Ukulele cover « Feather theme » – Forrest Gump

Durée de vie 6 mois, avec 2 ans de garantie

Planet-waves PWCT10

J’étais plutôt content de mon accordeur pince, surtout pour mon ukulélé, que j’ai un peu moins dans l’oreille que la guitare. Malheureusement, au bout de six mois de bons et loyaux services, cet accordeur m’a lâché.

J’étais surpris parce que les pannes sont assez rares avec le matériel musical, d’autant que j’en prends soin. J’avais droit à 3 secondes d’affichage puis extinction, malgré une batterie neuve.

Un petit mail à mon vendeur en ligne (Thomann), qui a honoré la garantie de 2 ans sans discussion  … sans me demander de renvoyer l’accordeur défectueux, ce qui n’aurait pas été une bonne affaire du point de vue frais de port. J’ai beau chercher, j’ai de moins en moins de raisons de chercher à acheter ailleurs.

Quand les choses se passent bien, il faut le dire aussi !

Me revoilà parti … pour plus de deux ans, j’espère. 

CAGED et le Ukulele

De nombreux guitaristes connaissent le système CAGED, et de nombreux guitaristes se lancent dans l’aventure du Ukulélé.

La bonne nouvelle, c’est que puisque les intervalles sont identiques sur un Ukulélé (du moins dans l’accordage habituel GCEA ou gCEA), moyennant le fait de se projeter mentalement sur les 4 cordes aiguës d’une guitare avec un capo case 5, nous allons pouvoir utiliser le système CAGED pour nous donner une aider dans nos premiers pas sur cet instrument.

Pour trouver un doigté au Ukulélé, il suffit de se décaler de deux positions dans le cycle du CAGED.

Donc pour jouer un C (Do) …

un C (Do) à la guitare

… sur un Ukulélé on jouera donc une position du type  G, car C >> A >> G.

un G (Sol) à la guitare

Lire la suite

Les 4 stades de l’apprentissage

Lecture

Selon A. Rafferty, il existe 4 stades  dans l’apprentissage de la pratique instrumentale:

1. l’incompétence inconsciente – On ne sait pas qu’on ne sait pas.

On ignore jusqu’à l’existence d’une technique, d’un morceau. On ignore sa propre capacité à apprendre.

Pour moi, c’est le domaine de l’exploration, de la culture, de l’éclectisme. Il faut garder les yeux et les oreilles ouverts, toujours à l’affut de nouvelles découvertes techniques et sonores. Il faut tout envisager comme nouveau, possible et désirable.

2. l’incompétence consciente – On sait qu’on ne sait pas.

On a pris conscience de l’existence d’une technique, d’un morceau. On est conscient de son incapacité à utiliser cette technique, ou à jouer ce morceau.

Pour moi, c’est le domaine de la motivation. On sait qu’on ne sait pas, mais on souhaite ardemment y arriver. On ne doit pas douter de la capacité à apprendre. Éventuellement on peut s’interroger sur le temps et les moyens nécessaires.

3. la compétence consciente – On sait qu’on y arrive.

En étant concentré, attentif, on arrive à passer cette technique, ce passage délicat. Mais cela requiert une attention, une concentration particulière, c’est encore difficile.

Pour moi, c’est le domaine du travail de l’instrument. Déchiffrage, travail de mise en place, travail au métronome. Il faut être précis, exigeant pour utiliser les bons automatismes et les bonnes techniques de bases (réutiliser plutôt que réinventer) pour ouvrir la porte au stade suivant.

4. la compétence inconsciente – On y arrive, sans plus y penser.

On joue un passage, sans effort apparent. Sans plus y penser, l’esprit est libéré pour se consacrer à la musicalité, aux émotions, à l’interprétation.

Pour moi, c’est le domaine de la répétition, de la mise en place d’un filage de morceaux à l’échelle d’une setlist. C’est un stade qu’il faut entretenir constamment, car on retombe rapidement et facilement au stade 3 et si on peut « passer les choses », la musicalité en souffre.

Quelle est l’utilité de ce genre de notions ?

Prendre conscience de ces stades et se situer dans le parcours d’apprentissage permettra de prendre les bonnes décisions. On peut être à des stades différents, même dans les parties successives d’un même morceau. En cas de doute, il vaut mieux revenir au stade précédant pour faire le point.

Dois-je encore m’informer sur la technique, déchiffrer et affiner ma lecture et ma compréhension d’un passage, ou répéter ? Répéter sur base de mauvaises informations ou avec une compréhension lacunaire ou incorrecte d’un morceau serait par exemple un bon moyen de ne jamais arriver à passer au stade 4 et de rester dans la souffrance pour un passage.