pour une fois un détour par électrique … vu chez http://www.guitarepepere.fr/
L’autre jour au studio …
Pas mal les gars! Encore une prise, avec plus de concentration sur le timbre, l’harmonie,
le rythme, la composition, les paroles, la musicalité, le timing et l’originalité !

Le blues du CD
Un jour la masse critique de compositions qualitatives sera suffisante pour porter un CD sur les fonds baptismaux. Enfin, CD … ou EP ou un tas de fichiers dématérialisés à mettre en vente.
Un CD est il encore nécessaire de nos jours ?
Il est assez facile de diffuser sa musique via divers services online, on évite pas mal de tracas administratifs et les droits de reproduction mécanique, mais l’essentiel de ces services est peuplé d’invendus de parfaits inconnus. Ce qu’on gagne d’un côté, on le reperd en effort de promotion aux résultats aléatoires.
Pour une musique de niche, « faite main », il reste un public prêt à dépenser une somme d’argent décente pour soutenir un artiste et posséder un objet esthétique et qualitatif. Impossible ou presque d’offrir des mp3 ou de les échanger (alors que je sais que ma maquette 4 titres a servi de cadeaux à plusieurs personnes). On peut imaginer offrir sa musique en ligne, en guise de promotion, démarcher pour des concerts et y vendre des CD, au contact du public. Sous cette forme, au charbon, chaque vente réussie a du sens, et cela vaut mieux que de fourguer quelques mp3 à 0.99 € à 20 de ses fans Facebook après l’exercice de promo via les réseaux sociaux.
En tout cas, j’ai envie de grouper plusieurs morceaux sous un même toit, car je conçois ma musique comme un univers possédant des facettes contrastées, qui nécessite plus d’un morceau pour être défini. J’aime aussi l’idée de construire le récit, de concevoir l’objet, de l’illustrer et de lui donner un sens, comme j’ai pris plaisir à la faire pour ma maquette, mais à un niveau supérieur. (Oh, il en reste quelques exemplaires, si ça vous intéresse).
L’enregistrement reste la première pierre
Je bosse actuellement sur ma capacité à faire des enregistrements de qualité (suffisante). En jouant bien, avec une dynamique de jeu contrôlée, avec une prise de son correcte, un prémixage efficace et plaisant et un prémastering minimal. Dans la chaîne sonore, on dit que plus un élément est proche du musicien, plus il est important: jeu > guitare > micro > préampli > carte son …
Le test ultime sera ma participation avec un morceau à une compilation d’un forum de gratteux allemand qui sortira pour les fêtes. Je vous en reparlerai, à condition que mon morceau soit accepté.
A suivre …
Internet, une chance pour les musiciens, une menace pour la musique ?
Pour une fois je vais passer outre le débat sur le téléchargement légal ou illégal et la rémuneration pour la musique dématérialisée, pour m’intéresser à Internet en tant qu’outil.
Internet, encyclopédie de référence
L’accès instantané à l’écoute de milliers de morceaux, avec les paroles et les accords nous permet en quelques minutes d’être aux prises avec un nouveau morceau qui nous est tombé dans l’oreille. Il n’est plus besoin d’écouter un passage en boucle pour déchiffrer un solo ou une grille d’accords. Mais ce n’est pas nécessairement un avantage. D’innombrables grands artistes ont patiemment forgé leur oreille en écoutant leurs idoles et en essayant de reproduire les notes et le son de ce qu’ils entendaient. Ils 0nt appris à déchiffrer et à écrire des partitions. Ils ont développé un sens de la musique et une logique du déchiffrage qui leur permet d’anticiper des choses en l’absence de connaissances théoriques. Les connaissances théoriques viennent ensuite se greffer facilement sur ces acquis. Les références ne sont pas exemptes d’erreurs et certaines sources se contredisent carrément. Enfin, partir de sources établies n’est pas ce qui permet le plus aisément de se forger une identité originale. C’est du temps gagné, mais du temps de travail perdu.
Internet, outil de promotion
En quelques clicks, il est possible de diffuser sa musique en ligne. Mais tout le monde peut le faire, et il est difficile d’émerger de la masse. Le musicien devient le porte-parole d’une petite entreprise, et doit jongler avec le référencement et les médias sociaux. IL en arrive à produire des contenus promotionnel, à usage promotionnel uniquement. Cela prend du temps et risque de se faire au détriment de la musique (d’autant qu’une fois assis devant le PC, on perd vite quelques heures). Il y a un danger de la surenchère aussi, on doit accrocher, impressionner. Les effets, la technique, la poudre aux yeux et les filles en maillot prennent parfois le pas sur la musique. j’aurais plus de visites sur une vidéo où je casse ma guitare sur un coin d’escalier. Sans compter le petit jeu des reprises où la confusion est sciemment entretenue avec l’interprète original (voir les Bert Sympson).
Internet, outil de contact
Sans doute le rôle le plus important: Internet permet de contacter des organisateurs, de relancer d’autres artistes, de se confronter à la critique, et trouver des conseils. En lien étroit avec le rôle d’outil de promotion, Internet permet de définir un univers et de montrer les coulisses d’une activité musicale.
Il faut peut-être parfois oser repenser la place d’internet dans la vie du musicien