Une liste des 22 raisons pour pirater la musique (donnetamusique.com) et mes 22 commentaires …

Le site donnetamusique.com a recensé les 22 raisons les plus fréquemment invoquée pour pirater de la musique … j’ai décidé de commenter cette excellente liste … juste comme ça, sans prétention de détenir la vérité. Juste mes deux balles pour alimenter le débat et la réflexion … 

01– Pour découvrir. On m’a souvent fait payer un album pour seulement trois bonnes chansons. J’ai maintenant une autre option.

Personnellement, c’est la raison pour laquelle j’ai un abonnement chez Spotify. Bien que le modèle de répartition des droits laisse à désirer et que les bénéfices ne sont pas réinvestis dans la production de musique ou le développement des artistes contrairement aux vilaines majors, il s’agit tout de même d’une solution légale, peu coûteuse, qualitative et pratique.

Je peux écouter l’album, toute la production historique d’un artiste pour me faire une opinion sur un artiste.

Malgré tout, les nouvelles ne sont pas réjouissante quand on apprend que “Get Lucky” des Daft Punk a fait 104.760.000 écoutes et généré seulement 13.000 $ de bénéfice, il reste que c’est un bel outil de promotion, pour de nouveaux artistes qui peuvent gagner la confiance de nouveaux fans en se proposant à l”écoute. Selon certains Spotify est “le dernier pet d’un corps à l’agonie” mais je n’ai pas d’alternative à proposer. ou “De toute façon le magasin faisait faillite, volons la marchandise”. 

Evidemment il est possible d’offrir sa musique sur son site, mais encore faut-il la faire connaitre. 

L’équation est que le streaming offre des miettes mais donne de la visibilité et de la crédibilité, le téléchargement ne donne aucun retour à l’artiste (la joie d’être écouté, comme les likes, ne se mangent pas).

02– En lien avec le point 01, les extraits de 30 secondes ne représentent aucunement la totalité de l’oeuvre.

Un point également couvert par un abonnement comme celui mentionné ci-dessus. Je paie un abonnement pour avoir un sampler complet de nombreux artistes. Si je Je bénéficie également de suggestions d’artistes similaires (bien qu’à ce niveau, la disparition de la radio Pandora m’a privé d’un superbe outil de découverte).

03– Pour économiser mon argent. Les prix sont trop élevés.

Pour quelques euros par mois, pas besoin d’investir dans des tas de disques durs pour stocker de la musique d’albums qu’on finit par n’écouter que 4-6 fois sur une année et puis plus jamais. Prétendre qu’on aurait acheté tout ce qu’on écoute est d’une mauvaise foi infinie, tant de la part des pirates que des ayant-droits.

04– Je n’ai pas de carte de crédit. Qu’est-ce que je fais?

Certaines banques proposent des cartes de crédit temporaires. On peut acheter du crédit iTunes dans les supermarchés. On peut rembourser un ami …

05– La qualité sonore offerte sur le Web ne mérite pas que je débourse un dollar de mes poches.

C’est sur que les albums piratés sont toujours propres et bien tagués. Et à nouveau, quand je vois les conditions dans lesquelles les gens écoutent sur des hauts-parleurs multimédias, ou pire sur le haut-parleur d’un smartphone l’argument ne tient pas. (Et certains fichiers sont recodés à partir de bitrates bas vers des bitrates élevés qui ne contiennent rien de qualitatif).

06– Je suis impulsif et il est plus rapide pour moi de trouver un album sur les torrents qu’ailleurs sur le Web.

Il est vrai que se heurter à un refus de vente dans une zone géographique, alors que la pub bat son plein est intolérable. Il est temps que le secteur pense à synchroniser la promotion avec le lancement sur des zones géographiques cohérentes.

07– J’attends votre album depuis des mois et il se retrouve sur le Web deux semaines avant la date de sortie. Je dois faire quoi d’après vous?

Le télécharger, l’écouter … ensuite l’acheter ou le streamer pour bénéficier de la qualité de l’original et soutenir l’artiste.

08– Soyons honnêtes : tout n’est pas sur iTunes et sur Bandcamp.

C’est vrai. Mais alors dans la plupart des cas la musique est disponible sur le site du groupe.

09– L’artiste ne fait pas d’argent. Je vole les maisons de disque et je m’en fou royalement.

Une maison de disque fait de l’argent qui sert à faire la promotion de l’artiste, réalise des clips, des shootings photos, des séances de dédicace, des showcases. C’est de l’argent qui retourne vers le secteur de la musique, qui conserve de la valeur au contenu musical. L’argent des fournisseurs d’accès ou des fabricants de disques durs est perdu pour la musique.

10– Je vais voir plusieurs spectacles par année. Souvent grâce à mes découvertes empruntées sur le Web.

Oh, vraiment ? Beaucoup de gens téléchargent 120 petits groupes par an et claquent tout leur budget concert sur 2 grosses pointures ?

11– Avant l’Internet, je me faisais des mixtapes maison sur ma cassette TDK 90 minutes et c’était toléré. C’est simplement une évolution.

On peut faire des playlists sur Spotify, modifiables, consultables hors-ligne. Je le fais pour courir ou pour bosser et j’en suis ravi.

12– Le Web c’est la nouvelle radio.

Alors autant l’utiliser comme tel, sans vouloir stocker toute la musique sur son disque dur.

13– Pourquoi je payerais pour les albums de Michael Jackson? Il est mort donc il n’a pas besoin d’argent.

Vous ne les avez pas encore ? Sacrilège ! Cet argent retourne malgré tout dans le circuit musical. Téléchargez Michael Jackson si ça vous chante et achetez les groupes vivants et actuels.

14– Pourquoi je payerais pour les albums de Jay-Z? Il est millionnaire donc il n’a pas besoin d’argent.

Il produit d’autres artistes, investit dans des studios, etc. Et il s’agit toujours de donner une valeur à la musique (et si sa musique ne vaut rien, pourquoi l’acheter ?)

15– Il y a 20 ans, j’ai payé pour un vinyle, ensuite vous m’avez fait acheter un CD et maintenant vous voulez que j’achète l’album en format numérique? Je crois avoir assez encouragé l’artiste.

Ce n’est pas çet artiste là qui a besoin mais tous ceux qui vivent des miettes tombées de la table.

16– Je ne conserve pas la musique très longtemps. Je compare mon utilisation à la librairie publique.

Alors autant économiser sur l’espace de stockage et s’offrir du streaming avec stockage temporaire.

17– Le fournisseur d’accès Internet devrait payer plutôt une partie du montant. Ce qui rendrait le prix d’un album intéressant.

Ajouter des intermédiaires ne fera que diminuer davantage la marge des artistes. Ces intermédiaires n’ayant aucun intérêt dans la musique cet argent est perdu pour le circuit de la création.

18– Contrairement à voler une pomme dans un marché public, je ne me ferai jamais prendre.

L’honnête est un choix avant tout. On respecte les limitations de vitesse pour des raisons de sécurité, pas par peur du gendarme. On achète sa musique pour soutenir la création.

19– Je suis un influenceur. Me « donner » un album en fait vendre plusieurs. Voyez-le comme une stratégie de bouche à oreille.

Il y a finalement plus d’influenceurs que de clients. Et l’artiste doit choisir à qui il offre sa musique. Le Klout, ça ne se mange pas.

20– Comme dans le domaine des jeux vidéo et des films, le produit vendu est toujours plus complexe et rend l’utilisation difficile.

En ce qui concerne un CD, c’est faux, il suffit de l’importer dans sa librairie musicale.

21- Je n’ai aucun attachement à l’objet et à la possession de celui-ci.

Alors pourquoi vouloir posséder le fichier ? Les solutions hébergées sont plus pratiques.

21– La musique n’est pas une priorité dans ma vie.

Alors pourquoi la voler ? On parle de moins de 10€ par mois, soit quelques bières ou deux paquets de cigarettes.

22– Tout le monde le fait.

Soyez quelqu’un de vraiment spécial … Il n’est pas interdit de faire partie des précurseurs qui cherchent un avenir à la musique plutôt que de l’enterrer en mangeant la poule et les oeufs.

(1 commentaire)

  1. Je suis dj depuis 1992 et je pense que la numérisation de la musique ( sa dématérialisation ) à contribué à sa perte .
    Je reçois de nombreux packs promo via des abonnements sur des sites spécialisés et certains labels qui préfèrent la promo directe par mail .
    Cela ne m’empêche pas de fréquenter les plate formes comme beatport et iTunes .
    Cependant il est vrai que la restriction géographique peut m’empêcher l’accès à certaines oeuvres .
    J’ai aussi passé des mois à importer mes nombreux cds dans ma bibliothèque iTunes et à ripper mes vinyles pour au final les remplacer progressivement par les fichiers officiels .

    Cependant je conserve mes vinyl et continue à en rentrer en attendant le retour d’une tendance que j’ai connu au début de ma carrière , les imports ( la chanson était une exclu pour les Dj’s avant d’être accessible au grand public ) .

    Aujourd’hui avec le piratage , les clients connaissent des sons qui ne sont pas encore arrives sur les promo pool .

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