Annuler, c’est nul ! (et ce titre aussi est nul*)

J’ai vu Eddy Mitchell monter sur scène à Liège avec le poignet cassé refusant de se faire plâtrer avant le concert. J’ai entendu parler de cet humoriste monté sur scène le jour de la mort accidentelle de son fils. Toutes comparaisons gardées, je voulais faire mienne cette maxime : il ne faut pas annuler une date, jamais. Je monterai sur scène avec un pied cassé s’il le faut, disais-je. Puis c’est le bête petit virus de la gastro-entérite ou son ami bactérien qui m’a fait le croc-en-jambe qui eu raison de mon corps. Pathétique.

(*) Note : ce billet aurait pu se nommer « Debrief du concert qui n’aura pas eu lieu ». Après tout, on se dit tout.

Mourir, mais de mort lente

Tout d’abord, j’ai mis mon coup de mou et mon irritabilité du vendredi sur le compte de la chaleur qui règne depuis quelques jours. Mais vu que mon entourage n’avait pas l’air de trouver l’atmosphère particulièrement étouffante, j’ai pris ma température. Pour quelqu’un qui fait rarement de la fièvre j’ai mesuré un bon 38 °C et des poussières. Après avoir vainement lutté pour rester debout, j’ai fini la journée dans mon lit. Comme attendu, j’y ai alterné crampes abdo-minables et sommeil fiévreux. Évidemment la question du concert du lendemain me trottait dans la tête. Saint-Eddy, priez pour moi.

Le lendemain, pas d’amélioration, au contraire mon état s’est aggravé malgré les médicaments. La fièvre est en augmentation. À un moment donné, ça ne sert plus à rien de tourner autour du pot (si j’ose dire). Il faut arrêter de se mentir pour prendre ses responsabilités. Si je ne tiens pas debout plus de 10-15 minutes, je ne peux pas jouer debout pendant deux heures. Si Claude Semal chantait dans sa douche, je me voyais mal concerter depuis les WC. Même préparer le matériel semblait tâche impossible.

Prendre le risque de donner un concert en demi-teinte qui ne serait qu’une longue souffrance, sans certitude d’assurer, voire de pouvoir finir ? Ce serait se moquer du public. Se faire de faux espoirs en comptant sur une miraculeuse guérison ? Je suis assez fils de médecin pour savoir qu’une bonne gastro c’est deux jours minimum, parfois trois. Attendre la dernière minute avant de se résigner ne fera qu’accroitre l’embarras de tous, organisateur et public. Ils pourront peut-être trouver un plan B ?

Annuler, c’est mourir un peu

Les échanges ayant eu lieu par messagerie jusque-là, j’ai communiqué ma décision par ce même canal vers 7 h 30 du matin, bien décidé à téléphoner si vers 9 heures je n’avais pas eu de réponse. Ce qu’on pensera de moi m’importe bien moins à ce moment que le fait de causer un embarras d’organisation à une équipe visiblement motivée.

Mon père médecin m’a toujours dit qu’il n’y a pas de bonne façon d’annoncer une mauvaise nouvelle, alors on se contente des faits. En me relisant je me rends compte que j’ai machinalement respecté les préceptes de la communication de crise. Les trois pôles des messages autour du « What we know, How we act, What we feel ».

« Bonjour, pour la première fois de ma vie je suis au regret de devoir annuler une date ce soir, j’ai 39° de fièvre depuis hier soir, les médicaments n’ont pas l’air d’agir et avec la chaleur je tiens à peine debout. Impossible d’assurer le set en solo dans ces conditions. Je serais venu jouer avec un pied cassé, mais là… Je suis absolument désolé et conscient de vous mettre dans l’embarras. »

Évidemment mon embarras est sans doute peu de chose par rapport à l’organisateur qui fait tourner son établissement sur base de concerts réguliers. Les grandes tournées sont assurées, pour les petits artistes tournant au cachet, rien de tout ça. Les organisateurs (le Bar à Goûts de Jamoigne que je remercie et auquel je réitère toutes mes excuses) se sont montrés compréhensifs.

Ensuite il a fallu remonter le fil de la promo pour détricoter la toile et annoncer l’annulation avec toute la vigueur mise dans la promotion. C’est important que les gens ne se déplacent pas inutilement. Quelques messages de soutien ont été les bienvenus, y compris d’amis artistes sensibles à l’aspect désagréable d’une annulation.

En rangeant le ukulélé des enfants, j’ai eu une brève inspiration et j’ai posté une petite vidéo (un peu maladroite) sur Facebook le lendemain pour m’excuser à nouveau :

Rebondir

Pour commencer, je vais finir de digérer (!) cette annulation. Me soigner, essayer d’en rire et puis me reposer. Personne n’est mort, ce n’était qu’une mauvaise passe. J’ai une date privée en duo fin de la semaine, même en ayant raté une répet, faut être revenu à 100 % et pas question d’annuler. 

Puis prospecter pour de nouvelles dates. Espérer que l’organisateur aura pu rebondir de son côté également. Peut-être que ce ne sera que partie remise pour le public qui comptait me voir ce soir-là ?

Ma fête de la musique en Neuvice

Je me demande combien de fois j’ai déjà joué au El Senõr Duck Napo Estaminet. Je pense vous avoir dit autant de fois que j’aimais cet lieu. L’endroit où tu peux aller boire une bonne bière quand t’en as marre de traîner dans les bistrots pour te taper une mousse fadasse. Et cette fois-ci c’est la fête de la musique en Neuvice !

En avant toute 

Faire de la musique en ayant un « vrai boulot » (comme disent les gens) c’est super. Mais parfois on se retrouve avant un concert à quitter les collègues au bord de la crise de nerf pour prendre un train entre Bruxelles et la fin de sa vie. Mais en tombant par hasard sur une photo du chanteur d’Ykons en interview à Bruxelles avant son concert du soir à Spa, je me dis que quoiqu’on fasse (toutes proportions gardées) on court toujours partout. La vie n’avance pas quand on reste le cul sur sa chaise. Et après la fin de sa vie, la vie continue. Show will go on !

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Neuvice nous voilà !

Heureusement tout est prêt, sauf moi. J’embarque guitare, ukulele et sono avec Lovely Roadie, direction le centre-ville. Après un premier tour à la recherche d’une place de parking qui se solde par un échec on décide de déposer la voiture dans un parking payant. Il faudra marcher 500 m avec le matos pour rejoindre la rue Neuvice. Merci ma roadie pour la patience, le sourire … et l’huile de coude. Malheureusement elle ne peut pas rester, il y a la marmaille à marmailler.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

La rue est en effervescence, la fête de la musique en Neuvice prend des air de petit 15 août, avec des terrasses et des animations un peu partout. Hier is het feestje !  Le bar à l’extérieur bat son plein.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Soundcheck

Soirée de premières. Premier concert avec mon nouveu pedalboard, sur lequel trônent désormais ma reverb Boss RV-6 et mon TC-Helicon Mic Mechanic. La reverb de mon stagepass Yamaha peut dépanner, mais ça n’a quand même pas grand chose à voir avec des effets plus sérieux. Premier concert barbu aussi, mais c’est un détail.

Bonne nouvelle, il y a moins de cartons entreposés sur la scène que la dernière fois et j’ai réduit la quantité de matos avec un pedalboard plus petit. Du coup la scène me paraît plus grande. Le soundcheck se passe vite et bien. J’ai prévu mes in-ears au cas où le brouhaha m’empêcherait de me focaliser.

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Le concert

Le concert débute comme toujours par « Have a beer », un morceau qui est quasiment né au Senõr Duck. Un morceau qui m’évoque les amitiés indéfectibles nées et nourries autour d’un bon verre.

Pendant les deux trois premiers morceaux, je me dis que c’est dommage que la musique de la rue passe aussi fort dans le bistrot. Un léger fond musical joue les intrus. Tout à coup, l’illumination : c’est la musique du bar qu’on a oublié de couper. Mais à l’Estaminet, la musique ne va jamais trop fort pour permettre de se parler sans devoir se hurler dessus. Du coup il a fallu un petit moment pour comprendre ce qui se passait.

Il y a un peu  moins de monde que la fois passée, cette fois je ne me fais pas bousculer par des étudiants bourrés. Ca me manquerait presque. 🙂 

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Fête de la musique 2018 en Neuvice

Le concert se passe en deux sets comme d’habitude. Les gens ont l’air contents, je vois des sourires et des regards complices. J’en profite pour tester quelques nouveaux morceaux. Je suis plutôt content du son, surtout pour la voix qui passe bien mieux avec le Mic Mechanic. Second set sans histoires, à part un petit trou de mémoire, vite oublié (haha !).

Fin du concert et démontage. J’aurais bien aimé que ma Lovely Roadie reste prendre un verre, mais j’essuie un refus. J’ai droit à un taxi, et c’est tout. Je me contente d’une bière avant de charger l’auto pour filer dans la nuit. Il ne me reste plus qu’à finir mon fut de Jupiler à la maison, tout seul, na ! (Il ne restait qu’une bière dedans).

La semaine prochaine, je vais au Bar à Goûts à Jamoigne !

Mon pense-bête réseaux sociaux pour couvrir un événement

Il y a quelques jours quelqu’un m’a demandé une liste d’actions types pour couvrir un événement sur les réseaux sociaux. Pour pas mal de monde ce sera de l’enfonçage de portes-ouvertes, déso, pas déso. J’ai dressé rapidement une liste des choses que « moi » j’essayerais de faire sur Twitter et Facebook ( … et Instagram). J’insiste sur le « moi » parce que je ne suis pas un pro de la chose et je ne suis même pas sûr de faire tout ce que je recommande.  Ce sont des suggestions, évidemment. L’idée n’est pas de « tout » faire. 

Le matos mininum pour les réseaux sociaux

Le matos minium pour les réseaux sociaux

Le storytelling est mort, enfin il paraît

D’après les marques, le storytelling est mort, cette façon de partager du contenu est datée.  Pourtant, je pense que pour un artiste, ouvrir une porte sur son vécu reste intéressant. Cela permet à ses fans de partager la passion qui l’habite.

La différence c’est que le storytelling des marques est souvent un joli conte en sucre glace. Se faire pousser 30 secondes de pré-roll vidéo d’une nana en tenue comfy-chaussettes caressant son chat gris en tapotant un mac devant un thé fumant pour une histoire vaguement inspirante a peut-être fait son temps. Pour le musicien, ce n’est pas une histoire, c’est une expérience de vie. C’est de la sueur, des rires, parfois de la douleur et des larmes. Les aventures du musicien à pied d’œuvre sont parfois mises en scène, mais réelles.  C’est une manière de confronter la vision de l’artiste avec l’expérience vécue par son public. Voir le champ « public » et le contrechamp de l’artiste permet d’appréhender la vision globale via les réseaux sociaux.

Les partages de l’artiste sur les réseaux sociaux sont une occasion pour le public de participer à l’expérience, par exemple en commentant un concert ou en s’identifiant dans un stage-selfie.

Quels outils, quels réseaux sociaux ?

La photo et la vidéo restent évidemment les outils rois pour s’immerger dans une expérience via les réseaux sociaux. Le son n’est pas à négliger, mais une bonne anecdote fera passer une photo ou une vidéo moyenne. Parfois un petit message texte fera l’affaire, il n’est pas toujours nécessaire de sortir la grosse artillerie. Soyez vrai !

Avec votre « grosse » caméra vidéo ou votre appareil photo « pro » vous risquez d’être dans l’embarras pour transférer les fichiers que vous devrez sans doute compresser ou redimensionner. On est parfois mieux servi avec son smartphone si il fait des photos décentes. Soyez agiles ! Par contre pour le son, un micro externe sera souvent utile pour donne un son correct.

Pensez à l’histoire que racontent les photos. Soyez attentif a ce que tout soit dans le cadre ou dehors (mains coupées, têtes, textes tronqués) si possible. Parfois il faut anticiper où on se place, et se déplacer pour choper « la » photo. La photo et le message peuvent parfois être pris à des moments différents. Le sujet pourra être banal si la photo est originale. 

Pour les réseaux sociaux à privilégier, je n’en listerai pas,  allez où votre public est. Faire passer les gens d’un réseau à un autre pour vos beaux yeux ne marchera pas, ou mal. N’hésitez pas à poster à plusieurs endroits, mais adaptez le contenu à sa destination.

Pour les outils à emporter  je listerais un smartphone, le programme de l’événement, un carnet, de quoi écrire, une  batterie de secours, un chargeur et des cartes de visites mentionnant vos comptes sur les réseaux sociaux. Un bout de gaffer pour fixer un truc sur un machin ne fait jamais de tort pour une petite mise en scène minute.

Comment se préparer ?

Quand on participe à un événement d’une certaine taille, il est possible d’anticiper pas mal de choses. Un petit coup d’oeil sur le programme pour repérer les éléments essentiels et garantir une bonne préparation. Cela facilitera les choses sur place quand le temps sera compté. Identifier le nom et l’orthographe exacte de l’événement, de l’organisateur, du lieu. Identifiez et suivez les comptes pertinents sur tous les réseaux sociaux. Repérez les participants et les partenaires. Vérifiez les éventuels hashtags officiels et leurs variantes. Exemple : #truc #truc2018 #truc18.

Perso je prépare des brouillons de messages contenant les hashtags minimums nécessaires que je peux ainsi rapidement dupliquer. 

Essayez d’avoir une longueur d’avance (avec le programme et des idées de cette liste). Avoir un ou deux posts de réserve (backstage, informel, humour, recontextualisation) est utile pour boucher les creux. C’est bien de créer un rythme de croisière pour poster régulièrement et fidéliser en créant une attente.

Quels moments ?

Voyage – départ, trajet

Images :

  • Valise
  • kit de survie : pluie, bikini, etc
  • Valises sur le quai
  • Billets avec destination
  • Panneau d’horaires
  • Vue par la fenêtre du moyen de transport
  • Doigt sur une carte

Message : en route, se réjouir de rencontrer d’autres acteurs sur le sujet, anticipation

Voyage – Arrivée

Images:

  • Affiches, banner, flyer qui traîne
  • Vue typique, paysage, vue d’ensemble de l’endroit
  • Selfie devant le lieu de l’organisation
  • Photo du badge d’ID (en cachant le code barre éventuel avec le pouce)

Message : in da place, … nous voilà, au boulot, les choses sérieuses commencent, prêt 

Sur place – pré-évènement

Images :

  • Photos d’ambiance : lieu, file, foule, débats, meet and greet au catering
  • Vidéos de rencontres sympa, petites capsules de contextualisation et de teasing de ce qui va suivre
  • Personnalités connues (en selfie (perso pas fan, trop groupie) … ou non)
  • La bouffe si elle est visuelle et uniquement s’il y a d’autres messages plus pro (ne pas hésiter à polémiquer soft si pas durable ou origine douteuse, lol)
  • Du backstage si pertinent (équipe vidéo en itw, stewards sympas, etc.) – humour ou vues décalées

Message : au boulot, les choses sérieuses commencent, si personnalité intéressante : prendre photo, voir s’il a un compte Tw, le mentionner avec une phrase choc/clé pour l’orthographe des noms regardez le programme à l’avance. Ne pas oublier les #.

Sur place – pré-concert

Images

  • Affiche, horaire, programme
  • Salle vide ou se remplissant
  • photos du merch
  • Montage, soundcheck, backstage
  • teasing vidéo

Message : ça va être à nous, fier d’être arrivés jusque-là, mentionner les partenaires, donner rendez-vous

Concert et after-concert:

Images

  • Photo du public
  • capture d’ambiance en photo ou vidéo (attention à la qualité !)
  • photo set-list 
  • Belle photo avec le groupe, l’organisateur, des fans, le public en sortie de scène
  • photos du merch

Message : vécu du concert, récit d’ambiance, setlist jouée, surprises et rappels 

Le retour

Images : souvenir, débriefing, teasing du prochain sujet. 

C’est le moment de publier la galerie de photos et le débriefing sur le site et ou Facebook.

Ne soyez pas surpris, ça nécessité d’être en alerte/éveil constant et de faire des choix rapides. C’est du boulot, parfois ingrat ! Mais au bout d’un moment certaines choses deviennent heureusement des réflexes et on finit par être rôdé.

Test : Mic mechanic 2 de Tc-Helicon

Quand on traîne sa bosse en solo comme moi, on n’a pas d’ingé son. Les reverbs intégrées aux petites table de mixage ou aux sonos portables rendent souvent service, mais elles ne flattent pas vraiment l’oreille. Depuis quelque temps je goûte à la joie de remplacer la réverbération intégrée à mon Yamaha Stagepass 400i par les reverbs de ma pédale Boss RV-6. Avec plus de possibilités de réglage, autant vous dire qu’il n’y a pas photo. Mais il restait le problème de la voix. Je trouvais les chanteurs sans ingé son mal lotis jusqu’à ce que je découvre la pédale Mic Mechanic de TC-Helicon

Évidemment, rien ne remplace la patte d’un ingé son. Déjà rien que parce que lui n’a pas ses deux oreilles pile au-dessus de la bouche qui chante. Les outils tout-en-un avec des presets ne font pas de miracles. Mais si on peut gratter quelques carats sans se compliquer la vie, je prends. 

Quelqu’un m’avait fait remarquer dernièrement que ce serait mieux de pouvoir couper la réverb pour être plus intelligible quand je parle entre les morceaux. Le format pédale semblait donc indiqué. Pour garder un setup simple, je cherchais une pédale de reverb pas trop chère qu’on puisse brancher en XLR sur le trajet du micro. Mais finalement le Mic mechanic en a bien plus que ça sous le capot, sans être suréquipé d’effets qui ne me serviront pas comme l’harmonisation.

La TC-Helicon Mic Mechanic 2

La pédale propose dans un format compact :

  • un echo,
  • une réverbération,
  • une correction d’intonation,
  • un bouton tone qui regroupe un preset d’égalisation, de compression, de de-essing et de gate.
TC-Helicon Mic Mechanic 2

TC-Helicon Mic Mechanic 2

J’avais vu passer la première version de cette pédale, qui me tentait. Mais elle avait quelques défauts de jeunesse. La nouvelle version, la « 2 », corrige ces défauts : on peut l’alimenter par piles ou par du 9 Volts (le premier modèle nécessitait du 12 Volts). On peut régler l’écho et la réverbération séparément. Le bouton de gain qui semblait délicat à ajuster a disparu. Dorénavant le gain est automatique. Un bouton On-Off permet de préserver la batterie.

Premières impressions 

La pédale est belle, la finition sympa, la couleur rouge claquante comme il faut. Tout à l’air solide. De prime abord, je trouve les boutons un peu trop souples à tourner. Cela facilite les réglages fins, surtout que les courses pour chaque effet sont courtes. Mais c’est peut être une source d’accidents si un câble ou un pied passe par là.

TC-Helicon Mic Mechanic 2

TC-Helicon Mic Mechanic 2

Le défaut des démos de TC-Helicon, c’est qu’ils prennent des super-chanteurs pour montrer les capacités de leur pédale. Compliqué d’imaginer ce que ça donnera avec ma voix de chanteur qui prend la scène pour sa salle de bain et vice-versa. 

En gros, mon idée c’est de poser la pédale, de faire les réglages une bonne fois en fonction du lieu, puis de me contenter de la couper pour parler, sans modifier les réglages.

Les effets

Les réverbérations sont toutes belles et praticables quand on reste raisonnable. Pour être honnête, je ne pensais pas utiliser l’écho. Finalement, je me retrouve à ajouter un poil d’écho en fond en plus de la réverbération. Il est possible de modifier la fréquence de répétition de l’écho via une fonction TAP de la pédale pour l’assortir au tempo d’un morceau. La fréquence n’est pas sauvegardée quand on éteint la pédale.

Je ne pensais pas me servir de la correction d’intonation non plus. Avec le bouton entre 9 heures et midi, ça ne fait pas de mal, sans massacrer le son. On est loin de l’auto-tune à la Cher ou façon rappeur, même en le poussant à fond, là où il devient un peu trop flagrant. La correction est autochromatique. En gros, il ramène au demi ton le plus proche. Pas de miracle ici, il faut quand même savoir chanter un minimum. La correction ne vous sauvera pas d’un gros faux pas. Si vous voulez chanter avec une légère tension harmonique, ça va vous compliquer la vie. Ah oui, dernier point, la pédale est calibrée en 440 Hz et je ne sais pas si on peut ajuster cet accordage.

Le bouton « bon-po-tot (*) »  

(*) bon pour tout, en wallon.

La fonction « Tone », c’est le mystérieux bouton magique. Il colle un preset d’égalisation, de compression, de de-essing et de gate sur la voix. Ca fait du bien au placement de ma voix par rapport à l’instrument. Ca donne ce petit coup de pshit qui fait briller ma voix un peu plus. Il y a deux presets, normal et moins brillant. On passe d’un à l’autre en tenant la touche tone enfoncée pour appuyer sur la pédale. Sans surprise, moins brillant me convient mieux. Bon, c’est pas miraculeux, mais c’est mieux. Il y a toujours mieux. Mais pour avoir le contrôle sur tous les paramètres, c’est le double du prix, au minimum.

Le panneau arrière va à l’essentiel. Un bouton On-Off, un connecteur USB pour les mises à jour (et peut-être la possibilité de changer les presets dans le futur ?), XLR OUT et IN.

TC-Helicon Mic Mechanic 2

TC-Helicon Mic Mechanic 2

Je vais rapidement équiper un petit pedalboard Pedaltrain Nano avec mon essentiel : accordeur, reverb, le Mic Mechanic 2 et mon chrono. Propre et net !

Pedaltrain Nano

Pedaltrain Nano

Je me réjouis de tester tout ça en live. Venez l’écouter au Senor Duck ou au Bar à Goûts.

Ca vaut un bon 9 sur mon échelle de piments !

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