Coquelicot, nouvelle version

Coquelicot

Toujours ce petit air filigrane qui me poursuit sur mon Ukulele, dans une nouvelle version avec un son amélioré (meilleure compression, moins de clipping, reverb mieux dosée, pour ceux que ça intéresse):

[audio:https://guitar.vanlochem.be/audio/Coquelicot.mp3 |titles=Coquelicot|artists=David van Lochem]

Un petit avant goût de printemps et d’été, avec ces petites fleurs rouges qui balancent au vent, si fragiles qu’on ne peut ni les cueillir, ni les garder. Un petit thème léger et fragile, juste en me laissant tomber du côté où l’instrument me poussait.

Du plaisir pur sur six cordes.

Jacques Stotzem

Faire 14 albums, dont le dernier est resté 41 semaines dans les « charts » des albums les plus vendus en Belgique, et atteindre la 4ème place. Avoir un modèle « signature » auprès de la plus célèbre marque de guitares acoustiques américaines, entre Eric Clapton, Neil Young, Joan Baez ou encore Sting, excusez du peu ! Réussir cet exploit sans chanter une note, « simplement » en jouant de la guitare acoustique et en composant des morceaux lyriques ou endiablés et des reprises époustouflantes de classiques du rock des années 70 et 80. Partager la scène avec, selon l’affiche, « les meilleurs guitaristes acoustiques du monde » devant des milliers de personnes sur tous les continents, et faire un concert de 150 personnes avec le même charme et la même authenticité.

Jacques Stotzem, né en 1959 à Verviers, est un guitariste acoustique belge. Sa renommée a dépassé les frontières depuis longtemps, et en 2006, la légendaire firme de guitare américaine C. F. Martin & Company produit un modèle « OMC Jacques Stotzem Custom Signature ». Un honneur rare, partagé, comme mentionné plus haut, par Eric Clapton, Neil Young, Joan Baez ou encore Sting.

La première fois que je l’ai rencontré, il travaillait comme assistant dans un magasin de guitare. Un peu timide, avec des cheveux longs et une moustache improbable. Pourtant, avec une guitare en main, c’était déjà la claque. Bien des années plus tard, précisément un mardi, assis sur mon strapontin, ma veste à mes pieds, je regardais la scène encore vide en me disant que malgré les années, le plaisir de l’écouter reste intact car c’est un musicien qui sait se renouveler sans se trahir. La salle est d’ailleurs remplie de fans de la première heure et de jeunes qui ne l’ont découvert que récemment à la radio ou à la télé. La timidité n’est qu’un lointain souvenir, il n’est plus un coin de la salle qui ne soit touché par l’énergie de cette musique qui explose en un kaléidoscope de d’ambiances et de notes.

J’ai écouté ses compositions en admirant leur complétude. Là où certains créent un paysage de notes et le survolent, lui en développe des milliers de détails. Il le dit en riant: il compose parfois des musiques de films, qui n’ont pas encore trouvé leur film.

Je vous invite à plonger dans sa musique au travers des reprises de Sting, Rory Gallagher et Jimi Hendrix. Ensuite, découvrez la beauté de ses ballades et de ses compositions qui sont de véritables bijoux. Si un jour, il donne un concert près de chez vous, allez le voir en live, vous verrez que tout est vrai, tout est joué sur une seule guitare, avec la même précision et la même énergie en live que sur le CD.

Les albums à écouter:

Catch the Spirit : l’album des reprises rock, avec toute la puissance du son acoustique.
– Simple pleasure : un album rempli de ballades lyriques et mélodiques.
– In Concert : pour découvrir le son du live.

www.myspace.com/jacquesstotzem
www.stotzem.com

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Wicked weasel/Twelve sticks – live au Señor Duck

Wicked weasel, une composition, live au Señor Duck … ensuite « Twelve sticks » une reprise du Reverend Gary Davis.
désolé pour la mauvaise qualité de l’audio, la caméra était au balcon au dessus de l’entrée du café.

 

 

Compte-rendu du second concert au Señor Duck

Concert au Senor Duck (29/05/11)

Concert au Senor Duck (29/05/11)

Retour sur la scène du Señor Duck, 6 mois plus tard: 2 heures en scène, avec des compositions, quelques reprises, pas mal de primeurs, du ukulele fingerstyle, beaucoup de photos floues, et un enregistrement raté.

Un chouette moment, du pur plaisir guitaristique côté scène !

Ce dimanche, je n’ai pratiquement pas touché ma guitare, à cause d’une légère douleur dans le dos de la main. Je préfère souffrir pour la bonne cause, pendant le live.

Ça commence à devenir sérieux comme déménagement: la guitare, mon ukulele, l’ampli, un case pour les câbles,un pied de micro, un sac avec le matos photo/vidéo/enregistrement audio. Je pense que mon cachet servira à payer un petit diable, même si ma « lovely roadie » se défend bien comme bon petit diable.

En route pour le parking payant. C’est très cher (9 euros pour 5 heures), mais c’est un souci de moins.

Je franchis la porte du Duck pile à l’heure, 20 heures, concert moins 1 heure … Par la fenêtre, je vois le gros fauteuil à l’avant du café, et ça me réjouit. Cette fois-ci, j’ai insisté sur deux points qui m’avaient causé un peu de souci la dernière: le fauteuil doit être bougé de la scène pour me donner de l’espace (pas comme la fois passée), et mon ampli doit être repiqué dans la sono pour couvrir le bruit du bar et servir du son à tout le monde jusqu’au fond de la petite salle ainsi qu’au balcon.

L’accueil est, comme toujours, sympathique.Le « gars qui s’occupe du son » est parti manger un bout, ce qui me laisse le temps de tout installer. Puisque cette fois-ci j’ai du recul sur scène, je prends la place en délimitant un carré avec mon pied de micro. A droite, je laisse un passage … pour l’étage et les toilettes. L’installation est rapide, ma « lovely roadie » m’assiste en gaffant les câbles au sol. Quelques amis et connaissances arrivent, l’occasion de papoter un peu.

On chipote un peu, mais on finit par avoir du son sur la console du bistrot, pas beaucoup, mais ça suffira amplement.

Je prépare et j’installe la caméra et l’enregistreur numérique. Mais comme d’habitude, au moment de démarrer le concert, j’oublie de démarrer l’enregistrement. Un jour, il faudra que je charge quelqu’un de ça, quitte à le payer.

Le set débute (à l’heure) par trois morceaux dynamiques presque rock, histoire de marquer le coup … Lovely roadie, Wicked weasel, Twelve sticks … c’est physique, mais quel plaisir « d’envoyer du bois », ma guitare a faim … ensuite une ballade, Wasted time. Quelques reprises, pour situer la guitare instrumentale dans le temps et parler de Jacques Stotzem. Je capte des regards, des sourires, et quelques épaules qui me tournent le dos en parlant fort. C’est tout de même « moins pire » (comme on dit à Liège) que la fois passée. A la fin de chaque morceaux, je reçois des applaudissements étonnamment nourris, on voit que les amis sont là ! L’ambiance est chaude et moite, et ma guitare se désaccorde pas mal, mais je ne suis pas trop faux, toujours ça de pris. Je passe vraiment un bon moment.

Paradoxalement, les morceaux lents et légers captent plus l’attention et ont l’air d’avoir une meilleure écoute que les morceaux dynamiques. Les fêtards du trouble n’étant pas obligés de hausser la voix, les autres entendent mieux ! Mais aujourd’hui, je m’en fous, je n’ai pas beaucoup de dates, alors je prends mon pied.

Arrive la grande première: jouer du ukulele fingerstyle en public pour la première fois. J’ai sélectionné un ragtime, en medley avec Freight train, baptisé  – Uke rag – et une ballade de ma composition,  – Coquelicot.

Enfin, Caravansérail termine le premier set. J’ai oublié de démarrer l’enregistrement et lovely roadie a oublié de démarrer la vidéo au début du set. C’est sans doute pour cette raison que j’ai bien joué. 🙂 Le 30mm fixe en f1.4 est un objectif lumineux, mais délicat à manipuler pour un novice et 90% des photos sont floues, tant pis.

Je bois un verre, je salue les connaissances, élèves et amis arrivés pendant le premier set. On vend quelques démos. Les personnes qui écoutent ont l’air de passer un bon moment, et c’est tout ce qui compte. J’ai bien envie d’une bière, mais je n’aime pas enfreindre ma règle de ne pas boire avant et pendant les concerts. Ça ne me réussit jamais et il reste encore à jouer.

Le second set commence à nouveau très fort, avec un « Jack in a box » histoire de reprendre la main. Nouvelle primeur dans le second set: le chant des roches, une nouvelle composition pendant laquelle je profite de chaque instant du crescendo.

Viendra un « last steam engine train » de Leo Kottke dont j’aurais aimé garder une trace enregistrée … rapide, net et sans faute alors qu’il tenait plus du TGV que du train à vapeur. Mais, devinez, j’ai oublié d’appuyer sur rec pour le second set aussi.

Vient le dernier morceau, mon arrangement de « Smoke on the water » … moment qu’un mec complètement bourré choisira pour venir m’expliquer sur scène un truc à propos de quartes et de corde de sol. Surpris, dans un premier temps je laisse faire, me disant qu’il va tirer deux notes et s’en aller, mais il veut ma guitare, et ça, ça va pas être possible. Le serveur intervient fermement (Merciiiii … !) et le fâcheux s’en retourne s’asseoir, passablement vexé. Je reprends, m’emmêle dans mon explication sur le « nombre de doigts à mettre lors de l’introduction » ce qui fait rire le public … je peux enfin commencer et finir mon morceau qui remporte un franc succès.

Fin du second set, tout s’est vraiment très bien passé.

On remballe, je touche mon cachet. On boit encore un verre et direction le parking … retour à la maison, libérer le baby-sitter. Je m’offre un whisky bien mérité (juste un petit Glenfiddich 12yrs) et direction le lit. La preuve que tout s’est bien passé: je ne passe pas ma nuit à ressasser mes fautes !

Vivement le prochain concert !