Tommy Emmanuel: le feu d’artifice

Interdiction de prendre des photos !

Pas de photos, un feu d’artifice quasi ininterrompu, des reprises, des compos, des chansons, un faux Bruce Willis … et même un a capela. Un Tommy Emmanuel en grande forme …

Hier, j’ai assisté au concert que Tommy Emmanuel donnait à Burg Wilhelmstein à Würselen.
Il faisait partie des gens à voir absolument.

Petit compte-rendu …

Pour une prochaine fois, je note qu’il faut arriver (très) tôt, prendre son picnic et des couvertures pour réserver des rangées de sièges entières, juste au cas où un pote se pointerait. Une grande toile couvre 85% des gradins, et les places non protégées restent accessibles, on s’est assis là en priant pour qu’il ne pleuve pas (on a pris quelques gouttes esseulées, des « pipis d’oiseaux » comme on me disait quand j’étais gamin).

Sur scène, il y a 3 guitare: 2 modèles OM (une neuve et une très usée) et une dreadnought dont le vernis a été consciencieusement enlevé. Impossible de dire à cette distance si ce sont des Matons, mais je suppose que oui.

Le concert commence à l’heure (la ponctualité allemande !) après une annonce interdisant de prendre des photos ou d’enregistrer (sic: « y compris pour nos amis hollandais »).

Tommy est en forme et commence par « Angelina » (une de mes compos préférées). Il avoue lui-même avoir changé sa playlist en dernière minute, sur une intuition. Suivent deux heures d’une énergie ininterrompue entrecoupée d’excellentes anecdotes. Des percussions (y compris avec un balai de batteur), du swing, du « rag » …

Une journaliste s’étonnait:

– Juste une guitare, pas de danseurs, pas d’effets lumineux sophistiqués, et pourtant il y a « quelque chose » dans votre show ?
– Ce « quelque chose », c’est de la musique, … et un peu de musique n’a jamais fait de mal à personne.

Tous les morceaux ne sont pas présentés, en général le morceau suivant commence pendant les applaudissements. Une manière de conserver l’énergie ou de faire rentrer le « show » dans deux heures tout juste, rappels inclus.

Un grand Bruce Willis, crâne rasé, en survet gris hante l’arrière de la foule et invite les audacieux qui tentent un vol d’image à effacer leurs images. C’est plus fort que moi je vole une photo … Bruce me voit de loin avec mon gilet jaune et contourne les gradins. J’enfile vite mon coupe-vent noir par dessus mon gilet jaune et j’enlève mes lunettes. Haha, j’ai disparu … prends ça Bruce 🙂 J’ai ri quand il me cherchait des yeux, … mais j’ai rate ma photo.

Tommy chante aussi, fort bien, et même a capela. Un magicien et un showmen

Comme tout le monde, l’énergie me transporte et je suis enthousiasmé par le feu d’artifice de vitesse et de technique. Mon enthousiasme est un peu douché par la reprise de « Over the rainbow » … j’adore ce morceau et je regrette les parenthèses explosives dont Tommy agrémente (?) son interprétation. Un peu de minimalisme, de douceur, d’émotion et de rêve au milieu du set aurait fait tellement de bien.

Le son va crescendo. La pression acoustique est très forte, les aigus sont parfois un peu crispants. Je vois un petit ampli AER sur scène qui à l’air de faire office de DI, avec un gros ajout de basses ?. Par contre, la réverb est magnifique. Pour « Guitar boogie » je mettrai brièvement mes bouchons de protection et, signe qui ne trompe pas, j’ai les oreilles qui sifflent en sortant du concert.

Deux heures, deux rappels et Tommy attrape une de ses 3 guitares (la petite Maton OM, usée) et sort de scène (pendant que Bruce barre la porte). Je m’offre deux DVD … un tel show mérite l’image et le son.

Un grand moment de guitare … et au suivant ! (Dimanche, c’est Stotzem à la Fiestacité).

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