Test de cordes: Cleartone phosphor bronze .10 – .47

Cleartone PB .10-.47

Dans la longue quête de la corde idéale, après avoir testé les cordes Martin SP dont j’étais presque satisfait, je me suis penché sur les cordes Cleartone  le concepteur de la technologie « emp » qui enrobe les cordes Martin SP également.

Première surprise au déballage, les cordes sont roulées ensemble … pourquoi pas, comme ça pas de suremballage avec des paquets individuels. Avec un code de couleur, à moins d’avoir le Qi d’une huître, on s’y retrouve.

La stabilisation m’a l’air plus longue que pour les cordes Martin ou d’Addario et surtout la mise sous tension me semble moins linéaire. En gros: le même mouvement de clé ne semble pas toujours avoir le même effet sur la tension de la corde.

D’un point de vue mécanique, je n’ai pas éprouvé le confort amélioré ressenti lors du test des Martin. Je m’interroge sur ce Sol en 0.24 qui sonne peu-être un peu fort au milieu du jeu, ce qui n’a pas que des inconvénients (voir la suite).

En ce qui concerne le son, je comprends que ces cordes plaisent, mais elles ne me plaisent pas à moi. Elles ont un son intéressant aux doigts, et pour un jeu mélodique léger. Le sustain est bon, et les harmoniques sont plaisantes, avec un son clair qui pourra donner de l’air à une guitare un peu matte. Pour un jeu arpégé mélodique, des accompagnements avec un peu de sophistication, la séparation de la ligne mélodique est plaisante.

Mais le fait de jouer aux onglets des morceaux parfois un peu sauvages me fait regretter un manque de basse et ce tapis de bas médium qui me permet dans un morceau fingerstyle de remplir l’espace sonore. Il me manque ce ronflement rauque qui me donne un timbre blues-rock qui convient à mon jeu et me donne un son charpenté. C’est peut-être  lié à la corde de La qui est en .38 alors que je suis habitué à du .39 ?

Bref, le léger déséquilibre sonore et physique de ce jeu de cordes flattera certains joueurs … à tester. Pour ma part, les Martins SP restent un cran au-dessus.

Comme toujours, il n’y a pas de vérité en matière de cordes. Des goûts différents, de la subjectivité et des réalités différentes en fonction du style de chacun.

Vins, Contes & Guitare – l’affiche est prête

Cette image est construite sur base d’un tableau que je connais depuis mon enfance et qui m’est venu à l’esprit tout de suite quand on a parlé d’un combiné vin et guitare. J’ai toujours aimé la profondeur de ces bleus où je plongeais mon regard d’enfant timide. Les nuances de texture et de couleur permettent une rêverie sans fin. Une rêverie dont le vin est le prétexte … et peut-être un peu la cause.

Vins, Contes, & Guitare - 14 avril 2012 - 20h

Le 14 avril, vous êtes conviés à une soirée « Contes et Guitare » spéciale articulée autour du vin.

Deux spécialistes vous inviteront à déguster 6 vins, Rumelin vous présentera 6 contes liés au vin et au terroiret votre dégustation sera accompagnée de 6 morceaux de musique originaux.

Le prix d’entrée est de 12 euros.

Pour garantir une ambiance cosy, il n’y aura qu’une quarantaine de places disponibles, la réservation est obligatoire.

Contes & Guitare: la vidéo

Prise de vue: Sangeeta.

Compte-rendu du concert au Senor Duck

David van Lochem (guitare) et Olivier Poumay (harmonica) - Senor Duck (photo: B.L.evenkron)

Un bon set, du plaisir en solo et en duo, beaucoup de plaisir à gagner l’écoute du public. 

Ah ce concert en duo … j’y pensais déjà aux environs de 1987 quand j’ai rencontré Olivier Poumay lors des stages de guitare et d’harmonica avec Jacques Stotzem et Thierry Crommen.

Depuis lors Olivier a parcouru du chemin, dans la musique du monde, dans le Jazz et dernièrement dans la musique classique, grâce à un duo avec une pianiste de formation classique. Moi de mon côté, je ne joue que depuis peu de temps, et au delà du concert d’hier, le re-rencontrer est pour moi une source de critiques, de conseils précieux sur ma musique, sur laquelle il a porté un regard constructif, professionnel, critique et bienveillant.

Deux répétitions, nous n’avions que deux répétitions pour définir le programme de ce concert. Une première à Bruxelles pour définir les morceaux à traiter en duo et les solos et tracer les grandes lignes, une seconde ce samedi pour serrer les boulons avant le live. Mon concert de la veille a laissé des traces et j’avais un peu le dos de la main droite endolori (je pense que les dégâts ont été occasionnés par les transports, le montages et le démontages plus que par le jeu).

Un petit spaghetti, accueil de la babysitter et nous nous mettons en route pour le Duck avec Olivier, Lovely Roady et le matos. On déménage le fauteuil et la table basse qui encombrent l’espace scénique. Le café est entièrement désert ! Pendant le montage, notre public arrive en grappes et remplit le Duck.

En l’absence de l’ingé son (le pauvre court entre deux sites ce soir là), on repique tout dans l’ampli, et on sort une ligne directe vers la sono. On s’échauffe en jouant un blues et un petit swing au ukulélé, en impro au débotté. On s’amuse, mais ce n’est pas une bonne idée, car ça pourrait donner une fausse idée du concert qui va suivre (mais ce sont peut-être des choses à intégrer pour une autre fois). Nous patientons encore un peu, mais le compteur tourne et finalement en tripotant tous les boutons, on finit par avoir du son (comme tout est prémixé à l’ampli, j’enlève tous les effets et mets l’EQ plat dans la table). Ce son me va.

Le set démarre par quelques morceaux solo. Puis vient le premier duo, Finger stomp. C’est une sensation agréable de partager la scène et le son comme si le poids sur mes épaules était divisé par deux. On sent le métier chez Olivier. Immanquablement nous faisons des petites flingues, le show n’est pas rodé au bout de deux répets, mais « l’expérience c’est de faire des fautes plus belles » et de retomber sur ses pieds. L’ingé son arrive, et après s’être battu un peu contre un larsen de basse que j’ai l’air d’être le seul à avoir entendu, nous voilà partis pour la suite du premier set.

Un peu de Ukulélé et d’harmonica solo apportent de la fraîcheur, du rythme et de l’humour dans la playlist. Le public est chaleureux, et les applaudissements sont nourris. Sur les balades j’apprécie particulièrement la touche délicate de l’harmonica. C’est Caravansérail qui clôture le premier set dans une version envoûtante avant le break.

Le moment est venu d’aller saluer et remercier les gens qui ont fait le déplacement. Comme toujours, je reste accroché à gauche et à droite et je néglige les timides, alors que j’en suis un. Toujours cette frustration de ne pas pouvoir rencontrer tout le monde. Une bière et ça repart pour le second set.

Pour varier, nous débutons en duo avec un medley. C’est un morceau long avec des liaisons complexes et quand je dois m’écarter pour laisser monter les gens à l’étage il m’arrive de perdre un peu le fil du morceau.

Suivront quelques morceaux en solo, dont … un inédit. C’est le second inédit que je propose au Senor Duck. Cette fois-ci, c’est un morceau qui pointe dans la direction où j’aimerais me promener avec mes compositions: des morceaux mélodiques soutenus avec une structure de chanson. L’écoute est bonne et les applaudissements nourris, examen de passage réussi pour ce morceau dont le titre n’est pas encore définitivement fixé.

Vient ensuite un moment magique d’harmonica solo avec un looper, où Olivier monte des tapis de notes sur des ambiances qui m’évoquent le tibet, la jungle et d’autres cartes postales d’un monde sans doute rêvé. Succès auprès du public pour ce moment exceptionnel.

Nous terminons par le « Last Steam Engine Train » de Leo Köttke … en guise de bouquet final. Démontage, une bière avec ma Lovely Roady, petit débriefing avec les amis et fans, et retour à la voiture …

Une envie qui se réalise, quand le plaisir est au rendez-vous, se transforme en envie de remettre ça …