S’échauffer avec des gammes chromatiques
S’échauffer est nécessaire et salutaire. Je l’ai un peu négligé les derniers temps, et je paie mes heures de clavier et de souris entrecoupées de moments consacrés à la guitare.
Pourquoi et comment ?
La main est pleine de petits muscles précis et puissants pour leur taille. D’une manière parfois caricaturale, on compare l’effort du guitariste à celui du sportif de haut niveau, qui accomplit un geste contrôlé, intense et répétitif, à la demande. Et le sportif doit s’échauffer, tant à l’entraînement que lors des compétitions. Mais le bon musicien ne se dope qu’à la bière.
Les gammes chromatiques sont un excellent exercice pour s’échauffer et vous permettent de travailler à la fois votre main gauche et votre main droite. La vitesse n’est pas le facteur à rechercher. Contrairement à ce qui est montré (mais conformément à ce qui est dit) dans la vidéo ci-dessous, l’expression et la propreté de la réalisation sont importantes pour moi, plus que la vitesse.
Mais les divers exercices sont bons à prendre.
S’échauffer de manière utile
Pour que s’échauffer ne soit pas une perte de temps, je recommande même de travailler avec un métronome si possible et de faire attention à accentuer les temps 1 et 3 ou alternativement 2 et 4 en jouant du pouce et de l’index de la main droite.
Je travaille également les notes chromatiques par groupe de trois, en triolets, pouce-index-majeur en 3/4 pour développer d’autres pulsations rythmiques.
Un des points d’attention sera d’être à l’écoute de votre main. Exercer la force suffisante pour jouer chaque notre, sans forcer, sans crispation. Respirez et gardez les poignets et votre corps détendus. S’échauffer, c’est aussi se relaxer.
Commencez par quelques gestes pour réveiller vos mains. Frottez vos paumes l’une contre l’autre, jusqu’à ressentir un léger échauffement de vos paumes, puis écartez légèrement les doigts pour qu’ils glissent les uns entre les autres. Frottez ensuite le dos d’une main avec la paume de l’autre, puis changez de main.
Commencez par étirer vos doigts et vos poignets avec quelques exercices simples
Tendez votre bras à l’horizontale, doigts pointés vers le ciel. Placez les doigts de votre autre main perpendiculairement à ceux-ci et exercez une légère traction douce et continue. Tenez la position 5 secondes sans forcer, sans douleur et en respirant calmement. Changez de main et recommencez trois fois.
Tendez maintenant votre bras à l’horizontale, doigts pointés vers le sol. Placez les doigts de votre autre main perpendiculairement à ceux-ci et exercez une légère traction douce et continue. Tenez la position 5 secondes sans forcer, sans douleur et en respirant calmement. Changez de main et recommencez trois fois.
Mettez votre pouce dans la paume de votre main, refermez vos doigts dessus, et tirez légèrement vers le bas. Tenez la position 5 secondes sans forcer, sans douleur et en respirant calmement. Changez de main et recommencez trois fois.
Ensuite, quelques gammes chromatiques, qui sont également l’occasion de vérifier la justesse de votre guitare dans toutes les positions et les éventuels problèmes de frettes. Commencez ensuite par un morceau facile que vous pouvez aborder avec décontraction.
Voilà, vous êtes chauds et prêts pour une bonne répétition … ou votre concert.
Ces artistes qui vous cassent les oreilles …
Pauvres oreilles.
Je vois passer vos photos de festival. Quand les photos ne sont pas prises au moment d’acclamer vos artistes bras en l’air, dans les premiers rangs, pendant les morceaux, on en voit qui font la grimace, sourcils froncés, … la douleur est visible. Si les plus chanceux ont des bouchons de protection, d’autres se bouchent les oreilles … les autres sont provisoirement ou définitivement sourds.
Entendre, ou voir et souffrir, voilà le drôle de choix qui est laissé aux fans.
Je doute que ça m’arrive un jour, mais en tant qu’artiste, ça me ferait mal d’être sur une telle scène et voir que je fais souffrir les gens. Je veux les toucher, les émouvoir, les emmener en voyage … mais pas leur hurler dessus, par guitare interposée et leur casser les oreilles, littéralement. La musique doit être un plaisir. Je veux bien mettre la larme à l’œil aux gens, mais pas parce que je leur vrille les tympans. Bien sûr, faire trembler les murs est un plaisir particulier, et j’aime aussi faire vibrer le plancher d’un bon rock acoustique rageur … mais on reste en deçà du seuil de douleur.
Je me souviens d’un groupe punk qui jouait dans une salle. Les gens étaient agglutines au bar, ou aux issues de secours. Il était tout simplement impossible de rester dans la salle. Seul un noyau dur de fans, déjà sourds, se trémoussait sur la piste de danse.
Depuis deux jours, je « subis » les basses d’un festival qui a lieu à 7 km de chez moi. J’avoue, je ris jaune quand je vois qu’on persécute le moindre café-concert et les sauteries des mariages à coup de sonomètre et qu’ici on consomme tout le stock de dB et la patience du voisinage pour toute l’année.
Je me demande quand est-ce devenu une fatalité ? Les systèmes de sonorisation modernes ont pourtant des qualités de diffusion nécessaires pour rayonner partout sans nécessiter des volumes excessifs. Faut-il noyer toute nuance ?
En tout cas si ils veulent nous vendre leurs morceaux en fichiers lossless et du matériel audiophile, ça ne semble pas la bonne voie à suivre.
Bientôt les 500 fans Facebook …
Ma page Facebook approche doucement des 500 likes. Dans le monde des Zinternets modernes, ça semble bien peu.
Mais ce sont des vrais likes. Dans la pratique, il suffit de dégainer la carte de crédits pour acheter 1 000 ou 2 000 faux fans ou faux followers sur Twitter vite fait.
Je cite :
Lors d’une journée classique, il dit enregistrer 30 à 35 commandes, demandant généralement entre 1.000 et 5.000 abonnés zombies. «Certaines personnes m’en achètent un million, affirme-t-il, ce qui leur coûte alors 1.300 dollars. Parfois, ce sont des gens connus. La plupart de mes clients sont des musiciens, mais je vends aussi beaucoup aux mannequins, aux comédiens et aux stars du porno.»
Acheter des followers ça ne sert à rien, comme le souligne cet article… à moins que ta tournée en Inde ou en Corée ne soit prévue pour bientôt, ce n’est pas ces followers-là que tu verras à tes concerts. Ils ne produiront pas d’interactions avec les posts, ils ne partageront pas de contenu. Ils gonflent le compteur (et l’ego), et de temps à autre Twitter, Facebook ou Instagram tirent la chasse et les comptes zombies s’évanouissent. On estime que 30 % des fans des célébrités sont des faux comptes.
Attention, il ne faut pas confondre l’achat de faux fans avec les campagnes de promotion payantes proposées par les opérateurs de médias sociaux, qui sont pertinentes car elles permettent d’élargir son audience de vrais fans d’une manière ciblée.
Il reste à éduquer les gens à ne pas prendre pour argent comptant ces chiffres de clicks, de followers et de vues, surtout quand ils sont hypertrophiés.
Je compte bien marquer le passage du cap des 500 de manière sympa… reste à trouver une idée.
Une vidéo scénarisée, une cover sympa, une collaboration sur un titre inédit ?
Si vous avez des idées, faites passer !



