Sans public la musique n’a pas de maison.

avis à la population

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On dit « être habité d’une passion », être un artiste investi dans son art.

L’âme est une maison et vos yeux et vos oreilles en sont la porte. Sans vos oreilles, la musique n’a pas de maison, pas de raison d’être. Le concert vise la création dans l’instant, la confrontation entre l’idée du compositeur et se perception par le public. Sans vis-à-vis, cet échange ne peut avoir lieu.

Sondage: Combien demander pour l’entrée aux concerts ?

le prix des tickets ...

le cachet …

Nous vivons une époque formidable, dans un pays à la culture variée et riche. Riche au point qu’une bière en soirée coute près de 2 euros. Une location de salle varie entre 100 et 200 euros. Et où la Sabam demande encore pas loin de 100 € pour l’usage de son répertoire. (Et je ne parle pas des statuts d’artistes et autres contrats qui obligent à dégager des revenus minimums pour ne pas perdre ses droits).

La question du prix des entrées revient régulièrement sur la table. Je vois les gens faire la grimace. Malgré les subsides, les prix d’entrée des festivals ont augmenté de 30% en 10 ans (mais bon, on y voit des gens connus). Le prix de la bière a augmenté de manière incroyable également. L’eau, le mazout et l’électricité également, avec un impact sur les frais incompressibles. Les gérants de salle ont du personnel à payer. Seul les montants que les gens sont prêts à débourser pour une soirée ne semblent pas évoluer.

Je le dis souvent en guise de boutade, la musique doit rester gratuite, surtout pour ceux qui la font.

Actuellement, selon la jauge des salles, le prix-vérité devrait tourner autour des 10€. Certaines salles imposent 5€ par peur de n’avoir personne, d’autres coupent la poire en deux avec 8 euros. Contrairement aux USA, le merchandising est moins porteur: goodies, casquettes, T-shirts et autres ne font pas autant recette en dehors du monde du rock dur.

Quand je jouais au centre-ville, ma place de parking pouvait me couter un cinquième des revenus de la soirée entre le montage-soundcheck-démontage, une moitié du restant allant souvent à la baby-sitter des enfants. Le reste à investir dans le matériel et le carburant.

Il arrive un moment où il n’est plus possible d’économiser sans affecter la qualité de ce qui est proposé. L’ambition contractuelle restant de proposer un spectacle divertissant de qualité dans un cadre confortable pour le public et les musiciens.

Il y a évidemment une prise de risque dans le fait de payer par avance pour un spectacle qu’on découvre (bien qu’en général les sites webs des musiciens permettent de se faire une idée).

En économie, on prétend qu’une chose vaut ce que les gens sont prêts à payer pour elle. Alors, en étant peu connu, dans un contexte non subsidié, combien faut-il ou peut-on espérer demander à l’entrée.

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Offrez de la musique, ou mieux, des instruments …

Depuis le temps que ma Lovely Roadie m’en parle, je me suis enfin décidé à lui offrir un Ukulélé.

Elle aime les tables claires (du pin, un bon choix) et les cutaways. Elle voulait un instrument un peu plus maniable que mon Ukulele tenor, alors j’ai pris une taille concert, qui est l’intermédiaire avant le soprano, le plus petit des ukulélé. Cela permet d’avoir un peu de place pour faire des beaux accords et ça permet de jouer en arpège avec un peu de sustain. Elle a quelques années de classique derrière elle – où elle n’a rien appris de bon – mais ça devrait lui mettre le pied à l’étrier.

C’est un Ortega RUCE5 de taille concert, avec un système d’amplification (pour avoir un accordeur et pour pouvoir lui piquer). La finition est très belle, les bois vernis sont mat ce qui donne une belle sensation très naturelle de prise en main et, la jouabilité est au rendez-vous. RIen à redire pour le son, en picking ou strumming, c’est clair et net. Les frettes ont l’air propre et rien ne frise.

Le chevalet en moustache de gendarme et la jolie petite gravure (au laser) de brins d’herbes et de papillons sur la table en font un joli instrument très féminin.

Sans oublier la pochette « Tom and WIll flowers » bien bien girly pour « aller avec » comme on dit à Liège.

ukulele

Valise bouclée, samedi prochain, je suis sur la route !

Je ne vais pas bien loin, c’est à Liège, au Cercle de l’Orgue et du Piano, rue de Fragnée.
On se voit au concert !

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Olivier Poumay - David van Lochem