Le trépied ultime ? Peakdesign travel tripod

Je vais me permettre un petit écart par rapport à la musique pour vous parler d’un accessoire photo/vidéo. C’est un tout petit pas de côté, car pour un artiste en 2022, la photo et la vidéo font partie de l’inévitable travail de promotion et d’autopromotion. Plus précisément je vais vous parler d’un trépied de la marque Peak Design

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Je suis fan de Peak Design

C’est plus fort que moi. Je suis un grand fan de cette marque qui a le don de créer la hype autour de leur produits. Leurs premiers produits ont été crowdfundé, et depuis lors, ils ne cessent de proposer des accessoires classes et bien pensés. Un peu comme Rode en ce qui concerne le podcasting, ils ont l’art de trouver les détails qui facilitent la vie. Je possède déjà quelques sacs de cette marque (un sling, un tote et un sac à dos, ainsi qu’une tech pouch assez géniale, rien que çà) et des supports pour porter sa caméra à la ceinture ou sur les bretelles d’un sac à dos. Mais je n’avais encore jamais mis la main sur leur travel tripod.

Pourquoi ce trépied et pas un autre

La légende marketing veut qu’ils soient repartis d’une feuille blanche pour créer ce trépied. L’idée était de le rendre aussi compact que possible. Ce qui fait la différence ce sont toutes les petites idées intégrées à l’objet qui le rendent super agréable à utiliser.

Il existe dans une version carbone, plus légère et plus rigide, pour l’usage intensif. Ici c’est la version aluminium que j’ai peu prendre en main.

La compacité

Sa housse élégante, mais surtout solide et résistante à la pluie (y compris les fermetures éclair) protègera le trépied de l’eau et de la saleté. Ce trépied est conçu pour pouvoir être glissé dans un sac à dos. Mieux, si votre sac à dos possède une poche pour mettre une gourde ou une bouteille d’eau, il y entrera sans souci. Il ne pèse qu’un kilo et demi. Sans doute pas le plus léger, sans doute pas celui qui vous accompagnera en haut du Mont Blanc, mais un compagnon aussi à l’aise à la ville qu’à la campagne.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Il trouvera sa place dans le porte gourde d’un vélo ou attaché sous le cadre, grâce à ses points de fixation. Une discrète poignée de transport facilite sa manipulation, Et cette housse protégera également votre sac ou vos objets personnels du contact rude du métal.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Mais il ne faut pas se laisser tromper par la petite taille du trépied replié. Une fois déplié c’est un géant. Il passe de 39 cm à 1 m 60.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Cette compacité est due à une tête de type « ball » hyper compacte parfaitement ajustée avec le reste du trépied. Il peut également se configurer au ras du sol pour du packshot ou de la macro. En inversant la colonne dans le trépied, on peut même se placer littéralement au ras du sol. Un niveau à bulle permet de verifier l’horizontalité.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

C’est vraiment un bel objet à manipuler. Tout est précis et tombe sous les doigts.

D’une seule main

Le trépied se manipule quasiment d’une seule main. Les pieds s’ouvrent avec des clips. Il suffit d’ouvrir le nombre de clips désirés, puis de laisser faire la gravité. La colonne centrale permet de faire l’ajustement de la hauteur finale. Les pieds sont garnis de patins en caoutchouc antidérapants compatibles avec toutes les surfaces. Une option avec des piques en métal existe pour les applications en tout-terrain.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

La tête du trépied peut se manipuler avec le pouce pour attacher, détacher l’appareil, libérer ou fixer la rotation sur le ball. Ceci permet de garder une main sur l’appareil pour les réglages et la sécurité. 

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Les bonnes idées

Outre la compacité et la housse, ce trépied est truffé de petites idées géniales.

Il est livré avec des clés Alen pour resserrer les vis. L’air de rien, c’est utile de pouvoir mettre un petit coup de vis quand une des attaches ne se bloque plus de manière sécurisée. Un autre outil caché dans une poche en haut de l’étui permet le démontage des pieds pour un entretien plus poussé.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Le support caméra est une plaque au format Arca, ce qui le rend compatible avec d’autres accessoires de la marque, mais aussi avec d’autres trépieds. Et cela rend également le trépied compatible avec d’autres accessoires couramment utilisés en photo.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Et enfin, la cerise sur le gateau, dans la colonne, sous le crochet destiné à recevoir un lest en cas de vent, se trouve un petit gadget bien utile en 2022. 

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Une fois déclipsé en opérant un quart de tour, le crochet libère un petit objet en métal qui se déplie pour devenir un support pour smartphone. Le parfait studio mobile, avec votre caméra ou votre smartphone. Moi j’adore cette agilité.

Peak Design, le trépied ultime ?

Peak Design, le trépied ultime ?

Conclusion

Je ne peux que difficilement contester que je partais avec un apriori favorable concernant ce trépied. Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je lui donne un 9/10 sur mon échelle de piments. Si il était un rien moins cher, il aurait pu frôler la note maximum.

 

Les open-tunings

La définition la plus simple : Un open-tuning est un accordage qui diffère de l’accordage standard de l’instrument.

L’objectif principal des open tunings

Il y a énormément de raisons pour recourir à un open-tuning. Faciliter le jeu sur l’instrument, jouer des musiques folkloriques en appuyant certaines tonalités, donner une articulation modale à son jeu … et jouer du slide ou bottleneck en formant des accords sur un barré vertical de plusieurs cordes.

tête et sillet

Open-tuning ou accordage ouvert

Aux origines 

L’origine de l’open-tuning est multiple, en cherchant à faciliter le jeu de l’instrument pour les musiques populaires, les open-tunings ont toujours été une arme redoutable pour les musiciens peu instruits, dés le 18è siècle.

Les joueurs de blues ont influencé les guitaristes du folk puis du rock. Et on retrouve des open-tunings dans des morceaux très connu de groupes comme Deep Purple, Led Zeppelin. La seconde rencontre du rock avec des musiciens imprégnés de musique folk, irlandaise ou celtique a encore accentué le phénomène.

Dans les années 70, des guitaristes radicaux comme Michael Hedges ont exploré d’autres facettes techniques de l’instrument à travers les accords ouverts qui permettent de libérer les deux mains pour du tapping, des harmoniques et des accords hors des sentiers battus. De nombreux guitaristes s’inspirent de ce style spectaculaire, YouTube regorge d’exemples.

Ici un morceau avec une guitare accordée en C2 C3 D3 G3 A3 D4 :

Certains guitaristes contemporains comme Vicky Genfan, ou Andy Mc Kee , e.a., utilisent presque un open-tuning différent pour chaque morceau d’un concert.

Il existe sans doute un nombre presque infini d’open-tuning, mais 3 types principaux :

  • Drop : une (ou deux) corde(s) basse(s)  Ex : Drop D, Drop C, Drop D, Drop D-drop G
  • Open tuning : les notes des accords à vide sont composées de triades d’un accord majeur ou mineur Ex : Open G (DGDGBD)
  • Open tuning modal : pas de tierce, résonance harmonique forte Ex : DADGAD

Après, on peut encore modifier les instruments en ajoutant des cordes ou des manches supplémentaires.

Les inconvénients des open-tunings

Accorder et désaccorder constamment la guitare, peut donner des problèmes d’intonation. Soit des problèmes de justesse entre les notes frettées ou non. Parfois les cordes souffrent un peu. La plupart de ces effets peuvent être contrés, par le choix des cordes et les réglages adéquats. Par contre, l’effet sur le manche n’est pas profondément néfaste (surtout si la guitare à un truss rod), contrairement à la croyance populaire. Parfois des corrections de courbure ou de correction d’intonation peuvent s’avérer nécessaire si on se spécialise dans un open-tuning particulier).

Pour jouer dans le registre grave, un tirant fort pourra aider à diminuer l’effet « planche tendue avec des élastiques mous ».

Si on change constamment d’accordage, on aura moins de vision et de compréhension du manche et peu de connaissance harmonique structurée, à moins de les étudier comme un spécialiste, tel un Eric Roche, qui de son vivant était devenu un spécialiste du Dadgad.

Unpopular opinion : l’effet « Tout sonne bien » est souvent agréable, mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, et passé le feu d’artifice technique, on s’ennuie parfois un petit peu.

PentaHarp de chez Hohner, prise en main

Dans un monde où la polarisation devient une sorte de norme de communication, Hohner ose le PentaHarp, un modèle d’harmonica « que les guitaristes vont adorer et que les harmonicistes vont détester ». Je précise d’emblée que je ne suis pas joueur d’harmonica, je devrais donc l’adorer et me faire conspuer par mes collègues harmonicistes. Le PentaHarp est un harmonica qui n’est pas accordé selon le système Richter. Ce n’est donc pas un harmonica diatonique, mais bien un harmonica hexatonique (pentatonique, plus blue note). Alors, idée de génie ou « one trick pony »* ?

* La définition du poney onetrick est une personne ou une chose considérée comme étant limitée à un seul talent, capacité, qualité, etc.
Hohner PentaHarp

Hohner PentaHarp

La promesse :  « Play inside the box »

Beaucoup de guitaristes jouent leur gammes pentatoniques et blues sous forme de grilles. Reproduire une telle gamme de blues sur un harmonica diatonique requiert pas mal de technique, notamment la capacité de  jouer les alterations (l’équivalent des bends à la guitare).

Hohner PentaHarp

Hohner PentaHarp

Rien de tout cela ici, le PentaHarp reproduit cette grille hexatonique sous une forme « aspirer-souffler » qui permet de transposer facilement un solo de guitare sur l’harmonica. D’ailleurs, une de ces grilles figure en guise de rappel sur le packaging du PentaHarp.

Ici, en Em :

1↑   1↓   2↑   2↓   3↑   3↓   4↑   4↓   5↑   5↓   6↑   6↓   7 ↑   7↓

E     G     A     Bb    B     D     E    G     A     Bb    B     D     E     G

Tout comme pour une gamme blues, on peut jouer cette gamme dans une tonalité majeure et dans la relative mineure. En théorie, tout sonnera juste (mais pas forcément de bon goût). Pour vous mettre le pied à l’étrier, le site consacré au Pentharp propose un outil pour transposer des riffs de guitare en tablature pour harmonica.

Comme pour un harmonica diatonique, il faudra choisir l’harmonica en fonction de la tonalité du morceau. Ce qui est une limitation inhérente à ces harmonicas (contrairement aux harmonicas chromatiques) mais présente certains avantages notamment de compacité et de coût.

Choix des tonalités (image Hohner)

Choix des tonalités (image Hohner)

Le look et la prise en main du PentaHarp

J’avoue ne pas être hyper-emballé par le look de cet harmonica. Si l’étui (fourni) et la prise en main me rappellent un Special 20 de chez Hohner qui traine quelque part dans la maison, la finition m’a semblé un poil en deça. La teinte du plastique bleu (sans doute pour rimer avec blues) ne me flatte pas particulièrement l’oeil, mais en regardant les nouvelles gammes « progressive » chez Hohner, visiblement c’est dans l’air du temps. Certaines notes semblent nécessiter un poil de rôdage, et si je savais comment faire, je lui ferais sans doute subir un petit réglage.

Direction Youtube pour quelques backing-tracks en Em et G. La prise en main est assez intuitive et on produit rapidement « quelque chose » sans connaissances techniques de l’instrument. J’ai filmé mes premières dizaines de minutes. Vous noterez évidemment très rapidement que je ne sais PAS vraiment jouer de l’harmonica.

Je pense qu’avec un peu de pratique, je pourrais réaliser des solos intéressants. Le fait d’être hexatonique (pentatonique + note de blues) aide à porter mon intention musicale à l’instrument en tant que guitariste.

Mais c’est amusant, même si je me sens peu crédible musicalement pour le coup. Parfait pour un peu de « noodling* » comme disent les anglophones.

* En bref, le noodling est un jeu de style libre, dans lequel vous explorez des notes apparemment aléatoires et vous vous fiez davantage aux essais, aux erreurs et à l’intuition qu’à des systèmes et des règles musicales rigides.
Hohner PentaHarp

Hohner PentaHarp

Les limitations

La première limitation, inhérente à la nature tonale de l’instrument, est qu’il faudra posséder chaque harmonica dans la tonalité du morceau que vous voulez jouer. 

La seconde limitation est que, même pour un guitariste, il faudra maîtriser quelques techniques de base comme le fait de jouer une seule note à la fois. Sur un diatonique traditionnel, avec l’accordage Richter, le placement des notes permet de jouer des accords ce qui pardonne facilement certains ratés dans un contexte « folkeux ». Ici certaines notes contigues ne sonnent vraiment pas très bien en raison de leur proximité tonale surtout dans un contexte blues.

La blue note, est une note de passage, et il faut apprendre à la doser. Heureusement, Hohner propose son outil en ligne pour transcrire des solos de guitare en tablatures pour harmonica. Il existe également des tutos pour jouer une dizaine de riffs connus pour se mettre le pied à l’étrier.

La dernière limitation est liée au timbre. Un harmonica diatonique, avec les bends donnera une sorte de « grain » plus authentique à vos solos, là où le PentaHarp sera un peu plus sage, en partie à cause de son accordage, et en partie à cause des limitations techniques du musicien.

Alors verdict à moitié plein ou verdict à moitié vide ?

La question centrale reste : à qui s’adresse cet harmonica ? Un guitariste pourra difficilement jouer d’un harmonica chromatique en jouant de la guitare. Cet harmonica nécessite une main pour déclencher la « tirette », même si il me semble avoir vu des systèmes à pédales. Reste l’harmonica diatonique à placer dans un support autour du cou. Mais faut-il apprendre à jouer d’un autre instrument ?

Avec le PentaHarp, le guitariste pourra facilement jouer un petit solo dans un pont refrain/couplet. Je suis certain qu’avec un peu d’entraînement on peut arriver à de très belles choses.

Mais à mon avis, un musicien ambitieux ferait bien d’apprendre à maitriser un minimum l’instrument dans son accordage natif, avec le système Richter. A priori ça ne me semble pas insurmontable.

Un petit 6/10 sur l’échelle de piments pour le PentaHarp de Hohner. Un peu dur, mais il s’agit d’une moyenne personnelle. Sous-exploité, il risque un 4/10 et entre de bonnes mains, il vaudra 8/10. 

Et juste pour le plaisir, voilà à quoi ressemble un vrai solo, joué par un vrai harmoniciste mêlant chromatique et diatonique :

 

 

Refrettage : « Martin(e) à la campagne »

Après quelques années de sévices, ma Martin OM21C, la « picking machine » vient de passer entre les mains expertes de Lio Maertens Luthier pour un refrettage et un entretien-réglage. Certaines frettes commençaient à être bien creusées. Je l’ai récupérée hier. Le toucher des notes est au top, ça sonne clair et net, grâce à des frettes en acier inoxydable un poil plus hautes.

À première vue l’action est ajustée au poil. Je dois encore un peu réajuster mon jeu à ces nouvelles sensations, mais je suis ravi !

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens (luthier)

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens Luthier

With a little help from my friends !

Cette année pour mon anniversaire, je ne savais quoi désirer. C’est étrange à dire, mais la plupart de mes désirs sont comblés et mon G.A.S.(*) tend à s’estomper. Ce que je désirais avant tout, à part cuisiner plus souvent, c’est de me remettre le pied à l’étrier musicalement. Enfin sortir la tête du sable après cette période de repos forcé et de démotivation créative due au confinement.

J’ai donc organisé une cagnotte pour m’aider à payer des nouvelles frettes à ma Martin. Une manière d’avoir mes amis les plus chers, littéralement sous la main et près de mon coeur. Et le tout, en inoxydable, comme notre amitié.

(*) Wikipedia : G.A.S.  ou Gear Acquisition Syndrome (syndrome d’acquisition de matériel). Le GAS désigne une maladie imaginaire qui pousse un consommateur (par exemple photographe ou musicien) à acheter de manière compulsive du matériel. Les crises de GAS peuvent porter sur tout type de matériel : appareil photo, objectifs, pédales d’effet, amplis ou guitares.

Pourquoi Lio Maertens ?

Un luthier ça se trouve. Pourquoi choisir un luthier qui n’habite pas la porte à côté pour ce job ? Surtout qu’il habite même la porte à côté de juste à côté de la porte d’à côté. En gros, quand après avoir traversé Wellin, tu penses être perdu, c’est la première à gauche. 

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens (luthier)

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens Luthier

On s’était rencontré brièvement lors de sa formation en section lutherie à l’IFAPME de Limal, dont j’ai appris en me rendant hier sur son site qu’il est diplômé avec une grande dis.

Avant tout, il m’avait paru naturellement sympathique. Une guitare c’est comme un enfant, on la confie plus volontiers à quelqu’un qui nous inspire confiance. Et cette confiance était nourrie de nombreux détails, comme le soin apporté au rangement de ses outils, sa passion communicative et sa communication passionnée autour de l’instrument. J’ai apprécié sa fierté sans orgueil quand il communique sur son travail. Et ce petit côté perfectionniste qui parlait au perfectionniste qui dort en moi – celui qui enrage quand un câble est mal roulé.

Mais à vrai dire, l’idée initiale m’est venue en le voyant bosser sur une autre Martin OM21, alors qu’habituellement, il est plutôt dans les guitares électriques, qu’il répare et fabrique. Quand j’ai appris ce weekend qu’en plus il connaissait depuis fort longtemps mon sympathique voisin mitoyen, j’ai été définitivement convaincu que le hasard n’existe pas.

Refrettage, réglage & Co.

Si l’idée d’un refrettage était acquise car nécessaire, le « quand » m’était offert par l’arrêt forcé de la culture, restait à trancher la question du « quoi ».

J’ai toujours trouvé les frettes d’origine de ma Martin un tout petit peu juste pour mon confort de main gauche. Avec un sillet bas, et des frettes mangées par le temps, ça ne faisait qu’empirer. Mais changer un tel paramètre n’est pas anodin, parce que les années de pratique ont développé une micro-mémoire musculaire au niveau des doigts. Allais-je regretter ? C’est loin d’être aussi anecdotique que de changer un tirant de cordes, l’opération est certes réversible mais avec un coût et un délai non-négligeable.

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens (luthier)

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens Luthier

Grâce aux conseils de mon senseï guitariste (Jacques Stotzem) et les recommandations techniques de Lio, mon choix s’est finalement porté sur des frettes un poil plus hautes, en acier inoxydable. J’ai pu apprécier la clarté  de Lio dans ses échanges avec moi : avantages-inconvénients, délais, options et tarifs. J’aime quand les choses sont claires. Une vraie collaboration pour le meilleur résultat possible.

Nouveau sillet pour ma Martin

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens Luthier

Suite au refrettage, le sillet de tête a également dû être remplacé pour s’accommoder de l’ajustement de l’action. C’était évidemment l’occasion idéale pour faire un petit entretien de l’instrument. 

Nouveau sillet pour ma Martin

Nouveau sillet pour ma Martin

Alors, verdict de ce refrettage ?

Alors, ça brille ! Et je ne parle pas que du visuel. Toutes les opérations réalisées à la perfection pour autant que je puisse en juger. Au jugé et au toucher, le manche est une vraie pantoufle (non, ce n’est pas une insulte), c’est lisse et ça glisse. C’est hyper doux et les notes prennent au plus léger appui, ce qui va pas mal m’économiser. 

Le son est net, les accords aussi. La guitare claque. C’est sans doute un détail pour vous, mais toutes les mécaniques ont la même friction à l’accordage, alors qu’avant c’était la foire entre celles qui résistaient un peu et celles qui étaient presque trop faciles à tourner.

Du coup, je me sens tout remotivé à bosser pour être à la hauteur de l’instrument que j’ai dans les mains. Après avoir un peu trop négligé la guitare pendant de longues semaines, puis une semaine au ski, j’avais un peu l’impression d’avoir les mains en béton. Incapables de jouer une truc correct dans l’atelier de Lio. On va réattendrir tout ça. Je vous en dis plus dans quelques jours.

Merci aux amis qui m’ont aidé, merci à Lio pour le bon boulot.

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens (luthier)

Refrettage de ma Martin par Lio Maertens luthier