Peterson Strobo Plus HD, un bon métronome ? (suite)

J’ai craqué. Bien que le procédé m’écœure, j’ai acheté la fonction métronome pour mon accordeur Peterson Strobo Plus HD. D’une part parce que je trouve pratique d’avoir un appareil tout-en-un (qui devrait d’ailleurs être vendu en tant que tel, comme Guillaume) et parce que ça me fait un petit bout de test à écrire en plus.

Peterson Strobe Plus HD

Peterson Strobe Plus HD

Je l’aime d’amour

Il est beau, il est nouveau, il sent presque bon le sable chaud. Je l’aime bien cet accordeur. Le fait qu’il soit lisible de loin sans trop d’effort m’est précieux. Contrecarrer la rotation de l’affichage, la voir ralentir puis se figer ou repartir à contresens est assez intuitif. Cette impression est un peu biaisée par le fait que je prends le temps de bien m’accorder avant de jouer. Ma guitare me semble plus juste grâce à l’accordage tempéré et la précision de l’affichage. 

Connecté au web, via le site Peterson

L’accordeur se connecte à un ordinateur via un câble USB micro USB type B. De manière un  peu surprenante, tout se passe via un add-on au navigateur Google Chrome qui prend vie quand on est connecté au site web du fabricant. Les mises à jour du firmware passent par le même chemin. On peut y personnaliser les réglages de l’accordeur. Les accordages particuliers peuvent être organisés pour y avoir accès plus rapidement. On trouve toutes sortes d’accordages optimisés ou tempérés pour des tas d’instruments. Du système d’accordage Buzz-Feiten aux harmonicas, sitars et ouds en passant par les accordages exotiques pour des instruments de la world music. Assez peu d’intérêt pour moi, mais si ça peut servir à d’autres.

Peterson Strobe Plus HD

Peterson Strobe Plus HD

C’est aussi via cette connexion qu’on achète et débride le métronome pour 30$. C’est pas cher pour un métronome, c’est cher pour un addon. Mais par contre, le site est extrêmement bien documenté, avec un vrai support technique très pro. Cela en vaut-il la peine ?

Alors, ce métronome, il Peterson bien ?

Comme l’accordeur, le métronome du Peterson Strobo Plus HD est très lisible, même de loin. Il affiche une led, une aiguille et un puissant signal sonore. On peut choisir un son de rimshot, de clave, de wood block ou un simple bip. On peut choisir le tempo, la métrique, les subdivisions. Avis aux amateurs : il y a un nombre incroyable de presets, avec tout ce qu’il faut de rythmes latins et des subdivisions exotiques. Le bouton rotatif permet de sélectionner et de changer facilement les paramètres. Les larges boutons et le bouton rotatif sont un plaisir à manipuler avec des onglets.

On peut acheter une sorte de vibreur à attacher à la ceinture pour ressentir physiquement le tempo. Certains disent que la sensation est plus organique et que cela évite que le son du métronome ne brouille l’écoute. Je ne suis pas intéressé.

On peut préparer et stocker ses propres presets. Très pratique pour travailler une setlist. Pour mon live Facebook j’ai préparé le métronome pour pouvoir passer simplement au morceau suivant d’un tour de molette. Je retrouve la facilité de mon métronome Tama, la mémoire en plus.

Espèce de conclusion

Je m’en veux un peu d’avoir craqué pour cet addon pour mon accordeur Peterson, mais à l’usage je suis fan. Comme dit le proverbe, un nouveau marteau cloue toujours mieux qu’un vieux. Evidemment, je suis psychologiquement biaisé par un réflexe de corroboration à posteriori d’un achat compulsif dont le concept de vente me déplaît. Je subis également un biais de snobisme (effet Veblen), il est cher, il est beau, il est pro, il a un look couillu : qui suis-je pour en dire du mal maintenant que je l’ai payé. Je passerais pour un crétin.

Mais quand même, je lui mets 8/10 sur mon échelle de piments, parce que je me suis bien fait biaiser. Mais j’étais consentant.

 

Live 2 – le debriefing

Cette semaine, j’ai bien perdu mon temps.

Avant le live j’ai testé 1001 configurations pour diffuser un joli mix via mon iPhone. En mixant la sortie directe de l’ampli avec un micro pour donner un peu d’air au son qui est un peu trop compact sans ça. Sur la table de mixage, le son est à tomber, quasi album-esque. Hélas, une fois passé par l’adaptateur minijack-lightning, il ne reste qu’une bouillie infâme pleine de distorsion et de clipping. Je maudis Apple d’avoir supprimé le connecteur minijack TRRS de leurs téléphones. Tout devient plus compliqué, charger son téléphone en streamant, préécouter le son … 

D’autre part, ce serait sympa si on pouvait avoir indicateur de niveau pour les lives. Allo Facebook ? 

Et en USB ?

Même en utilisant mon enregistreur Zoom H5 comme interface audio USB via l’adaptateur du camera kit d’Apple, je n’ai pas obtenu de résultats satisfaisants, même s’il y a une piste à explorer. Au bout d’un moment j’ai décidé d’arrêter de m’obstiner avec tout ça  et je suis repassé à la version simple avec un microphone Rode Vidoemic ME-L connecté directement sur le port du téléphone. L’important c’est de faire et de partager de la musique. Si je passe tout mon temps à faire un beau son, puis à mal jouer parce que je me suis pris la tête avec ça, je passe à côté de l’essentiel.

La musique, parlons-en !

Ben, je suis plutôt content. « Caravansérail » est très bien passé, et m’a valu plein de commentaires sympas. C’est le morceau qui m’a donné envie de continuer à faire des concerts. La première fois que je l’ai joué en public, il s’est passé un truc. Un vrai trip. Au fil du morceau, l’air est devenu plus dense, le public voyageait avec moi. Les gens sont entrés dans la bulle avec moi. Et à la fin, il y a eu ce quart de seconde d’apesanteur avant les applaudissements. Ca, c’est la vraie drogue du live. Une drogue à accoutumance. 

Evidemment, on ne retrouve pas cette ambiance en vidéo ou en live Facebook, faute du contact organique avec le public. Cela arrive surtout avec les ballades. Si le confinement se prolonge, je ferai peut-être un set spécial avec mes ballades « impressionnistes ».

La musique, parlons-en moins !

« On » me fait remarquer que je parle un peu beaucoup entre les morceaux. Il y a toujours eu débat autour de ce point. J’aime raconter des histoires, en mots et en notes. Je me vois mal enquiller trois morceaux façon groupe de rock avant de demander « Caaa vaaaaa, vous êtes lààààà ? ». Peut-être que le fait d’être « un peu trop à l’aise à la maison » a provoqué un petit relâchement. C’est p’t’être un peu longuet.

Parfois ce temps est nécessaire pour me réaccorder, mais pas toujours. Je vais resserrer les boulons et rééquilibrer « blabla » et « musica ». Faut réfléchir à ses ornières de temps en temps.

Après l’effort, le réconfort 🙂

En tout cas merci pour l’écoute !

Mel Bay’s Guitar Journal : Technique (sold out ?)

Ils sont difficiles à trouver, parfois vendus très cher en occasion, mais j’adore cette série de bouquins publiés chez Mel Bay. Il existe diverses monographies dans cette collection : Blues, Fingerstyle, Flatpicking, Jazz, Mastering the fretboard, Rock, Sacred, Scales, Chords, Flamenco … J’ai réussi à mettre la main sur cette perle : Mel Bay’s Guitar Journal : Technique. Je le cherchais depuis un moment, je l’avais commandé et il était en rupture de stock partout. Ils existent en format Kindle ou e-book, mais le portage est médiocre et difficile à lire, à moins de disposer d’une grande tablette ou de lire sur un écran d’ordinateur.

Mel Bay's Guitar Journal :Technique (sold out ?)

Mel Bay’s Guitar Journal :Technique

Ce papier, cette main !

En imprimerie, comme pour la guitare, la main est importante. Techniquement les carnets sont superbement réalisés. La couverture rigide, la reliure spirale couverte et le papier de qualité supérieure promettent de belles heures de travail. Grâce à la couverture rigide et à la spirale, le livre reste ouvert à plat sur le lutrin ce qui est un confort non négligeable.

Mel Bay's Guitar Journal :Technique (sold out ?)

Mel Bay’s Guitar Journal :Technique

Un livre pour les obsédés, pas pour les débutants !

Celui-ci est un guide de référence des études et des solos dans plusieurs genres différents. Ce superbe volume sur la technique couvre les échauffements, les études en picking, le string skiping, le trémolo, les triolets, le cross-picking, les intervalles, les études linéaires, les hammer-on et les pull-off, et le jeu en aller-retour. 

Evidemment, il est facile de se créer ce genre d’exercices soi-même avec un peu d’imagination. Mais en avoir un paquet compilé d’avance est bien utile, et permet de sortir des sentiers battus et de sa zone de confort.

Mel Bay's Guitar Journal :Technique (sold out ?)

Mel Bay’s Guitar Journal :Technique

Tous les exercices ont des études adaptées au sujet étudié. Le livre ne contient que des exercices, pas de textes. De temps à autre, une instruction sommaire. Mais la notation est propre, lisible et détaillée. Les débutants n’y trouveront pas leur compte. Ce livre nécessite de bonnes connaissances en lecture. Comprendre l’articulation et la mécanique des doigts sera utile pour saisir le sens des exercices. Il sera parfait pour m’échauffer en travaillant le rythme au métronome et la précision.

Maintenant que je passe de nouveau un peu plus de temps à jouer, m’échauffer en apprenant des choses me semble essentiel. Mais j’en avais assez des gammes chromatique. Vive la variété (des exercices).

Ortega Horse Kick Pro, une stompbox c’est le pied ?

Ortega Horse Kick Pro

Ortega Horse Kick Pro

Maintenant que je me suis adjoint les services d’une pédale choriste, je me suis demandé si une section rythmique ne serait pas sympa pour l’un ou l’autre morceau. Depuis longtemps je regarde ces pédales en bois, les stompboxes qui permettent d’amplifier le battement du pied. Finalement, j‘ai jeté mon dévolu sur la pédale Ortega Horse Kick Pro. Evidemment, j’ai mon cajon, mais il m’est impossible d’en jouer en même temps que ma guitare où mon ukulele. Il me fallait une solution mains libres. Même si je suis certain que quelque part dans le monde, il y a un enfant de 8 ans qui arrive à jouer des deux à la fois avec les mains. 

Que choisir ?

Dur de choisir le son qui ponctuera au mieux les morceaux : tambourin, cajon, kick de grosse caisse, cabasa ou cowbell ? Et si il existait une pédale qui permettait de choisir ? Bonne nouvelle : dans la gamme des pédales stompboxes  chez Ortega, le modèle Horse Kick Pro permet de sélectionner le son.

Déballage de la Horse Kick Pro

La finition est jolie, le bois fait bonne impression. Il va pouvoir se patiner joliment avec le temps. C’est du Sapele, une des variétés de palissandre qui n’est pas « encore » sur les listes de protection de la CITES. Sur la surface de frappe, un cheval goguenard vous nargue. Il a une bête tête de rosse, on lui filerait volontiers des coups de pieds, d’ailleurs c’est fait pour. 

La pédale peut s’alimenter avec une pile de 9 Volts (parfait pour les musiciens de rue) ou un transfo. Une pile ET le transfo sont fournis, c’est rare, et ça fait plaisir. Les autres radins, prenez exemple sur Ortega, merci.

Ortega Horse Kick Pro

Ortega Horse Kick Pro

Les connecteurs et potards ont l’air solide et leur course est ferme et rassurante. A côté de l’entrée pour l’alimentation, un potard cranté permet de sélectionner le son.

Ortega Horse Kick Pro

Le sélecteur de son, l’alimentation et la sortie du câble instrument.

De l’autre côté, le potard permet de régler le volume avec une longue course et une belle progressivité.

Ortega Horse Kick Pro

Un bouton de volume à la course longue et ferme, un vrai plaisir.

La base est en caoutchouc antidérapant cranté. La pédale ne devrait pas trop avoir tendance à fuir vos coups de pieds.

Ortega Horse Kick Pro

Une belle base antidérapante

Mais comme c’est bien pensé ce truc !

La pédale Horse Kick Pro possède une entrée et une sortie et emprunte donc, si on le souhaite, le même trajet de câbles que l’instrument. Ca simplifie grandement la mise en oeuvre. Pas de problème si l’ampli n’a qu’une entrée. Et si on a un looper, la rythmique passera par le looper également ! Bonne nouvelle, ce passage est tout à fait neutre pour le signal de l’instrument.

Ortega Horse Kick Pro

Un passage de cable au travers de la pédale qui simplifie grandement l’utilisation.

Et le son ?

Dans sa gamme de stompboxes, Ortega propose un modèle « Annalog » analogique passif avec un élément piezo qui ne requiert pas d’alimentation. J’ai hésité, pour la simplicité, mais j’aimais la versatilité du modèle « Pro ». La Horse Kick Pro est un modèle digital qui s’appuie sur des samples d’instruments. La pédale est sensible à la dynamique. On entend clairement que les samples utilisés sont différents selon l’intensité du coup appliqué à la pédale. Quand on tape fort, le coup de grosse caisse prend de la profondeur, le tambourin à plus de corps. C’est carrément impressionnant !

Je vous poste une vidéo pour que vous puissiez vous faire une idée des sonorités réalistes et de la réponse à la dynamique.

 

Et … la Ortega Horse Kick Pro, tu recommandes ?

J’adore. Maintenant c’est une nouvelle habitude à prendre qui nécessite de l’entraînement. Il m’arrive d’oublier de taper du pied ou de perdre le fil … et je regrette de ne pas pouvoir agiter mon tambourin en fin de morceau (mais c’est un effet impossible à faire avec le pied). Je pense que le cowbell ne me servira pas souvent (quoique, on ne sait jamais). Mais c’est vraiment fun !

Conclusion : c’est hyper sympa, bien construit, simple et bien pensé. Ca vaut bien 8 sur mon échelle de piments.

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