La guitare pour pécho des filles, ça marche ?

Voilà une question essentielle. Les vacances approchent à grand pas, le soleil revient et peu-à-peu les belles qui dormaient au bois ressortent.

Mais est-ce que ça marche ? Oui !  De nombreuses études le prouvent, le simple fait de porter une guitare augmente votre capital séduction. Un homme portant une guitare augmente ses chances d’obtenir un rencart de 30%, contre 9% avec un sac de sport, mais ils ne disent rien sur un homme portant un sac de sport ET une guitare.

Porter une guitare c’est bien, mais après faut pas tout gâcher !

<Le paragraphe où je raconte un peu ma vie>:

J’avais 15 ans, et un regard scrutateur et honnête dans la glace m’a conduit au constat suivant:

« … avec les filles, c’est pas gagné ! La guitare pourrait t’aider ! »

J’ai donc trouvé une guitare, mais le déficit était tel qu’en plus il m’a fallu apprendre à en jouer, alors que pour certains, posséder une guitare et gratter un seul (un !) accord mineur en posant un regard mouillé et ténébreux sur une fille suffit.

Genre:

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Je n’ai rencontré que des filles et femmes merveilleuses grâce à la guitare. Je n’en ai pas rencontré beaucoup, mais c’est parce les femmes merveilleuses sont rares .. (bon, on va dire ça … ).

<Fin du paragraphe où je raconte un peu ma vie>

La guitare acoustique c’est le top ! (ou à la limite le Ukulélé)

Facile à transporter, pas besoin de prise de courant, fonctionne depuis le bord de la rivière, jusque dans la chambre mansardée de la future élue de votre coeur (ou votre plan Q). Je comprends que vous êtes un rockeur, mais trimbaler l’ampli et le multi-effets avec soi n’est pas des plus sexy, alors que le rockeur qui sort l’acoustique pour un peu de douceur, ça se vend bien (vous pourrez toujours lui demander de faire la roadie à un de vos sets plus tard). Puis une guitare acoustique, ça se replie vite … vous allez pas passer votre temps à rouler du câble alors que vous pourriez rouler des pelles. Je vous déconseille la batterie.

Sachez jouer (un minimum) !

Le début du morceau est essentiel, il plante le décor, mais il faut aller au bout du morceau, pour pouvoir lever les yeux et faire ce regard qui dit « mon seul public, c’est toi ». Ce qui se passe au milieu peut se gérer avec un peu de courage, quelques bières et des traits d’humour (chantez en yaourt, si vous avez oublié les paroles, traduisez l’anglais en français). N’hésitez pas pendant mille ans entre vos morceaux et ne jouez pas 1000 intros de 1000 morceaux que vous ne connaissez pas au-delà de la 6ème mesure (ou alors faites le coup du blind-test improvisé).

Prenez un chansonnier avec les paroles (en plusieurs exemplaires) pour mettre une putain d’ambiance. Si vous ne savez pas chanter, faites chanter les autres … « non mais, en plus d’être jolie, tu chantes super-bien » – nan, je déconne là, ça marche pas ce genre de phrases (ou alors à 15 ans).

Que jouer ?

Il y a autant de réponses à cette question qu’il y a de femmes dans le monde. Laissez tomber les compos … ou à petites doses, sans le dire, pour voir si ça passe.

Bourgeoises, jeunette romantique, MILF, couguar  jouez le bonhomme en cherchant ce qui touche. Gardez de bons morceaux sous le coude pour plus tard (celui là, spécial cassdédi, je ne le joue que pour toi). Ne soyez pas trop pesant, c’est pas le programme de nuit de radio Nostalgie, sinon tout le monde va s’endormir et vous prendra pour un mec cool mais vaguement dépressif et relou.

Créez de l’émotion, mais variez les émotions entre rires et larmes. Suivez l’actualité musicale et ayez un bon répertoire de classiques du genre.

Quelques considérations pratiques

On va partir du principe que vous êtes propre (ou stylé grunge) et que vous avez des amis (ou de vagues connaissances) qui vous permettront de taper l’incruste avec votre instrument (je parle de la guitare). Note: n’attendez pas 30 ans pour vous y mettre, sinon il n’y aura plus de célibataires aux soirées.

A partir de 40 ans, les statistiques de divorce et un certaine misère sexuelle jouent en votre faveur (« et n’oublie pas l’anniversaire de Ni-co-las » ♪♫ « nos rendez-vous manquaient d’amour » – « Et si tu n’existais pas … dis moi pourquoi j’existerais ? » ♪♫).

Mais attention, n’oubliez pas que si vous êtes seul, c’est une profonde injustice, mais si les autres le sont, il y a forcément une raison. Ne creusez pas trop, il vaut mieux ne pas savoir.

Bon là, c’est le moment de conclure. et euh …  je n’ai jamais su comment conclure, d’ailleurs je vais plutôt vous jouer un autre morceau … « C’était l’hiver » de Francis Cabrel … ♪♫

Vidéo: Sorrow (original composition) David van Lochem live au Café Trottinette

Tablatures: Jacques Stotzem – 10 Original compositions

Jacques Stotzem - 10 original compositions

Jacques Stotzem – 10 original compositions

Le site fingerpicking.net vient de publier un livret de tablature qui intéressera certainement les fans de Jacques Stotzem, ainsi que les amateurs de guitare fingerpicking. 

Les morceaux transcrits sont:

SIMPLE PLEASURE – THE RULES OF THE GAME – TAROKO – SONG FOR ISATO – PICKING IN PARIS – THE FOLLOWING DAY – IRISH HILLS – PACHACAMAC – L’AUTRE RIVE – TOGETHER

Des ballades et des morceaux dynamiques, de quoi se donner une belle entrée dans l’univers de ce génial compositeur. Chaque morceau est précédé d’une introduction en 4 langues évoquant à la fois la genèse du morceau et des conseils d’interprétation.

Le livret est accompagné d’un CD pour assister le déchiffrage et livrer les intentions musicales et sonores de chaque morceau (les notes ne sont souvent que la partie visible de l’iceberg).

Tous les morceaux sont en accordage standard, une bonne façon de relier vos connaissances de la guitare sans vous perdre dans les méandres des accordages ouverts et de leurs accords polymorphes mutants.

Les guitaristes désireux d’étoffer leur répertoire avec des oeuvres belles et ambitieuses et souvent moins inabordables qu’elles ne paraissent de prime abord, trouveront de quoi nourrir leur pratique moyennant une bonne connaissance des bases du fingerpicking et des principes régissant une technique de jeu soignée (accords complets, gestion des voix, travail sur le son et l’interprétation).

Les tablatures sont soignées et présentent les noms des accords, ainsi que la notation rythmique (!). Dans bon nombre de livrets, la partie tablature est encore trop souvent négligée, voire incorrecte, le milieu de l’édition musicale ne saisissant pas toujours les enjeux d’une tablature soignée pour un public de guitaristes pratiquant des styles modernes comme celui de Jacques Stotzem.

Prenez exemple, éditeurs, ici chacun trouvera son compte, les voix sont correctement notées dans le solfège et la tablature est plaisante. Malgré tout, la page reste très aérée et lisible même au lutrin. Evidemment, le nombre total de pages s’en ressent.

Tablature et solfège soignés

Tablature et solfège soignés

On peut commander le livre pour environ 24 € sur le site fingerpicking.net, et si les frais de port de 10€ (pour la Belgique) vous rebutent, mon conseil: rendez-vous à l’un des concerts de Jacques Stotzem pour acheter le livre directement sur place. Vous assisterez à un super concert avant de retourner avec de quoi travailler votre instrument.

Compte-rendu du cabaret du CC Dison

Une bonne chose de faite, un, non deux boulets, une année qui se termine, une bonne édition du cabaret, un son correct, des élèves qui ont assuré, que demander de plus. Un sandwich au fromage ?

Photo Pivi

Photo Pivi

Cette année, le cabaret était un challenge pour moi, j’accompagnais les harmonicistes pour deux morceaux, et se fondre dans une dynamique de groupe n’est pas l’exercice où j’excelle, donc c’était bon exercice pour moi. Nous jouions une version trafiquée rythmiquement de Imagine et With a little help from my friend, où je completais de quelques notes mélodiques un accompagnement de guitare.

Après la balance son, nous avons mangé dans un petit resto et je déclare ici officiellement que le boulet (disons les deux boulets) sauce chasseur des Arcades à Dison était très bon. Avant un concert, j’ai l’habitude de manger moins, mais soit.

Le passage sur scène avec les harmonicistes s’est bien passé, mais j’aurais aimé être plus net, plus précis, plus tranchant, mais je traîne une fatigue chronique à laquelle s’ajoute le marathon des doigts de mercredi (jouer 7 heures, ça laisse des traces sur l’organisme). Étonnamment, l’heure de piscine du matin et le 1500m crawl – merci Lindsey ma coach-dynamit(qu)e – m’a plutôt fait du bien.

Bien plus tard dans la soirée, je suis passé sur scène avec mes propres élèves. Ils m’ont épatés, la classe de première, pour une première fois sur scène, a bien assuré dans un medley des Beatles, avec un passage solo d’un élève de première année. Il faut souligner à la fois le courage, et la qualité de la prestation, avec un son très agréable pour autant que je puisse en juger depuis la scène. Tout le monde aime se plaindre de la sono, cette fois-ci, aucun reproche de mon coté. Pourtant, installer 6 chaises, 6 pupitres, 4 micros et 2 DI en quelques minutes, et ajuster le tout sans balance, c’est pas évident.

Mes « vieux briscards » de troisième ont également assuré. On a eu un quiproquo de playlist avec le présentateur, le morceau avait disparu de la programmation. un malentendu sans doute dû au fait que c’était le seul morceau qui n’était pas dans le Medley, ce même Medley étant remanié par moi à plusieurs reprises. Désolé, mes excuses à Jean-Paul, notre animateur/coordinateur et présentateur, là aussi, je serai plus précis la prochaine fois.

J’ai un petit regret pour mon arrangement de Help des Beatles, qui était incroyablement dur physiquement sans payer de mine, alors qu’en général pour ce genre de performances, il vaut mieux un morceau qui en jette pour pas cher. Là aussi, je luttais physiquement. Je pense qu’en ce qui concerne ma main droite, si j’étais un joueur de foot, on pourrait me considérer blessé, je serais au vestiaire ou à l’infirmerie, mais pas sur le terrain, ni le banc.

Je n’avais pas trop la tête à boire, comme chaque fois au cabaret … mais je sais que c’est parce que dans ma tête, je travaille ce soir là et que selon mes principes à la con, travail et alcool ne font pas bon ménage. Cette année, en plus de quelques boissons, on avait même droit à un sandwich de la part du CC culturel (que j’ai emporté pour le manger plus tard).

Voilà, les cours pour cette saison sont terminés, un peu de repos pour soigner cette main droite et on s’occupe de ce CD.

Les photos suivront.