Une septième majeure vaut mieux qu’un(e) octave.

Jacques Stotzem (Photo: M. Pollert)

Jacques Stotzem (Photo: M. Pollert)

On a presque envie de dire que « évidemment » il n’a pas gagné.

Jacques Stotzem était nominé aux Octaves de la musique avec rien de moins que Stromae, Girls in Hawaii, Noa Moon, Piano Club, Puggy pour l’entourer. Il était nominé pour l’album pop-rock de l’année 2014 pour son album d’arrangements Rock Catch the Spirit II (lire ma critique ici). et comme artiste de l’année 2014.

Les Octaves de la musique, un prix qui récompense les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui se sont illustrés en 2014.

Finalement, le nom du trophée est parlant. L’octave est constitué de deux notes, uniformes et égales. Pas de tensions, pas de dissonances, pas de surprises, consensus et encéphalogramme plat. Il consacre des succès acquis et c’est bien ainsi, ne boudons pas nos talents sous prétexte qu’ils ont du succès.

Mais je ne partage pas du tout l’avis des journaux qui disent, je cite: « Et puis, il y a ceux pour qui ça n’a pas marché du tout, comme Jacques Stotzem, Noa Moon, Axelle Red, Veence Hanao et Daan, nominés dans deux catégories chacun et repartis bredouilles pour cette fois ».

Pour un artiste inclassable comme Jacques Stotzem, c’est un chemin incroyable que d’être nominé et d’amener la guitare fingerstyle instrumentale sur le devant de cette scène là. Une scène connue et fréquentée par le grand public, devant un parterre de ce que le milieu culturel en communauté francophone compte de plus en vue.

Un musicien saura que l’intervalle qui précède l’octave est une septième majeure, positive, une sonorité optimiste, riche et vibrante, en un mot: intéressante. Alors atteindre presque l’octave, moi je trouve ça bien.

Devenir prophète de la guitare instrumentale en son pays, après en avoir été l’ambassadeur international, un pari impossible … et pourtant réussi.

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