Rentrée des classes: case rigide ou gigbag pour votre guitare ?

Le case, fidèle compagnon dans l’ombre du maitre (Jacques Stotzem)

Les cours reprennent ! Les instruments sagement rangés vont reprendre leurs aller-retours entre la maison, la salle de classe et, pour les plus chanceux, la direction les backstage des concerts. Une guitare acoustique, ou électrique, reste un objet fragile, qui nécessite quelques précautions lors du transport.

Que choisir, dans un éventail allant de la housse en plastique zippée au case rigide en fibre de verre ?

Les éléments déterminants seront la valeur (sentimentale et/ou marchande) de votre instrument, votre budget et surtout le degré de protection souhaité et le poids que vous souhaitez transporter. En tous les cas, la guitare doit être maintenue fermement en place, une protection qui n’est pas ajustée, ne sera pas efficace.

La boite en carton du magasin:

Elle est gratuite (si on vous la donne, demandez la), très légère et ne protège de rien, pas même de la poussière.

Mon avis: N’en attendez rien, mais si vous avez de la place, conservez la pour y mettre une guitare dans un case, pour protéger le case des griffes et des salissures pendant un transport !

La housse zippée:

En tissu ou simili-cuir, sans rembourrage, ni renforts, elle dispose d’une poignée, d’une tirette, parfois d’une sangle et d’une poche pour les partitions. Souvent offerte avec la guitare, elle protège de la poussière, mais elle ne protège ni des chocs, ni des chutes. Il n’y a pas de soutien pour le manche. Les modèles possédant une tirette dans le bas où on doit enfiler la guitare désaccordent l’instrument. Vous risquez de faire des petits coups dans le vernis avec la fermeture éclair.

Combinez cet genre de housses avec un peu de distraction, l’oubli de fermer la tirette, ou l’envie de la poser dressée contre une table et vous casserez votre tête de manche ou une mécanique tôt ou tard. Si vous tombez sur votre guitare, elle est cassée. Si vous vous asseyez dessus, elle est cassée … si la clé en croix glisse dans le coffre de la voiture lors d’un freinage, elle est cassée.

Mon avis: si votre guitare est très bon marché, vous pouvez vous en contenter, à condition d’être extrêmement soigneux et attentif.

Le Gigbag:

A ne pas confondre avec la housse mentionnée ci-dessus. Un vrai gigbag a des caractéristiques techniques plus étoffées: rembourrage et renforts, soutien du manche, système de portage en sac à dos, parfois des inserts rigides ou semi rigides, une poche à accessoires, une tirette qui fait le tour de la guitare et permet de dégager l’instrument en entier. Un bon gigbag garde partiellement sa forme, même quand il n’y a pas de guitare dedans

Mon avis: une bonne option qui combine légèreté et protections pour une utilisation de nomade urbain (par exemple: les transports en commun). Attention toutefois aux environnements à risque, comme le transport dans un coffre de voiture, ou un backstage. Un flightcase ou un ampli déplacé maladroitement ou pire, posé sur la guitare (cas vécu !), aura des conséquences désastreuses.

Les case rigides:

Si vous avez une bonne guitare, ne lésinez pas sur le budget pour sa protection. Une guitare à 3000 euros, mérite un case à 300 euros !

Il faut se méfier de certains cases en plastique semi-rigide (ou en carton bouilli),  ainsi que ceux en polystyrène, dont le dégré de protection s’apparente plus à celui du gigbag. Le poids est malheureusement un bon indicateur. Il existe des sangles de portage combinant les avantages du coffre rigide avec ceux du portage sur le dos.

Pour un transport en voiture, avec le matériel du groupe ou pour une vie et survie de guitare de backstage, le case est incontournable. Le case offre une protection temporaire contre les variations brutales de température ou d’humidité, car il mettra un peu de temps à se réchauffer ou à se refroidir, et on pourra contrôler le degré d’humidité a l’intérieur avec les accessoires adéquats.

Si vous prenez l’avion, un case en fibre de verre, lourd et quasiment indestructible sera « suffisant », moyennant certaines précautions. Tout autre option (à part le transport en cabine) sera une prise de risque inconsidérée.

Mon avis: le meilleur choix, pour toute guitare dépassant les 400 euros. Si vous ne changez pas de type de guitare, avec un peu de chance, un bon case vous servira pour plusieurs des guitares de votre vie.

Quelques conseils pour bien utiliser votre case:

Ménagez votre guitare, même enfermée ! Même à la maison, votre guitare est à l’abri dans son case. Attention aux chutes, posez le à plat quelque part. Attention aux accessoires se promenant librement dans la case, vous avez le compartiment à accessoires, utilisez-le. Placez un hygromètre si votre guitare le mérite. Attention aux papiers et aux livres posés sous la guitare … certains solvants pour encre aiment le vernis des guitares !

Fermez TOUJOURS au moins une attache ! Si quelqu’un (ou vous même !) déplace la guitare, vous n’aurez pas à le regretter.

Bonne rentrée !

Showcase et présentation des guitares Martin par Jacques Stotzem à Dison

Jacques Stotzem tiendra un showcase Martin le 14 septembre à la salle des fêtes de Dison (20h). Un showcase organisé par Musique Fraipont. C’est gratuit et c’est l’occasion d’essayer de bonnes guitares.

Jacques Stotzem: Martin guitar showcase et concert

Compte-rendu du stage avec Jacques Stotzem à Kreativa (Amel)

Stage Kreativa: Jacques Stotzem & Géraldine Jonet (photo: Claudia Nizet)

On me demande parfois pourquoi je vais au stage, pourquoi je prends des cours.

Je trouve cette question embarrassante tellement la réponse est évidente: pour apprendre. On n’en finit jamais d’apprendre … et quelle que soit la couleur de la ceinture qu’on s’imagine porter, en dessous, on porte toujours la ceinture blanche, celle de l’apprenant.

Je n’ai jamais eu la prétention d’avoir atteint un quelconque niveau que j’estimerais suffisant ou satisfaisant.

Et enfin, rester dans la peau d’un élève fait de moi un meilleur prof, du moins je l’espère.

Un peu fatigué de la veille, je quitte la maison, direction Amel, pas loin du lieu de ma naissance et de mon enfance, au coeur de la partie germanophone du pays. Une excellente occasion pour pratiquer mon allemand, parfois un peu rouillé.

Arrivé sur place, on retrouve un bon paquet d’habitués et de tête connues (plus habitués que moi qui avait loupé les dernières éditions de ce stage). Brève présentation de chacun et mise en place des groupes. Géraldine Jonet s’occupera d’un groupe de débutants et Jacques prendra les avancés.

Les débutants se lancent sur les fondements du style: basse alternée, accords habillés de notes mélodiques.

Au programme de mon groupe, 3 morceaux de style divers, composés sur mesure par Jacques pour répondre à 3 objectifs: être abordable, contenir les éléments techniques et interprétatifs propres au style fingerpicking, et être agréables à jouer. Ce qui rejoint ma conviction qu’il faut jouer les pièces simples et les pièces techniques avec le même souci de qualité.

Pari réussi avec les 3 morceaux qui sont:

  • Play it bluesy: un morceau dans la veine blues-rock, avec une emphase sur les doigtés de la main droite
  • Lueur du soir: une valse lente, pour travailler les voicings d’accords, l’attaque et le toucher
  • Ready to go: un morceau dynamique, qui s’inscrit dans la technique traditionnelle du picking en basse alternée

Le programme peut sembler copieux pour deux jours (et il l’est), mais l’objectif est de déchiffrer les morceaux. Le vrai travail viendra ensuite.

Géraldine Jonet et son groupe

Géraldine Jonet et son groupe

Les séances de travail sont entrecoupées de repas pris sur place … de la (très bonne) soupe à midi, et un très bon repas le samedi soir au gite où certains stagiaires venus de plus loin ont choisi de passer la nuit. Après le repas, petite jam assez calme, la journée a été éprouvante pour les doigts. On a fait dans le kitch/ringard. Retour à la maison vers minuit « et une chique », comme on dit à Liège.

Les repas dans la salle de Kreativa

Deuxième journée de stage, petit café en arrivant pour se remettre les idées en place avant d’attaquer le morceau suivant. Après le repas de midi, on termine par le morceau le plus énergique, histoire de s’achever.

Jacques Stotzem en pleine Masterclass

Un très bon weekend, avec des pièces passionnantes à bosser. Quelques photos et une vidéo suivront …

 

 

Enregistrer la guitare acoustique selon Adam Rafferty

Un guitariste nous montre le workflow qu’il utilise pour ses vidéos YouTube …