais écoute et applaudit tout de même. La scène et l’avant scène sont parfaitement jaugés et c’est très agréable de jouer là, je me fais plaisir. Pour ne pas transformer la jam en concert solo, j’ai limité ma playlist à 5-6 morceaux significatifs, essentiellement des compos. Annoncer les morceaux en allemand, bosser sur l’engagement à 150% dés la première note, c’est un bon exercice pour les concerts futurs. Je croise des regards, des sourires, j’ai des applaudissements et quelques commentaires positifs en sortie de scène. Une partie du set a été filmée, on verra si c’est exploitable. L’objectif avoué est de faire connaître ma musique pour pouvoir revenir, qui sait, si ma musique séduit, pour un concert solo. Lire la suite
Me voilà SMART !
Pour ceux qui l’ignorent SMART est l’association professionnelle des métiers de la création.
SMART permet de faciliter la gestion des contrats et du défraiement pour les prestations artistiques, en l’absence d’un statut crédible pour les artistes
(non, le statut de pseudo-chômeur n’est pas un statut crédible, parce qu’il entretient une confusion entre l’artiste qui pratique un métier, et le chômeur, qui recherche un emploi, … ce qui ne sert ni les uns, ni les autres, mais ceci est mon avis).
Quand je pense que pour les revenus des footeux, des coaches aux genoux craquants et des arbitres du dimanche, une rubrique existe dans les déclarations d’impôts avec un taux d’imposition avantageux. Ce serait si simple !
En ce qui me concerne, j’avoue que mon statut ne m’est toujours pas très clair, car j’ai un travail à temps plein et je ne pratique qu’occasionnellement des prestations contractuelles ou au cachet. L’inscription à la SMART est surtout pour moi une manière de faciliter le travail des ASBL, des musiciens sous statut et organisateurs qui souhaitent me rémunérer ou me défrayer. Car je persiste à penser qu’il faut se faire payer pour des tas de bonnes raisons.
Le revers de la médaille est qu’à cause du prélèvement du droit d’inscription, des 6% à destination de SMART et d’un précompte professionnel, le cachet est inévitablement augmenté sous peine d’y laisser ma culotte, mais c’est le prix de la transparence. Il s’agit donc avant tout d’une possibilité supplémentaire pour moi dans le cadre de collaboration et d’organisations pour lisser la partie administrative.
Bref, je vais de l’avant, à tâtons, avec un beaucoup de naïveté et un peu de culot …
