Le blues du CD

Tablature

Pause-café

Un jour la masse critique de compositions qualitatives sera suffisante pour porter un CD sur les fonds baptismaux. Enfin, CD … ou EP ou un tas de fichiers dématérialisés à mettre en vente.

Un CD est il encore nécessaire de nos jours ? 

Il est assez facile de diffuser sa musique via divers services online, on évite pas mal de tracas administratifs et les droits de reproduction mécanique, mais l’essentiel de ces services est peuplé d’invendus de parfaits inconnus. Ce qu’on gagne d’un côté, on le reperd en effort de promotion aux résultats aléatoires.

Pour une musique de niche, « faite main », il reste un public prêt à dépenser une somme d’argent décente pour soutenir un artiste et posséder un objet esthétique et qualitatif. Impossible ou presque d’offrir des mp3 ou de les échanger (alors que je sais que ma maquette 4 titres a servi de cadeaux à plusieurs personnes). On peut imaginer offrir sa musique en ligne, en guise de promotion, démarcher pour des concerts et y vendre des CD, au contact du public. Sous cette forme, au charbon, chaque vente réussie a du sens, et cela vaut mieux que de fourguer quelques mp3 à 0.99 € à 20 de ses fans Facebook après l’exercice de promo via les réseaux sociaux.

En tout cas, j’ai envie de grouper plusieurs morceaux sous un même toit, car je conçois ma musique comme un univers possédant des facettes contrastées, qui nécessite plus d’un morceau pour être défini. J’aime aussi l’idée de construire le récit, de concevoir l’objet, de l’illustrer et de lui donner un sens, comme j’ai pris plaisir à la faire pour ma maquette, mais à un niveau supérieur. (Oh, il en reste quelques exemplaires, si ça vous intéresse).

L’enregistrement reste la première pierre 

Je bosse actuellement sur ma capacité à faire des enregistrements de qualité (suffisante). En jouant bien, avec une dynamique de jeu contrôlée, avec une prise de son correcte, un prémixage efficace et plaisant et un prémastering minimal. Dans la chaîne sonore, on dit que plus un élément est proche du musicien, plus il est important: jeu > guitare > micro > préampli > carte son …

Le test ultime sera ma participation avec un morceau à une compilation d’un forum de gratteux allemand qui sortira pour les fêtes. Je vous en reparlerai, à condition que mon morceau soit accepté.

A suivre …

Internet, une chance pour les musiciens, une menace pour la musique ?

Pour une fois je vais passer outre le débat sur le téléchargement légal ou illégal et la rémuneration pour la musique dématérialisée, pour m’intéresser à Internet en tant qu’outil.

Internet, encyclopédie de référence

L’accès instantané à l’écoute de milliers de morceaux, avec les paroles et les accords nous permet en quelques minutes d’être aux prises avec un nouveau morceau qui nous est tombé dans l’oreille. Il n’est plus besoin d’écouter un passage en boucle pour déchiffrer un solo ou une grille d’accords. Mais ce n’est pas nécessairement un avantage. D’innombrables grands artistes ont patiemment forgé leur oreille en écoutant leurs idoles et en essayant de reproduire les notes et le son de ce qu’ils entendaient. Ils 0nt appris à déchiffrer et à écrire des partitions. Ils ont développé un sens de la musique et une logique du déchiffrage qui leur permet d’anticiper des choses en l’absence de connaissances théoriques. Les connaissances théoriques viennent ensuite se greffer facilement sur ces acquis. Les références ne sont pas exemptes d’erreurs et certaines sources se contredisent carrément. Enfin, partir de sources établies n’est pas ce qui permet le plus aisément de se forger une identité originale. C’est du temps gagné, mais du temps de travail perdu.

Internet, outil de promotion

En quelques clicks, il est possible de diffuser sa musique en ligne. Mais tout le monde peut le faire, et il est difficile d’émerger de la masse. Le musicien devient le porte-parole d’une petite entreprise, et doit jongler avec le référencement et les médias sociaux. IL en arrive à produire des contenus promotionnel, à usage promotionnel uniquement. Cela prend du temps et risque de se faire au détriment de la musique (d’autant qu’une fois assis devant le PC, on perd vite quelques heures). Il y a un danger de la surenchère aussi, on doit accrocher, impressionner. Les effets, la technique, la poudre aux yeux et les filles en maillot prennent parfois le pas sur la musique. j’aurais plus de visites sur une vidéo où je casse ma guitare sur un coin d’escalier. Sans compter le petit jeu des reprises où la confusion est sciemment entretenue avec l’interprète original (voir les Bert Sympson).

Internet, outil de contact

Sans doute le rôle le plus important: Internet permet de contacter des organisateurs, de relancer d’autres artistes, de se confronter à la critique, et trouver des conseils. En lien étroit avec le rôle d’outil de promotion, Internet permet de définir un univers et de montrer les coulisses d’une activité musicale.

Il faut peut-être parfois oser repenser la place d’internet dans la vie du musicien

Bientôt la saison des dates !

L’agenda des concerts est vide, mais, pas de panique, c’était prévu. Je me marie en juillet et les préparatifs vont m’accaparer un peu. Pendant cette période, je vais me consacrer à des enregistrements et des vidéos pour mon channel Youtube. Le site sera alimenté. 

Avis:  Je suis à la recherche de dates de concerts pour la rentrée – de mi-aout à décembre ainsi qu’en 2013. Pour plus d’info, voyez ma page presse et ma page booking.

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Compte-rendu du concert à la Western city de Chaudfontaine

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C’est un concert particulier à plus d’un titre, c’est un concert privé et j’y retrouve quelques « amis de promotion » qui ont fait leurs études avec moi à l’Université de Liège.

Après une journée passée à courir de la piscine au tailleur pour acheter un costume pour mon mariage, rendez-vous à 16h30 pour la balance son. Au bout de la route en cul de sac, je découvre un ensemble de 6 ou 7 batiments reconstituant un village western, avec des écuries et des vrais chevaux, quelques bâtiments en bois, et le Saloon où nous jouons.

De nos jours, les miracles du GPS me permettent d’arriver à 16h29 sur le parking de l’endroit où je suis attendu. Je ne suis pas peu fier, mais l’inconvénient est qu’on remarque quand quelqu’un est en avance, ou en retard, mais la ponctualité passe souvent inapercue. A propos de ponctualité, l’ingé son est en retard. Il y a toujours un truc avec la sono … mais il vaut mieux en retard que bourré (j’ai toujours l’air de dire du mal, ceci dit, j’imagine que sur les sites d’ingés sons, ça regorge d’anecdotes à propos des musiciens).

Pour ce qui est des relations humaines, je suis un gros diesel, je mets toujours beaucoup de temps à dépasser mon immense timidité, mais une fois lancé ça va. Je rentre donc un peu intimidé dans la salle où un groupe est déjà en pleine mise en place. Je cherche des yeux une tête connue. C’est parfois bizarre de revoir des gens 10 ou 15 ans plus tard … en vieux renard nourri au Facebook, j’ai cherché des photos pour me souvenir des visages. Las, tout le monde ne cède pas aux sirènes chronophages des résaux (a-)sociaux. Ici une bonne surprise m’attend, notre hotesse du jour, dont c’est l’anniversaire, est environ mille fois mieux (au bas mot) que sur la rare photo que j’avais dénichée.

Je sirote un coca light en mesurant la salle à la déco western … une belle petite salle d’une jauge de 80 à 100 personnes. Quelques invités arrivent, fleuris, ceints d’enfants … une autre tête (re-)connue. Chère Sophie, vous ici ? Je passe du coca-light au cocktail de litchee pour faire honneur à nos retrouvailles (et après tout, je joue dans un long moment). Je monte sur scène et installe mon matos. Ca ronfle un peu, la faute à la foret de multiprises et de transfos des multieffets de mes camarades rockeurs. Je finis par trouver une prise clean. J’en profite pour jouer un peu et prémixer mon son … en poussant l’ampli, je pourrais me faire cette salle sans sono, mais devant un public venu pour un concert. Un repas de fête est une autre aventure, les gens viennent pour se voir et se parler sur un fond musical plus ou moins facultatif.

Un nouvel invité passe la porte en poussant un subwoofer d’un mètre cube … ah, ça doit être notre ingé. Il installe son matos (moi qui suis petit joueur, j’ai l’impression qu’il y a de quoi sonoriser 400 personnes sous un chapiteau).

Le buffet barbecue est ouvert … d’autres vieilles connaissances sont arrivées et nous racontons nos vies. Dépassés les souvenirs d’anciens combattants. Les thèmes sont boulot/boulots, Maison/pas maison, enfants/pas enfants, facebook, pas facebook … en gros tout le monde à l’air d’aller et ça fait plaisir. Ce sont des gens que j’ai apprécié et je retrouve instantanément le plaisir que j’ai eu de les cotoyer pendant mes années d’unif. Les absents sont cités et inventoriés. Les portés disparus également.

L’ingé son est prêt, on fait une rapide balance son … il sort en pre-DI de mon ampli qui me servira de retour. Le son m’a l’air OK. Le groupe de punk-rock qui me succédera fait sa balance.

Je mange une saucisse poussée à la main dans un pain, et je m’arrête là … histoire de rester léger. Ca reste mon drame de ne pas vraiment pouvoir manger ni boire d’alcool avant de jouer. Je devrais me faire une réserve pour après le concert.

Ce soir pour un set d’environ une heure, j’ai mis en avant mes compos, avec deux reprises au programme, un clin d’oeil fingerstyle à Jacques Stotzem et une reprise de Smoke on the Water de Deep Purple. Comme j’ai passé pas mal de temps à copier coller dans ma setlist, en déplacant des morceaux en ‘réserve’, la ligne sous ‘Rappel’ comporte 6 titres, c’est assez présomptueux, je me fais charrier là-dessus, c’est mérité.

Nous assistons à une magnifique vidéo homemade, façon lipdub, puis vient le moment de jouer. Je monte sur scène, l’ingé son n’est pas à sa console, … mais tout à l’air ok, j’ai du son au micro voix. Je joue mon premier morceau … en fait la sono dans la salle n’est pas alimentée … mon ampli n’est plus raccordé, le cable a été reccylé sur un autre ampli. Je comprends aux regards dans la salle qu’un truc cloche. Désolé ma Lovely roadie, je ne vais pas jouer ton morceau une seconde fois. On me rebranche, et je retrouve du son, mais pas le son de la balance … j’entends rien sur scène, p-e un souci de phase, j’y connais rien, mais j’ai l’impression d’avoir des bouchons dans les oreilles. Ca reste jouable et l’important c’est le son dans la salle qui a l’air ok. Le reste du set se passe sans histoires, je croise des regards, des sourires.

De retour dans la salle, je reçois quelques commentaires élogieux, je vends quelques démos, je distribue des cartes de visites, je suis abordé par un contact potentiel pour une date de concert, puis je me replonge dans nos retrouvailles.

Derrière moi, suivront un groupe de punk-rock tonitruant et un groupe de post-rock qui posera une belle atmosphère sur la fin de la soirée.

Retour à la maison vers une heure du matin.

Des photos suivront …