Entre chien et loup – la tablature
Pour les fingerpickers voici la tablature du morceau « Entre chien et loup ». Pas de difficultés majeures, le challenge est de garder la résonance des cordes ouvertes et beaucoup d’air dans le morceau.
C’est l’heure incertaine et fragile où la lumière vacille. Moment ténu, en équilibre sur le temps, où l’on ne sait pas si l’ombre meurt ou advient. L’intervalle d’un souffle, le jour et la nuit hésitent, et rêvent une fois encore de se confondre, de se connaître, de s’échanger… Les hommes à cette heure ne sont pas là. Ils font le deuil d’un sommeil ou d’une journée.
Enregistré à Malemort du Comtat (France) en 2005.
Entre chien et loup est une expression qui peut se comprendre à des niveaux multiples. On l’utilise pour décrire une heure précise de la journée, juste avant la nuit, lorsque la lumière est tellement faible qu’il est difficile de faire la différence entre un loup et un chien. Cependant, il n’est pas uniquement question de lumière.
Elle illustre également la limite entre le familier, qui nous met à l’aise, et l’inconnu, qui est dangereux (ou entre l’univers domestique et l’univers sauvage). On se trouve sur un seuil incertain entre l’espoir et la peur.
Et … la dernière … (compte-rendu)
Un petit passage sur Twitter m’informe que les parkings payants sont complets, je prends donc une demi-heure d’avance et je vais me garer du côté du Théatre de la Place. A peine 1 km à pied avec l’ampli sur un trolley (en ruines) pour remplacer (très mal) lovely roadie qui n’a pas pu m’accompagner cette fois.
Sur la scène un brass band jouera jusqu’à la dernière minute (c’est légitime) ce qui me décalera de quelques instants, le temps d’installer l’ampli et de règler le son. Aujourd’hui je mets plus de volume que la fois passée. On est parfois à la limite du larsen, mais au moins je m’entends. Ça envoie du bois.
Passer après une fanfare c’est dur, et j’hésite à « faire du bruit » et enchaîner tout ce que je connais comme morceaux qui bougent sans trop les présenter, mais mon crédo est « STICK TO YOUR PLAN », j’ai décidé de vendre ma soupe « que c’est moi qui la fait moi-même ». Et les ballades ont *aussi* droit de cité au village, ce n’est pas un concours de la plus grosse cucurbitacée.
Quelques amis et élèves ont encore bravé le froid et la pluie pour venir m’écouter. Pour les remercier, ils seront copieusement douchés par une bonne drache qui durera exactement le temps de mon set ! (J’espère n’y être pour rien). Une partie du public s’accroche malgré tout.
Après mon set, je vais user mes bons de vin chaud avec une élève et son copain (j’ai 5 bons, si je bois tout ça tout seul, je risque de ne pas retrouver l’auto, surtout que je suis encore fatigué de la soirée d’hier). J’en profite pour faire une réparation de fortune à mon trolley avec du gros tape.
Chemin inverse vers l’auto et retour à la maison.
C’était la dernière au village de Noël. J’attends encore quelques photos … que je m’empresserai de partager ici. Si vous étiez là, j’attends vos avis, critiques et commentaires …
