Pour ceux qui l’ignorent SMART est l’association professionnelle des métiers de la création.
SMART permet de faciliter la gestion des contrats et du défraiement pour les prestations artistiques, en l’absence d’un statut crédible pour les artistes
(non, le statut de pseudo-chômeur n’est pas un statut crédible, parce qu’il entretient une confusion entre l’artiste qui pratique un métier, et le chômeur, qui recherche un emploi, … ce qui ne sert ni les uns, ni les autres, mais ceci est mon avis).
Quand je pense que pour les revenus des footeux, des coaches aux genoux craquants et des arbitres du dimanche, une rubrique existe dans les déclarations d’impôts avec un taux d’imposition avantageux. Ce serait si simple !
En ce qui me concerne, j’avoue que mon statut ne m’est toujours pas très clair, car j’ai un travail à temps plein et je ne pratique qu’occasionnellement des prestations contractuelles ou au cachet. L’inscription à la SMART est surtout pour moi une manière de faciliter le travail des ASBL, des musiciens sous statut et organisateurs qui souhaitent me rémunérer ou me défrayer. Car je persiste à penser qu’il faut se faire payer pour des tas de bonnes raisons.
Le revers de la médaille est qu’à cause du prélèvement du droit d’inscription, des 6% à destination de SMART et d’un précompte professionnel, le cachet est inévitablement augmenté sous peine d’y laisser ma culotte, mais c’est le prix de la transparence. Il s’agit donc avant tout d’une possibilité supplémentaire pour moi dans le cadre de collaboration et d’organisations pour lisser la partie administrative.
Bref, je vais de l’avant, à tâtons, avec un beaucoup de naïveté et un peu de culot …
