Test de mes nouveaux gadgets pour la scène …

Ma mission était de réduire l’encombrement de câbles à mes pieds et de trouver une solution élégante au passage de la guitare au ukulélé et vice-versa.

Mon pied de micro à deux supports, le premier était trop large pour le ukulélé, j’en ai racheté un spécifiquement taillé pour les petits instruments et conservé celui pour la guitare.

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Guitare et Ukulélé sur le pied de micro

Ceci devrait me permettre de changer d’instrument. Un appui sur la pédale ABY pour changer de source sonore, et le tour est joué.

Au sol, les câbles courts ont permis de dégager l’espace …  la pédale pour muter l’ampli a un câble plus long que l’ancienne, et le contacteur est bien franc, ça fait plaisir (pas de risque d’appuyer deux fois comme sur l’ancienne).

Les deux instruments passent par l’accordeur avant d’aller vers l’ampli. On me dira que l’accordeur coupe le son également, mais alors le micro voix resterait  ouvert … ce qui n’est pas tjs souhaitable.

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Bon, maintenant que j’ai fini de faire joujou, je vais ranger tout ça ….

Shopping: plein de petites choses utiles (ou pas, selon les points de vue)

En regardant des photos, j’ai eu une soudaine envie d’épurer encore la présence scénique, et mon fouillis de câbles, qui s’est amplifié depuis que j’utilise une pédale ABY pour passer sur mon ukulélé et un accordeur pédale.

Pas de quoi acheter un pédalier, je vous rassure, mais ça méritait un peu de rationalisation. De toute façon, je devais racheter une recharge pour mon humidificateur et une lampe de pupitre pour une élève, autant rentabiliser les frais de port …

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  • un kit de recharge pour mon humidificateur/deshumidificateur qui a pas mal été mis à contribution cet hiver
  • des câbles courts:  15 cm entre les pédales, ce sera mieux qu’1m50 !
  • des connecteurs pour chaîner les pédales
  • un support/pied pour mon ukulélé
  • une nouvelle pédale pour muter l’ampli parce que l’ancienne a un faux contact genre et je … coupe le son … et je remets le son … ♪♫ … pas pratique sur scène

Bref, plein de petites choses inutiles …  comme je les aime !

Quelques mythes à propos de l’apprentissage de la guitare …

1. Il me faut une guitare chère pour débuter !

Quel que soit le prix que vous mettez dans votre guitare, il faudra développer la coordination et entrainer les automatismes spécifiques liés à la pratique de l’instrument. Si vous avez un instrument décent sans problème de réglage ou vice notable, comme le sont la grande majorité des instruments grâce aux progrès du travail de haute précision automatisé du bois. Il vaut mieux garder son argent pour le jour où on saura vraiment déterminer ce qu’on veut.

2. Il faut jouer beaucoup !

Au début, pour développer la coordination et la motricité, il vaut mieux faire de nombreuses petites séances, plutôt que d’aligner de longues heures de jeu. Il faut aussi être exigeant et travailler. Polir et repolir ses faiblesses, au lieu de tourner inlassablement sur ce qu’on sait faire. Il ne faut pas négliger les échauffements et les exercices pour ne pas se blesser, et surtout garder du plaisir.

3. Il n’y a qu’une seule méthode valable qui est …

… celle qui vous convient. Il n’y a pas de vérité universelle concernant la guitare. Certains apprentissages seront plus appropriés à certains styles de musiques. L’important est de prendre une direction qui vous séduit et de s’y tenir pour en tirer le meilleur.

4. La technique c’est secondaire !

Un style vous imposera des contraintes techniques, par exemple, de choix de doigtés ou de timing, pour atteindre un résultat sonore déterminé. C’est là que votre détermination à obtenir le résultat attendu fera la différence. La plupart de ces techniques ont été polies par des milliers de musicien ayant joué des millions d’heures, et vous y prendre autrement ne retardera que le moment où vous devrez apprendre à vous y prendre correctement (à moins de viser un résultat différent).

5. La technique c’est l’essentiel !

D’autre part, la technique ne fait pas tout. Le plaisir, l’émotion prennent une grande place dans la musique et développer une virtuosité stérile ne vous mènera pas bien loin , bien que de nos jours, YouTube se fait fort de buzzer quelques virtuoses secs sur une ou deux vidéos démentielles qui accoucheront d’un album un peu pénible à écouter d’une traite (mon avis, conjugué à l’imparfait du subjectif).

CD: Une Voix, Une Guitare – Jean-Felix Lalanne, ma première écoute

Une voix, une Guitare - Jean-Félix Lalanne

Une voix, une Guitare – J.-F. Lalanne

Je l’avais précommandé sur iTunes, il est arrivé hier. Je ne suis pas critique musical, je vous livre juste quelques impressions en vrac. 

Pendant le téléchargement des pistes, je repensais à la question qu’un journaliste avait posée à Jacques Stotzem à la sortie de « Catch the Spirit » : Quel est l’intérêt de faire un album de reprises ?

Je ne me souviens plus de sa réponse, mais la mienne serait:

  • se faire plaisir en jouant des (et en jouant avec) des choses, des gens  qu’on aime
  • poser sa vision des choses, son empreinte artistique
  • toucher un public large
  • valoriser un patrimoine musical (peut-être oublié) en le redynamisant
  • valoriser la guitare comme un vecteur de musique et d’émotion à part entière et pas comme faire-valoir

J’ai déjà entendu dire que dans un duo voix guitare, il n’y a pas de place pour le mensonge et que les grandes chansons se révèlent ou s’effondrent dans ce dénuement apparent. Dés les premiers morceaux, on sent que cet album a un coté brut de décoffrage et sincère/honnête (ce qui est encore souligné par l’une ou l’autre petite phrase perdue en fin de prise). Cet album a une personnalité, et est plus qu’un album de reprises.

C’est la redécouverte d’une musique à la production plus humaine. De la musique où il reste de l’air pour respirer. De temps à autre, rarement toutefois, l’amateur de silence que je suis aurait aimé plus de simplicité dans certains passages voix, parfois un trait moins verbeux à la guitare pour mieux profiter de chaque note et de l’excellent son, mais là aussi, question de personnalité.

J’adore le parti pris dont cet album est habité. car il faut oser un tel album. Parfois, je l’avoue, mon amour de la chanson originale me barre la route pour apprécier un titre. Comme le « J’ai rendez-vous avec vous » de Brassens dans laquelle je ne me retrouve pas (l’original était la chanson d’entrée dans l’église à mon mariage). J’ai habituellement beaucoup de mal avec les reprises de Jacques Brel, pourtant « ne me quitte pas »  tape juste. Si je me vide l’esprit de tout à priori et que je prétends écouter cette chanson pour la première fois, je découvre enfin les nuances de la voix ou de la guitare qui m’avaient échappé. Peu à peu, ces titres apprivoisent mon oreille. D’autres titres se démarquent et me touchent, notamment le duo avec Natasha St-Pier (mon morceau préféré) ou celui avec Philippe Lellouche.

Mais, au fond, qui a dit qu’on devait aimer inconditionnellement chacun des titres d’un album d’un même amour ? Comment serait-ce le cas quand la musique n’est pas tiède. Je ne vais pas énumérer les titres et les commenter un par un. Que chacun se confronte avec cet album, qui tant au niveau de la voix, de la guitare et des choix a la richesse infinie des choses simples. 

En tout cas,  je me vois bien en débattre entre amis, un verre à la main, et ça, c’est un très bon signe !