Test sur le terrain: la caméra Zoom Q8

Zoom Q8 : test de caméra et enregistreur multipiste intégré

Zoom Q8 : test de caméra et enregistreur multipiste intégré

Pour cette dernière vidéo de test concernant la Zoom Q8, toujours en partenariat avec bax-shop.fr, je me suis penché sur les modes SCENE. Il ne s’agit pas de vêtements destinés à la scène mais de préréglages destinés à optimiser les couleurs et la dynamique du capteur en fonction des conditions de tournage.

Quand un appareil photo de milieu de gamme propose ce genre de modes, en général les amateurs éclairés sont sceptiques. En effet, en utilisant les bons réglages manuels, on doit pouvoir maîtriser le rendu d’image. Ici c’est bien différent, il s’agit d’une caméra vidéo dépourvue de réglages manuels de l’exposition, de l’ouverture de l’objectif ou de la vitesse d’obturation.

Après quelques essais, j’ai constaté que ces modes, dont le nombre a été considérablement augmenté depuis l’update du firmware en version 2.0 sont efficaces et bien typés.

On retrouve les modes: Auto, Concert, Concert Low Light/Dance Club/Jazz Club/Concert Hall/ Rehearsal Studio/Garage/Outdoor/Sunset, Night.

J’ai constaté également qu’on peut prendre ces noms au premier degré et utiliser ces modes pour le contexte auquel ils sont destinés.

Après la prise en main de la caméra, et le test audio, j’ai emmené la caméra au concert de Seesayle, une amie artiste dont j’adore l’univers musical.

La suite est à découvrir dans cette vidéo.

Je crois que je vais conclure !

Ma conclusion finale à propos de la caméra est qu’elle est littéralement bluffante au niveau sonore, par rapport à d’autres produits dans cette gamme de prix, voire à des tarifs plus élevés. La mise en oeuvre d’un seul appareil, avec une seule carte mémoire contenant à la fois la vidéo et l’audio sur des fichiers distincts pour pouvoir retravailler le son dans votre logiciel de traitement préféré pour l’un comme pour l’autre.

Par la nature de son objectif, la caméra impose des déformations aux bords de l’image. Si vous voulez redresser l’image, en y laissant une partie du cadre, c’est possible par exemple avec l’outil « deform » de Sony Movie Studio (environ 100€) ou avec l’outil un peu plus simple Liquivid (20 € et qui propose un preset correspondant à la camera Zoom Q8).

C’est un excellent outil, pour documenter son travail et faire sa promo. La qualité du son et une connectique sérieuse en combo-xlr est vraiment ce qui la distingue de ses concurrents directs. Pour l’image, elle fait jeu égal, et les modes scènes promettent le meilleur rendu pour la plupart des contextes d’application. La mise en oeuvre d’un seul appareil pour l’audio et la vidéo, tout en permettant à la demande de générer des fichiers distincts est un vrai bonheur pour filmer mais également pour le workflow postproduction. Les modules de microphones interchangeables sont une bonne idée, et si on possède un enregistreur compatible, on s’ouvre des possibilités supplémentaires. On pourrait regretter la prise propriétaire de ces modules de microphone, mais on peut brancher ce qu’on veut sur la caméra.

En conclusion de ce dernier test, en concert et en basse lumière, il faudra être attentif à tous les petits soucis qui peuvent se présenter, comme les contre-jours ou les contrastes trop violents. L’expérience et l’expérimentation seront des atouts précieux pour garantir le résultat final. Évidemment lors d’un de ses propres concerts, on pourra ajuster l’éclairage et choisir la position de la caméra au lieu de subir ces paramètres en tant que spectateur.

Je pense qu’en post-production, je pourrais encore gagner de précieux carats en terme de qualité d’image.

Evidemment, de temps en temps on touche aux limites techniques de la caméra, mais c’est le moment de se souvenir de son encombrement, de la vastitude de ses possibilités, de la simplification du workflow et surtout de l’étiquette de prix sous les 400 €.

On voulait quoi ?

Une caméra compacte, solide et versatile, pour un budget raisonnable, qui nous permette de filmer en HD avec une sensibilité suffisante pour les éclairages de concert. Une caméra qui permette de capter le son ambiant et le son direct des instruments de manière qualitative.

Contrat rempli, et un très bon 9/10 sur mon échelle de piments.

Piments9-10

Radar à gadgets : Line 6 Relay G10

Le radar à gadgets à fait « Meuh » ! Voici le Relay G10 de Line 6.

Line 6 - Relay G10

Line 6 – Relay G10

Est-il possible de faire plus simple ? Une base, et un émetteur qui prend la forme d’un petit Jack. Quand la led de l’émetteur devient verte, il est complètement rechargé. Il suffit ensuite de retirer l’émetteur de sa base, les fréquences sont scannées et la base se connecte. Le son est transmis de 10-20kHz par un signal 2.4 Ghz en 24 bits sans compression ce qui augure d’une bonne qualité sonore.

D’après Line6, le son transmis digitalement serait supérieur à celui transmis par un cable.

La base est alimentée par une prise USB et possède une sortie XLR et une sortie Jack qui peuvent être utilisées simultanément.

L’émetteur se met automatiquement en veille après 4 minutes d’inactivité et sa led devient rouge quand il ne reste que 30 minutes de batterie. Sur la base, un halo led blanc indique un bon signal, un clignotement blanc indique une perte du signal, et un halo rouge indique rappelle que la batterie de l’émetteur est presque vide. La recharge complète de l’émetteur permet environ 8 heures en utilisation et 200 heures en veille d’après le fabricant.

L’objectif de ce produit est de simplifier le setup des musiciens à la maison. Avec une portée de 15 mètres, la cible d’utilisateurs est l’usage domestique ou les petits concerts.

Prix aux alentours de 150 €.

Un petit 6/10 pour le Relay G10 de Line6.

Piments6-10

J’en profite pour inaugurer ma petite échelle de piments pour visualiser mon degré d’excitation à propos des nouveaux gadgets.

Il s’agit certes d’un bon produit amenant les aspects pratiques du wireless dans une utilisation homestudio, en local de répets ou pour des petits concerts. Pour quelqu’un qui joue régulièrement en concert et qui s’amplifie rarement à la maison, si je devais partir vers les sans-fil, j’aurais tendance à privilégier un système plus costaud destiné au live.

Modes « scene » et nouvelles du front chaud

Je m’extrais enfin de la sinusito-pharyngo-laryngo-broncho-pneumonie … qui a suivi ma grippe et son état « gris-pâle ». La fièvre de toute la semaine a pris le pas sur celle du samedi soir et du coup tous les projets ont pris un peu de retard, notamment le test des modes « scene » de la caméra Zoom Q8.

Image d'illustration non-contractuelle

Image d’illustration non-contractuelle

Et tout ça pile au moment du surcroit de travail causé par le GO-LIVE d’un nouveau site pour mon boulot. On ne change pas tous les jours le CMS d’une grosse administration et tout n’est pas sorti propre et net des cartons de déménagement.

J’ai malheureusement été contraint d’annuler le rendez-vous pour filmer une répétition de Elle & Samuel avec la caméra Zoom Q8. Je vais essayer d’aller aux Deux Ours pour le concert de Seesayle pour filmer un peu en conditions réelles. Du coup ma dernière vidéo pour bax-shop.fr a pris un peu de retard. Mais, j’avais dit « début avril » et… on est encore début avril.

Ce sera l’occasion de faire un tour dans les modes scene de la caméra. Ce sont des préréglages de dynamique et de colorimétrie censées améliorer la capture dans les conditions difficiles. Ces modes scene sont tout de même au nombre de onze depuis la mise à jour du firmware en V2.0:

  • Auto : réglage de dynamique non spécifique
  • Concert Lighting : un mode destiné aux lumières vives qui changent constamment
  • Concert-Low Light : petites salles de concert à l’éclairage tamisé
  • Dance Club : discothèques mélangeant éclairage colorés et changements constant d’éclairage
  • Jazz Club : petits clubs
  • Concert Hall : grandes salles de concerts, récitals, et autres performances
  • Rehearsal Studio : studio d’enregistrement et locaux de répétition
  • Garage : concerts dans un garage
Évidemment certains modes sont moins pertinents pour un concert et seront traités à part.
  • Night : un mode pour  gérer le contraste jour-nuit-jour-nuit (ou mode Jacquouille la fripouille)
  • Outdoor : pour filmer en extérieur
  • Sunset : coucher de soleil

J’en profiterai aussi pour parler un peu de post-production et des solutions pour corriger la distorsion fish-eye qui affecte la lentille de ces caméras et que certains ont du mal à supporter, malgré les avantages que cela procure.

A bientôt.

Test audio de la caméra Zoom Q8

Après avoir parcouru les spécifications techniques de la caméra, il est temps de voir ce qu’elle a dans le ventre avec un test audio.

La guitare acoustique est un instrument notoirement difficile à enregistrer car elle mélange une gamme de fréquence étendue, une plage dynamique allant des nuances extrêmes aux sons percussifs. Lorsqu’elle est enregistrée en solo, elle perd facilement son naturel si le timbre est altéré lors de l’enregistrement.

Test audio de la caméra Zoom Q8 en conditions réelles

Test audio de la caméra Zoom Q8 en conditions réelles

Jacques Stotzem s’est sympathiquement prêté à l’exercice de me jouer deux extraits de ses compositions.Grâce à l’enregistreur multipiste, j’ai ainsi pu comparer:

  • la paire de microphones stéréo XY
  • une entrée ligne (Un Fishman Ellipse matrix Blend qui sort dans le Fishman ToneDEQ)
  • un micro placé devant la guitare
  • un mix des trois sources sonores

Finalement, ce sont là les scénarios classiques pour l’enregistrement d’une guitare.

Test audio : configuration de l'enregistrement

Test audio : configuration de l’enregistrement

Pour ce test audio, nous avons débranché le compresseur, le limiteur et le leveler de la caméra, ce qui nous a obligé à être prudent sur les niveaux d’enregistrements. Pour pouvoir garder le maximum de latitude de travail en post-production, c’est un bon réflexe, car il est très difficile, voire impossible de récupérer un son trop compressé. Je n’ai pas travaillé le son, à part une normalisation à 0 dB.

Malgré la présence de boutons physiques pour régler les niveaux d’entrée, il faut du doigté pour trouver la bonne position. Il faut que le son soit assez fort pour garder un bon ratio signal/bruit, pas trop fort pour ne pas saturer les entrées. La possibilté d’armer les pistes séparément vient à point pour ajuster le niveau et nous avons pu apprécier la possibilité de monitorer le son au casque, pour trouver le meilleur placement du micro devant la guitare. Les couleurs des indicateurs de niveau m’ont été bien utiles: vert ok, jaune attention, rouge trop fort. J’ai réglé le niveau pour que le signal tape à la fin du jaune et que les différentes sources aient des niveaux semblables.

En raison du micro directement fixé sur le chassis de la caméra, celle-ci est très sensible aux bruits de manipulation. Cette caméra est faite pour être fixée. Pour ce test, ma caméra était perchée sur mon iGrip de chez IK Multimedia (qui sert de trépied, de selfie stick pour caméra ou smartphone), et j’ai simplement pointé la caméra vers la guitare.

Ma conclusion:

A la fin de ce test audio « avec des vrais morceaux de Jacques Stotzem dedans », je constate que le son des entrées est vraiment très propre. Un léger souffle est présent sur les micros XY, mais si le niveau de l’entrée est correctement réglé, ce n’est pas rédhibitoire et largement supérieur en qualité et en définition à ce que j’ai pu entendre avec d’autres caméras. Le micro respecte le son, il ne détimbre pas la guitare et se révèle sensible aux nuances. La spatialisation du son est naturelle à mon goût, j’ai retrouvé l’acoustique de la pièce dans laquelle le test a eu lieu. (Il faudra un jour que je vous parle des gens qui se filment dans leur jardin avec une reverb de cathédrale ou de grotte).

Attention aux bruits de manipulation ou chocs au support de la caméra qui risquent de gâcher les enregistrements. Les micros ne sont pas isolés mécaniquement de la caméra et les chocs seront transmis et enregistrés. Il faut installer la caméra, prendre le temps de régler les niveaux et puis ne plus trop y toucher, ou choisir des moments d’images perdues. « Setup and forget » comme on dit en anglais. Un stylet pour écran tactile et un peu de doigté peuvent aider à ajuster un réglage sur l’écran avec un minimum de perturbations.

On pourra juger que l’une ou l’autre source manque de ceci ou de cela, mais c’est oublier que je vous livre des prises brutes, et qu’une fois la prise réalisée, on pourra retravailler le son à sa guise en disposant d’une matière brute propre sans devoir commencer par corriger les défauts de la prise.

Comme je m’y attendais, pouvoir mixer différentes sources flatte le son d’une vidéo, c’est un véritable plus pour réaliser des vidéos à la qualité sonore somme toute impressionante. Oui, j’avoue que je suis impressionné. Je m’attendais à quelque chose de bien en testant cette caméra pour bax-shop.fr, mais je n’aurais pas pensé disposer de prises aussi bonnes à la sortie de la caméra.