Ma guitare … et vous, au Senor Duck ! (Guest: Olivier Poumay -harmonica) – 03/03/12 – The Senor Duck – Liège – Belgique

Compte-rendu: « Contes et Guitare » à la Toccata !

Contes & Guitare

Franc succès pour la deuxième édition du spectacle Contes & Guitare, dans une (petite) salle comble, Certains assisteront à une partie du spectacle debout sur l’escalier, ou à la limite du torticolis. Un accueil charmant, des moments d’émotion et de rire, des moments complices entre les artistes et avec le public. 

Rumelin m’avait averti qu’il avait déjà bon nombre de « réservations » pour cette soirée. Au point que nous avons réfléchi longuement sur une manière de placer la scène pour gagner des places … hélas, en arrivant à la Toccata, il a bien fallu constater qu’à moins de casser les murs ou un escalier, la jauge ne pouvait être augmentée.

Je suis arrivé un peu en avance et j’ai traîné dans la voiture sur le parking, impossible de prendre tout le matériel en une fois, et impossible d’abandonner la voiture avec du matériel dedans. Le conteur arrivant en bus, avec des horaires capricieux, le montage se fera un peu vite, mais ça reste gérable. Petite angoisse supplémentaire, je jouais avec des nouvelles cordes inconnues, et je craignais de devoir ajuster le son, mais finalement, rien à retoucher. Je m’occupe de la mise en place du fond de scène avec l’assistante de Rumelin, et me charge du placement et raccordement de l’ampli. Sangeeta, l’assistante de Rumelin, filmera une partie du spectacle (la vidéo suivra, quand elle sera montée).

Le spectacle démarre par quelques mises en bouche, qui me servent à peaufiner le son, pendant que le public se met en place. Je joue du picking pur jus avec Finger stomp, Triangle bermuda exit … et puis une ballade pour faire descendre l’énergie. Rumelin et son assistante distribuent le menu à base de contes et de morceaux de musique, et expliquent le concept de cette soirée interactive. Je rejoue un dernier morceau pour laisser tout le monde parcourir le menu et discuter avec son voisin.

Le spectacle entame son cours imparable, cette alternance de contes sucrés et salés, de morceaux dynamiques et de balades rêveuses. Avec Rumelin parfois on échange une plaisanterie ou un bon mot (non préparé), et cette complicité (réelle) semble faire mouche.

Le spectacle connait une entracte un peu prolongé, on est à la maison sur scène, et on perd un peu de temps avec les amis. Libre à nous de resserrer les boulons si on exporte le spectacle dans d’autres cadres.

On a même pas besoin d’orienter le choix du public qui spontanément assortis les morceaux de musique avec les contes qui ont précédé en se basant sur les titres et les évocations des univers mises en sous-titre. Sur la fin du spectacle j’alterne quelques pièces au Ukulele avec la guitare, et cette fois-ci, la partie chantée se passe bien, avec une fort belle participation du public sur ‘Couleur Café » de Serge Gainsbourg.

Nous terminons par un rappel chacun … démontage, puis on croque un croque-monsieur posé devant un petit verre de rouge.

Rendez-vous ce soir pour un concert solo au Senor Duck, rendez-vous d’ici quelques jours pour la vidéo montée et le 06/04/2012 pour l’édition suivante du spectacle. Enfin pour terminer, le 16/04, une édition spéciale Vins, Contes & Guitare au Centre culturel de Dison.

Café, Contes & Guitare – 02/03/12 – La Toccata Crème de café – Liège – Belgique

Contes & Guitare

Essai de cordes: Martin Lifespan SP 80/20 (.010-.047)

Martin Lifespan SP (.010-.047)

Pour ceux qui l’ignorent je joue habituellement avec des d’Addario EXP 15 extra-light (après avoir joué un tirant custom-light pendant un temps).

Mais je ne suis pas marié à d’Addario et pourquoi ne pas aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

J’ai rencontré des petits soucis de fiabilité avec les cordes d’Addario dernièrement (Si et Mi à la ramasse, difficulté à tenir l’accordage), choses qui n’arrivaient pas jusqu’il y a un an ou deux environ. Pourtant visuellement rien n’a changé. Du coup, je jette de temps en temps un oeil sur la gamme SP chez Martin, et j’ai toujours été étonné de l’absence de tirants extra-lights dans les assortiments des magasins en ligne.

Cet après-midi, je suis passé chez mon maître pour lui demander son avis sur deux ou trois petites réglages, quand j’ai vu ce set de cordes, un ovni pour moi, des Martin Lifespan SP en tirant extra-light. …  j’ai eu très envie de les essayer.

Ce sont des cordes haut de gamme, produites par un fabricant qu’on ne présente plus. Elles sont enduites selon un procédé développé par Cleartone (pour en savoir plus sur le procédé technique, Google est votre ami). L’alliage 80/20 promet un son plus chaud et rond. En théorie, le core circulaire des cordes annonce une petite souplesse supplémentaire par rapport à un core hexagonal qui ancre les spires des cordes sur ses arrêtes.

Le toucher:

On sent un peu plus le côté « coated » que sur les d’Addario qui sont plus « sèches/rêches » au toucher (ce n’est pas gênant, mais je le perçois). Elles sont agréables à jouer, plutôt souples pour les bends et vibratos. J’adore l’attaque et la réponse aux onglets d’un point de vue mécanique. Les hammer et pulling-of me donnent l’impression de mieux répondre au point que j’ai moins de souci de timing dans certains traits que je peux mieux gérer au rebond.

Très agréables à jouer, tant à la main droite qu’à la gacuhe, avec un petit bémol pour cette sensation de cordes « coated » (mais on est à mille lieues des sensations que procuraient les toutes premières cordes Elixir, pour qui a eu la (mal)chance de les tester.

Pour le son:

J’adore l’attaque et la partie montante du son, vraiment beaucoup, qui me semble moins crispé (sans doute le son « cloche » du bronze p-e qui ouvre bcp d’harmoniques rapidement). On prend plaisir à les faire sonner, il y a vraiment comme un sourire dans ce son … elles ont envie de sonner, le font volontiers et bien. Harmoniques, tapping harmonique,  slap, accords en brush, basse alternée étouffée ou non, traits de solos (belle réponse du son dans l’attaque des cordes !). Je ne les ai pas vraiment testé aux doigts, mais je ne joue que rarement doigts nus.

Dans les notes plus douces et le sustain, je suis un peu moins fan, il reste un je ne sais quoi d’un peu métallique comme sur des cordes très neuves (ou alors ça va s’estomper, mais plus lentement que sur les d’Addario – chose que j’ai tjs apprécié sur les EXP). Si cette composante du son se matifie un peu au bout de 5-6 heures de jeu, alors je suis preneur.

Mon verdict (provisoire):

Je préfère les d’Addario, mais le manque de fiabilité m’insupporte (au pif, un jeu sur quatre semble poser problème, à 11 euros c’est mal !).
Je pourrais changer pour être tranquille, mais si on me fabrique des cordes ayant l’attaque des Martin SP 80/20 XL avec le sustain des d’Addario EXP 15, je serais le plus heureux des hommes. Mais la part de subjectivité reste énorme dans tout ça, le test de cordes reste un concept étrange.

Restent à évaluer: la durée de vie, l’évolution du son et du toucher avec le temps de jeu. Et voir comment s’en procurer facilement à bon prix.

Demain, je serai sur scène avec ces cordes. Peut-être samedi aussi, si elles tiennent leurs promesses de durabilité.

La corde idéale reste à inventer, mais on s’approche … et Martin semble faire un pas dans la bonne direction.