Podium de fin d’année en mode #VDN ou #VDM(*) ?

Quatre heures du mat, je suis de nouveau sobre (enfin, je crois). P*t**n de soirée ! Sur un podium en plein air en décembre, les conditions de jeu en plein air sont rudes, il fait froid, parfois il pleut, il n’y a pas de cachet et on joue pour deux vins chauds. Mon passage annuel sur le podium du village de Noël de Liège est avant tout un prétexte pour aller boire « un » verre. Et cette année 2019 fut une belle édition de ce point de vue. 

(*) « Village de Noël » ou « Vie De Merde »

Le souci avec les podiums c’est que les groupes plus ou moins amateurs sont traditionnellement infoutus de tenir leur horaire. C’est un point sur lequel de mon côté j’essaie d’être aussi « pro » que possible. Du coup j’adapte mon setup pour un maximum d’efficacité. Cette année, j’ai décidé de miniaturiser et d’innover en utilisant mes in-ears avec un pack ceinture Fischer Amps. L’idée est de mieux m’entendre en plein air, sans utiliser les retours de scène sur place qui sont certes corrects mais qu’on ne prend jamais le temps de régler, faute de temps. Retour d’expérience dans cet article.

Podium du village de Noël 2019 : setup minimaliste avec in-ears

Podium du village de Noël 2019 : setup minimaliste avec in-ears

En route vers le podium

La mobilité est ardue dans la ville de Liège qui est malade de la transition vers le tram. Le parking presque impossible pendant les fêtes. On fait le trajet en bus en se félicitant d’emporter peu de matos. Et puis le retour après boire est bien plus sûr.Je n’ai même pas un jeu de cordes de rechange. Si j’ai un souci, tant pis. Je joue pour deux vins chauds, hein.

Trajet en bus

Trajet en bus, direction le podium du village

Avant moi, une chorale d’une quarantaines de personne occupe le terrain. Comme prévu, ils mettent longtemps à sortir de scène. Dans ce genre de configuration, les fans et la famille montent sur scène pour taper la discute à la fin de la prestation au lieu d’évacuer le terrain.

Je me faufile en arrière-scène pour faire mes branchements. De la guitare dans la pédale de réverb, de ma pédale dans ma DI et de la sortie parallèle de ma DI dans mes in-ears. En principe ce circuit court ne devrait pas être sujet au Larsen, mais par sécurité mon boîtier de ceinture a un limiteur pour protéger mon audition.

Podium du villlage de Noël 2019

Podium du village de Noël 2019

Alors, les in-ears ça donne quoi sur un podium ?

Je me câble avec l’aide de ma roadie. J’ai même pensé au petit sparadrap (Merci Mickey !) pour fixer le câble dans le bas de ma nuque. Je suis bien isolé de l’environnement. Le son est très clair et précis et me permet de mieux nuancer mon jeu. C’est très agréable et permet d’entrer « dans la bulle » pour mieux jouer, surtout les balades. Je m’entends comme à la maison. Je mets le volume à la limite inférieure pour ne pas trop fatiguer mes oreilles. La réverb me semble très présente dans les oreillettes, mais le son en façade est ok.

Mais j’ai confondu vitesse et précipitation et je vais le payer plus tard.

J’ai réussi au fil du temps à ne plus marcher sur mon câble de guitare. Mais une fois sur le podium, par deux fois j’ai marché  sur le câble de mes in-ears, qui s’est arraché. Du coup l’isolation par rapport un environnement devient un souci. Je finis mes morceaux au radar avant de pouvoir me rebrancher. J’ai oublié de faire une boucle avec mon câble dans le passant de mon pantalon. De plus, j’ai fait mes branchements en fond de scène avant de transférer tout vers l’avant-scène. Les câbles se sont emmêlés et je n’ai pas de mou pour encaisser la traction. J’aimerais rejeter le câble plus loin derrière moi, mais là aussi, impossible. Tant pis. Et pendant le concert, quelqu’un viendra me parler au bas du podium, je ne comprends rien de ce qu’il dit. Vu qu’il s’agit visiblement d’un mec bourré, je n’ai sans doute pas raté grand-chose.

La prochaine fois, je prendrai le temps qu’il faut. Ce n’est pas parce que les autres ne tiennent pas le timing que mon confort concert doit en pâtir.

Le meilleur public du monde

Cette année, avec 5°, il fait presque doux, le froid mord un peu les doigts quand le vent balaie le podium. J’ai connu bien pire. Comme chaque année, qu’il vente, qu’il pleuve, ma lovely roadie et les amis sont venus me soutenir (sauf le costaud, le roux et le suisse). Mon cama Bini est de la partie aussi. C’est le meilleur public du monde, même si parfois je me demande s’ils ne viennent pas juste pour l’after ! J’ai peu de photos cette année, mon smartphone est mort.

Podium du Village de Noël : l'éternel fan club que j'aime d'amour

Podium du Village de Noël : l’éternel fan club que j’aime d’amour

Le moment #WTF

En plein concert, j’entends la fanfare du Village de Noël qui se rapproche dangereusement. What ? Ils défilent carrément devant la scène. Pas d’autre choix que de m’arrêter de jouer. Ils sont bourrés et passent en force. Ils sont chez eux. Leur chalet « camp de base » est en face du podium et ils jouent pour boire gratos. On ne peut pas lutter contre ça. 

What the actual fuck ?

What the actual fuck ?

Mon technicien du jour est très peu ravi de la situation qui l’énerve visiblement encore plus que moi. Il est musicien également et ça l’agace prodigieusement. Vu que c’est la deuxième fois qu’ils me font le coup, je ne suis pas surpris. Je sais où je mets les pieds, depuis le temps que j’y viens. 

Un des musiciens vient me parler, mais avec mes in-ears je n’entends pas. On m’a répété qu’il a dit, texto « Dis gamin, après ton morceau, on en rejoue un ! ». Ce n’était pas bien méchant, mais bon déjà, j’suis pas ton gamin ! Le respect est mort, noyé dans un verre. 

Mais évidemment, comme je me suis monté en in-ears pour pouvoir mieux interpréter, j’avais quelques morceaux plus calmes dans la fin du set. La transition entre musique de fanfare et balade acoustique est évidemment complètement glucose. Après la fin de mon morceau, ils remettent une couche et je termine mon set avec une étrange sensation de coït interrompu.

Les enjeux sont légers sur ce genre de prestation. Que faire d’autre qu’en rire ? Ma grand-mère me disait qu’il faut prendre l’inévitable avec grâce. 

L’after 

On se cherche une place pour poser nos quilles pour le débriefing. On échoue un peu par hasard aux foies gras du Périgord. Bon choix, le vin est bon (tant mieux on va en tuer un paquet de bouteilles). Le commerçant est très commerçant et le prix diminue au fur et à mesure de notre consommation. Les sandwiches d’aiguillette de canard et le burger de canard au foie gras sont très très recommandables !

Aux foies gras du Périgord

Aux foies gras du Périgord

Aux foies gras du Périgord

Aux foies gras du Périgord

Finalement on ne changera pas de crémerie de la soirée. Pourquoi bouger si le vin est bon ? On achètera même un bout de foie gras pour le soir du réveillon. Sur le trajet du retour, mon pouvoir de discernement un peu embrumé, j’ai aussi acheté un saucisson trop grand, trop cher. C’est mon seul regret.

Après, c’est retour en bus et tenter de dessaouler pour ne pas avoir l’air trop bourré devant belle-maman qui garde les enfants et le chien. Je ne pense pas que cette prestation ait fait illusion, mais c’est un public très affuté et exigeant.

De la musique, des tests de matos en conditions réelles avec des leçons apprises, des moments un peu #wtf, du vin et des amis : c’est une édition de mon passage sur le podium du village de Noël qui aura tenu toutes ses promesses.

Alors définitivement #VDN et pas #VDM et rendez-vous l’année prochaine !

Fischer Amps In Ear stick : un IEM de poche

Après avoir étudié les solutions pour mon monitoring in-ear et avoir jeté mon dévolu sur un système filaire avec un petit ampli Rolls PM55s à fixer au pied de micro, un stick de poche Fischer Amps et des Shure SE-215, j’ai eu envie de simplifier encore un peu le système. Je suis adepte du principe du Zen Garden : un concept est terminé lorsqu’on ne peut plus rien … enlever !

Faire moins … avec moins

Comme chaque année, je vais bientôt jouer sur le podium du Village de Noël. Malgré les progrès immenses du matériel mis à disposition pour les artistes, les retours restent un peu compliqués à optimiser avec un soundcheck « minute soupe » plié en vitesse avec le bénévole responsable de l’animation.

Le village de Noël c’est aussi l’occasion d’aller boire (plus d’) un verre avec les amis en sortie de scène. Idéalement, j’aimerais voyager léger. Ma guitare, une réverb, une DI et mes in-ears.

Comment gérer mes propres retours en in-ear, sans me faire exploser les oreilles en cas de Larsen ? Certaines années les prises de courant se sont révélées rares et j’ai emmené allonges et multiprises. Cette année, taillons dans le gras. 

Je vous présente :

Le Fischer Amps In Ear Stick

Fischer Amps In Ear Stick

Fischer Amps In Ear Stick

Adieu le transfo !

Dans mon setup actuel, le petit ampli permet de mixer le son micro et le retour guitare quand je chante. L’ensemble amène un peu de souffle quand le courant n’est pas très clean. Le petit transfo avec son fil sans blindage fait antenne. Je me suis rendu compte que je pouvais alimenter mon ampli depuis l’alimentation de mon pedalboard en fabriquant un câble sur mesure avec mon kit de câbles sur mesure de chez Planet Waves. Exit le transfo et son souffle. C’est un progrès, mais quand je joue de la guitare sans chanter, ce système est inutilement complexe.

IEM : chemin du signal de l'ampli à mes oreilles

IEM : chemin du signal de l’ampli à mes oreilles

 

La solution ? Le Fischer Amps In-Ear stick 

J’ai déjà une version simplifiée de ce stick. Celui-ci contient un petit ampli alimenté par 2 piles AAA (10-12 heures d’autonomie), des composants « Burr-Brown » – ne me demandez pas ce que ça signifie, mais tout le monde le note avec déférence, ça doit vouloir dire « bons composants » (sauf si le nom garant de la tradition des années 60 ou 70 a été racheté par un grand fabricant). Le stick a un bouton de volume qui contrôle la mise en marche. Une LED indique le niveau de batterie, avec un code visuel simpliste : vert-ok, orange-bof, rouge-mourant, éteint-mort. Il est équipé d’un limiteur pour éviter les accidents.

Fischer Amps In Ear Stick

Fischer Amps In Ear Stick

Le Fischer Amps In-ear stick possède des connecteurs solides (Combo Jack/XLR en entrée et mini-jack en sortie). Il semble fait pour pouvoir s’échapper d’une voiture tombée dans la Meuse en cassant les vitres avec. On le déboite en appuyant sur un bitoniau. L’accès aux organes internes permet de changer les piles, de modifier le niveau d’entrée (Hi-Low) ou l’entrée stéréo-mono avec des mini-switches.

Il va à l’essentiel sans tralala. J’adore. Une solution élégante malgré un look brut de décoffrage – « Allo les années 70 ».

Fischer Amps In Ear Stick

Fischer Amps In Ear Stick

Première écoute

Sans alimentation externe, le souffle autogénéré par le Fischer Amps In Ear Stick est quasiment indécelable dans les oreillettes. Largement en deçà de  ce à quoi je suis habitué sur une scène. Une fois la guitare branchée, le son est très transparent, aéré, sans coloration, je redécouvre le son de mes in-ears. Je n’ai pas eu besoin de pousser le niveau pour pouvoir m’entendre suffisamment. L’idée est de pouvoir m’entendre en plein air, pas besoin de jouer fort, au contraire.

Je compte utiliser ma réverb puis ma DI en dirigeant la sortie ligne vers la sono et la sortie link de ma BSS AR 133 vers mes in-ears. Impossible de faire plus simple, à moins de se passer de retours.

Verdict sur scène le 21/12.

Bilan provisoire : la fin est proche !

Évidemment je parle du bilan de fin d’année. C’est le moment parfait pour commencer à réfléchir au bilan de l’année écoulée. Les concerts, les articles, les découvertes de matos.  Je pense vous faire une vidéo pour emballer le tout, vous reparler des tops et des flops de 2019 … et vous parler de mes projets futurs. Un bilan brut et honnête que j’espère sans trop de complaisance à mon égard.

Le bilan de 2019

Le bilan de 2019

Moins de concerts – bilan mitigé !

Quand je fais le bilan, j’ai eu moins de concerts en 2019. Évidemment, beaucoup de petits lieux ont perdu leurs subsides. Dorénavant, il faut dorénavant louer la salle et organiser les concerts soi-même, ce qui est problématique quand on sort de sa zone géographique. Certains plans sont tombés à l’eau, les équipes ont tourné et parfois des têtes sont tombées.C’est sans doute là que le CD permettrait de franchir un cap. 

Par contre, le Musikmarathon d’Eupen fut une très belle date (malgré la météo médiocre) avec en prime un passage à la radio belge d’expression allemande, la BRF. J’espère pouvoir remettre ça ! Ce serait une bonne nouvelle. La vidéo réalisé avec et pour Jacques Stotzem est évidemment aussi un temps fort de cette année 2019. Le stage à Virton m’a également redonné faim !

Mais je pense peut-être chercher à jouer avec d’autres en 2020, pour sortir de la fameuse zone de confort qui m’endort parfois.

Sortir de la zone de confort

Bilan : sortir de la zone de confort

Mais si je creuse un peu, au fond … 

On ne va pas se mentir, pour des raisons très personnelles, j’ai trainé un gros seum musical. En résumé, une sorte de choc post-traumatique. Pour certains cela se manifeste par un burn-out au boulot, moi j’ai payé à l’intérieur. Certaines choses m’ont touché tout au fond de moi, là où même moi j’évite d’aller. Depuis un an, il a beaucoup plu dans ma tête et les nuages lourds n’aident pas toujours la création, quoiqu’on en dise. C’est un fait, les blessures profondes mettent du temps à guérir et il faut en accepter les cicatrices. Je me remets doucement. J’ai tout emballé dans un morceau et je repars de là. Dans le fond, tout le monde s’en fiche sans doute mais ça fait du bien de dire les choses et de les assumer.

De plus, la violence est partout, décomplexée dans les mots et dans les actes. Partout la culture est mise à mal alors qu’elle est une de mes grilles de lecture de notre monde. J’ai vu tant d’artistes qui m’inspiraient trébucher et douter, parfois même renoncer à leurs projets. L’ambiance anxiogène et le climat mortifère de l’évolution de notre société n’aident pas à se convaincre que la musique est un mal nécessaire. Elle l’est pour moi en tout cas. Ca fera sourire ma femme de l’entendre, mais j’ai le sentiment de manquer de temps pour « moi ». Évidemment c’est aussi une année rude au boulot, sinon ce serait moins drôle.

On change les murs ! 

La grande nouvelle pour 2020 c’est que je vais déménager. J’avoue, je serais bien resté là, dans ma foutue zone de confort, mais madame a (beaucoup et lourdement) insisté. Mais elle a raison, notre maison devient trop petite. Quelque chose doit changer, il faut un peu secouer les archives du temps qui pèse sur nos épaules.

Du coup il a fallu ranger, trier, nettoyer, revendre et réparer. Voir le banquier et se faire du sang pour cette nouvelle aventure. Se préparer à acheter une maison et vendre la nôtre. Bilan inévitable : moins de temps et d’énergie pour la musique. Et quand j’ai le temps, je n’ai plus l’énergie et vice-versa.

Ce que femme veut … 

Mais le chien aura un jardin pour courir, je vais enfin avoir de l’espace pour ranger le matériel de musique et de vidéo. Et je pourrai, je l’espère, aménager un coin fixe pour faire mes enregistrements et mes vidéos. Ce sera aussi un coin plus calme, ce qui devrait m’aider pour les enregistrements. A suivre.

Dites « 33 » – Bon bulletin pour le site !

Je pense que le bilan est positif cette fois. Cette année j’ai posté une trentaine d’articles. Même si je ne compte pas devenir influent ou en faire un métier, mais j’aime bien parler de tout et de rien autour de la guitare acoustique. Les statistiques de visites organiques sont plutôt encourageantes. Merci à vous !

CITES et Dalbergia, suite et fin pour les instruments

Dalbergia latifolia

Dalbergia latifolia, un bois visé par la CITES

En 2017, la modification des règlements de la Convention sur le commerce des espèces menacées (Convention on International Trade in Endangered Species of wild fauna and flora ou « CITES ») concernant les bois issus des espèces de Dalbergia et de trois  espèces de Guibourtia avait jeté un petit vent de panique chez les luthiers, les importateurs d’instruments et les musiciens amenés à traverser les frontières intra ou extra-européennes. Certains craignaient un effet négatif pour le marché des instruments. D’autres parlaient d’une tempête dans un verre d’eau, la plupart se plaignaient du surcroit de travail administratif.

Un surcroit de travail (inutile ?)

Depuis lors les administrations en charge des autorisations étaient inondées de demandes de régularisation d’instruments « sans papiers ».

Mais, constatation est faite que ce sont des volumes négligeables au vu du marché mondial. Les bois sont souvent issus de stocks (ou d’instruments) posés depuis des décennies. Dans l’ensemble le marché des instruments de musique est un marché où la traçabilité est correcte. Dés lors, plusieurs communiqués de clarification ont été émis depuis pour rassurer le marché.

Et finalement lors de la dernières COP de la Cites, le point « instrument de musique » a été tranché !

Rétropédalage de la CITES !

A partir du 26 novembre 2019, le règlement de la CITES vient d’être adapté comme suit :

1) Les instruments de musique comprenant des parties en bois de Dalbergia (hormis Dalbergia nigra) et/ou en bois d’une des trois espèces de Guibourtia sont définitivement exclus de la protection. Ils ne seront plus soumis aux obligations de la CITES. Cette dérogation existait déjà pour des transactions non commerciales (ex. musiciens se rendant avec leurs instruments dans des pays tiers pour une tournée) mais est à présent étendue aux activités commerciales. Il ne faudra donc plus aucun document CITES pour autoriser l’importation ou l’exportation commerciale ou non commerciale d’instruments de musique comportant des bois de ces espèces vers ou hors de l’UE. De même la vente de ces instruments de musique dans l’UE ne comportera plus aucune obligation de traçabilité exigée par la réglementation CITES (facture ou déclaration de cession lors de transactions commerciales).

2) De même, les produits finis (ex sculpture ou écrin de montre) comprenant des parties en bois de Dalbergia (hormis Dalbergia nigra) et/ou en bois d’une des trois espèces de Guibourtia sont eux-aussi définitivement exclus de la protection CITES et ne seront plus soumis aux obligations de la CITES … pour autant que le poids total de ces parties ne dépassent pas 10 kg au total par envoi. Ex. un envoi comprenant 6 écrins de montre en bois de Guibourtia demeusei de 1kg 200 gr chaque (au total 7 kg 200 gr) pourra être importé de Suisse dans l’UE sans documents CITES mais si l’envoi comprend 10 écrins de montre de ce même bois et poids (au total 12 kg) alors l’envoi ne pourra être importé de Suisse dans l’UE qu’avec des documents CITES (certificat de réexportation CITES suisse et permis d’importation CITES de l’Etat membre de destination).

Couac ou prise de conscience ?

Néanmoins ceci permet de prendre conscience de la préciosité de certaines ressources naturelles comme le bois. De nombreux fabricants et luthiers se sont lancés à la recherche d’alternatives. Du bois plus local et plus durable pour remplacer les essences exotiques menacées. Si les stocks existent depuis des décennies, ils se réduisent malgré tout. Les instruments doivent être remplacés. Et le bois sur pied de qualité se fait rare. 

Des questions ?

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter (pour la Belgique) : cites@health.fgov.be

Guichet électronique pour les demandes de documents CITES et informations sur la
règlementation CITES en Belgique : www.citesenbelgique.be