Danger : les mauvaises positions pour la guitare

Si vous pensiez tomber sur un énième article sur la position idéale pour le guitariste jouant de son instrument, désolé. Je voulais vraiment vous parler du danger des positions néfastes … pour votre guitare. Très régulièrement quand je vois des gens présenter fièrement leur instrument, parfois pour le vendre,  j’ai des sueurs froides en voyant la position dangereuse dans laquelle se trouve l’instrument.

Petit tour d’horizon: 

Le sournois : le case ou le gigbag non fermé

Toujours fermer au moins une attache

Toujours fermer au moins une attache

Subtil et sournois, car on pense la guitare en sécurité dans sa caisse ou dans son gigbag. Mais les attaches ou les tirettes sont ouvertes. Lorsqu’on saisit la poignée, patatras, c’est la chute. Pour la petite histoire, j’ai expérimenté ceci avec la guitare(une belle Yamaha mini-jumbo) de mon frère. Le case est resté fermé jusqu’en haut d’un escalier et s’est ouvert sur la première marche. La guitare a dévalé les marches. Le manche a tenu bon,  mais le vernis a pris des coups.

Vous n’êtes jamais sûr d’être le seul à déplacer votre guitare. Alors pensez toujours à fermer au minimum une attache quand vous posez votre guitare. Vous ou une autre personne ne penserez pas toujours à vérifier au moment de saisir l’instrument.

  • le danger :  chute
  • conséquences les plus probables : bris du manche, fracture de la tête, fissures, dégâts dans le vernis, bris de mécanique
  • prévention : toujours fermer au minimum une attache du case et la tirette du gigbag quand on pose la guitare, et toujours vérifier les attaches ou les tirettes quand on saisit l’instrument

La double tirette du diable : le gigbag, le frottement et la gravité

Une variante avec les gigbags qu’on porte sur le dos. Quand les deux navettes des tirettes sont en bas, au centre, le poids de la guitare peut écarter les navettes et la guitare fera une chute qui peut enfoncer l’éclisse. Le choc sur le bouton de sangle peut décoller le bloc qui se situe à cet endroit et décoller la table.  Avec un peu de malchance, la guitare dans sa chute se brisera la tête ou une mécanique 

  • le danger :  chute sur l’éclisse 
  • conséquences les plus probables : éclisse enfoncée, table décollée, bouton de sangle cassé, fissures et dégâts de vernis
  • prévention : toujours fermer la tirette du gigbag en amenant les navettes sur le côté, près de la poignée.

Le presque-en-sécurité : le case ouvert

Presque ...

Presque …

Même dans son case, une guitare n’est pas forcément à l’abri. Rien de mieux qu’un case ouvert pour diriger tout objet qui tombe vers la guitare. Par exemple si vous êtes en train de manipuler un pied de micro, un micro, des câbles ou des outils.

  • le danger :  chute d’objets sur la guitare
  • conséquences les plus probables : dégâts de vernis ou fissures si l’objet est vraiment lourd
  • prévention : toujours fermer le case, et au minimum une attache

La guillotine du bord de table : un classique

la guillotine

la guillotine

Le classique, le cas le plus fréquent je pense. C’est la manière la plus courante pour poser sa guitare pour la présenter. La guitare tient par la petite zone d’appui de quelques millimètres derrière la tête, posée sur une surface arrondie. Un courant d’air, une vibration, un crétin de chat et c’est la chute vers le côté, avec bris de mécanique ou de tête.  Une chute vers l’avant causera souvent moins de dégâts. L’énergie du choc en coup de bambou le long du manche peut briser ou décoller les éléments qui le constituent en causant des dégâts invisibles. Une variante implique d’appuyer la guitare contre un bord de chaise ou de tabouret dont le poids suffit à peine à tenir la guitare en place. Succès garanti.

  • le danger :  chute vers le côté
  • conséquences les plus probables : fracture de la tête ou des mécaniques, plus sournoisement le décollement du truss rod ou sa fracture
  • prévention : toujours fermer le case, et au minimum une attache

El carrusel de la muerte (aka le carrousel de la mort)

le carroussel de la mort

le carrousel de la mort

Posé sur un minuscule point d’appui bombé, la guitare peut tourner autour de cet axe provisoire et tomber pour mille et une raison: choc, vibrations dans le sol, passage, un crétin de chat ou même un courant d’air.

  • le danger :  chute 
  • conséquences les plus probables : coups dans le vernis, fracture de la tête ou des mécaniques
  • prévention : toujours fermer le case, et au minimum une attache

Le divan en couché ou assis : danger

On le fait tous. Même si ce n’est pas le pire des cas, il y a deux possibilités pour mettre sa guitare en danger dans un fauteuil. Le lit sur lequel on répète n’est qu’un e variante du fauteuil. 

Couchée, on peut la croire en sécurité, mais quelqu’un risque tout bonnement de s’asseoir dessus. On attrape la télécommande en fixant la télé et on se laisse choir … dans sa guitare. Pour peu qu’on soit distrait … 

  • le danger :  écrasement
  • conséquences les plus probables : table enfoncée, éclisse fendue
  • prévention : garder un oeil sur sa guitare en permanence et ne pas oublier soi-même qu’elle est là
Couchée dans le divan

Couchée dans le divan

Debout, et quelqu’un pourra la déséquilibrer en s’asseyant à côté, avec des conséquences semblables à la guillotine mentionnée plus haut. Bien que les manches soient renforcés et bougent peu en général, je ne suis pas fan de cet appui de la tête contre un mur.

"Assise" dans le divan

« Assise » dans le divan

  • le danger :  écrasement et chute
  • conséquences les plus probables : table enfoncée, éclisse fendue ou tête cassée, manche fendu
  • prévention : garder un oeil sur sa guitare en permanence et ne pas oublier soi-même qu’elle est là

Pour garder la forme, évitez les échauffements !

Comment garder la forme !

Comment garder la forme !

Les luthiers le savent, pour déformer du bois il faut le chauffer. Beaucoup de guitaristes l’ignorent, pour ne pas déformer son manche, il vaut mieux éviter de le chauffer. Du coup, poser sa guitare contre ou près d’un radiateur ou d’une source de chaleur est une mauvaise idée, surtout combinée avec la position de la guillotine.

  • le danger :  déformation (et chute dans le cas de l’illustration)
  • conséquences les plus probables : manche déréglé ou vrillé dans le pire des cas 
  • prévention : éviter les sources de chaleur

Comme toujours, on me répondra « j’ai toujours fait comme ça et il ne m’est jamais rien arrivé ». Mais jusqu’ici tout va bien comme disait le gars qui tombait de l’immeuble en passant devant le 5eme étage. En trente ans, j’ai connu un cas pour chacun de ces exemples.

J’ai certainement dû en oublier. La conclusion est que pour éviter les risques, on met sa guitare dans son coffre ou dans son gigbag et on le ferme. On peut aussi la poser dans un endroit sûr sur un pied destiné à cet usage.

Les dates des concerts de cette fin d’année 2017

Agenda

Agenda

Les dates de novembre à décembre

Me voici avec quelques annonces de concerts. J’ai pas mal de dates en préparation pour cette fin d’année, en particulier pour le mois de décembre. J’espère vous voir à l’une ou l’autre de ces dates.

A vos agendas :

  • le 18 novembre je joue à mon « cabberdouche » préféré au El Senõr Duck Napo Estaminet en Neuvice qui souffle ses 5 bougies  
  • le 1er décembre j’irai pcicker quelques morceaux en support à la release party du CD de Lucky D. Ce sera à la MJ les Recollets à Verviers
  • le 2 décembre je serai  avec ma guitare en première partie de l’excellente Seesayle à l’An Vert en tournée pour son album nouvel album « Stamina »
  • le 8 décembre j’ambiancerai le Marché de Noël de Mr Bricolage Grétry à Liège

Je serai également présent sur le podium du Village de Noël de Liège. Mais j’attends confirmation de la date exacte. Vous pouvez trouver les détails pratiques sur la page Dates ou me suivre sur ma page Facebook pour être informé des dates de concert à venir.

Évidemment, chaque concert sera différent, … et il l y aura des nouveaux morceaux. Je n’ai pas encore décidé qui aura la primeur des nouveautés. Surprise ! Parfois ce sera la guitare seule, parfois le ukulele sera de la partie, au gré de mes envies.  Les setlists sont en préparation, avec un choix égoïste de privilégier mes compos.

Mise à jour du site 

Suite à la mise à jour du thème qui détermine l’apparence du site,  mes pages ont connu quelques soucis de présentation. J’ai un peu bossé dans l’arrière boutique. J’espère que tout est rentré dans l’ordre. je continue malgré tout la traque aux bugs et aux glitches graphiques . Mais au final, le site me semble plus clair et plus lisible.  C’est quand même l’essentiel.

A bientôt, ici ou sur scène !

les concerts

les concerts

 

Jacques Stotzem à Sprimont, un concert inoubliable

Quand j’ai appris que mon concert privé de ce samedi était annulé faute de participants à une fête, ma première pensée a été : bah, j’irai voir le concert de lancement de la tournée « The Way to Go » de Jacques Stotzem au Foyer culturel de Sprimont. Belle consolation !

J’ai pris mon nouvel appareil photo avec moi pour prendre quelques photos et peut-être quelques vidéos. Après la réalisation du trailer pour le CD, c’est l’occasion de le tester en concert.

Pour les habitués des concerts de Jacques Stotzem, voir quatre guitares sur scène est un signe. Un signe que cette soirée ne sera pas un concert comme les autres. Jacques est quelqu’un de pragmatique qui va à l’essentiel. Si il a pris la peine de s’encombrer de quatre instruments, c’est qu’il a une idée derrière la tête. Quatre guitares, et pas n’importe lesquelles : la première Martin OMC JS signature, la Martin OMC JS signature numéro 59, une Martin en acajou au son rauque et puissant, la plus récente, et une vieille connaissance pour les fans, la première OM21 de Jacques, doyenne du groupe.

Jacques Stotzem au Foyer culturel de Sprimont

Jacques Stotzem au Foyer culturel de Sprimont

La première partie, miroir de l’album

Les critiques du nouvel album, la mienne comprise, sont unanimes : il est bien construit et très équilibré dans le déroulé des titres. Tellement bien équilibré que la setlist de ce soir sera exceptionnellement jouée dans l’ordre des titres de l’album. Et délicieux détail supplémentaire, chaque morceau sera joué sur la guitare qui a servi à son enregistrement. Voilà le mystère des quatre guitares révélé. Un esprit chagrin dira « autant écouter le CD dans son salon alors ! », mais c’est oublier que la musique est une chose vivante. Être immergé dans la vibration des notes le temps d’un concert est une expérience à vivre.

Ce soir, le foyer culturel de Sprimont nous gratifie d’un son exceptionnel. On sent une transparence incroyable depuis les doigts de Jacques sur les cordes jusqu’aux enceintes. Un son fort sans excès et immersif, mais d’une clarté incroyable. Je vous parlais de l’importance des reverbs dans un billet précédent. Je ne serai pas le seul à le remarquer, ce soir elles sont tout simplement exceptionnelles. C’est le fruit d’une longue complicité entre le musicien et son ingé son qui a ciselé ses réglages, reverb comprise, pour chaque morceau du répertoire. Les petits coups de delay et les petites traînes de réverbérations en retour sur les fins de notes sont quasi orgasmiques tellement elles sont bien dosées. C’est un véritable « eargasm » comme disent les anglophones. Oserais-je la traduction oreille-gasme ?

The Way to Go est un album intense et personnel, souvent positif, parfois un peu plus sombre ou nostalgique. Jacques nous livrera quelques anecdotes liées à la genèse des morceaux, mais certains titres garderont leur part de mystère. Tant mieux, à nous d’habiller les notes de notre cinéma intérieur.

Jacques Stotzem au Foyer culturel de Sprimont

Jacques Stotzem au Foyer culturel de Sprimont

La seconde partie, reflet d’une carrière

La seconde partie du concert sera plus classique et plus énergique. Jacques, debout cette fois, nous interprétera les classiques de ses concerts : Sur Vesdre, Jungle, Oasis. Il jouera également sur une seule guitare quelques plus rares extraits de ses albums d’arrangements de classiques du rock. Cette page est tournée, pour l’instant.

L’enthousiasme pour les compositions de Jacques et l’accueil réservé à son album de la part d’un public qui l’a découvert par les reprises soulignent encore son talent pour une musique imparablement séduisante. Lui qui a su transcender la musique des autres sur une guitare acoustique trouve aussi facilement le chemin des oreilles et des coeurs avec ses propres mélodies. 

J’ai oublié de compter les rappels, mais Jacques reviendra plusieurs fois sur scène.

Je suis triste pour ceux qui n’étaient pas là ce soir. Jacques ne prendra certainement pas toutes ses guitares à chaque concert de la tournée.  Nous avons vécu un moment intense et inoubliable au Foyer culturel de Sprimont.

Ne manquez pas les autres dates de la tournée.

Pour finir, au retour, mon GPS m’emmenera me perdre de nuit dans les chemins de traverse pleins de creux et de bosses. Et là, perdu, arrêté au beau milieu d’un chemin de terre enherbé, j’ai ri, ce n’était pas du tout « The Way to Go ».

 

Shopping : D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

Je suis comme ça, le genre de mec que même un nouveau câble excite au point de vous en parler.  Faut le dire vite sans respirer, c’est un « D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable », c’est même un « D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable with angled plug« . J’avoue que c’est en partie à cause du nom que j’ai renoncé à faire une vidéo.

Depuis longtemps, la plupart de mes câbles sont des câbles Planet Waves. Je les trouve solides, fiables et je n’ai rien à leur reprocher. Un jour je compte me payer un câble très haut de gamme. Ce serait amusant pour tester et frimer un peu, mais jusque là le rapport qualité prix l’emporte. Cela fait un moment que je zieute la série American stage. Malheureusement aucun de me câbles n’a besoin d’être remplacé. De toute façon il me fallait un câble avec une fiche à 90° pour pouvoir utiliser mon pied de guitare. Avec un Jack droit, le départ du câble était plié contre le sol. Cela exerçait une tension désagréable sur le connecteur et rendait ma guitare moins stable dans le pied.

D'Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

Comme je l’expliquais dans mon article sur la technique, la longueur d’un câble Jack est un critère important. Pour la longueur, en général, 3 mètres c’est un peu court quand je n’utilise pas d’accordeur, 9 mètres c’est trop long. J’ai donc opté pour la demi-poire du milieu, le câble de 20 ft., soit 6 m.

Prise en main

AU premier abord, le câble American stage est un peu plus épais et plus lourd que les câbles custom dont je me sers d’habitude. Le câble est logiquement un peu moins souple, mais pas au point que ça soit gênant. Les fiches entièrement fabriquées en métal font très bonne impression. Les matériaux utilisés et le poids inspirent confiance. Le conducteur est composé de cuivre sans oxygène, ce qui permet paradoxalement de conserver de l’air dans le son en préservant les aigus et les hautes fréquences harmoniques, si j’en crois la fiche technique.. 

La pointe du connecteur a un profil particulier baptisé « geo-tip » … sa surface de contact large et l’angle de la pointe modifiée promettent une connexion ferme. Ça semble être confirmé par le claquement sec qu’on entend quand on enfonce le connecteur dans la guitare.

D'Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

Comme c’est un Jack anglé, et qu’il connecte bien, on peut dire que c’est un Union Jack ? (huhu … pardon, ridicule, d’autant que ce câble est proudly made in USA).

Le circuit breaker

Sans surprise, sur le connecteur coudé, on trouve le « circuit breaker » qui permet de changer d’instrument sans générer de gros « pop » dans la sono. Il suffit d’enfoncer le bouton pour interrompre la connexion sans générer de gros parasite.

D'Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

D’Addario Planet Waves American stage circuit breaker cable

Conclusion, et un mot sur la garantie

A la prise en main, j’ai l’impression que ce câble est indestructible. Dans le cas contraire Il bénéficie même d’une garantie à vie.

Je dois préciser que le bénéfice de cette garantie semble un peu moins commode chez nous que chez nos amis anglo-saxons. Alors qu’ils bénéficient d’un échange « no-question asked ». Moi, le petit belge j’ai eu droit à un ping-pong à trois entre le marchand, le distributeur et l’importateur pour savoir qui allait me remplacer mon câble XLR dont le petit bouton est fatigué. Franchement, z’êtes lourds les gars. 

Le câble n’y est pour rien et écope d’un bon 9/10 sur mon échelle de piments !

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