Adaptateur de filetage : RØDE thread adapter

Un kit adaptateur sous forme de porte-clé. Le genre de gadget que j’adore. Un petit machin bien pensé qui règle efficacement un problème pratique. Chez RØDE ils ont le chic pour proposer ce genre de petits outils pour faciliter la vie des artistes-musiciens-photographes-blogueurs-vlogueurs-vidéastes. 

Un petit adaptateur vous manque et tout est dévissé

Le motif très exact de mon enthousiasme pour le thread adapter remonte au tournage des clips pour Jacques Stotzem à l’église Saint-Remacle de Verviers. Des tournages dont je vous parlais dans l’épisode 2 de mon podcast. Piqure de rappel ci-dessous pour ceux qui l’ont manqué :

C’est dans le besoin qu’on reconnaît ses amis

En préparant le matériel de tournage, un tout petit adaptateur s’est fait la malle et a décidé de ne pas faire le voyage jusque Verviers. J’ai dû bricoler de quoi fixer le microphone de ma caméra avec un bout de tape et ça m’a bien agacé.  C’est vraiment le petit grain de sable dans l’engrenage. On se passe très bien de ce genre de contrariétés quand on a déjà mille choses à penser. Voilà quelque chose que je veux éviter à l’avenir.

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Un porte-clé ? Mais bien plus encore !

Bon, je ne fais pas d’unboxing, mais l’emballage est plutôt soigné. J’aurais aimé un insert en carton plutôt qu’en mousse, question de respect de l’environnement. Pour le moment je vais conserver l’emballage pour le stockage donc ça ira. Bon après il ne faut pas l’oublier à la maison, évidemment.

Adaptateur de filetage : RØDE thread adapter

RØDE thread adapter

L’adaptateur se visse et se dévisse avec facilité. Dans l’ensemble, il est lourd et semble bien usiné. La finition mate est soyeuse sous les doigts, mais elle va se patiner rapidement vers le brillant. La base du mousqueton montre déjà des marques. Mais le tout inspire confiance dans la conception et la réalisation.

Adaptateur de filetage : RØDE thread adapter

RØDE thread adapter

Le kit est constitué de de 3 adaptateurs de filetage :

  • 5/8″ à 3/8″ permet de monter une caméra sur un pied de micro, par exemple,
  • 3/8″ à 1/4″ permet de monter un micro en 3/8″ sur une perche en 1/4″,
  • 1/4″ à 5/8″ pour les divers supports pour caméra photo et caméra d’action,
  • le dernier segment reçoit un mousqueton en métal qui permet d’accrocher l’ensemble,
  • ce même segment porte également une lame qui permet de visser et de dévisser les divers adaptateurs.

Les adaptateurs peuvent s’assembler pour faire des ensembles mâle-femelle ou femelle mâle d’un grand nombre de combinaisons.

RØDE thread adapter

RØDE thread adapter

Bon, évidemment, il n’y a pas grand chose à ajouter sur un petit objet de ce genre qui ne sert qu’à une chose : se tenir prêt à dépanner dans le feu de l’action. 

Ca mérite un 8 sur 10 sur l’échelle de piments.

Chapeau l’artiste !

Dans une de mes journées d’humour vestimentaire, je me suis demandé que serait Bob Marley sans son bonnet. Que serait Michaël Jackson sans le chapeau qu’il fait danser pour souligner le départ de son moonwalk ? Qui imagine Charlie Winston sans son trilby ? Qui a vu un countrymen sans son Stetson ? La liste des têtes couronnées (d’un couvre chef) dans le show bizz est longue. Dans les tenues de scène et à la ville, rien n’est dû au hasard. Je me suis souvent demandé pourquoi tant d’artistes se couvraient la tête.

Un billet à ne pas trop prendre au sérieux, évidemment.

Mais pourquoi me suis-je posé cette question aujourd'hui ?

Mais pourquoi me suis-je posé cette question aujourd’hui ?

Thirteen reasons why (artists wear hats)

Il doit bien y avoir treize raisons pour se couvrir la tête quand on est un artiste :

  1. le froid : sans doute la raison la plus évidente pour se couvrir la tête. J’y crois assez peu. De ma propre expérience, sur scène il fait rarement froid, bien que les Led ont un peu changé la donne.
  2. la chaleur : à l’inverse, sans protection, le crâne nu sous les projecteurs peut sentir un coup de chaud quand on prend un bain de jaune-orangé.
  3. le soleil : en dehors d’une scène d’après-midi dans un festival d’été, il y a peu de chances que ce soit la raison
  4. la calvitie naissante : certains n’aiment pas se l’avouer, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient. Le hippie aux cheveux longs voit se creuser une petite plage privée au sommet de son crâne. C’est parfois difficile à assumer quand on tient à son image. Non mais alopécie ?
  5. le « bad hair day » : quand on traîne sa bosse en dormant dans un van (cliché) on n’a pas toujours la tête ni la coiffure des bons jours, hop, cachez-moi ça.
  6. le phare dans la nuit : une belle boule luisante, ça attire trop les regards. 
  7. pour ne pas être ébloui sur scène : plausible si c’est un chapeau avec un bord.
  8. la sueur : un chapeau ou un bonnet vaut mieux qu’un bandeau en éponge de prof d’aérobic des années 80.
  9. les reflets sur un crâne luisant : en photo ou en vidéo ce n’est pas toujours du meilleur effet.
  10. le look : évidemment, un couvre-chef est bon moyen pour affirmer et affiner sa personnalité et son style.
  11. le doudou : comme une protection pour le petit moi fragile qui sommeille en chacun de nous.
  12. un hommage à d’illustres modèles dont on s’inspire et qui vivaient à une époque où on ne sortait jamais tête nue.
  13. l’appartenance à un groupe : pour faire comme toute le monde et se démarquer en ressemblant à tous ceux qui se démarquent. Pour s’intégrer et se reconnaître évidemment au sein de son sous-groupe de style de musique … et de chapeau.

Mais attention, pas n’importe quel chapeau !

Le bonnet (beanie)

Vous êtes un rat de studio, hipster tendance producteur multitalent indé ? Le Beanie vous ira à ravir. Le beanie, c’est le chapeau de celui qui a plusieurs casquettes. Son aérodynamisme le destine à ceux qui vivent à 100 à l’heure. Attention, de préférence si vous chantez en français. Pour les anglophones un pork pie hat affirmera mieux votre particularité.

Beanie, le chapeau de celui qui a plusieurs casquettes.

Pork pie hat :

Pour un côté plus sombre mais authentique, le chapeau pork pie fera une bonne alternative. Il soulignera votre regard intense d’artiste qui s’est brûlé les ailes en vivant à deux cent à l’heure dans un monde trop lent. Vous mordez la vie à pleine dents et recrachez les morceaux trop amers. Ce chapeau mettra une touche de noir sur vos idées noires et s’assortira parfaitement avec toutes vos tenues … noires.

Vous êtes un touche-à-tout ?

Flat cap :

Vous aimez le Jazz de la grande époque, mais vous avez passé l’âge (ou le minimum capillaire requis) pour le man bun voici une belle sortie toute en style. Si vous frequentez encore les festivals alter à votre âge, ou si vous portez les cheveux longs, le newspaper boy hat, qui s’évase en un béret plus ample sera une bonne alternative, en tricot exclusivement si vous aimez le reggae.

Flat cap ou pas cap ?

Le Stetson :

Vous aimez la country vous êtes puriste jusqu’au cliché ? Alors le chapeau stylé Stetson est fait pour vous. Attention, si vous aimez également le Blues, il devra obligatoirement être délavé, poussiéreux et déformé. Pour les chants de coton, le modèle en paille sera idéal (pas un canotier !).

La country bien plus qu’un cliché …

Le Trilby :

Si vous aimez une touche de pop ou de funk dans votre Jazz ? Votre blues électrique est aussi éclectique ? Le trombone de votre band vous souffle dans le cou et vous décoiffe ? Vous ne craignez pas de bousculer les codes, le trilby sera votre choix.

Trilby, le chapeau crossover …

Le Fedora :

Pour terminer, voici un autre chapeau classique, qui couvre le large registre entre Gangsta et Hipster. Il se marie avec tout et existe dans presque toutes les couleurs. Parfait si vous êtes dans la soul, la neo-world-music, la fusion, la musique latine ou le trafic de rythmes cubains.  Fedora l’exploratrice, en quelque sorte.

Fedora, l’exploratrice

L’ukulélé et moi – stage de Toussaint

Après des années de sévices dans la team guitare fingerpicking j’ai décidé d’explorer d’autres horizons en allant poser mes doigts en classe de ukulélé. Après « Ma guitare et vous », place à « l’ukulélé et moi » en quelque sorte. C’était une belle occasion pour sortir de ma tanière. Il fait moche en Gaume, comme toujours. Par contre il ne fait pas froid. J’ai été tellement déconnecté cette année que j’ai zappé que le stage durait trois jours.

Covid interdit …

Tout a été organisé dans le respect maximum des règles en vigueur. Dans le sas d’entrée je suis un peu fébrile au moment de dégainer mon smartphone. Pour une première fois, c’est un peu raté. Ca doit être le trac. Mon Covid Safe Ticket s’affiche d’abord en rouge, deux fois. En principe, code rouge et c’est le retour à la maison. Finalement mon précieux sésame devient vert. Je pense que j’avais pris le QR code de la dose 1.  (Conseil aux développeurs : dans une appli en scrolling vertical, on met le plus récent en haut, dans l’ordre chronologique inverse. Et dans le fond, pourquoi deux QR codes ? Bref).

Dès l’accueil, le ton est donné. On parlera une seule fois du Covid pour rappeler les règles de ce triste jeu et ensuite on évitera le sujet autant que possible. On n’est pas là pour ça, on est là pour passer un bon moment. Sage et salutaire décision.

Merci encore à l’équipe qui turbine pendant qu’on s’amuse pour organiser tout ça. C’est fluide et on est bien nourri, ce qui aide à se remettre des longues journées de cours suivies de soirées endiablées.

Ils sont au top ! Et ils sont en kilt !

Une partie de l’équipe, ils sont au top ! Et ils sont en kilt !

Je retrouve avec grand plaisir l’Orval et d’anciennes têtes. Si les chambres n’ont pas changé, certaines toilettes et les cabines de douches aux étages ont (enfin ?) été rénovées. 

Get a room

Get a room …

Pourquoi l’ukulélé ?

J’avais envie de voyager léger au sens propre comme au figuré. Pas que l’ukulélé soit plus facile, loin de là, mais c’est un sac à dos moins rempli dans ma tête. J’avais envie d’aborder les techniques spécifiques à l’instrument. Je n’ai de cesse de répéter que je suis un imposteur sur cet instrument. J’en joue comme si c’était une guitare, alors qu’il a ses propres finesses. 

Dès les premiers morceaux je sens que mon choix sera payant. Alexandre Falcone fait un excellent boulot pédagogique en empilant des couches de difficulté croissantes d’un même morceau (mélodie, accompagnement, chant, solo) qui lui permettent d’emmener les débutants et les avancés dans l’exploration d’un même morceau. Je suis un fingerpicker assez binaire ou ternaire. Les contretemps, les anacrouses et 6/8 des musiques traditionnelles sont un vrai petit challenge pour moi. Le timing a toujours été un petit souci pour moi. Après tout, c’est sur ses faiblesses qu’il faut bosser pour progresser. Le timing d’arrivée au cours sera également un souci. Embarqué dans de passionnantes discussions autour d’une tasse de café, je serai quelquefois en retard, ce qui n’est pas dans mes habitudes.

Au programme : du swing, un reggae, une valse hawaienne et « Ojos azules » un joli morceau péruvien au thème sombre ainsi que deux chansons traditionnelles italiennes « Come prima » et « Reginella ».

Double concert des stagiaires et des profs

Le discours du président en narration subjective est au top (ceux qui y étaient comprendront), j’ai adoré. Les soirées du samedi et du dimanche sont consacrées à une scène ouverte où chacun a le loisir de tâter de la scène si il le souhaite. C’est l’occasion pour certains de se produire en solo, mais égaement l’opportunité de se lancer dans des duos, des trios ou des quatuors ou quintettes improvisés dans un coin de couloir. Certains profs se mêlent parfois aux stagiaires pour les accompagner.

Stéphane Wertz avec une stagiaire

Stéphane Wertz avec une stagiaire

Ca commence très très fort avec une magnifique interprétation à couper le souffle de « Redemption Song » de Bob Marley par un stagiaire.

J’ai décidé d’être cohérent et de jouer de l’instrument pour lequel je suis venu. Pour moi ce sera « Always look on the bright side of life » des Monty Pythons. Une interprétation qui aura son petit succès. Je suis surpris. Bien que la scène dans le film « La vie de Brian » soit culte, c’est rare que le public y soit aussi réceptif. J’accompagne également une chanteuse pour un « Fly me to the moon ». Pas évident avec une dizaine de minutes de répétition, mais le resultat est bien plus qu’honorable (grâce au talent de la chanteuse essentiellement).

Ensuite, on jamme …

Le petit coup de blues du dimanche matin

Le dimanche matin, la nouvelle tombe comme une chape de plomb. On avait réussi à l’oublier et le virus se réinvite à la fête. Un test de cas contact en fin de quarantaine est revenu positif. En accord avec les mesures imposées par les autorités, deux classes entières sont fermées et deux personnes contact rapproché sont écartées. C’est le jeu et ses règles que nous avons acceptées, mais c’est dur pour le moral. Si d’une part on est assommé par la nouvelle, on se dit qu’au moins la chaine de transmission fonctionne et que les mesures sont appliquées strictement dans l’interêt commun. Ne pas les respecter serait une menace pour des organisations futures. Show will go on.

Second concert … ukulélé encore.

Je jouerai les deux soirs. Le second soir, je passe trois fois sur scène, un peu par hasard. J’accompagne un quintet pour « Chan Chan » de Buena Vista Social Club où le son aigrelet de l’ukulélé vient ajouter « la » couleur exotique percussive. Quatre accords à faire tourner comme une machine pendant cinq minutes. On répète un peu partout dans les bâtiments.

le ukulele en support percussif

le ukulélé en support percussif

Ensuite, je joue « Wayfaring stranger » en solo. Après le sketch chanté sarcastique des Monty Pythons, j’avais envie d’exprimer une autre émotion. Un morceau approprié en cette veillée de Toussaint. Ensuite, c’est le groupe ukulélé au complet qui se produit sur scène.

Le concert se fait en deux parties, la seconde revient aux profs qui débordent littéralement de talent. Ce sont des moments uniques, l’essence même de la musique acoustique qui n’existe que dans l’instant où elle vit pour devenir instantanément le souvenir d’une émotion. Si l’univers était différent d’une seconde, si une chaise avait bougé d’un centimètre, le concert ne serait déjà plus le même.

Et après c’est le joyeux bordel …

 Après le concert, des jams s’organisant dans tous les coins. On s’amuse, on chante et on danse … 

Retour dans ma tanière

Ce fut un week-end d’une rare intensité. En raison du confinement, j’ai un peu perdu l’habitude de voir autant de monde et c’est assez fatiguant (ou alors c’est les Orvaux et le coucher tardif, qui sait ?). La musique a encore une fois démontré son pouvoir de liant social. Je ramène de quoi progresser sur mon second instrument.

Musicalement et humainement, l’ascenseur émotionnel s’est arrêté à tous les étages sur trois journées studieuses et des folles soirées. 

Vendeurs et fabricants main dans la main dans vos poches

Je lis dans le dernier Akustik Gitarre que Yamaha, Fender, Roland, Thomann et Music Store ont été condamnés à de lourdes amendes pour entente sur les prix. Les amendes infligées par le bureau fédéral des cartels allemand s’élèvent à 21 millions d’euros. Les ordonnances imposant les amendes sont définitives. Il s’agit d’une condamnation pour entente sur les prix illégale, soit verticalement (fabricants-vendeurs) soit horizontalement (entre vendeurs).

Vendeurs et fabricants main dans la main dans vos poches

Vendeurs et fabricants main dans la main dans vos poches

Tout n’est pas rose pour les vendeurs

Perso, je pense qu’il ne faut pas se leurrer, c’est facile d’accuser les vendeurs. Ce n’est que le sommet de l’iceberg. On imagine à peine ce que certains fabricants ou importateurs imposent aux revendeurs. Ceux-ci ne peuvent que plier ou rompre. Les mesures de coercition sont connues. Les fabricants menacent les vendeurs de rupture d’approvisionnement, de non-distribution de certains modèles ou de cessation de partenariats. Des gros vendeurs comme Thomann ou Music Store ont joué et même parfois résisté.  Mais je suis persuadé que beaucoup de petits détaillants ont tout simplement perdu cette bataille.

On pourrait croire que l’existence de géants de la distribution permet d’exercer une pression sur le marché. Une pression sur les prix au bénéfice final du consommateur. Ce n’est pas toujours le cas, de toute évidence. J’avoue apprécier la taille des catalogues et  le confort d’achat. Et un service après-vente impeccable dont je n’ai jamais eu à me plaindre. Ce sont des contreparties alléchantes.

On ne peut pas non plus trop cracher dans la soupe qu’on a salé soi-même. Est-ce le prix à payer ? Je n’ai pas la réponse. Je crois de moins en moins aux bienfaits de la soi-disant libre concurrence dans un monde économique globalisé et sans autre morale que le profit. 

Le communiqué  du bureau fédéral des cartels allemand

Andreas Mundt, président du Bundeskartellamt : « Pendant des années, les fabricants et les détaillants d’instruments de musique se sont systématiquement efforcés de restreindre la concurrence par les prix pour le consommateur final. Les fabricants ont demandé au moins aux principaux détaillants spécialisés, Thomann et Music Store, de ne pas casser les prix de vente minimums fixés. Ce qu’ils ont fait dans de nombreux cas. En outre, dans certains cas, les détaillants se sont mis d’accord entre eux pour augmenter les prix de certains produits. Avec les amendes infligées, le Bundeskartellamt envoie un signal clair non seulement aux entreprises concernées mais aussi à l’ensemble du secteur des instruments de musique : les violations de l’interdiction des prix de revente imposés et des accords de fixation des prix ne seront pas tolérées. »

Verticalement …

Les fabricants et les vendeurs ont convenu de se conformer aux exigences en matière de prix de vente minimum fixées par les fabricants. En cas de sous-cotation des prix de vente minimaux, le personnel responsable chez Yamaha, Roland et Fender contactait à plusieurs reprises Thomann et Music Store pour demander à ces détaillants d’ajuster leurs prix de vente, ce qu’ils ont fait dans de nombreux cas. Dans une certaine mesure, Yamaha et Roland ont également utilisé un logiciel de suivi des prix pour surveiller les prix au consommateur final.

Dans certains cas, les fabricants ont menacé les détaillants ou leur ont même imposé des sanctions telles qu’une suspension de l’approvisionnement ou une aggravation des conditions générales. Cependant, il n’y a pas eu d’application ou de contrôle, ou seulement de façon sporadique, des prix de vente minimums demandés pour certains produits. Souvent, les détaillants ne respectaient pas les exigences, soit en ne les appliquant pas, soit en les évitant, par exemple en regroupant plusieurs produits dans un prix global.

Parallèlement, dans des plaintes adressées à Yamaha, Roland et Fender, les détaillants Thomann et Music Store ont exigé que les autres détaillants spécialisés dans les instruments de musique respectent les prix minimaux. Cette demande était en partie une réaction aux plaintes selon lesquelles leurs propres prix étaient trop bas.

Horizontalement …

Au cours de la procédure relative au maintien des prix de revente, des indices ont fait apparaître d’autres accords. Des accords horizontaux de fixation des prix entre les détaillants spécialisés en instruments de musique Thomann und Music Store. Ces derniers avaient convenu d’augmentations de prix pour des instruments de musique individuels ou des produits supplémentaires dans treize cas.

A noter que Yamaha, Roland, Fender, Thomann et Music Store ont largement coopéré avec l’autorité pour mettre au jour les accords .

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