Matériel volé !

Mon avis ...

Mon avis …

Au moins une fois par semaine, je tombe sur un de ces messages signalant des guitares volées, des amplis ou du matériel disparu. Je ne sais pas si il y a plus de vol qu’avant, ou si la visibilité de ces vols augmente en raison de leur signalement via les réseaux sociaux.

Que faire pour éviter le vol ?

Le meilleur antivol sont vos yeux !

Mon maître n’abandonne JAMAIS sa guitare. Il la porte sur son dos du bar aux WC … et je me suis inspiré de cette attitude (aussi). Vous me verrez parfois au bar de l’after, guitare au dos, grâce à mon back-axe. Si des effets , des câbles ou des amplis sont ennuyeux et un ampli coûteux à « égarer », perdre un instrument acoustique, qui par nature est unique, est une catastrophe. Mais s’il est crédible de transporter sa guitare, pour l’ampli et les coffres de matériel, c’est un peu plus compliqué.

Si vous n’êtes pas seuls, empruntez les yeux des autres, membres du groupe, amis ou lovely roadie. Communiquez ! Un bon vieux: « jette un oeil à ma gratte, je vais pisser » est un bon moyen de pisser l’âme en paix.

Mettez votre matériel à l’abri

Soyez emmerdant concernant les espaces backstage soi-disant fermés à clé ou soi-disant inaccessibles au public. Car en cas de vol, on ne vous remboursera JAMAIS. Le cas échéant dans un tel local, placez votre matériel dans un endroit moins visible – à côté d’une table, dans le fond du côté non-ouvrant de la porte, ou derrière le matos des autres :).

Jetez un œil quand les groupes arrivent ou quittent les lieux, pour éviter les erreurs malencontreuses.  Je me souviens de ce groupe qui s’est fait « échanger » tous  ses SM57 contre des copies chinoises, l’air de rien. Et les innombrables emprunts de bons jacks avec retour d’un câble pourri de chez pourri.

Si vous trainez au bar, ayez un œil sur la sortie du backstage. Si trop de monde va et vient, allez jeter un œil (c’est un bon prétexte pour aller mater une choriste en soutif qui se change), vérifiez que tout est toujours sous clef ou récupérez votre matos.

Chez vous, ne laissez pas votre matériel visible depuis la rue.

Dans la mesure du possible, faites un seul trajet

Essayez de faire le moins de trajets possibles, quitte à utiliser un diable ou des bras amis. Le voleur est souvent observateur. Déchargez votre véhicule, et déplacez le. Ne rechargez pas votre matériel à la fin de votre set  avant de retourner au bar, si vous pouvez le garder près de vous ou sous clé. Ne prenez que le strict nécessaire pour assurer votre set.

Pour transporter votre matériel, si possible, préférez une berline trois volumes avec un coffre spacieux mais  fermé visuellement. Une camionnette ou même un break avec un volet softcover sur le coffre crient sur les toits : fouillez moi ! Les autocollants du groupe sur les vitres, ou le matos de promo qui traîne sont aussi d’excellents moyens de se signaler à l’attention des voleurs.

La fréquence des vols laisse à penser que ce sont des gens spécialisés qui auront le coup d’œil.

Personnalisez votre matériel :

Des autocollants, un logo, votre nom en peinture blanche, une housse colorée, des coffres de couleur, un foulard à la poignée, tout ce qui est voyant est bon à prendre (ma housse d’ampli est bleue, mon coffre de câble est décoré avec une affiche). Il n’y a rien de plus discret à sortir qu’un flightcase noir au milieu des flightcases noir.

Documentez votre matériel :

Notez les numéros de série, conservez les factures, conserver des photos précises, en l’état sont autant de moyens de pister votre matériel en cas de vol. Signalez rapidement le vol, à l’organisateur, aux participants, et à vos réseaux et relations. Les magasins de seconde main et les magasins d’instrument de votre région au sens large sont de bons points de chute pour donner le signalement de votre matériel. Date, heure et lieu du vol sont des données importantes.

Les antivols

Il existe des antivols … comme le Rock-Lock, est une sorte de capodastre fermé à clef et prolongé par un câble antivol comme on en trouve sur les ordinateurs portables. En passant le câble dans la poignée de l’ampli, on peut faire d’une pierre deux coups. Je conçois bien l’utilité pour sécuriser le matériel pendant une jam ou pendant la pause, mais j’ai plus de mal avec l’idée de m’en servir backstage. Placer un outil sur le manche empêchera l’utilisation, pas le vol, d’autant si  le cadenas n’est pas visible. On peut fermer les flightcases et les coffres à clef, mais le risque de perdre les clefs et les tracas d’ouvrir, de fermer et de gérer les clefs est assez rédhibitoire. D’autant que je doute que le voleur ne teste. Le case sera volé fermé puis détruit ailleurs, avec les dégâts qu’on imagine pour le contenu.

Le risque zéro n’existe pas, mais autant avoir le moins de raisons possibles de s’en vouloir.

En espérant que cela n’arrive jamais.

100 riffs en une prise …

pour une fois un détour par électrique … vu chez http://www.guitarepepere.fr/

L’autre jour au studio …

Pas mal les gars! Encore une prise, avec plus de concentration sur le timbre, l’harmonie,
le rythme, la composition, les paroles, la musicalité, le timing et l’originalité !

Le blues du CD

Tablature

Pause-café

Un jour la masse critique de compositions qualitatives sera suffisante pour porter un CD sur les fonds baptismaux. Enfin, CD … ou EP ou un tas de fichiers dématérialisés à mettre en vente.

Un CD est il encore nécessaire de nos jours ? 

Il est assez facile de diffuser sa musique via divers services online, on évite pas mal de tracas administratifs et les droits de reproduction mécanique, mais l’essentiel de ces services est peuplé d’invendus de parfaits inconnus. Ce qu’on gagne d’un côté, on le reperd en effort de promotion aux résultats aléatoires.

Pour une musique de niche, « faite main », il reste un public prêt à dépenser une somme d’argent décente pour soutenir un artiste et posséder un objet esthétique et qualitatif. Impossible ou presque d’offrir des mp3 ou de les échanger (alors que je sais que ma maquette 4 titres a servi de cadeaux à plusieurs personnes). On peut imaginer offrir sa musique en ligne, en guise de promotion, démarcher pour des concerts et y vendre des CD, au contact du public. Sous cette forme, au charbon, chaque vente réussie a du sens, et cela vaut mieux que de fourguer quelques mp3 à 0.99 € à 20 de ses fans Facebook après l’exercice de promo via les réseaux sociaux.

En tout cas, j’ai envie de grouper plusieurs morceaux sous un même toit, car je conçois ma musique comme un univers possédant des facettes contrastées, qui nécessite plus d’un morceau pour être défini. J’aime aussi l’idée de construire le récit, de concevoir l’objet, de l’illustrer et de lui donner un sens, comme j’ai pris plaisir à la faire pour ma maquette, mais à un niveau supérieur. (Oh, il en reste quelques exemplaires, si ça vous intéresse).

L’enregistrement reste la première pierre 

Je bosse actuellement sur ma capacité à faire des enregistrements de qualité (suffisante). En jouant bien, avec une dynamique de jeu contrôlée, avec une prise de son correcte, un prémixage efficace et plaisant et un prémastering minimal. Dans la chaîne sonore, on dit que plus un élément est proche du musicien, plus il est important: jeu > guitare > micro > préampli > carte son …

Le test ultime sera ma participation avec un morceau à une compilation d’un forum de gratteux allemand qui sortira pour les fêtes. Je vous en reparlerai, à condition que mon morceau soit accepté.

A suivre …